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Bilan mi-saison : Sauber, le renouveau est en marche

L'écurie suisse ne cesse de se développer et rattrape à grandes enjambées le milieu du peloton. Le tout aidé par le duo Ferrari-Alfa Romeo et par les exploits du nouvel espoir de la Formule 1, Charles Leclerc.

© Sauber - Une photo qui ilustre aussi la dynamique entre les deux pilotes sur cette demi-saison © Sauber - Une photo qui ilustre aussi la dynamique entre les deux pilotes sur cette demi-saison

9e au championnat des constructeurs : 18 pts

Le jour et la nuit. En fond de grille et au bord de la faillite il y a un an, l'écurie Sauber s'est métamorphosée : l'arrivée de Frédéric Vasseur comme team principal le 17 juillet 2017 n'est évidemment pas étranger à cette évolution.
Son coup de génie ? Annuler un partenariat moteur incertain avec Honda, pour continuer avec Ferrari. Bien lui en a pris : la C37 bénéficie pleinement des évolutions de puissance du Cheval Cabré, en excellant sur les circuits de pleine charge.

Egalement boosté financièrement et structurellement par l'arrivée d'Alfa Romeo, la voiture a fait de gros progrès partout par rapport au modèle précédent. Et Frédéric Vasseur sait mettre les bonnes personnes aux bons endroits, lui qui a placé fin mai Simone Resta au poste de directeur technique, un ancien de la Scuderia Ferrari.

Les pilotes

Que de différences ! Alors que le premier gravit les marches à toute allure vers le sommet de la discipline à toute allure, le second reste à un niveau honnête mais plafonne. D'abord, la saison de Charles Leclerc est l'une des belles histoires de cette cuvée 2018. Arrivé sur la lancée de ses titres en GP3 et en F2 (dés sa première année à chaque fois), le pilote de la Ferrari Academy a l'instinct des plus grands, en maximisant le résultat lorsque l'occasion se présente, avec un matériel moindre, qui plus est.


Le Monégasque a aussi bénéficié de l'évolution de la voiture, mais il suffit de constater les statistiques face à son équipier pour s'en convaincre. Après un début de saison plus difficile, phase d'adaptation oblige, Leclerc a sorti la course qu'il fallait à Bakou, en évitant les pièges et les accrochages. Cinq top 10 en six courses ensuite, jusqu'à l'Autriche. Son seul abandon pendant cette période est dû à la casse d'un disque de freins à Monaco. Mais le rookie est autant ébouriffant en qualifications, avec sa 8e place en France, sur le sec, devançant les deux Haas, à moteur égal.

En face, dur dur d'exister pour Marcus Ericsson. Le Suédois s'est fondu dans le décor de la Formule 1 : peut-être un peu trop. Pourtant, le pilote auréolé de 88 départs ramène des points : l'ancien pilote Caterham a ouvert le score de Sauber, à Bahreïn. La suite fut moins reluisante, dans l'ombre de Charles Leclerc. Puis, en Allemagne, Ericsson a surfé sur le mouillé en prenant la neuvième place, pendant que son équipier enfilait des pneus pluie au mauvais moment. Un parcours honnête en somme, pour sa meilleure demi-saison sur le plan comptable depuis ses débuts en 2014. Alors, si Ericsson ne visera pas plus haut, il s'est forgé une expérience qui fait de lui un pilote de référence pour son team.

Face à face... Score
1En Qualifications9-3 pour Leclerc
2En Course6-5 pour Leclerc *

* : la statistique ne prend pas en compte les cas de double abandon (en Grande-Bretagne ici)

PiloteQualifications : nombre de top 10Qualifications : meilleure placeCourse : nombre de top 10Course : meilleure placeNombre de points au championnat
1Charles Leclerc38e (France)56e (Azebaidjan)13
2Marcus Ericsson013e (Allemagne)39e (Bahreïn / Allemagne)5

La suite de la saison

Quoi qu'il arrive, Charles Leclerc devra digérer l'issue des négociations avec Ferrari. Le Monégasque est un homme pressé, mais qu'il ne se démobilise en aucun cas : un baquet chez les Rouges lui parait promis à l'horizon 2020, surtout depuis que Ricciardo a signé chez Renault. D'ici là il faudra faire le job avec Sauber pour la fin de saison. Il devra attaquer fort la reprise en Belgique pour dissiper les petits nuages du mois de juillet, marqué par un triple zéro en trois courses. Et si il se loupe, Ericsson sera certainement là pour compenser, comme en début de saison. Sauf catastrophe, ce dernier sait aussi que sa place est assurée pour 2019, notamment grâce à ses sponsors.

Alors, même si l'équipe Sauber a arrêté le développement de sa voiture pour la fin de la saison, l'objectif sera de rattraper la huitième place de Toro Rosso, dix points devant. Le coup est clairement jouable ! A plus long terme, la place de Sauber (Alfa-Romeo !), qui va augmenter ses effectifs d'un tiers, semble pérenne dans le monde impitoyable de la Formule 1. On n'en aurait pas dit autant il y a un an…




Sondage : Charles Leclerc fait-il partie du top 3 de vos satisfactions sur cette première partie de saison ?




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2 réactions sur cet article Donnez votre avis
Aifaim
Aifaim :
Sauber s'est vu tout à coup gratifiée de tout - ou presque - ce qui lui manquait depuis plusieurs années : Un partenaire moteur performant et sponsor via Alfa-Roméo, un patron d'écurie de très haut niveau et, cerise sur le gâteau, un jeune pilote comme il en arrive de plus en plus : Leclerc.

Les "bons produits", encore fallait-il qu'ils s'amalgament et travaillent en symbiose. Apparemment, c'est ce qui est arrivé. C'est là qu'est le tour de force.

un mot pour Ericsson : la nouvelle voiture lui permet de mieux se montrer mais il n'affiche pas pour autant un niveau de pilotage transcendant. Lui qui affirme piloter à son top niveau, avec un peu (beaucoup ?) de cruauté, j'ai envie de lui répondre :"dommage..."
Il y a 2 mois
Aifaim
Aifaim :
Leclerc ne fait pas partie de mon top trois, éjecté en tout dernier lieu par le rachat de Force India.
De toute façon, le pilote monégasque était à égalité avec Gasly et devant le redressement de Sauber. Esteban Ocon suit, lui qui, sur cette demi-saison, a pris le pas sur Perez.
Les deux autres satisfactions, c'est d'abord un plateau qui se nivelle par le haut et une indécision finale quant à l'attribution du titre avec, en prime, les victoires réparties entre trois équipes.
Il y a 2 mois
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