> > > > Cinquième et un tête à queue, Vettel a perdu pied à Sakhir !

Cinquième et un tête à queue, Vettel a perdu pied à Sakhir !

La lutte entre Hamilton et Vettel a viré au cauchemar pour le pilote allemand, qui part sûrement très déçu de Bahreïn.

© Scuderia Ferrari - Derrière Leclerc, Vettel loupe le coche sur ce week-end bahreïnien© Scuderia Ferrari - Derrière Leclerc, Vettel loupe le coche sur ce week-end bahreïnien

Jamais deux sans trois ? Le dicton a souffert ce dimanche à Sakhir avec le couple Vettel-Ferrari. Deux victoires en 2017 et 2018 mais pas de troisième donc pour cette édition 2019. Battu par son coéquipier en qualifications, il semblait évident que le pilote Ferrari n'était pas particulièrement à l'aise avec sa monoplace, donnant l'impression de rouler sur des oeufs.

Au départ de la course, Vettel avait tout de même pris un bon élan, en dépassant immédiatement Leclerc. Il ne maintiendra cependant la tête de la course que cinq tours avant de céder face à son voisin de garage.

Plus loin, une autre menace compliqua sa progression : la Mercedes de Lewis Hamilton, de plus en plus grosse dans ses rétroviseurs. Les deux champions du monde livreront alors aux spectateurs un duel de haute volée, en plusieurs actes. Le dernier fut achevé au 38e tour, avec le tête à queue de Vettel, sur la trajectoire intérieure du quatrième virage.

« En luttant avec Lewis, j'ai commis une erreur au virage 4, qui est l'un des virages les plus difficiles de la piste. J'ai soudainement perdu la voiture et je suis parti en tête-à queue » a reconnu Vettel.

Reparti troisième, son aileron avant explosa quelques virages plus loin en pleine ligne droite, la faute aux vibrations sur les pneumatiques engendrées par le tête à queue. Ce mauvais enchaînement le força à repasser par les stands, et à repartir en neuvième position. Malgré trois dépassements, sur les deux Renault et la McLaren de Norris, le mal était déjà fait.

« Ce n'est pas la course que nous voulions. Ce fut une soirée décevante. Dans le second relais, la voiture était peut-être légèrement meilleure avec les médiums mais elle restait quand même difficile à conduire », ajoute à cet égard le principal intéressé.

L'ancien pilote échoue donc à la cinquième place avec la sensation amère que le podium ou la victoire était accessible. Ce genre d'erreurs, Vettel en a trop fait l'année passée pour ne pas connaître leurs conséquences. Désormais dépassé de 4 points par son équipier (22 points à 26), il est donc vital que l'Allemand corrige le tir pour les prochains Grands Prix, s'il ne veut pas perdre sa position de leader au sein de la Scuderia. Comme le souligne Vettel, cette course à Sakhir était donc surtout « celle de Charles. » Et la prochaine à Shanghai dans 14 jours ?




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3 réactions sur cet article Donnez votre avis
V6 Turbo
V6 Turbo :
Compliqué de critiquer un quadruple champion du monde. Même si son dernier titre date de plus de 5 ans Vettel reste un pilote avec une grosse vitesse naturelle, capable du meilleur mais hélas aussi du pire. On ne va pas refaire l'histoire du championnat 2018 où le pilote allemand a dû endosser une grosse part de responsabilité dans la défaite de la Scuderia. La liste de ses erreurs est longue et la presse italienne s'en donne bien évidemment une nouvelle fois à coeur joie dés la deuxième épreuve de cette saison. Qui plus est, l'arrivée possible dans le team du fils de Schumi excite les tifosis souvent peu enclins à la mesure. Bref, Ferrari n'avait pas besoin de ce double flop pour bien commencer la saison.
On peut s'interroger sur sa capacité de Vettel à résister à la pression et c'est ce qui m'inquiète. Car cette saison il est assiégé en interne et en externe par un Hamilton au sommet de son art. Le pilote Mercedes est lui aussi capable du meilleur, mais il a prouvé qu'il aimait le combat et la pression pour donner le meilleur de lui même. D'ailleurs, à chaque fois il s'est félicité de voir arriver de jeunes pépites tels Verstappen ou Occon. Sa réaction dimanche à l'arrivée quand il a été féliciter et réconforter Leclerc, était de toute évidence toute naturelle, sortant droit du coeur. Il n'avait pas mesuré qu'en agissant ainsi il mettait encore plus de pression à Vettel. J'imagine la tête de ce dernier quand il a dû revoir les images. Il n'avait pas besoin de celà pour retrouver le moral.
Même si la saison s'annonce encore longue, Ferrari devra redresser la barre en Chine. Souvenez vous l'an dernier de l'incroyable course de Ricciardo qui avait remonté un a un tous les favoris pour gagner de superbe manière. Les jeux sont donc ouverts et le circuit de Shangaï fait la part belle aux pilotes et aux gros freineurs. Avec le nouveau DRS très efficace on devrait assister à du spectacle et des dépassements.
Il y a 2 mois
Marc Diskus
Marc Diskus :
V6 Turbo@
Ton appréciation sur le début de saison est pour moi judicieuse . Il y a bien sûr cette avancée méca et aéro , commanditée par la FIA , dans des réglementations en perpétuel changement mais les ingénieurs en F1 arrivent au fil du temps , à mettre sur la piste des machines plus lourdes , plus sobres , plus puissantes , plus sécurisées et beaucoup plus performantes . L'ingéniosité humaine n'a pas de limites .

