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Grande-Bretagne - Course : Vettel en costaud !

Le pilote Ferrari remporte une course à l'issue excitante, après un dépassement sur Valtteri Bottas à cinq tours de l'arrivée. Accroché par Kimi Raikkonen au départ, Lewis Hamilton a accompli une folle remontée jusqu'à la deuxième place. Le Finlandais de la Scuderia décroche la troisième place devant Bottas, lors d'une course marquée par le violent crash d'Ericsson et un accrochage Grosjean-Sainz.

© Ferrari - Vettel triomphe sur les terres de son rival !© Ferrari - Vettel triomphe sur les terres de son rival !

Scénario étonnant pour une course folle, marquée par la victoire de Sebastian Vettel, la quatrième personnelle en 2018. Menacé avant le départ, Hamilton est battu sur ses terres, après quatre victoires consécutives à Silverstone. Le local de l'étape n'avait cependant imaginé tel scénario pour une défaite.

90 minutes auparavant, le départ avait été donné, toujours avec des conditions météorologiques estivales, 26 degrés dans l'air, et 51 sur la piste. Un coup d'envoi avec dix-sept voitures sur la grille, et trois depuis les stands : la Toro Rosso de Brendon Hartley, accidenté depuis la FP3, et les deux Williams en proie à des gros problèmes aérodynamiques au niveau de l'aileron arrière, hier en qualifications.

Raikkonen pousse Hamilton dehors au départ !

Mal élancé, Lewis Hamilton a d'emblée perdu le bénéfice de sa pole. Dépassé par Vettel et Bottas à l'intérieur de la trajectoire, le Britannique s'est fait harponner par la Ferrari de Raikkonen, qui l'a envoyé en tête à queue au freinage du troisième virage. Retombé en dix-septième position, le quadruple champion du monde a laissé filé Vettel en tête, et s'est retrouvé contraint à mener une course d'attaque dans le peloton. Le Finlandais était quant à lui pénalisé par les commissaires de dix secondes lors de son arrêt aux stands.


Derrière Vettel, Bottas et Verstappen prenait possession du top 3. En poursuivants, dans cet ordre : Raikkonen, Ricciardo, Hulkenberg, Leclerc, Ocon, Sainz et Magnussen. A noter, la remontée incroyable de Carlos Sainz, qui a glané sept positions dans le premier tour !

Le départ a été chaotique dans l'ensemble, également marqué par le tête à queue de Pérez, qui après avoir touché Alonso, s'est retrouvé sur la trajectoire des deux Williams, qui sortaient tout juste de la ligne des stands ! Sous investigation par les commissaires, Romain Grosjean était tenu responsable d'une autre collision, avec son équipier Magnussen. Le Français était retombé en 14e position.


Les premiers tours de course étaient focalisés sur la remontée de Lewis Hamilton, revenu dans le top 10 dés le 6e tour. Motivé devant les siens, le pilote Mercedes enchaînait les dépassements sans coup férir, en passant notamment deux pilotes en deux tours dans le même virage de Stowe, Leclerc et Hulkenberg. Le Britannique prenait la sixième place dés la fin de la 10e boucle !

La remontée d'Hamilton, cible des regards

Le coupable de sa descente aux enfers passait quant à lui aux stands : Raikkonen troquait ses pneumatiques tendres au 13e tour pour des gommes médiums. Il ressortait en dixième position. Attaque totale lors de sa remise en piste, le pilote le plus rapide du moment dépassait successivement Ocon, Leclerc et Hulkenberg : "Iceman" pointait au sixième rang au 20e tour. Peut-être dépassé par sa future voiture 2019, Charles Leclerc subissait une tuile lors de son arrêt aux stands. Obligé d'immobiliser sa voiture à la sortie, le Monégasque était victime d'une roue arrière mal serrée. Fin de la belle série de résultats pour Leclerc, après trois entrées consécutives dans les points.

En tête, Sebastian Vettel effectuait son changement de gommes au 20e tour. Sans surprise, son choix s'était porté sur les gommes médiums. Petit paradoxe, il ressortait trois secondes devant Hamilton, toujours sur son premier relais. Le champion allemand reprenait la tête du Grand Prix dés le 21e tour, après l'arrêt effectué par Bottas. Le Finlandais bénéficiait de la couse d'équipe, Hamilton laissant passer son équipier, à la chasse de Vettel.

