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Chine : les perspectives pour la course

Bottas en pole, les deux Red Bull sur la troisième ligne, McLaren en retrait... prenons quelques instants pour évoquer les points chauds du 1 000e Grand Prix de l'histoire du championnat du monde de Formule 1, tout en faisant le point sur les différentes stratégies possibles.

© Mercedes - Bottas partira en tête du 1 000e Grand Prix de l'histoire !© Mercedes - Bottas partira en tête du 1 000e Grand Prix de l'histoire !

Mercedes intouchable ?

Sur un circuit de pleine charge, on attendait surtout une des deux Ferrari pour la pole position. Erreur : à l’aise sur les deux premiers secteurs, c’est bien l’équipe Mercedes qui est sorti du lot, avec la septième pole en carrière de Valtteri Bottas, 23 millièmes de seconde devant Lewis Hamilton.

Mais il ne faut pas oublier l’écurie italienne pour la gagne ! Sur les premiers tours, Sebastian Vettel (3e) et Charles Leclerc (4e) auront certainement quelques possibilités de dépassement, notamment dans la longue ligne droite (1 397 mètres) entre le treizième et le quatorzième virage. Il faut dire que le moteur Ferrari (317,5 km/h relevé) est presque 5km/h plus vite en ligne droite que le moteur Mercedes ! Une bagarre est donc possible, surtout si Bottas et Hamilton s’affrontent. Plus offensif cette saison, le Finlandais ne se laissera certainement pas faire si le Britannique l’attaque. De quoi arranger les plans de Vettel et Leclerc ? La Scuderia devra en tout cas montrer un meilleur rythme que celui entrevu en simulation de course lors de la FP2 : sur les tendres, Hamilton et Bottas étaient les plus rapides, tandis que Vettel tournait lui une seconde et demi plus lentement ! Avantage Ferrari en revanche sur le pneu dur. Alors, bataille, pas bataille ?

En attendant, une statistique penche tout de même en faveur de Bottas : sur les cinq dernières courses, le poleman a gagné à quatre reprises.


Red Bull : spectateur ou acteur de la course à la victoire ?

L’écart s’est rétréci pour l’écurie autrichienne : neuf dixièmes derrière le poleman à Melbourne, huit à Sakhir… et cinq à Shanghai, grâce à Max Verstappen, privé de dernier tour suite à une mésentente avec Vettel. Comme l’an dernier, les longues courbes du tracé plaisent à la monoplace autrichienne, qui limite la casse en ligne droite avec le moteur Honda.

Pour la course, le team de Milton Keynes peut fonder des espoirs : la simulation pneumatique de vendredi plaçait Verstappen et Gasly devant Vettel et Leclerc. Mieux, sur les gommes médiums, les pilotes du taureau ailé étaient plus rapides que les Ferrari mais aussi Mercedes. Ça tombe bien, Max Verstappen s’élancera avec ces gommes médiums, comme les duos Bottas-Hamilton et Vettel-Leclerc. Avec les pneus tendres, Pierre Gasly (6e) a aussi des chances d’animer le début de course ! L’opportunité de décrocher de très gros points est belle pour le Red Bull Racing.


Renault vs Haas : quelle équipe va émerger ?

Le match a tourné court lors des qualifications, la faute au chrono. Avantage à l’écurie française pour l’instant avec la quatrième ligne verrouillée par Daniel Ricciardo (7e) et Nico Hulkenberg (8e), deux pilotes qui ont même titillé la sixième place de Gasly en Q3. Mais en course, le Renault F1 Team va devoir certainement regarder dans ses rétroviseurs, avec les deux Haas de Kévin Magnussen (9e) et Romain Grosjean (10e) dans leurs dos.

En se référant aux simulations observées lors de la FP2, l’écurie Renault semble quand même légérément au dessus, surtout sur les pneumatiques tendres, Ricciardo tournant une seconde plus vite que Grosjean. Après le double abandon de Bahrein, pas d’alternative possible pour l’écurie française : ramener au moins les points de la septième place, plus si affinités. Attention quand même au Haas F1 Team, qui sera forcément rapide en ligne droite avec le moteur Ferrari. Ce côté du garage sera aussi porté par la revanche, Romain Grosjean visera une première entrée dans les points. Au détriment d’un pilote Renault ?


Un retour dans le top 10 pour McLaren ?

La dynamique en qualifications n’a pas résisté au tracé chinois. En Q3 lors des deux premières courses, McLaren a cette fois calé en Q2 avec ses deux pilotes scotchés au 14e et au 15e rang, Carlos Sainz devant Lando Norris. La MCL34 préfére visiblement des tracés plus compacts : la mauvaise performance de Shanghai avait d’ailleurs été prévue par les ingénieurs.

Mais pour la course, l’écurie anglaise devrait quand même remonter, plus à l’aise sur une heure et demi de course que sur un tour de qualifications. D’autant que leur dégradation des gommes n’était pas mauvaise le vendredi, Carlos Sainz tournant par exemple plus vite que les Red Bull de Verstappen et Gasly sur le pneumatique médium. Ceci étant, la progression de Sainz et Norris risque bien d’être freinée par celle des deux Toro Rosso, très véloces sur le composé tendre et dur (Albon et Kyvat meilleurs temps derrière Vettel en simulation de course!) L’écurie de Woking croisera donc certainement le fer avec Albon qui s’élancera du fond de la grille. Rattraper Kvyat devant eux ne sera pas chose aisée !


Des possibilités de dépassement à gogo

Large, la piste du circuit international de Shanghai est idéale pour un grand spectacle.
Avant les dépassements, il faudra quand même surveiller l’action au départ, dans la fameuse courbe “escargot”, se refermant ves la droite.

Ingrédient majeur de la fête, l’aspiration, notamment dans la longue ligne droite vers le quatorizième virage. Surtout que cette année, les voitures se suivent encore plus facilement. Dés lors, le nombre de dépassements en 2018 risque bien d’être battu, celui-ci étant de 50 sur la course 2018, dont 29 sans l’aide du DRS.

Stratégie pneumatique : la sécurité ou l'audace ?

Très exigeant par ses forces latérales, le circuit de Shanghai est un calvaire pour les pneumatiques Pirelli. Boudé par les meilleurs en Q2, la gomme tendre souffre, notamment dans les longues courbes du premier et du treizième virage. Son utilisation en course sera un défi : si les prévisionnistes italiens optent pour une stratégie idéale tendres+durs à un arrêt (au 15e tour), elle sera tout simplement impossible à réaliser pour les cinq premiers, qui se sont qualifiés en Q2 avec la gomme médium. Dés lors,la gomme tendre ne sera peut-être pas passée par les meneurs, avec un départ en médiums, un arrêt au 19e tour pour passer les durs… et rallier l’arrivée ! Les plus audacieux tenteront une stratégie à deux arrêts : départ en tendres, un premier passage aux stands au 15e tour, un deuxième relais en tendres, une nouvelle immobilisation pour enfiler les durs, et aller au bout de ce Grand Prix de Chine.




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1 réaction sur cet article Donnez votre avis
Aifaim
Aifaim :
Quitte à effectuer deux arrêts, pourquoi ne pas envisager deux trains de soft et un de medium ?
Les pneus "usagés" ne sont pas forcément "usés", surtout ceux qui n'ont effectué que 3 à 5 tours en Q1.
De plus, si, comme ailleurs, il faut tenir compte du temps passé sur la voie des stands, la nécessité de repasser les autres concurrents est moins pénalisant qu'ailleurs.
Il y a 2 mois
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