Ce qui est plus limité , est la qualité humaine du pilote . Certains pilotes dont Lewis Hamilton fait partie , se sont illustrés dans l'art du pilotage , comme Graham Hill , Jim Clark , Michael Schumacher , Ayrton Senna , Alain Prost et d'autres prestigieux .

La nouveauté est apportée par Lewis , qui encourage ses concurrents à se battre , qui trouve des excuses à leurs erreurs , qui ne vit la F1 qu'au travers de laisser une chance de victoire à chacun en relevant le challenge .

Je pense que d'avoir partagé des moments de travail avec lui , a donné une signification particulière à ta vie .
Il y a 2 mois
V6 Turbo
V6 Turbo :
@Mark Diskus
Lewis a marqué presque tous ceux qui ont travaillé avec lui. Souvent avec beaucoup d'interrogations tellement iI était différent. Sans faire de psycho à deux balles, c'est juste l'histoire d'un môme hyperdoué qui a dû quand même se battre pour s'imposer. Jalousies, médias tordus et tout ce qui traine dans ce milieu fermé qu'est la F1 lui ont fait beaucoup de tort pour son image. Ensuite il a eu quelques bienfaiteurs qui à juste titre ont cru en lui. Au risque de paraitre un peu trop "pro Lewis", (on ne peut pas rester indifférent à une telle personnalité) je dirais que c'est toujours une perle avec un coeur tendre. Il est resté très ado dans le bon sens du terme. Des défauts il en a aussi, mais il a su au fil des années faire une partie de son chemin d'homme, et les corriger au fur et à mesure. Après son talent hors norme, sa grande force c'est d'avoir su tirer au fil des saisons, les leçons de ses erreurs. Il a fait les bons choix au bon moment, comme celui de quitter Mc Laren pour Mercedes. Il a gardé ses qualités de vitesse mais sait désormais les utiliser à bon escient au bon moment. Un pilote qui ne fait pas beaucoup d'erreurs, c'est aussi une sacré qualité. Autre aspect que j'ai déjà évoqué ici, son coté travailleur. J'ai rarement vu un pilote aussi persévérant en interne, alors que l'image que les médias aimaient donner de lui était celle d'un fêtard type gosse gâté arrivant sur les circuits et repartant presque aussitôt. Mais c'est archi faux. Il fuyait simplement cette ruche avide de potins ou du mot de trop sorti de son contexte. Tous ses ingés, coéquipiers et mécanos diront la même chose, talent certes, mais surtout beaucoup de travail avant et entre les courses, au point qu'il est parfois un peu ch.... a téléphoner et revenir à l'usine pour poser des questions et encore des questions.
Lewis a toujours eu besoin de stabilité et de liberté pour s'exprimer. Toto Wolf et Niki Lauda, c'est sa stabilité, ceux sur qui il peut compter, presque des parents. Et ça marche! La liberté, il la trouve loin de la F1 dans ses passions avec ses copains dans la musique et les arts, la mode, etc. C'est paradoxal, car c'est aussi un univers fait de paillettes et de superficialité. En fait je crois qu'il admire la créativité, c'est une attirance qu'il a toujours eu pour les artistes. Lewis ne traîne pas beaucoup avec les gens du milieu automobile.
Bon je ne vais pas écrire un bouquin sur lui, mais il est aussi fascinant pour ceux qui l'ont connu que détesté par d'autres qui...ne l'ont pas connu. Dans l'histoire des sports mécaniques (dans la moto par exemple) il y a aussi d'incroyables talents doués de personnalité hors normes. D'ailleurs son admiration et son amitié avec le n°46 ne sont ni une légende ni un hasard...


Il y a 2 mois
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