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Les temples de la vitesse : des circuits très différents

En sport automobile les circuits sont très importants. Ce sont les enceintes sportives ayant une ligne de départ/arrivée, des tribunes pour le public et des stands pour les véhicules et les équipes. Ils peuvent faire à eux seuls la renommée d'une épreuve. Des circuits comme Monaco, Indianapolis, Le Mans, Silverstone ou Monza sont connus au delà des courses qui s'y déroulent. Souvent surnommés « Les temples de la vitesse », Leur conception fait l'objet de longues réflexions. Les obligations de spectacle et de sécurité des pilotes se heurtent aux contraintes géographiques et budgétaires.

© L.Lefebvre/Motorsinside - Le cirucit de Barcelone fait partie des classiques de l'© L.Lefebvre/Motorsinside - Le cirucit de Barcelone fait partie des classiques de l'"automobile

Il existe plusieurs types de circuits. Les circuits routiers qui sont des constructions sportives permanentes et les circuits temporaires qui sont des routes aménagées seulement au moment des courses. Les tracés des circuits peuvent avoir une grande complexité ou être très simples. Il existe des circuits routiers, des ovales et des circuits urbains.

Les circuits dits routiers représentent la majorité des circuits. Ce sont des pistes fermées conçues spécialement pour les courses avec des virages à gauche et à droite. Ils sont surtout utilisés dans les courses de F1, F2, F3. Il est possible de les différencier selon leur tracé. Les spectacles automobiles proposés sont différents d'un type de circuit à un autre. La longueur de la piste, le nombre et la succession de virages et de lignes droites, l'inclinaison et les variations d'altitude offrent aux pilotes des possibilités de conduites totalement différentes. Les vitesses rapides caractérisent certains circuits alors que d'autres obligent les pilotes à une plus grande maîtrise de leur véhicule. Il est possible de diviser les circuits en deux grandes catégories.

Dans la première catégorie il existe des circuits ultra-rapides tels les pistes de Monza, en Italie et hermanos Rodriguez, au Mexique. Ils se caractérisent par de très longues lignes droites et une absence de véritables secteurs sinueux. Pour Mexico le manque d’air du à la haute altitude réduit aussi l'adhérence des pneus ce qui augmente la vitesse de la voiture. La force des pilotes est mise en avant dans ce genre de course car ils doivent pouvoir garder le contrôle de leur voiture à des vitesses très élevées qui se situent autour de 260 km/h.

Ensuite il y a les circuits sinueux qui sont l’opposé des circuits rapides, il n’y a pas ou peu de lignes droites. La plus grande ligne droite est souvent celle des stands. Les plus marquants sont le Hungaroring en Hongrie et Suzuka au Japon. On y retrouve des virages lents et peu de possibilité de dépassement car il y a moins de lignes droites. Ceci empêche les grosses accélérations et il y a donc moins de gros freinage qui permettent d'attaquer le pilote qui précède. Les pilotes ont droit à moins de prise de vitesse.
Sur ces circuit les nerfs des pilotes sont mis a rude épreuve car les virages s'enchaînent. Ils doivent guetter la moindre erreur des adversaires pour dépasser. Ils doivent aussi être le plus précis possible pour ne pas offrir de chance aux suiveurs. Sur ces circuits, les pilotes prennent souvent de gros risques lors des tours de qualification. La position sur la grille de départ est déterminante.

Certains circuits routiers sont de conception mixte. Ce sont pour la plupart des circuits modernes. Il y est plus facile de faire des dépassements. Ils possèdent de longues lignes droites mais aussi des virages lents et des virages rapides. Parmi les plus emblématiques notons Yas Marina à Abu Dhabi et Le Paul Ricard en France. Les pilotes comme les voitures doivent être parfaitement équilibrés. Ces circuits plutôt récents sont dédiés au spectacle. Vitesse pure des véhicules, réactivité de pilotes et stratégie d'équipe dans les différents changements de pneus font souvent le bonheur du public.

Parfois, des routes nationales et des portions d'autoroute sont utilisées en complément de la piste initiale du circuit pour des courses d'endurance longues. Dans ce cas, les portions ajoutées se caractérisent par des reliefs plutôt ingrats, des passages naturels non protégés, une faible adhérence liée au fait que la surface de la route est standard. Les pilotes font donc face à un danger de tous les instants. Les pistes les plus marquantes sont Le Mans, en France et Bathurst, en Australie ainsi que la Targa Florio, en Italie, par le passé.

