> > > > Singapour : les tops et les flops de la rédaction

Singapour : les tops et les flops de la rédaction

Il est désormais l'heure de débattre des principales satisfactions et déceptions de ce week-end à Singapour !

© Mercedes - Positif ou négatif, quel fait a retenu votre attention lors de ce week-end nocturne ?© Mercedes - Positif ou négatif, quel fait a retenu votre attention lors de ce week-end nocturne ?

Le top 3

Lewis Hamilton éblouissant

Ce week-end dans la nuit de Singapour est une nouvelle preuve du talent du Britannique. Sur un tel circuit, il fallait avant tout décrocher la pole. De simple outsider, l'ancien pilote Mclaren est devenu la référence, en sortant un tour "sennaesque" lors de la Q3, une performance qui marquera l'année à l'heure des bilans de fin de saison. Sa course fut moins spectaculaire mais tout aussi efficace : Hamilton a géré de main de maître le trafic et la stratégie en ne se laissant pas impressionné par le choix agressif de Vettel. Sa victoire renforce un peu plus sa période incroyable : 4 succès lors des 5 dernières courses ! La cinquième couronne se rapproche à grands pas : a-t-il déjà fait le plus dur ? En attendant, Lewis Hamilton est définitivement au sommet de son art et compte désormais 40 points d'avance sur Sebastian Vettel. Même si la Ferrari concrétise (enfin !) ses bonnes dispositions lors des prochaines courses, le #44 aura une petite marge de sécurité.



Max Verstappen dans la lumière

Le pilote Red Bull a retrouvé son bon côté, après s'être fait remarquer pour son agressivité face à Bottas en Italie. Un samedi et un dimanche remarquable, à chaque fois devant la Ferrari de Vettel. On peut d'ailleurs se demander comment celui-ci a fait, propulsé par un moteur français de plus en plus poussif. Petit bémol : le Néerlandais n'a pas profité de son départ en première ligne avec un départ difficile sur la partie sale de la piste. Il a aussi eu la sagesse de ne pas insister lorsque Vettel le dépassa juste avant l'intervention de la voiture de sécurité. Sa stratégie a aussi été rondement menée, avec un arrêt lui permettant de repasser devant l'Allemand. Beau joueur, Verstappen a même déclaré "ne pas avoir tenté un dépassement kamikaze sur Hamilton" lorsque celui est arrivé en plein dans la bagarre Sirotkin-Grosjean-Gasly. Communication ou pas, le lion hollandais sera-t-il le piment de cette fin de saison ? Dans son écurie, il s'affirme en tout cas comme le leader de Red Bull, face à un Ricciardo aux abonnés absents depuis sa signature chez Renault.


Fernando Alonso, l'étoile brille toujours

Le double champion du monde a offert une performance qui nous fera regretter son départ à la fin de la saison. L'Espagnol a parfaitement profité de sa 11e place sur la grille, celle qui lui a permis de choisir ses pneus du départ. 9e dés le premier tour, il prit la bonne décision, d'étirer son premier relais au maximum pour gagner des positions. Bingo, avec cette 7e place finale, le tout avec une main encore souffrante du crash avec Hulkenberg à Spa. Ici à Singapour, Alonso était le meilleur des autres pour la première fois depuis l'Australie. Et dire que sa tournée finale d'au revoir (ou d'adieu) commence déjà !


Le flop 3

Ferrari disjoncte encore

L'équipe s'enfonce dans la nuit des remords. Alors que ce Grand Prix devait panser les plaies d'un précédent week-end italien douloureux, la Scuderia laisse encore la victoire à Hamilton et Mercedes. La défaite aura encore du mal à passer, en tête jusqu'aux qualifications et dupé ensuite par le talent du pilote rival. Mais cerise sur le gâteau, l'équipe a aussi perdu la deuxième place le dimanche, celle qu'avait pris Vettel à Verstappen juste avant l'intervention de la Safety Car. Le quadruple champion du monde a été arrêté et relancé juste sous le nez de la Force India de Pérez, lui faisant perdre trois secondes décisives. Pour reprendre les mots du principal intéressé, l'équipe est en train de "se battre toute seule" et semble à court de solution dans la lutte pour le sacre. Même si Vettel affirme toujours qu'il défendra toujours la Scuderia, on a senti en course un pilote dépité. Les deux titres sont en train de leur filer entre les doigts. Incroyable pour une équipe qui a au moins une voiture aussi puissante que la Mercedes !


