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Le pilote américain Dan Gurney est mort

Une légende du sport automobile américain s'est éteinte ce dimanche à l'âge de 86 ans : Dan Gurney, vainqueur de quatre Grands Prix de Formule 1 et également pilote en IndyCar et au 24h du Mans à succombé à une pneumonie.

© Getty - Gurney avait remporté 4 GP de F1© Getty - Gurney avait remporté 4 GP de F1

Le pilote américain Dan Gurney est décédé des suite de complications d'une pneumonie, ce dimanche. Sa famille a publié un communiqué hier soir : « Avec un dernier sourire sur son joli visage, Dan est parti dans l'inconnu juste avant midi aujourd'hui, 14 janvier 2018". vec une profonde tristesse, avec la gratitude dans nos cœurs pour l'amour et la joie que tu nous a donnés pendant que tu étais sur terre, nous disons 'Godspeed'. »

Dan Gurney a été l'un des pionniers américain en Formule 1, au même titre que son compatriote Phil Hill. Il débute sa carrière dans la catégorie reine du sport automobile en 1959 sur une Ferrari et ne tarde pas à être rapidement compétitif.

Durant sa carrière en Formule 1 longue de 11 saisons et 86 départs, le natif de Port Jefferson, dans l’État de New York, aura remporté 4 victoires et se classera 3ème du championnat 1961 au volant d'une Porsche, écurie à laquelle il offrira sa première victoire dans la discipline.

En 1966 il décide de créer sa propre équipe, Eagle, qu'il mènera à la victoire l'année suivant lors du Grand Prix de Belgique. Cette même année, Gurney remporte les mythiques 24h du Mans avec son équipier américain A.J. Foyt. C'est d'ailleurs lors de son podium dans la Sarthe qu'il aura le premier l'idée de secouer la bouteille de champagne traditionnellement offerte au vainqueur pour doucher le public et ses comparses, ce qui restera un geste devenu désormais incontournable.


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3 réactions sur cet article Donnez votre avis
Aifaim
Aifaim :
Il y a eu trois grands pilotes américains, aussi à l'aise dans les courses de leur pays qu'en Europe : Phil Hill, Mario Andretti et Dan Gurney. Ce dernier diffère de ses glorieux compagnons par trois faits : il n'a pas été champion du monde de F1, il a construit ses propres voitures et il a dit non à Enzo Ferrari.
Il y a 17 mois
Aifaim
Aifaim :
Le Mans : la victoire ou rien !
Et ce sera souvent ... Rien. De 1958 à 1967, des Ferrari aux Porsche, Jaguar voire Ford, l'abandon fût au rendez-vous sauf deux fois. En 1964, il termine 4e et premier en GT avec son ami Bob Bondurant sur une Ford Cobra, battant les fameuses Ferrari GTO. Et, en 1967, c'est la victoire au scratch avec A-J Foyt en ayant mené quasiment toute la course, la Ford MKIV vengeant l'humiliation infligée par Ferrari avec un triplé à Daytona.

Gurney, trop pris par ses propres voitures Eagle aux USA, se fit très rare ensuite en Endurance. On le vit faire des piges, notamment à Sebring en 1970 avec François Ce vert sur une Matra.

Savez-vous que Gurney était surnommé "le grand Dan" à cause de sa grande taille et cela eût une incidence sur les carrosseries de certains prototypes. Ainsi, sa Ford, en 1967, disposait d'un petit bossage au-dessus de la place du pilote.
Il y a 17 mois
Aifaim
Aifaim :
En Formule 1 grâce à une gifle !
En 1959, à Rouen, Ferrari engage deux Dino supplémentaires pour faire nombre : l'une est pour Olivier Gendebien et l'autre pour un protégé de Luigi Chinetti, importateur aux USA, Dan Gurney. Une pierre dans le radiateur, c'est l'abandon. Mais, après la course, le Français Jean Behra se fâche et gifle Tavoni, le chef de l'équipe. Il est immédiatement viré et son volant est offert à Gurney. Et ça marche : 2e en Allemagne, 3e au Portugal et 4e à Monza. Ferrari lui propose un contrat de titulaire qu'il refuse car trop mal payé ! Au GP des USA, ayant annoncé son passage chez BRM pour 1960, il est éjecté de la scuderia.
En 1960, c'est la catastrophe avec une monoplace fragile : 6 abandons sur 7 courses...
En 1961, c'est Porsche. Malgré un moteur de formule 2 destiné à l'endurance, il domine son équipier Jo Bonnier, termine toutes les courses, décroche 3 deuxièmes places et termine 3e au championnat.
En 1962, Porsche crée un moteur plus performant mais moins fiable. Gurney obtiendra à Rouen l'unique victoire d'une Porsche usine en F1. Mais la discipline coûte trop cher et la firme se retire.
Brahbam recrute l'Américain et, tout double champion du monde qu'il est, en fait son premier pilote. Bien lui en prend : 5 fois dans les points dont 3 podiums plus tard sur 10 GP, il est 5e au championnat. En 1964, il ne sera "que" 6e malgré deux victoires. En 1965, il sera 4e, loin devant Jack Brahbam, comme d'habitude. Or, ce dernier sera champion en 1966... On ne récrit pas l'histoire mais... Mais Gurney s'est à son tour lancé dans la construction de ses propres monoplaces. En deux ans, malgré une victoire et deux podiums, c'est un échec lié à un manque de moyens pour développer la voiture.

Surtout qu'aux USA, ses monoplaces marchent bien. Elles décrocheront trois victoires à Indy en 68 (Gurney 2e), 73 et 75. Il arrêtera ses activités en 1986.
Il y a 17 mois
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