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Daniel Ricciardo pénalisé pour son accrochage à Bakou

Le pilote Renault a été pénalisé de trois places sur la grille lors du départ du prochain Grand Prix en Espagne, pour son accrochage étonnant avec Daniil Kvyat.

© Renault - Début de saison compliqué pour Ricciardo chez Renault© Renault - Début de saison compliqué pour Ricciardo chez Renault

Seul incident de ce Grand Prix d'Azerbaïdjan, Daniel Ricciardo a écopé de trois places de pénalité lors du départ du Grand Prix d'Espagne dans deux semaines. La raison ? Cet accrochage dans l'échappatoire avec Daniil Kvyat.

En bataille au 31e tour, le pilote Renault tenta un dive-bomb osé sur son adversaire à bord de sa Toro Rosso. Bloquant ses roues, Ricciardo emmena le pauvre Kvyat avec lui dans l'échappatoire. Mais comme si cela ne suffisait pas, Ricciardo tenta de s'en sortir en marche arrière. Seulement voilà, il n'avait pas vu que la Toro Rosso n°26 était juste derrière lui ! Résultat :
l'Australien rentra sur son adversaire en marche arrière, ce qui stoppa après coup la course des deux pilotes.

Daniel Ricciardo s'est ensuite exprimé sur cet incident : « Je ne suis pas content de ce qui s'est passé. Cela se présentait bien pour nous, nous avions le rythme et je réduisais l'écart sur Daniil. Il y avait une ouverture. C'est toujours serré au virage 3, mais j'ai bloqué une roue et j'ai tiré tout droit. Après, j'imagine que j'ai eu un sentiment d'urgence, je voulais perdre aussi peu de temps que possible et je n'ai pas regardé dans le rétro. J'ai enclenché la marche arrière et je ne me doutais pas qu'il était là, je pensais qu'il aurait décroisé. Ma première erreur en a provoquée une autre. »


En effet, cette erreur coûte très cher, puisque Renault descend ce soir à la septième place des constructeurs tandis que Daniel Ricciardo occupe une lointaine 13e place au classement des pilotes. Ce passage chez Renault est pour le moment une douche froide pour l'ancien pensionnaire de chez Red Bull, qui n'a marqué des points qu'à une seule reprise, en Chine, grâce à une 7ème position. Une occasion ratée pour le constructeur français, qui aurait pu marquer de précieux points dans cette lutte très serrée regroupant tout le milieu de peloton. En attendant, McLaren a marqué 10 points à Bakou avec ses deux pilotes...


