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Bilan 2018 - Williams : la descente aux enfers

En cette fin d'année 2018, Motorsinside vous propose de jeter un regard en arrière sur les performances des équipes et de leurs pilotes cette saison. Le moins qu'on puisse dire c'est que les 21 Grands Prix de l'équipe Williams cette année auront été les étapes d'un véritable chemin de croix.

© Williams - Une saison très difficile pour Williams et ses pilotes© Williams - Une saison très difficile pour Williams et ses pilotes

Classement au championnat : 10ème, 7 pts
Meilleure place en qualifications : 10ème (Stroll - Azerbaïdjan, Italie)
Meilleure place en course : 8ème (Stroll - Azerbaïdjan)

Depuis trois saisons, l'équipe Williams ne cesse de régresser dans la hiérarchie du classement final des constructeurs. Après deux belles troisième place en 2014 et 2015, l'équipe Brtiannique se retrouve lanterne rouge et décevante dixièmes en 2018.

L'arrivée de Paddy Lowe en provenance de Mercedes pour palier au départ de Valtteri Bottas chez les Gris aurait du apporter une stabilité technique et un retour vers les podiums dont Williams s'éloigne inexorablement. En 2018, il aura fallu des circonstances de courses exceptionnelles pour que Lance Stroll et Sergey Siroking arrivent à marquer des points. Même sur le circuit fétiche du Canadien, à Bakou, ou à Monza, qui réussi traditionnellement au chassis anglais, les FW41 étaient à la ramasse !

Le manque de moyen financier est souvent pointé du doigt pour expliquer ce manque criant de performance et de développement. Mais la jeunesses et l'inexpérience des deux pilotes est aussi à blâmer dans les multiples contre-performances de l'équipe cette année. Certains s'avancent même à dire que le management de Claire Williams ne serait pas aussi efficace que celui de son père, Frank.

Il faut du changement à Grove pour retrouver le standing digne d'une équipe mutli-championne. L'arrivée de l'espoir George Russell et du vétéran Robert Kubica vont clairement dans ce sens. Rendez-vous donc en mars prochain pour en récolter les premiers fruits...ou pas ?

Lance Stroll :

Souvent critiqué de part sa filiation avec le magnat de la finance Lawrence Stroll, Lance aura vécu une saison très énigmatique. En sachant relativement tôt dans l'année ses projets pour 2019 avec le rachat de Force India par son père, le Canadien n'a plus semblé réellement investit au sein de Williams et n'a pas apporté les solutions et les directions techniques attendues par les hommes de Grove.

Sachant sa carrière sauvée grâce à la future ex-équipe Racing Point, Lance Stroll n'a donc pas redoublé d'effort pour prouver qu'il méritait sa place en Formule 1. Difficile donc en l'état de juger du talent du jeune garçon, surtout face à un trop tendre adversité représentée par Sergey Sirotkin.

Le véritable test se déroulera en 2019 pour Stroll qui devra livrer bataille avec le coriace Sergio Pérez, qui connaitra parfaitement l'équipe et qui a déjà fait ses preuves au sein de celle-ci.

Sergey Sirotkin :

Difficile de débuter sa carrière en fond de grille dans l'équipe la moins performante du plateau. Beaucoup ont vu dans cette situation leur rêve se briser, d'autres, moins nombreux, ont réussi à se faire remarquer. Malheureusement pour lui, Sergey Sirotkin appartient à la première catégorie.

Le Russe, pilote émérite dans les formules de promotions, aura finalement eu sa chance en Formule 1 avec Williams après avoir tenter l'aventure, sans succès avec Renault. Le financement apporté par son sponsor SMP permettra à l'équipe britannique de boucler le budget de la saison et donc à Sirotkin d'obtenir le baquet.

Dans une saison bien terne où il aura du mal à devancer son inexpérimenté équipier, on retiendra que le Russe marquera son seul et unique point lors du Grand Prix d'Italie...suite à la disqualification de la Haas de Romain Grosjean. Sans surprise, Sirotkin ne sera pas reconduit par Williams en 2019, lui préférant à l’expérience de Robert Kubica à sa valise de roubles.