Nuit noire pour Racing Point Force India

Le nouveau team s'est lui aussi tiré une balle dans le pied. Les deux voitures avaient montrées de belles dispositions lors des qualifications mais la course fut chaotique dés le début, avec l'accrochage entre les deux pilotes. Et si la théorie de l'incident de course a dominé, on peut citer l'action de Pérez, qui a ouvert son volant un peu plus que de raison et aussi celle d'Ocon qui a tenté un dépassement impossible alors que la patience aurait été de meilleur conseil. Résultat des courses : un zéro pointé et une opération remontée qui se complique au championnat des constructeurs. Des consignes d'écurie vont-elles être sorties pour les derniers meetings de la saison ?


Haas loupe les points

Des regrets pour Kévin Magnussen, éjecté dés la Q1 le samedi à cause d'un mauvais set-up. Résultat : 1 seconde de différence avec Grosjean le samedi. Le dimanche, sa course était déjà trop gâchée pour viser un bon classement. Au moins trois, le Danois a empoché le premier meilleur tour de la carrière ainsi que celui de l'équipe. Mais l'ancien pilote
Renault est sur la bonne voie pour prolonger l'aventure avec Haas en 2019. Romain Grosjean peut-il en dire autant ? De façon générale, l'écurie américaine a raté son week-end nocturne à Singapour.



Sondage : Quel est VOTRE événement marquant de ce week-end à Singapour ?




Tops/Flops, Singapour City et Hamilton Suivant Précédent Imprimer l'article Envoyer l'article par e-mail à un ami




9 réactions sur cet article Donnez votre avis
Aifaim
Aifaim :
Verstappen élu pilote du jour. Je n'attache qu'une valeur très anecdotique à cette élection/plébiscite. Sur ce circuit de Marina Bay, la RedBull était considérée comme la rivale de la... Ferrari. Hamilton a mis tout le monde d'accord. Meilleur samedi et meilleur dimanche, c'est lui, le pilote du jour. Verstappen s'est fait dépassé par Vettel et n'a pris l'avantage sur personne, bien calé à quelques encablures de la Mercedes sans velléité d'attaque. Donc, cherchons ailleurs jusqu'à Alonso et une McLaren probablement la moins performante de toutes celles qui ont marqué des points dimanche.

Quant au propulseur Renault dont on dit et écrit pis que pendre, il place cinq voitures dans les 10 premiers (et VanDoorne est 12e sur 19...)
Il y a 2 mois
Marc Diskus
Marc Diskus :
Oui Alfaim@ , le pilote du week-end est bien Hamilton sans l'ombre d'un doute . Une qualif à la Senna et un Grand Prix à la Prost . Je pense comme dahou ouabou qu'il a dû en qualifs utiliser une cartographie ( bouton magique ) qui l'a aidé à faire un temps impensable mais pas en course .

Je ne saisis pas la remarque de Motorsinside@ sur le PU Renault de plus en plus poussif . Verstappen peut être classé 1 bis sur ce GP avec une détermination dans son pilotage , une pêche physique impressionnante et bien aidé par sa motorisation . A moins que ce soit le châssis de Monsieur Newey qui progresse ?

Ces histoires de transferts , comme j'ai pu le lire , ont tendance à démotiver certains pilotes . Ricciardo bon mais complétement largué par Verstappen . Raïkkönen bon mais absolument pas l 'écuyer de Vettel dans sa garde rapprochée de son chef de file .

Une fois de plus une gestion de la course , de la stratégie et de la merveille qu'est la Ferrari , qui commence à poser des questions sur le sang froid de l'équipe et de son pilote fétiche quand les choses deviennent cruciales . Après tout Charles Leclerc , comme en son temps Gilles Villeneuve , va apporter le vent du renouveau sur l'équipe .