Le pilote frappé du numéro 44 attendait quant à lui le 26e tour pour effectuer son arrêt. Il repartait en sixième position, une place déjà bien assurée, avec 40 secondes d'avance sur la septième place de Nico Hulkenberg, en bataille avec Ocon. Drôle de pari au passage pour le pilote Renault, le seul à évoluer en pneumatiques dures (les gommes à bande bleue)... avec son équipier Carlos Sainz, aux prises avec Magnussen pour la dixième place.

A 20 tours de l'arrivée, Hamilton avait gagné une position, après le deuxième arrêt -inattendu- de Daniel Ricciardo, qui avait chaussé des pneumatiques tendres.

Un crash, un accrochage et un regroupement excitant Mercedes-Ferrari

Nouveau rebondissement dans cette course britannique, avec l'accident spectaculaire de Marcus Ericsson au passage du premier virage, celui de la fameuse zone DRS. A la poursuite de Pérez pour la 13e place, le Suédois n'avait pas enlevé le DRS : décrochage violent de l'arrière de la Sauber et un crash heureusement sans blessure pour le pilote. Mais la voiture de sécurité montait en piste !

Vettel en profitait pour passer aux stands, et enfiler un nouveau jeu de pneumatiques tendres. Mais Bottas n'était pas rentré : le Finlandais prenait donc la tête, derrière la voiture de sécurité. Verstappen, Raikkonen, Ricciardo avaient également changé leurs gommes, à l'inverse d'Hamilton, Ricciardo ou Hulkenberg.



Conséquence de l'accident, Hamilton se retrouvait derrière Vettel au moment de la remise en action au 37e tour. Mais le Britannique regardait surtout dans ses rétroviseurs, avec un Verstappen menaçant... et un Raikkonen très courageux, tentant un dépassement, sans réussite. Mais cette belle manœuvre a été occultée quelques secondes plus tard par un accrochage entre Grosjean et Sainz dans le virage de Copse. Le Français est à première vue fautif en perdant le contrôle de sa Haas, puis en harponnant la roue arrière droite de la Renault. La voiture de sécurité faisait son retour en piste.

Une manœuvre courageuse et Vettel vers la victoire !

Valtteri Bottas relançait une nouvelle fois la course au 42e tour. Immédiatement, Sebastian Vettel tentait un dépassement dans la courbe à gauche de Brooklands. Le Finlandais résistait de justesse. Pour la quatrième place, Raikkonen faisait la peau à Verstappen dans la ligne droite vers Stowe. Le champion du monde 2007 revenait comme une balle sur Hamilton, les quatre voitures de tête jouaient la victoire !

Pour Vettel, il fallait mettre ses menaces à exécution, avant que la dégradation de ses gommes ne soit trop importante. Le 47e tour était le bon ! Blotti dans l'aspiration de Bottas, l'Allemand déboîtait au bon moment dans la ligne droite avant Brooklands. Un dépassement magnifique, imité un tour plus loin par Hamilton. Les chefs de file Ferrari et Mercedes prenaient les deux premières positions de la course !


Pour Bottas, le calvaire continuait jusqu'au bout : en difficulté avec ses gommes, il perdait la troisième place devant Raikkonen. Le quatuor restait néanmoins inchangé jusqu'à l'arrivée : Sebastian Vettel empoche une victoire spectaculaire, la première de la Scuderia Ferrari à Silverstone depuis 2011 ! Avec cette 51e victoire, le pilote rattrape Alain Prost au palmarès de la Formule 1.
Le classement de la course se déroule comme suit, marqué par l'abandon de Verstappen en fin de Grand Prix. Deux pilotes français rentrent dans les points, Esteban Ocon et Pierre Gasly, même si le pilote Toro Rosso devra s'expliquer devant les commissaires pour sa manœuvre face à Pérez lors du 51e tour. Fernando Alonso tire encore le plein bénéfice d'un scénario de cette course, en décrochant la huitième place.

Au classement général, Vettel totalise désormais 171 points, huit points devant Hamilton et 47 devant Raikkonen en troisième place. Chez les constructeurs, Ferrari creuse l'écart et compte désormais 20 points d'avance sur Mercedes : 287 contre 267 points pour les deux équipes. A 68 points, Red Bull est lâché. Les tendances se dessinent pour la fin de saison...


