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Bilan mi-saison : Les tops et les flops de la rédaction

Les tops/flops ont suivi chacun des douze premiers Grands Prix de la saison... voici les tendances fortes !

© Mercedes - Quel événement a retenu votre attention ?© Mercedes - Quel événement a retenu votre attention ?

Le top 3 de la mi-saison

1er : Lewis Hamilton, 5 nominations

Sur la constance, le Britannique n'a peut-être pas livré la meilleure demi-saison de sa carrière. Il n'empêche, si Hamilton est en tête du championnat avant la reprise, c'est aussi grâce à plusieurs week-end d'exception, couronné par 4 tops décernés par notre rédaction. A bord d'une voiture qui ne domine plus outrageusement les débats, Hamilton a brillé dés les qualifications, son exercice fétiche, en décrochant 5 poles, à égalité avec Vettel. La première en Australie fut la plus significative : 6 dixièmes d'écart sur les deux Ferrari de Raikkonen et Vettel ! Dépossédé de la victoire par un problème de logiciel sous régime de VSC en course, Hamilton a connu un petit passage à vide sur les trois courses suivantes, pas aidé par les circonstances. La chance tourna à Bakou avec une victoire heureuse, nous le jugeons pas sur cet événement. A la place, son talent pur a resurgi à la surface en Espagne et en France, avec deux week-end parfaits, marqué par deux doublés pole et victoire. Aidé par les pneumatiques ou par le moteur, Hamilton n'a toutefois pas fait d'erreur lorsque la victoire se présentait à lui.

Poussé dans ses propres limites par Vettel, Hamilton a même rajouté du panache à Silverstone devant son public avec une pole mémorable et une remontée de la dernière à la deuxième place après son accrochage au départ avec Raikkonen. Mais le point culminant de son début de saison est venu deux semaines plus tard, en Allemagne. "La course de ma vie" comme le principal intéressé l'a souligné à sa descente de voiture. Au bord du gouffre après avoir tenté de pousser sa Mercedes en panne lors des qualifications, il ressuscita tel un phénix 24h plus tard, en montrant toute sa combativité pour remonter de nouveau, cette fois jusqu'à la victoire, aidé par Vettel. Mais jamais Hamilton n'avait gagné un Grand Prix en partant au-delà du top 6 sur la grille ! Le tout sur une piste étroite, avec un relais incroyable en pneumatiques tendres. Hamilton a en fait maximisé la plupart de ses résultats, dernière preuve avec la Hongrie, où une pole brillante décrochée sous la pluie lui a permis de faire le plein face à son grand rival. Cette performance ne lui a pas valu un top de la rédaction, mais sur la saison, le #44 est notre numéro gagnant, jusque-là.


2e ex aequo : Daniel Ricciardo, 3 nominations

La chose est acquise : l'Australien ne jouera pas le titre en cette fin de saison. On en vient presque à le regretter ! Le style du pilote Red Bull est resté le même année après année : du spectacle, encore et toujours. Il y a la victoire improbable d'Hamilton à Hockenheim mais le succés de "Dan the Man" en Chine est aussi l'un des moments forts de la saison. Qui peut se targuer d'avoir dépassé tous ses rivaux sur la piste en moins de dix tours avant de l'emporter ? Daniel Ricciardo, Ses dépassements en fin de course, certes avec des pneumatiques plus frais, représentent la plus belle alliance entre le sang-froid et le talent, celui sur Bottas ayant d'ailleurs été élu plus beau dépassement de la saison.

Ricciardo récidiva trois courses plus tard, à Monaco, dans un style moins flamboyant mais très résilient, ayant résisté face à Vettel, 50 tours sans 6e et 7e vitesse ! Une performance signe de la maturité d'un pilote qui est déjà dans sa 8e saison dans la discipline reine. L'Australien n'avait pas volé sa première victoire en Principauté, en atteste son début de week-end flamboyant, pole position dans la poche tout en poussant Verstappen à la faute !

