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Bilan 2017 - Haas : La confirmation

En cette fin d'année 2017, la rédaction de Motorsinside vous propose de faire un retour en arrière sur la saison écoulée et d'établir un bilan des équipes et des pilotes. Après McLaren, nous vous proposons ici de faire le bilan de la jeune écurie Haas.

© Haas F1 Team - Une écurie Haas en progression, qui devra poursuivre ses efforts en 2018© Haas F1 Team - Une écurie Haas en progression, qui devra poursuivre ses efforts en 2018

8ème au championnat, 47pts
Meilleure qualification : 6ème
Meilleur résultat en course : 6ème

Après une première saison convaincante pour une écurie débutante, Haas était attendue au tournant avec le nouveau règlement 2017. Force est de constater que l'écurie a réussi son pari. En se maintenant à la 8ème place du championnat constructeur, la structure américaine a démontré qu'elle faisait bien partie des écuries sur qui compter en Formule 1. Le modèle de sous-traitance affiché semble fonctionner et permet de se recentrer sur le volet opérationnel en limitant les coûts de conception.

Ayant opté pour la continuité en prolongeant un Romain Grosjean sur qui a reposé l'essentiel de la performance en 2016, Haas a décidé de se séparer d'Esteban Gutiérrez au profit de Kevin Magnussen, en partance de Renault et bien plus consistant.

Si la campagne 2017 a mal commencé avec un double abandon à Melbourne, la première moitié de saison à néanmoins vu l'écurie inscrire régulièrement des points (5 Grands Prix dans le Top 10 entre l'Espagne et l'Autriche). Contrairement à la saison précédente, Haas peut désormais compter sur ses deux pilotes pour marquer des points, élément primordial pour l'affirmation de l'écurie dans le milieu de peloton.

Toutefois, la structure a semblé marquer le pas en deuxième partie de saison, avec un ralentissement fort du côté du développement, basculé relativement tôt vers 2018 comme l'a reconnu Gunther Steiner. À Mexico, les monoplaces américaines ont même semblé en difficulté contre les Sauber qui disposent pourtant d'un moteur spécification 2016... La 6ème place du championnat est toutefois restée accessible jusqu'à la dernière course à Abu Dhabi !

La constance des performances laisse cependant émerger quelques doutes quand à la capacité de l'écurie à comprendre totalement la VF-17, qui semble fonctionner dans des fenêtres bien spécifiques. Å noter que les problèmes de freins récurrents en 2016 sont toujours visibles en 2017, notamment pour Romain Grosjean qui se montre exigeant de ce côté. Les derniers Grands Prix ont cependant pu démontrer que l'écurie semble avoir trouvé la solution de ce côté là.

En 2018, l'écurie pourra capitaliser sur la constance côté pilotes et équipe technique pour se renforcer et peut-être viser plus haut. Le soutien technique de Ferrari, écurie au premier plan en 2017, peut aussi laisser espérer que cela se répercute sur les monoplaces Haas. Des écuries comme Toro Rosso ou Sauber, voire Williams dans le meilleur des cas, devraient être à sa portée et il sera important de se poser en véritable challenger.

Note de la rédaction : 13/20

Romain Grosjean :

13ème au championnat, 28 pts
Meilleure qualification : 6ème
Meilleur résultat en course : 6ème

Avec 122 Grands Prix au compteur, Romain Grosjean peut désormais être considéré comme un pilote expérimenté en Formule 1. Pour sa deuxième saison chez Haas, le pilote français a démontré une nouvelle fois posséder une énorme pointe de vitesse quand les conditions sont réunies. Il a terminé à la même 13ème place du classement qu'en 2016 avec quasiment le même nombres de points (28).

Le Français a vécu une saison contrastée, entre coups d'éclats et week-end sans (Malaisie, Mexique...). Et ce sont ces derniers qui marquent malheureusement peut-être le plus les esprits à l'heure du bilan... Trop souvent le pilote s'est plaint ouvertement à la radio de sa monoplace sous le coup de la frustration, ce qui n'est ni bon pour l'écurie ni pour sa carrière. Alors que Grosjean sortait de la saison 2016 comme possible prétendant à un baquet Ferrari, l'avenir semble pour l'instant se réduire à Haas, écurie dont il a toute la confiance mais où il devra s'affirmer un peu plus en tant que leader pour espérer mieux. S'il y arrive, l'horizon pourrait à nouveau se dégager pour lui. Son erreur aura peut-être été de quitter Lotus lors de l'arrivée de Renault...