Il y a 2 mois
Ayenge
Ayenge :
Cette histoire de "bouton magique" et même de "carthographie extrême" me laisse perplexe....

Questions qui me viennent á l esprit:

- pourquoi ne pas l avoir utilisée partout où Mercedes était en difficulté (entre autres Monaco)

- les autres écuries (Principalement Ferrari) seraient-elles donc trop bêtes pour ne pas user du même "artifice" ?

Partant de lá je pense simplement que ceux qui ont soulevé ce "problème" étaient plutôt guidés par la volonté de minimiser l exploit..

Une pole position (canon) tient souvent á plusieurs facteurs :

- la vista du pilote
- les bonnes trajectoires du pilote sans à-coups ni blocages
- les très bons réglages
- la bonne carthographie moteur selon le circuit (pas nécessairement la recherche de plus de puissance/couple mais une linéarité et progressivité plus efficaces et gérables aussi bien par le pilote que par le châssis dans sa globalité..) et sur un circuit comme Singapour plus de puissance ou couple par rapport á la configuration de ce circuit ne sont pas gage de rèuseite... c plus de "souplesse" qui est privilégiée avec ces incessants virages...
Il y a 2 mois
V6Turbo
V6Turbo :
@Ayenge
Cette histoire de carto extrême nous fait tous un peu fantasmer. J'ai déjà eu plusieurs fois l'occasion d'évoquer son action sur le PU. En quelques lignes je voudrais rappeler les limites de son usage. D'abord, c'est une question règlementaire. On a tendance à oublier ici que la F1 depuis 2014 est extrêmement règlementée en matière de PU. Outre les traditionnelles limites de conso très strictes (le poids de carburant consommé à l'instant T et sur le total d'une course), viennent s'ajouter la configuration du PU dans ses composants et son utilisation(les inspecteurs de la FIA ont accès à tous les datas et ils ne se privent pas de les éplucher..)
Pour le règlement, par exemple, de nombreux chapitres précisent les matériaux utilisables et ceux qui sont formellement interdits jusque que dans le détail de leurs compositions. Par exemple le bloc du V6, son angle, ses caractéristiques, ses dimensions etc, sont inscrites noir sur blanc. Idem pour le vilo, etc. Celà va bien au delà de la cylindrée, du nombre de soupapes. Enormement de pièces ont des caractéristiques très encadrées, jusqu'au carburant et ses composés chimiques. Il y des dizaines de pages de définitions.
Alors, le job des ingés, qui parait à première vue très limité, est justement bien plus fin qu'autrefois. on cherche la faille 24/24. Les quelques latitudes sont exploitées à 1000%. Au point que chaque détail est devenu une obsession.
Et puis la limite vient surtout de la physique (masse, mouvements...), de la chimie aussi (carburant, batteries, fluides etc) et de tous les domaines scientifiques que la technologie utilise.
Ces fameuses cartos extrêmes sont modelisées puis validées au banc. Ce que tu évoques c'est justement que les équipes connaissent désormais avec précision leurs limites. Prenons un exemple basique: un piston règlementaire réalisé dans un matériau défini est prévu dés sa conception au CAD pour fonctionner à une pression maxi, une température maxi , une vitesse de déplacement maxi durant un temps défini (environ 7 week-ends de course quand même!). Au banc on teste inlassablement combien de temps il résistera à un dépassement de chacune de ces données (usure et casse au final). Avec une carto dite"extrême" cette folie doit être très ponctuelle et très bien mesurée quand on l'utilise. Mais elle est possible avec un dosage très encadré. En fait il n'y a quasi jamais de hasard. Tout le staff ingé moteur veille au grain afin que chaque pilote dispose du max de watts pendant ses 7 courses sans risquer une quelconque casse. Et chaque casse en piste (vécue comme une cata en interne) est très riche d'enseignements.
Quand on a dépassé les deux tiers d'un championnat et que la lutte pour le titre est en jeu, et bien justement on ne joue surtout plus à ce petit jeu de la limite. Toute défaillance deviendrait un handicap quasi insurmontable au moment de faire le décompte final des points. Bye bye le championnat.
Tu peux peut-être essayer de faire une projection de mes propos sur ce que tu vois en piste depuis quelques courses. Moi même j'essaie de comprendre la philosophie qui anime chaque camp avec les infos que je glane ici et là. Tout celà est couvert par un secret absolu, concurrence oblige.Je peux juste te dire que la pression est très forte, et pas que sur les pilotes...