Gros hic de sa saison, et il n'est pas de son ressort, la fiabilité de sa voiture et du bloc Renault : trois abandons sur problème technique, et par-dessus le marché, un accrochage avec son jeune équipier à Bakou, qui tient plus de la responsabilité du Hollandais. Même seulement 4e au final en Hongrie, Ricciardo a fait le show, en dépassant sur l'étroit circuit du Hungaroring. Jamais le Honey Badger ne tergiverse, pour le plus grand plaisir des spectateurs. Peut-être aura-t-il encore l'occasion de nous régaler d'ici Abu Dhabi, avant son départ pour Renault.


3e ex aequo : Nico Hulkenberg, 3 nominations

Le futur équipier de Ricciardo mérite aussi les honneurs. Préféré à Vettel ou Gasly dans notre classement, le pilote Renault est peut-être plus discret. Il n'en reste pas moins d'une redoutable efficacité. Sur le plan global, la régularité est ébouriffante, lui qui a instauré une série de six septièmes places consécutives en qualifications entre le Grand Prix de Mexique 2017 et le Grand Prix de Chine. En course, l'ancien pilote Sauber a aussi saisi toutes les opportunités, comme à Shanghai, dans l'ombre de la remontée de Ricciardo, mais 6e à l'arrivée. La réussite a même été de son côté à Silverstone, en évitant le grabuge du premier tour. Mais à la potentielle chance, Hulkenberg associe le talent ! L'actuel fer de lance de Renault a même décroché son meilleur résultat pour l'écurie en Allemagne, là encore en tirant les marrons du feu de la bagarre du milieu de tableau sous la pluie.

Arrivé il y a moins d'un an, Carlos Sainz peut en parler : l'Allemand est indéboulonnable chez Renault, en atteste les statistiques de la confrontation directe entre les deux hommes.

Un seul regret personnel pointe à l'heure du bilan : un crash tout seul à Bakou en course. Mais hormis la Hongrie, Hulkenberg ramène à chaque fois des points quand celui-ci termine une course : neuf entrées dans les points ! Ses deux autres abandons ne sont pas de son fait, percuté par Grosjean en Espagne et victime de son turbo en Autriche. Si Renault est quatrième avant la reprise, elle le doit surtout à l'actuel leader du championnat des autres, sept points devant Magnussen.


Au-delà des trois hommes cités, Vettel et Gasly auraient aussi pu avoir leur place, eux aussi avec trois nominations. Seulement voilà, le pilote Ferrari paie cher son crash en Allemagne, déjà évoqué à maintes reprises sur notre site. Mais ce genre de mésaventure ne passe pas dans une lutte acharnée pour le titre. Aussi lesté par son dépassement raté sur Bottas à Bakou ou son départ en France, l'Allemand a laissé passer plus de points qu'Hamilton et laisse une impression un peu moins convaincante, d'où aussi cette différence dans notre classement !
Pour sa part, Pierre Gasly a réalisé un exploit mémorable à Sakhir et marque 26 points sur les 28 inscrits par Toro Rosso. Mais la comparaison flatteuse avec son adversaire ne suffit pas totalement pour se hisser dans notre top 3. Le Normand est toutefois le meilleur pilote français de nos trois Mousquetaires. Gageons pour lui que sa place soit chez Red Bull-Honda en 2019, au côté de Max Verstappen !

Pilote / EcurieNombre de topsGrand Prix
1Hamilton5Australie, Espagne, France, Grande-Bretagne, Allemagne
2Verstappen3,5Espagne, Canada, Autriche + Monaco *
3Ricciardo3Chine, Monaco, Hongrie
4Hulkenberg3Chine, Grande-Bretagne, Allemagne
5Vettel3Bahreïn, Canada, Grande-Bretagne
6Gasly3Bahreïn, Monaco, Hongrie
7Bottas2Chine, Azerbaïdjan
8Grosjean2Autriche, Allemagne
9Mclaren-Renault2Australie, Hongrie
10Leclerc2Azerbaïdjan, Espagne
11Scuderia Ferrari1 Australie
12Renault1France
13Magnussen1France
14Alonso1Autriche
15Pérez1Azerbaïdjan
16Ocon1Monaco
17Ericsson 1Bahrein

* : Max Verstappen a réussi l’exploit de rentrer dans la catégorie des tops et des flops lors du week-end monégasque !

Le mi-top, mi-flop

Max Verstappen, 3 tops, 3 flops... et 1 mi-top, mi-flop

Le jeune pilote Néerlandais est-il tout bonnement inclassable ? A la vue de ses performance depuis le début de saison, on peut estimer qu'il est capable du meilleur... comme du pire.