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11 réactions sur cet article Donnez votre avis
LH#44
LH#44 :
Certains pilotes feraient bien d'apprendre à freiner au premier virage au lieu de constamment ruiner la course de leurs adversaires, oui je parle des ces crétins en voitures rouge. ça fait 4 fois qu'ils percutent une Mercedes au départ, et ils s'en sortent toujours bien grace à la maFIA.

Go Lewis 5th !
Il y a 2 mois
Ayenge
Ayenge :
Je t aime bien kimi mais en plus de ruiner ta propre course (tu avais le potentiel pour gagner) tu nous as priv? d un beau duel...

Mercedes ... Pourquoi mettre tous ses ?ufs dans le même sac en ne faisant piter aucune des deux voitures... Avec des pneus neufs sous safety Lewis pouvais encore jouer la victoire... Après Melbourne, l Autriche on remet le couvert à Silverstone ... Au lieu d être scotché avec lauda sur son écran toto tu ferais mieux de t intetesser un peu plus à la stratégie de ton écurie et celle de tes adversaires directs.... Ça en devient risible !

Ferrari Bravo... Ils ont eu encore tout bon !

RedBull à fait illusion ! Ce circuit n était vraiment pas pour eux.

Bravo à Gasly, Alonso et Hulk

Grosjean ce n'est plus de la poisse....il est vrai que Sainz referme un peu trop vite le virage...

Vivement l Allemagne.
Il y a 2 mois
AP01
AP01 :
Encore une parodie de course amputée de + de 20% de ses tours par des voitures de sécurité totalement injustifiées et artificielles. Une "slow zone" serait largement suffisante pour ce type d'incidents, mais il est vrai que cela ne provoquerait pas le regroupement du peloton... Bref, la F1 n'est qu'un bouquet d'artifices pour augmenter les audiences et faire gagner du fric à Liberty Media. Certes, cela ne date pas d'aujourd'hui. Il faut remonter au rachat de la FIA par la FOM et au Pdt fantoche et fantomatique de la FIA actuel qui a permis de poser le dernier clou sur le cercueil...

Pour le reste, se réjouir d'un spectacle artificiel est exactement ce qu'attendent ces faussoyeurs d'américains.
C'est donc un nouveau triste jour pour la compétition.
Il y a 2 mois
Aifaim
Aifaim :
Bottas... Erreur ou sacrifice ? Un changement de pneus lui aurait très probablement été bénéfique. Chez Mercedes, on a préféré laisser les deux pilotes en piste. Hamilton pouvait peut-être tenir mais Bottas aurait eu du mal à maintenir sa 1ère place surtout qu'on ignorait encore qu'il y aurait une seconde voiture de sécurité dans la foulée. Malgré ce répit, il n'a rien pu faire pour contrer Vettel mais aussi les suivants.
Faut-il y voir une nième erreur stratégique ou l'espoir qu'en ralentissant Vettel il permettrait à Hamilton de recoller et de tenter sa chance vis-à-vis de la Ferrari ?
Il y a 2 mois
titou
titou :
@AP01
D'accord avec vous sur la safety car, mais je suis forcé à contre-coeur de mettre une nuance.
S'il n'y avait pas cet artifice, les 6 voitures de tête ne se seraient une fois de plus pas doublées (hormis sur les départs et stratégies). La course aurait été à mon goût ennuyeuse.
Reconnaissons que grâce à votre pilote semi-helvetique préféré, les courses ennuyeuses ont une chance de recevoir un coup de fouet.
Il y a 2 mois
arno
arno :
@AP01
Le problème n'est pas tant le SC (même si une VSC aurait largement suffit) que la cause du premier crash le plus immonde des artifices de la F1 : le DRS, qui n'est que la conséquence de choix réglementaire pitoyable de la FIA.
Il y a 2 mois
Flamaros
Flamaros :
Moi c'est Romain qui me pose problème, j'ai l'impression de le revoir a l?époque ou il était le fou du premier tour.
Ca lui monte a la tete les performances de la Haas et pousse trop tout le temps, il devrait se calmer un peu et comprendre que les courses sont longues.
A la rigueur la faute en course pourquoi pas, mais il sait qu'il est sous la radar actuellement. Déjà pendant les essais avec le DRS,...
C'est surtout le fait que ce genre de spirale se renouvelle qui me derange. A l?époque de Lotus c?était aussi quand l?écurie montait aux niveaux des performances non?
Alesis disait au GP de Hongrie que certains pilotes avait tout ce qu'il fallait mais qu'une fois dans les tops team ca ne fonctionnait pas a cause de la pression et non pas de leur talent. C?était en relation avec les interrogations sur Charles Leclerc qui pourrait aller chez Ferrari, mais j'ai l'impression que c'est peut être le pb qu'il y a avec Grosjean.
Il y a 2 mois
AP01
AP01 :
@titou,