Note de la rédaction : 12/20

Kevin Magnussen :

14ème au championnat, 19 pts
Meilleure qualification : 7ème
Meilleur résultat en course : 7ème

La carrière de Kevin Magnussen en Formule 1 n'est assurément pas des plus simples. Après une saison 2014 en tant que titulaire chez McLaren en 2014, où il était présenté comme une future star de la F1, il fut rétrogradé au poste de 3ème pilote pour faire place nette à Fernando Alonso. Repêché par Renault en 2016, il choisit de ne pas accepter le contrat d'une saison proposé par la marque au losange pour 2017 et cède aux sirènes de l'écurie Haas.

Ce choix, qui peut paraître étonnant, a probablement été bénéfique pour le Danois, qui pour la première fois n'a pas eu à subir la pression imposée par une écurie d'usine. Dans un environnement sans doutes plus familial, il semble avoir trouvé sa place et à démontré que l'on pouvait compter sur lui, faisant plus ou moins jeu égal avec Romain Grosjean selon les manches de la saison. Les critiques en rapport à son manque d'investissement ont d'ailleurs disparues.

Cependant, nombreux ont été les pilotes et les observateurs à noter un comportement trop agressif en piste, avec de nombreux tassages hors des limites de la piste et des défenses dépassant les limites de l'acceptable. Pire, Magnussen semble vouloir s'imposer dans le paddock avec, outre ses manœuvres, des propos injurieux à l'encontre des autres pilotes qui se plaignent (de manière justifiée) de son comportement. En voulant se forger une image de dur à cuire, le pilote Haas s'est peut-être fermé définitivement les portes d'écuries plus huppées où le standing des pilotes est primordial. Il conserve néanmoins tout le soutien de ses dirigeants, Gunther Steiner en tête, qui n'hésitent pas à critiquer les décisions de la FIA à son encontre et à qualifier son comportement de "blague" au sein de l'écurie.

Pour la première fois, le Danois pourra jouer sur la continuité, celui-ci effectuant pour la première fois deux saisons de suite dans la même structure. Son attitude sera toutefois à surveiller...

Note de la rédaction : 11/20


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6 réactions sur cet article Donnez votre avis
Aifaim
Aifaim :
Une rumeur court actuellement : à l'instar de Sauber qui sera propulsée par Alfa Roméo, Haas verrait Maserati se substituer à Ferrari. Cette information peut être démentie à tout moment mais ce qui plaide en sa faveur, c'est que l'équipe américaine a refusé d'accueillir un jeune pilote Ferrari. Si Marchionne a effectivement émis cette proposition, un second rejet ferait tache.
Il y a 7 jours
Aifaim
Aifaim :
Haas confirmée, oui mais l'équipe aura du mal à s'extraire du ventre mou du championnat, du moins dans les trois ou quatre années qui viennent. Après tout, le chemin est long pour tout le monde. Force India le prouve qui vient d'effectuer une belle saison sans pouvoir prétendre à la victoire hors circonstances exceptionnelles.
Il y a 7 jours
Marc Diskus
Marc Diskus :
Au rythme où vont les rumeurs , si apparaissent une Sauber/Alfa et une Haas/Maserati , pourquoi le groupe Fiat ne proposerait pas une Lancia F1 ou une Abarth F1 ?

Je ne comprends pas le groupe Fiat dans sa volonté de déshériter Ferrari de sa vocation de motoriste .
Il y a 7 jours
Aifaim
Aifaim :
Marc Diskus@, pour Haas, ce n'est qu'une rumeur mais ce ne serait pas forcément une mauvaise opération commercialement parlant.

Ferrari se suffit à elle-même et le fait qu'elle motorise deux autres équipes ne lui fera pas vendre une voiture de plus.
Dans le giron de Fiat, Maserati et Alfa Roméo ont une image sérieusement érodée par l'absence actuelle de modèle en compétition. Rien que le fait d'entendre leur nom prononcé va rehausser leur notoriété sans que cela coûte un dollar de plus à Fiat.

Pour Lancia et Abarth, l'évidence première est qu'il n'y a pas de client-support disponible. Mais, le plus triste pour qui les a connues glorieuses et dynamiques, c'est qu'elles ont quasiment disparu des catalogues du constructeur. De mémoire, Lancia ne propose plus qu'un seul modèle à la vente et il n'est pas particulièrement sportif.
Il y a 7 jours
Marc Diskus
Marc Diskus :
Merci Alfaim@ pour votre explication . Mais s'il s'agit d'une opération commerciale du groupe Fiat , je ne pense pas qu'Alfa-Roméo et Maserati aillent produire leur propre motorisation . Les PU viendront probablement de Maranello . Il suffira de changer les couvre-culasses en y mettant un trèfle ou un trident .
Il y a 7 jours
Aifaim
Aifaim :
Marc Diskus@, ce n'est pas "probablement", c'est sans ambiguïté. Le PU sera le plus ou moins vrai jumeau du Ferrari. Du reste, la communication est claire : Alfa Roméo sera le sponsor titre de Sauber.
Il y a 7 jours
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