Sa saison fut brouillonne d'emblée. Impatient en course en Australie, il perd le contrôle de sa Red Bull sur un vibreur, le temps d'une figure derrière Kévin Magnussen. A Bahreïn, sa fougue lui coûte une bonne position en qualification (ndlr : officiellement Red Bull a défendu son pilote, prétextant que le moteur délivra une puissance "soudaine, imprévisible pour le pilote) et son impatience la possibilité de voir l'arrivée après un accrochage avec Lewis Hamilton qui causa des dommages irréversibles. Après deux courses sans, il entend inverser la tendance en Chine où la stratégie en course de l'équipe le promet à une lutte pour le podium. Un nouvel accrochage, avec Sebastian Vettel cette fois, lui vaut de reconnaître publiquement sa faute, ce qui est difficile à admettre pour un pilote qui vise les sommets. Seulement, sa plus grosse erreur était encore devant lui et son comportement en Azerbaïdjan, autant discutable que la gestion de ses pilotes par l'équipe, un ensemble qui coûta un double-abandon difficile à encaisser pour Red Bull.

Le premier carré de course passé, l'heure est à la tournée européenne et c'est un Max Verstappen nouveau qui se montre. Il boucle son week-end avec une 3e place probante en Espagne, théâtre de sa première victoire en F1 deux ans plus tôt. Mais c'est trop confiant qu'il arrive dans les rues monégasques et comme pour le Grand Prix précédent, l'histoire se répète. Comme en 2016, un passage trop près du rail à la Piscine casse sa suspension et sa monoplace s'encastre dans les barrières en Essais Libres 3, les dommages le privant de qualifications. Fort heureusement, il remonte le peloton avec panache en course. Parti dernier il termine 9e ! Piqué au vif par la trop grande attention des journalistes sur ses erreurs, il dépasse les espérances au Canada en dominant les essais puis en terminant à nouveau 3e sur un circuit défavorable à sa voiture et au prix d'une passe d'armes irréprochable avec Valtteri Bottas au départ.
L'Autriche est ensuite le point culminant de sa première partie de saison. Compétitif jusqu'en qualifications où il part 4e, il démontre qu'il sait aussi batailler avec propreté, ici face à Kimi Raïkkönen et Valtteri Bottas, puis gérer ses pneumatiques pour décrocher la première victoire de Red Bull à domicile, au Red Bull Ring.


Le flop 3 de la mi-saison

1er : Romain Grosjean, 4 nominations et demi

Parmi les déceptions, la plus marquante est la première moitié de campagne 2018 du pilote français. Alors que celui-ci s'est posé en leader de l'écurie les deux dernières saisons, son coéquipier a pris ce rôle à son compte, tandis que le Français est retombé dans ses travers du passé. Dès Bahreïn, le Français a montré quelques signes de frustrations après être sorti dès la Q1, allant jusqu'à passer près de l'accrochage en course avec son coéquipier. Le présage d'une suite diabolique. Pire en Azerbaïdjan, alors qu'il effectuait une belle remontée du fond de la grille jusqu'en 6e position, le pilote français part bêtement à la faute dans le mur alors qu'il tentait de chauffer ses pneus. Une bévue qui n'est pas sans rappeler celle du Brésil 2016...

Mais Romain Grosjean n'avait pas encore touché le fond ! Sa nouvelle faute au départ en Espagne en est la preuve : après être parti en travers au virage 3, il choisit de maintenir son accélération et de traverser le peloton avec sa monoplace en perdition, causant l'abandon de NIco Hülkenberg et Pierre Gasly. Un choix très critiqué dans le paddock... Après une petite accalmie à Monaco et au Canada, rebelote en France, avec un retour dans nos flops. Mal parti dès les qualifications, où il se crashe à cause d'une erreur de réglage, il effectue au départ une manœuvre litigieuse sur Esteban Ocon, pour laquelle il sera pénalisé, avant de dégringoler en course. Ses premiers points marqués en Autriche n'auront même pas brisé la spirale négative, puisqu'en Grande-Bretagne, le Français provoque un nouvel accrochage, avec Carlos Sainz cette fois. Romain Grosjean devra donc assagir son pilotage et retrouver la confiance nécessaire pour faire oublier son début de saison et assurer sa place (convoitée) chez Haas en 2019. En attendant, le voici qui mène notre classement des flops...


