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Sergio Perez fait placer Sahara Force India en redressement judiciaire

Face aux difficultés financières de Sahara Force India, Sergio Perez et ses représentants ont déposé une demande de mise en redressement judiciaire de l'équipe, ce qui ouvre la porte à la vente à de potentiels nouveaux investisseurs.

© Force India - Sergio Perez oblitgé d'agir dans l'ombre© Force India - Sergio Perez oblitgé d'agir dans l'ombre

Depuis des mois, le paddock de la F1 bruisse de rumeurs sur la santé financière de Sahara Force India, dont les propriétaires connaissent d'importants tracas d'ordre judiciaires et économiques.

Les événements se sont concrétisés pendant le week-end à Budapest lorsqu'il a été révélé par nos confrères de Racefans.net que l'équipe avait été placée en redressement judiciaire, sous la responsabilité d'un administrateur. Ce qui a le plus surpris sur cette procédure est qu'elle fut lancée par une des entreprises basées à Guernesey, qui gère les intérêts financiers de Sergio Perez.

Dans un premier temps, cette initiative était mise sur le coup de la volonté de protéger seulement ses intérêts financiers puisque l'équipe lui doit près de quatre millions de dollars. Mais le pilote a ensuite décidé de s'exprimer publiquement sur les dessous de cette procédure, faite à la demande de certaines personnes au sein de l'équipe afin d'en assurer le futur : « Force India est dans une situation financière difficile depuis quelques temps. Ce mercredi, un des créanciers de l'équipe est allé au tribunal pour essayer de faire payer l'équipe. Si cela avait été fructueux, cela aurait entraîner la fermeture immédiate de l'équipe et que tout le monde aurait perdu son emploi. Étant moi-même un créancier de l'équipe, on m'a demandé d'utiliser une autre procédure auprès des tribunaux anglais, nommée "Administration", qui permet de faire continuer à travailler une entreprise en attendant de trouver un autre propriétaire. »

On peut donc supposer que cette procédure a lancé avec le plein aval, voire à la demande de Mercedes, le motoriste de l'équipe, qui va chercher à défendre ses propres intérêts alors que la somme de 13 millions de dollars en impayés est régulièrement citée par différentes sources. La firme allemande aurait ainsi souhaité éviter de s'impliquer directement dans une longue procédure judiciaire tout en adoptant le statut de témoin intéressé.

La trêve estivale va donc être chargée pour les hommes de chez FRP Advisory, qui a déjà œuvré dans ce secteur puisque c'est ce cabinet qui avait été nommé lorsque Manor s'était retrouvé dans la même situation lors de l'intersaison 2016-2017. Espérons pour l'équipe que son destin sera différent et qu'une solution viable pourra être identifiée pour reprendre une équipe, qui est toujours la sixième force du plateau, malgré toutes ces difficultés.

Dans tous les cas, c'est désormais la fin de l'ère de Vijay Mallya, qui aura duré dix ans. Au cours de cette période, il aura transformé une équipe Spyker moribonde en véritable success-story, capable de finir deux années de suite à la quatrième place du championnat Constructeurs et en accumulant six podiums.

Quant à Sergio Perez, mis sous le feu des projecteurs au cours du week-end pour des raisons non sportives, il aspire à pouvoir se concentrer sur son travail de pilotes et non plus d'agent économique.



Avec la participation de www.racingbusiness.fr


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4 réactions sur cet article Donnez votre avis
Casper
Casper :
Les 3 équipes bloquant la suite "pour le moment" montrent la série du jeu de domino en cours beaucoup plus complexe qu'il n'y parait.

Donc si je suis Bien Renault MC laren et Williams s?opposent à la vente en l'état. Tiens et pas Haas ?

J'entend que ce serait aussi Mercedes qui tirerait les ficelles pour en faire une équipe B, et que du coup c'est Renault qui râlerait avec deux concurrents disposant tous les deux d'une équipe B. Mais alors comme de totues façons c'est le modèle qui semble marcher c'est inéluctable donc Renault rale pour avoir une contrepartie, est ce Ocon ? Ou bien voudront il ramasser les morceaux de Williams pour en faire leur propre écurie B ?

On aurait alors
Mercdes A, Neo force India B
Ferrari A Sauber B
Red BUll A Toro Rosso B
Renault A, Williams Renault B ?
Mc laren et Haas ("idépendants")

Quelle politique dans tout cela !
Il y a 2 mois
Aifaim
Aifaim :
Entre ce que Force India doit percevoir encore de Liberty Media (60 millions $) cette année et ses dettes envers les uns et les autres, le compte n'y est pas.

C'est moins la reprise de l'équipe qui pose problème que, paraît-il, son changement de patronyme. Etonnant, non ? Pour cette somme, le repreneur peut conserver la dénomination actuelle quitte à "s'offrir" un placard sur la carrosserie mais ce ne peut constituer l'enjeu d'une entreprise courant sur un nombre X d'années. A moins qu'elle ne doive rembourser les sommes déjà perçues ?