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3 réactions sur cet article Donnez votre avis
Aifaim
Aifaim :
Encore une fois, la FW41 était ratée et, contre cela, il n'est pas grande solution. McLaren, infiniment mieux structurée et assise financièrement que Williams, était dans la même situation au point d'envisager la création d'un nouveau châssis avant d'y renoncer. Williams en était incapable. Alors, ils ont travaillé mais un âne ne gagnera jamais le Prix d'Amérique, même monté par le meilleur jockey du monde.
L'argent ? Il y avait celui de Martini, de Stroll et de SMP... Williams a connu pire ! La monoplace a progressé, peu certes, mais il y a eu un peu de mieux, recollant à un peloton qui, lui, ne chômait pas non plus.

Ce que vous écrivez sur Lance Stroll n'est basé sur aucun fondement. Un désintérêt dans son travail n'est pas prouvé et l'argument grotesque puisque contre productif. Il a une carrière à établir et une réputation à affirmer. Son intérêt est de progresser. Le rachat de F.I n'est pas "relativement tôt dans la saison" mais au milieu (Hockenheim) et c'est plutôt dans cette deuxième partie que la voiture a montré quelques progrès ! Sachant devoir être confronté à Perez l'an prochain, Stroll avait un grand besoin de parachever la compréhension de son métier.
D'ailleurs, Kubica n'a apporté aucune solution miracle, confirmant que la monoplace était inconduisible.
Dans ces conditions, Sirotkin a fait ce qu'il pouvait et aurait conservé son volant si PKN n'avait apporté un financement sur lequel SMP n'avait aucune envie de surenchérir.
Williams fera mieux, l'an prochain ? Oui, assurément car il semble inconcevable de rater à nouveau la conception d'une monoplace. Mais les adversaires vont également progresser...
Il y a 1 mois
Marc Diskus
Marc Diskus :
La question est de savoir si l'arrivée de Paddy Lowe en tant que Directeur Technique Exécutif chez Williams représente un lien avec les contre-performances de l'équipe depuis 2 ans ? Cet ingénieur brillant qui montre depuis plus de 30 ans en F1 des qualités formidables ( suspensions actives , boîtes semi-automatiques , gestion électronique au freinage etc....) peut se louper à ce point dans la construction d'un châssis Williams en 2018 après avoir de 2014 à 2016 contribué à 3 titres de Champion du Monde avec Mercedes !

Il est rare dans l'histoire de Williams F1 qu'un châssis ait été loupé . En plus l'équipe disposait d'un PU Mercedes .

Je pense que Lowe ne disposait pas des mêmes moyens financiers et technologiques que chez Mercedes ou McLaren auparavant , pour créer et développer sa voiture . Par ailleurs , le choix de Sirotkin et Stroll par l'équipe dirigée par Claire Williams a montré la différence qui existe avec un pilote comme Massa . Les jeunes ont encore du chemin à faire .

Je souhaite à Paddy Lowe une bonne inspiration dans la réalisation de son châssis 2019 , ce qu'il fait habituellement très bien , de bénéficier de moyens financiers suffisants pour faire évoluer sa voiture et à ses pilotes de confirmer leur valeur avérée , grâce à la ténacité de Kubica et le talent de Russell . Les grandes équipes ne meurent jamais dit-on .
Il y a 1 mois
Aifaim
Aifaim :
Les langues se délient sur le problème Williams, entre autres avec les révélations de Kubica. Au départ, il y aurait eu une "erreur géniale" à savoir que les données théoriques promettaient une monoplace exceptionnelle. Mais, une fois sur ses roues, il aurait fallu déchanter... Mais les ingénieurs et le staff Williams dans leur euphorie se sont refusé à admettre. C'est à ce niveau que l'inexpérience des pilotes a eu une influence néfaste. Lorsqu'ils se sont plaints de la voiture, l'équipe a mis leurs difficultés sur le compte de leur inexpérience et non sur la voiture. C'est là qu'un pilote réputé aurait su instiller le doute plus rapidement.
Lorsqu'enfin, la vérité s'est fait jour, il était bien entendu trop tard. Heureusement, personne ne s'est découragé et le travail a permis de se rapprocher du peloton.

De telles erreurs ont toujours existé, des voitures "révolutionnaires" qui se sont révélées totalement inefficaces. La March 711 avec son aileron "posé" sur une corne de rhinocéros en est un exemple célèbre.
Il y a 1 mois
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