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5 réactions sur cet article Donnez votre avis
Aifaim
Aifaim :
Les mauvaises langues diraient que Ricciardo s'est offert une "grosjeannade" avec sa manoeuvre quelque peu irréfléchie pour s'extirper de l'échappatoire...
Il y a 4 mois
LH#44
LH#44 :
Les mauvaises langues disent qu'il à torpillé la torpille ;)
Il y a 4 mois
Agufeow
Agufeow :
Les bêtises et les problèmes techniques sur son auto ne le quitte pas et la malchance persiste.
Cependant, une fois que son auto sera au point (à mon avis Renault est sur le pied de guerre) ce pilote sera intouchable.
Si il y a un pilote qui peut allé chercher les Mercedes, c'est bien lui ! Qui plus est, Leclerc également mais il est plus réfléchi.
Ricciardo est un peu comme LE Kubica des rallyes. La folie de la vitesse mais les crash sont remplacé par les problèmes mécaniques....
Courage à lui.
Il y a 4 mois
V6 Turbo
V6 Turbo :
C'est la sixième année que Renault Sport est investie dans le développement de son PU. On va pas refaire l'histoire, mais c'est quand même globalement un mauvais feuilleton. Il y a trois ans, je me plaignais surtout de la communication "catastrophique" du groupe. Que dire aujourd'hui? Toujours des espoirs mais l'impression qu'ils n'y arriveront jamais. Et pourtant il y a eu quelques moments d'euphorie et des victoires mais au final le doute s'est durablement installé. Mes anciens collègues motoristes avec lesquels je garde des relations régulières ont tous quitté la "maison" pour des questions diverses et variées. Même s'ils sont tenus au devoir de réserve, reste que leur diagnostic est sévère avec la sensation d'une espèce d'errement au fil des saisons. Certains en sont arrivés à finir par donner en partie raison à Marko qui agitait le chiffon rouge pour faire bouger les choses. Le constat est quand même assez contrasté. Ils ont quand même le souvenir d'une aventure exceptionnelle sur le plan personnel.
Parlons d'abord du positif. La perf PU est "presque" au RDV cette saison. Perf qui est devenue presque invisible tellement l'ensemble chassis/aéro est moyen.
La partie thermique au sens littéral du terme atteint les objectifs prévus. Les courbes seraient excellentes et la fiabilité est au rendez-vous sur cette partie. Ces dernières saisons il y a eu de grosses galères et ils se sont parfois empétrés les pinceaux dans des configurations cartographiques exotiques comme on dit. En fait, ces PU sont très sensibles à la qualité du mélange. Au fil des saisons on a découvert une stoechiometrie nouvelle. Le fameux rapport air/essence (classiquement de 14.7) n'est plus adapté aux contraintes de ces PU. On fonctionne désormais régulièrement en dessous des valeurs classiques avec des conséquences considérables sur la température interne. Il y a des pics qu'il faut surmonter ou prévoir. Longtemps la difficulté a été d'adapter le MGU-H à ces données avec une réactivité injection/MGU-H/ MGU-K pas facile à appairer.
En ce qui me concerne, je vais essayer d'apporter ma petite opinion sur ce mal récurrent dont est victime la marque au losange. MGU-H, puis MGU-K, les problèmes se succèdent toujours. On parle là de récup d'énergie. Le boost electrique vient modifier la courbe de charge thermique, cet aspect a été compliqué à gérer car les paramètres sont complexes et évolutifs en fonction des conditions d'exploitation. Les modélisations semblent acquises mais c'est désormais certains composants de cette gestion électronique qui sont en cause. Maintenant ils galèrent sur l'exploitation du MGU-K, domaine sur lequel les autres ont fait le tour de la question depuis un bon bout de temps. Il y a eu encore des soucis de fournisseurs et de logiciel me dit on.... A force, c'est un leitmotiv qui finit par saouler mais c'est pourtant bien réel.
Je pense qu'il y a un bon potentiel coté PU car la banque de données est immense. Les moyens n'ont pas toujours été au rendez-vous mais ils savent désormais ce qu'il ne faut pas faire. Un des problèmes vient de la concurrence tellement sévère. Outre Mercedes et Ferrari, Honda semble avoir trouvé la bonne combinaison, chaque faux pas de RF1 tombe comme une nouvelle charge négative sur l'équipe quand presque comme un signe, Honda fait presque un sans faute.
Bref je crois que les 4 constructeurs de PU devraient pourtant logiquement très bientôt se retrouver sur un pied de quasi égalité en terme de perf. Mais RF1 me fait à la fois plaisir d'avoir atteint ce niveau et peur de ne pas mettre tous les moyens pour garder le niveau.
enfin, et j'insiste, ce qui fait beaucoup la différence entre les équipes, c'est la capacité à faire évoluer le chassis et à bien l'exploiter. Là, Woking n'est pas au niveau requis . Pire, ils ne peuvent pas vraiment comparer à Mc Laren qui n'est pas non plus une référence cette saison. Celà est un réel handicap car pour qu'un PU s'exprime (1000cv et un couple monstrueux) il faut un chassis très performant, réactif, compréhensible. Je leur souhaite le meilleur mais c'est là au final que le bât blesse le plus.
Il y a 4 mois
Aifaim
Aifaim :
Ceux qui ont suivi "les années Ligier" en Formule1 se souviennent de la phrase qu'on accolait au patron de l'équipe éponyme à chaque présentation de sa nouvelle monoplace : "une année de transition"...

Chez Renault, c'est toujours à peu près ça. Chez Guy Ligier, le souci venait des changements de fourniture moteur. Chez Renault, c'est l'inverse et l'inverse comme l'explique V6turbo@, c'est Enstone.

Du point de vue humain, peut-être faudrait-il remettre en question les responsables du site britannique avant de pointer du doigt Abiteboul... Le problème, c'est qu'on les connaît moins !

Nick Chester est le directeur technique châssis et Marcin Budkowski directeur exécutif du site d'Enstone. Il déclarait en octobre 2018 - ce n'est pas vieux ! - avoir l'objectif de "réduire l'écart avec le top3 en 2019 puis entrer sur le podium après le changement réglementaire attendu en 2021"
Ce sera mieux... plus tard !
Mais cette déclaration contient un terrible aveu. S'il faut attendre le changement radical de réglementation, cela signifie que, dans l'état actuel, il sera impossible de rattraper le retard. Cette future définition de la F1, c'est la safety-car de Renault, celle qui va effacer le retard cumulé et ramener la firme dans le sillage de ses adversaires.
Il y a 4 mois
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