Des courses particulières avec un sens de virage unique se déroulent sur un circuit de forme remarquable. Il s'agit d'un circuit « Ovale ». Ce type de circuit se caractérise par le fait que les voitures tournent sur un piste fermée contenant seulement deux ou trois virages et jusqu'à trois lignes droites. Les pilotes lancent leurs bolides à plus de 320 km/h. La piste est souvent inclinée au niveau des virages. Ces virages inclinés ne sont pas tous identiques et peuvent même être très différents sur un même circuit. La plupart se trouvent au États-Unis et sont le théâtre des courses de NASCAR et d'IndyCar. Il en existe quelques un en Europe.
Les plus courts de ces circuits sont les « les short track » d’un miles ou moins. Ils sont considérés comme des arènes. Des tribunes encerclent la piste et comme leur nom l’indique ils sont très courts. Ils sont habituellement utilisés en NASCAR. Les courses de 40 voitures sont souvent émaillées de contacts. Les engins roulent serrés et doivent faire de nombreux dépassements de retardataires. Les pilotes ne peuvent pas rouler très vite, souvent moins de 160 km/h car il y a beaucoup de voitures sur peu de distance. Les plus connus sont ceux de Bristol et de Martinsville.

Ensuite les « D ovale » en forme de D et mesurant à peu près un miles et demi. Ils offrent des courses plus stratégiques et représentent la majorité des ovales on notera les circuits du Texas et de Charlotte.
Il existe une autre forme d'ovale qui est un « Tri-ovale » composé de trois virages et non de quatre contrairement aux autres ovales. Les trois virages sont irréguliers et il est impossible de régler correctement une voiture pour les trois virages. Ce problème de réglage provoque une différence plus forte entre chaque voiture dans chaque virage selon le virage privilégié par les équipes. Certaines sont donc plus efficaces dans un virage que dans l’autre. Ceci a tendance à engendrer des contacts de roues et donc des décollages comme pour Robert Wickens en Indycar en 2018. Le circuit de Pocono est celui qui a le plus de différences dans les trois virages.

Et enfin les plus longs et les plus spectaculaires des ovales : les Superspeedway qui font plus de 2 miles de long. Sur ces circuits les courses se courent en paquet ce qui a tendance à engendrer des carambolages monstres au moindre contact. Parmi eux on retrouve Daytona, Indianapolis et Talladega qui est le plus long circuit de la saison de NASCAR avec plus de 2,60 miles. C'est aussi un circuit où les véhicules peuvent se lancer et prendre de la vitesse atteignant régulièrement les 330Kmh.

Alors que la majorité des circuits dispose d'un emplacement permanent, il existe des circuits temporaires dont le tracé n'est dédié à la vitesse que le temps de la course. Les pistes utilisées sont le plus souvent des routes normales fermées ponctuellement à la circulation. Une fois la manifestation sportive terminée, elles reprennent leur utilité initiale.

Ces circuits urbains qui sont le plus souvent présents dans des micro-états. L'objectif est de faire rentrer un circuit dans un petit espace. Les plus connus sont Monaco et Macao.
Parfois, c'est un quartier d'une ville qui est « privatisé » pour une course. C'est le cas à Détroit ainsi que pour les courses de Formule E qui ont lieu par exemple à Paris ou Londres . Leur complexité les caractérise : des rues classiques, des murs proches des virages serrés et des obstacles urbains comme les trottoirs et les passages piétons compliquent la tâche des pilotes. Les vitesses moyennes de courses sont souvent lentes inférieures à 200 km/h.

Les circuits ont énormément évolué. Au début des courses automobiles ils étaient pour la plupart sur route. Par la suite ils sont devenus en grande majorité permanents. Ils sont cependant de plus en plus urbains car il n'y a pas de coût de constructions, et les infrastructures sont temporaires.
Certains concept cars comme celui de McLaren MCLE publié en janvier 2019 pour imaginer la F1 100 ans après les début de cette dernière montrent des véhicules qui seront très différent et sûrement plus rapides que ceux que nous connaissons. Le projet étant de faire des voitures roulant aux alentours de 440 km/h. Les circuits vont donc devoir se transformer pour garder intact le spectacle et assurer la sécurité des pilotes.


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