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Carlos Sainz n'a pas pleinement confiance dans sa Renault

Dominé depuis le début de la saison par Nico Hulkenberg, Carlos Sainz estime que c'est lié au fait qu'il n'est pas encore complètement à l'aise dans sa monoplace. Ce qui ne l'a pas empêché de signer une très belle performance à Bakou.

© Laurent Lefebvre/MotorsInside.com - Encore des réglages à faire pour Carlos Sainz© Laurent Lefebvre/MotorsInside.com - Encore des réglages à faire pour Carlos Sainz

Lorsque l'on regarde le classement du championnat du monde, il n'y a pas photo entre les deux pilotes Renault : Nico Hulkenberg pointe au 7ème rang avec 22 points tandis que Carlos Sainz ferme le top 10 avec 13 points. Pourtant, la meilleure performance est celle signée par l'Espagnol dans les rues de Bakou, avec une belle cinquième place sous le drapeau à damiers. Cela constituait la meilleure performance de l'équipe depuis le rachat d'Enstone par le constructeur français.

Carlos Sainz se retrouve donc dans une situation qu'il connait peu : être dominé par son coéquipier dans l'exercice des qualifications. Ce qui s'explique par le manque de confiance qu'il a dans sa voiture : « Non, pas du tout ! Au final, je n'ai pas ne pleine confiance dans la voiture et la voiture n'est pas parfaitement régler pour les qualifications. Il y a toujours des dixièmes qui s'échappent. Dès que j'aurais trouvé l'équilibre, la voiture me correspondra davantage. Cela va revenir automatiquement. Je ne suis donc pas du tout inquiet. »

Ce manque de confiance est un mélange de deux éléments distincts. Le premier est qu'il est arrivé au sein de la structure d'Enstone qu'en fin de saison dernière lorsque les grandes lignes du développement de la voiture 2018 étaient déjà figées. Celle-ci correspond donc davantage au style de pilotage de Nico Hulkenberg, clairement le leader de l'équipe depuis deux ans. Carlos Sainz doit donc mettre en oeuvre des modifications sur son propre style pour tirer le meilleur parti du matériel à sa disposition : « Nous parlons de très petites marges. En Formule 1, ces très petites marges peuvent facilement vous faire tomber lors d'un tour de qualifications. C'est pour cela que je ne suis pas inquiet car ce sont des très, très petites marges de progression, que ce dont je dois changer et ce dont j'ai besoin de la voiture. Dès que ça aura lieu, tout va se mettre en place. »

Pour autant, les dirigeants de Renault ne sont pas enclins à laisser partir un pilote au talent certain, capable de marquer régulièrement des points, contrairement à ce qui pouvait se passer l'an dernier lorsque Jolyon Palmer était dans la seconde Renault. C'est pourquoi ils aimeraient prolonger le prêt octroyé par la filière Red Bull, ce qui ne peut que flatter l'égo et donc renforcer la confiance du pilote : « C'est peut-être que ce n'est pas si mal que cela en à l'air » a-t-il ainsi glissé malicieusement.

Ce sera certainement un des éléments dans les négociations autour de la fourniture du moteur Renault à Red Bull alors que Renault a fixé comme échéance impérative la fin de ce mois de mai pour une éventuelle prolongation de l'accord. L'an dernier, c'est en autorisant Toro Rosso à passer dans le giron d'Honda que Renault était parvenu à obtenir le prêt anticipé de Carlos Sainz. Au final, le Losange avait terminé devant l'équipe italienne au championnat Constructeurs.

De notre envoyé spécial à Barcelone


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