Chacun tente de protéger ses intérêts et c'est tout à fait légitime. Il y a même une certaine "générosité" étonnante à laisser les impayés s'amonceler alors que les spécialistes financiers préviennent déjà leurs clients (Mercedes pour ne pas la nommer) de l'insolvabilité probable de ce débiteur.

Cela me laisse l'impression que, dans la Formule 1, tout le monde se tient plus ou moins par la barbichette. L'avantage, c'est que cette équipe en péril restera probablement en piste, sous ce vocable ou un autre. Le risque, c'est que si un maillon refuse de jouer le jeu, c'est tout le système qui s'effondre.
Comme nul n'y a intérêt, c'est la première issue qui est logique et les récalcitrants trouveront un arrangement. Mais le jeu en vaut-il la chandelle ?

A quoi sert une équipe B ? Pour alimenter la réserve en pilotes ? Ouais... Faire signer un pilote aguerri coûtera toujours moins cher que d'entretenir une équipe et toutes les structures que cela implique ? Pour priver de points les adversaires et par là leurs recettes octroyées par Liberty Media ? Pour amortir certains investissements communs à deux entités ? Pas très convaincant sauf si on additionne les motivations... avec d'autres.
En ce qui concerne Sauber, il s'agissait de redorer la marque Alfa-Roméo. Même si les fruits ne seront palpables qu'à moyen terme, c'est un joli coup.
En son temps, l'opportunité de créer RedBull au côté de Toro Rosso apportait une plus grande lisibilité à la marque éponyme.

Mercedes ? Je ne vois pas d'intérêt supplémentaire pour la firme qu'un accroissement de la formule "compétition-client", aussi efficace et moins chère conviendrait mieux. A moins que cela ne soit, justement, pour ne pas perdre un "client" et/ou se "payer sur la bête" sa montagne d'impayés.
Il y a 2 mois
Casper
Casper :
Imaginons deux secondes que les budgets soient effectivement plafonnés, imaginons ensuite qu'un même groupe dispose deux écuries, considérons enfin qu'un certain nombre de pièces peuvent être fournis par d'autre, secouez le tout je pense que vous comprendrez pourquoi avoir deux écuries avec un budget plafonné peut être un sacré atout peu importe si l'on y fait courir des juniors ou des banquiers ;)

Une écurie met de gros moyens sur un élément achetable, la vend symboliquement à son écurie soeur et hop le budget plafonné vient de sauter.Après bien sur cela peut se faire plus discrètement. Le modèle Haas a de beaux jours devant lui je pense, sauf qu'ils l'ont pris pour eux, imaginons maintenant qu'un actionnaire le fasse pour lui même, sans budget plafonné aucun intéret, avec... Une partie du jeu se déroule maintenant, les gros acteurs auraient tord de perdre une opportunité, l'appel du pied de renault qui disait il y a un mois qu'ils voulaient une écurie cliente de plus n'est pas anodin. la question est donc qui ont ils en tête ?


Il y a 2 mois
Aifaim
Aifaim :
Casper@, nous nous retrouvons sur la même interrogation.
A la base, nous avons deux sortes d'écuries en Formule 1 : Les constructeurs et les "Assembleurs" sans la connotation méprisante qu'associait à ce nom Enzo Ferrari, vis-à-vis des Cooper et autres Lotus qui taillaient des croupières à ses F1 à moteur avant.
Mercedes, Ferrari et Renault ont deux options de débouchés pour leurs produits : créer une équipe B et disposer d'une écurie cliente, les deux combinées ne sont pas incompatibles.
L'avantage/inconvénient de la première, c'est que tout le financement incombe à la firme. La seconde l'exempte - théoriquement - du fardeau financier et de la gestion/logistique d'une structure, ce qui n'est pas rien. D'un autre côté, un client est un client, il peut s'avérer versatile, mauvais payeur et n'a pas, en principe, de "complicité tactique" dans le déroulement des courses.

Objectivement, ce qui coûte le plus cher, c'est la recherche, un coût à répercuter sur la clientèle, réelle ou factice. L'autorité peut intervenir soit en imposant un tarif maximum pour une pièce ou un ensemble, soit en imposant un fabricant unique : C'est ce qui se passe pour les pneus avec Pirelli et avec McLaren Applied Technologies pour les capteurs moteurs. En Formule Indy, ils sont allés beaucoup plus loin puisque le fournisseur de châssis est unique et seulement deux pour les moteurs.

Les solutions existent mais Liberty Media, FIA et concurrents doivent se montrer prudents. L'âme de la F1 est en jeu à partir du moment où on limite l'accès à l'excellence par gel artificiel de la recherche technologique.

L'équilibre est quasi impossible à trouver entre l'image d'une perfection dans tous les compartiments du "jeu" et cette égalité des chances entre les monoplaces sur la grille, elles qui sont tributaires des conceptions et trouvailles de leurs ingénieurs.

Cette quadrature du cercle, c'est à chacun de se la définir. Ou on s'accommode de courses parfois archi-dominées par une ou deux marques ou on se dirige vers d'autres séries absolument passionnantes et bien souvent spectaculaires dans leur déroulement à suspens... Pourvu qu'on ait l'ivresse...
Il y a 2 mois
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