Votre nuance est de taille car elle oppose 2 conceptions de la course automobile :
- la mienne, qui pronne une compétition sans artifice, basée sur la performance pure, quelle que soit le déroulement de la course
- la vôtre, qui accepte des courses spectaculaires bien que totalement artificielles

Je suis un "sportif", vous êtes un amateur de spectacle.

Chacun ses choix. Moi, quand je veux voir un spectacle, je vais au cinéma je ne regarde pas un GP de F1 (ou, du moins, je souhaiterais voir un GP se dérouler sans que des businessmen ne tradiquent la course).

@arno,
Si les pilotes pouvaient se doubler il n'y aurait pas besoin du DRS. C'est un moyen de compenser des règles débiles édictées du côté de l'aérodynamisme. Sans lui, des pilotes beaucoup plus rapides que d'autres resteraient bloqués derrière et on a vu que cela n'empêche pas certaines belles bagarres.
En revanche je me souvient de certains GP où des pilotes plus rapides d'une seconde au tour que d'autres, restaient bloqués derrière pendant 40 tours... Je préfère donc le DRS à ça.
Il y a 2 mois
titou
titou :
@AP01
Je pense que vous m'avez mal compris. Je préférerais comme vous qu'il n'y ai pas de safety car. Je relevais juste que le DRS, qui est pourtant une aide donnée au pilote de derrière pour doubler, donc un artifice, n'est plus suffisant. Raikkonen, pourtant 0,5s plus vite que Verstappen, n'a jamais pu le doubler malgré 3 zones de DRS...
Il y a 2 mois
AP01
AP01 :
@titou,

Non, je vous ai très bien compris. Vous regrettez la voiture de sécurité mais, finalement, vous vous en accomodez car, sans elle, la course aurait été ennuyeuse.
Moi je préfère 100 fois une course ennuyeuse à une course truquée.

Excusez-moi mais je ne trouve pas trace du "DRS" dans votre message ?! Le mot vous a peut-être echappé ?
Si c'est du DRS que vous parlez, je suis pour comme expliqué dans ma réponse à @arno, car ce n'est pas un artifice qui intervient pour modifier une course. C'est un procédé technique qui vient contrebalancer d'autres mesures qui, elles, empêchent les pilotes de se doubler ! Je conviens bien volontiers que si les pilotes pouvaient se doubler sans le DRS ce serait mieux, mais il est autorisé pour tout le monde et n'a donc rien à voir avec les sorties sans raison de la voiture de sécurité qui modifient la course, uniquement pour lui donner de l'intérêt.
Et si le KR n'a pas pu doubler MV malgré le DRS, c'est peut-être aussi la faute de KR... Heureusement qu'il ne suffit pas d'utiliser le DRS pour passer à chque fois. Un pilote peut défendre sa position et procurer un intérêt. Vettel a bien su dépasser Bottas, lui...

Sinon, j'avais raté le référence au franco-suisse :-)) Le jour où personne ne le voudra plus (et cela pourrait arriver rapidement), il sera plus difficile de sortir des voitures de sécurité à tout bout de champ ! La mafia qui dirige ce sport trouvera quelqu'un d'autre ou sortira la SC dès qu'une feuille morte attérira sur la piste pour cause de danger mortel !
Il y a 2 mois
arno
arno :
Vettel il double Bottas avec énormément de difficulté et grâce au DRS alors que Bottas a des pneus médium qui ont 25 tours tandis que Vettel est en tendre neuf.

Kimi a fini par doubler Verstappen et aussi Bottas pour finir 3eme.
Il y a 2 mois
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