2e : Williams, 3 nominations

L'autre déception provient de l'écurie Williams. La monoplace anglaise a remplacé la Sauber à l'arrière du peloton, des craintes confirmées dès Bahreïn où les deux voitures ont terminé aux dernières places, avec un temps en qualification inférieur à celui de 2017... Si la paire de pilotes s'avérait inexpérimentée, Williams a semble-t-il raté la conception de sa monoplace, très instable. En Espagne, les pilotes (y compris Robert Kubica) ont effectué de multiples tête-à-queues sur un circuit où l’aérodynamique est primordiale, le pilote Polonais y a d'ailleurs qualifié la Williams "d'inconduisible." En Grande-Bretagne, alors que le fondateur de l'écurie Sir Frank Williams est présent dans les stands, ces problèmes ne sont toujours pas résolus, avec une forte instabilité à l'ouverture du DRS. La deuxième partie de saison risque d'être sacrifiée pour corriger le tir en 2019, avec un soutien potentiellement accru de Mercedes dans le futur. Parviendra-t-elle à sortir de nos flops d'ici la fin de saison ?


3e : Mclaren et Vandoorne, 2 nominations chacun

Enfin, comment ne pas citer McLaren, tant l'écurie nourrissait elle-même de grands espoirs après le choix radical de délaisser le moteur Honda pour le Renault. Si l'écurie s'est défendue jusque-là d'une mauvaise conception du châssis en incriminant le moteur, ce n'est plus possible cette saison. Après un bon début (40 points lors des cinq premières courses, un top en Australie), l'écurie a marqué le pas, et les difficultés internes sont apparues. Alors que la monoplace 2017 semblait plutôt stable, la version 2018 se montre loin du compte, y compris sur les circuits lents et sinueux, autrefois force de l'écurie. Et l'écurie de Woking a connu un vrai passage à vide, avec quatre flops consécutifs : entre Monaco et l'Autriche, deux étant pour le compte du seul Vandoorne.

Autre problème au sein de l'écurie, l'évolution du pilote belge, en affichant des performances bien ternes, notamment comparé à son coéquipier, le ratio Alonso-Vandoorne affichant un 12-0 en qualifications pour le futur retraité. L'ensemble de Vandoorne est aussi entaché de quelques erreurs comme en Autriche où il accroche Gasly au virage 2... Son baquet est clairement menacé pour 2019 et même avant, en cas de mouvement chez Force India.




Pilote / EcurieNombre de flopsGrands Prix
1Grosjean4,5Bahrein, Azerbaidjan, Espagne, Grande-Bretagne + France *
2Williams3Bahreïn, Espagne, Grande-Bretagne
3Mclaren2Canada, France
4Vandoorne2Monaco, Autriche
5Mercedes2Canada, Autriche
6Bottas2Australie, Hongrie
7Vettel2France, Allemagne
8Sainz2Allemagne, Hongrie
9Hartley2Monaco, Hongrie
10Gasly1,5Chine + France *
11Hamilton1Chine
12Ferrari1 Espagne
13Raikkonen1Canada
14Red Bull1Grande-Bretagne
15Haas1Australie
16Magnussen1Azerbaïdjan
17Leclerc1Allemagne
18Stroll1Monaco
19Sirotkin1Autriche
20... la direction de course **1Australie

* : Grosjean et Gasly sont ici comptés dans le flop “les pilotes français”. Esteban Ocon peut d’ailleurs être compté dans le classement, avec un demi-point.

** : rappelons la présence de la direction de la course, qui marque un point pour le flop de l’Australie avec une Virtual Safety Car utilisée dans la plus grande incompréhension.

Article écrit en collaboration avec Alexy Girard et Alexandre Lepère


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2 réactions sur cet article Donnez votre avis
Alan
Alan :
Retour en forme de Kimi (3ieme au championat)
Il y a 3 mois
Aifaim
Aifaim :
Le retour de Sauber. Même Ericsson en tire parti !
Il y a 3 mois
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