Il y a 2 mois
V6Turbo
V6Turbo :
@Marc Diskus et Ayenge
J'ai juste oublié le plus important: le seul "vrai" bouton magique au plus haut niveau en piste ne se situe pas sur le volant, mais devant grâce à un truc que l'on appelle un pilote. Une évidence que nous ont tout simplement démontré avec panache le week-end dernier deux d'entre eux répondant aux prénoms de Lewis et Max (parmi tant d'autres dans l'histoire)...
Il y a 2 mois
Marc Diskus
Marc Diskus :
V6 Turbo@
Lewis Hamilton (ASM F3, Mercedes-Dallara) ou le début d'une légende . Je suppose que quand on a connu une telle période dans sa vie professionnelle , on reste imprégné de moments marquants pour toujours .
Il y a 2 mois
Ayenge
Ayenge :
@V6 Turbo

+10

Limpide et logique !
Il y a 2 mois
V6Turbo
V6Turbo :
@Marc Diskus
Chacun dans sa vie a vécu des moments sympas et d'autres à oublier. Pour ma part mon vrai "moteur" a toujours été la passion. C'est vrai que cotoyer chaque week-end de course un jeune pilote aussi exceptionnel que Lewis ne peut pas laisser insensible. Quand j'en reparle avec les "anciens", tous ont des souvenirs extraordinaires avec plein d'anecdotes inoubliables. La force de cette équipe était que tous étaient très complémentaires. Pour la petite histoire, si je compte bien, il y 8 ou 9 pilotes actuels du championnat de F1 qui sont passés par ASM puis puis on prolongement ART GP. Cette structure était une vraie équipe au sens réel du terme. Une vraie structure humaine. De mémoire (sauf erreurs de ma part) en 2005 ASM gagne 15 courses sur 20 en F3 Euroséries avec Lewis. L'année d'après avec la création d'ART GP, Lewis s'impose lors de la dernière course alors qu'il découvre la GP2 séries. Quand tu as un pilote de cette trempe tu ferais n'importe quoi pour lui faire gagner ne serait-ce qu'un centième de plus tellement il t'impressionne. Je crois que chez Mercedes AMG, plus de 10 ans après son passage dans une équipe française (et oui!), Lewis est toujours considéré comme une exception tant il excelle dans son art. Et son équipe le lui rend bien, la preuve avec ce qui se passe en ce moment dans cette phase délicate du championnat.
Pour ma part, ce n'est pas le passé qui compte, mais l'avenir avec d'abord Sotchidans quelques jours ...
Il y a 2 mois
Marc Diskus
Marc Diskus :
Oui V6 Turbo@ .
Ce qu'on apprend de la communication avec les autres est d'autant plus gratifiant que ce qu'on peut apporter soi-même à cet échange . J'apprécie ton sentiment d'une équipe que tu as connue qui donnait une place aux rapports humains .

Un sacré bagage pour envisager demain , le futur immédiat et pourquoi pas l'avenir . Vivement Sotchi .
Il y a 2 mois
Laisser votre avis
Conditions d'utilisation
  • Les commentaires n'engagent que son auteur,
  • Le site ne peut être tenu responsable lors de conflit ayant pour origine un commentaire publié sur le site,
  • Les commentaires irrespecteux ou insultants seront supprimés,
  • Le site se réserve un droit de modération et de suppression.
Optimisation





Ce site internet est non officiel et n'est associé, par aucun moyen, avec les entreprises du Formula One Group. Plus d'information dans nos mentions légales.