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Vettel : « Nous ne sommes plus les favoris pour le titre »

Toujours sans victoire après la quatrième épreuve de cette saison 2019, Sebastian Vettel a concédé que Ferrari n'était plus en position de force pour les deux titres.

© Nicolas Delpierre/MotorsInside.com - Vettel et Ferrari en grande peine dans ce début de saison© Nicolas Delpierre/MotorsInside.com - Vettel et Ferrari en grande peine dans ce début de saison

Si les essais hivernaux laissaient penser que la Ferrari était la meilleure monoplace du plateau, les quatre premiers Grand Prix de cette saison montrent l'inverse ! A chaque fois derrière Mercedes, les performances moyennes de la Scuderia Ferrari sont inexplicables, malgré quelques améliorations apportées ce week-end.

Avec cette troisième place finale, Sebastian Vettel regarde avec une petite moue ce week-end à Bakou : « Le premier relais a été très compliqué, j’ai eu du mal à faire fonctionner les pneus. Je pense que les pneus étaient trop froids. Ensuite, quand ils étaient chauds, ils étaient endommagés, donc ça ne marchait jamais vraiment. J’étais vraiment mal à l’aise et je ne pouvais tout simplement pas avoir confiance en la voiture.»

Alors que Ferrari doit se consoler avec des troisièmes place pour meilleur résultat (à trois reprises), Mercedes a raflé quatre doublés, ce qui n'était jamais arrivé dans l'histoire de la discipline ! L'écurie italienne accuse désormais 74 points de retard sur sa rivale. Un constat aussi désolant pour Sebastian Vettel, seulement troisième du championnat, qui concède déjà 35 points sur le leader, Valtteri Bottas.

«Il nous reste encore beaucoup de travail à faire, nous n’étions pas tout à fait là où nous voulions être. Nous ne sommes pas les favoris pour aller à Barcelone. L’équipe est dans le bon esprit. Nous devons les chasser. Nous attendons avec impatience un week-end sans accrocs, mais il sera crucial de les attraper et de renverser la tendance.»





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11 réactions sur cet article Donnez votre avis
V6 Turbo
V6 Turbo :
Confirmation en ce début de saison que de bons chronos en essais ne font pas la gagne. C'est un peu l'arbre qui cache la forêt. A l'image de cette Vmax qui fait fantasmer les foules mais rarement gagner quand elle n'est pas accompagnée des tous les autres fondamentaux.
Je répète que le traçé de ce circuit pourtant récent ne fait pas assez la part belle aux pilotes. Le spectacle tenait plus au suspens lié à la stratégie pneumatique décalée de Charles Leclerc qu'au niveau de pilotage. Allez, on a vu pire sur des circuits pourtant plus alléchants, je me plains pour le principe. Pour Charles, il est évident que ce gars a un gros talent et qu'il pourrait bien mettre un sacré coup de pied dans la fourmilière s'il continue à courir ainsi.
Ce qui marque aussi ce début de saison c'est le sans faute inédit de Mercedes et de ses deux pilotes pourtant sous pression d'une concurrence affutée. Malgré un règlement conçu pour changer la donne, la hiérarchie ne semble pas être bouleversée, au contraire. Chacun a élevé son niveau de jeu et les champions en titre ne sont pas à la traîne. Le retour en Europe va t-il inaugurer une autre hiérarchie? Ce serait bienvenu si on ne veut pas ennuyer tous les quidams moins passionnés que nous.

Il y a 1 mois
Aifaim
Aifaim :
V6turbo@, par rapport à leurs devancières, j'ai le sentiment que la Ferrari est allée plus loin dans l'exploration de solutions inédites que la Mercedes.

Comme dans le domaine médical, il est difficile de maîtriser les "effets secondaires" a fortiori dans des solutions inédites. Le remède, c'est le temps, une denrée rare dans le carcan d'une saison de Formule 1. Après quatre courses, dans les équipes, on progresse mais un grain de sable peut ruiner un week-end.

A Bakou, il y a eu l'annulation des EL1 sur une piste atypique et une hausse des températures entre samedi et dimanche. Ce qui pouvait passer inaperçu sur quelques tours pour l'exploitation des pneus a remis en cause les scénarios prévus pour la durée du Grand Prix.
Bien sûr, on peut s'appuyer sur l'histoire, les éditions précédentes. Pas de chance ! Chacun comptait profiter des erreurs des autres pour se bien classer. Mais personne n'a pris de risques inconsidérés et les abandons n'ont pas décimé le peloton. C'est plus que suffisant pour mettre une stratégie par terre.

L'accident de Leclerc n'aurait été qu'anecdotique s'il n'avait fait reculer le Monégasque sur la grille. Bien sûr, nous avons tous vu - et apprécié - sa remontée dans le peloton et sa prise de pouvoir provisoire.
Car un Grand Prix comme celui-là se joue dans les premiers tours. Du fait de sa mauvaise position sur la grille, Leclerc était absent. Vettel et les stratèges de la scuderia jouaient à un contre deux, voire trois si on inclut Verstappen.

Mon ressenti, c'est que le muret Ferrari est resté sclérosé sur le plan initial, obsédé par une safety-car qui offrirait un arrêt "gratuit" à Leclerc. Avec tout son bon sens, leur pilote constatait le retour inexorable des Mercedes et réclamait de nouvelles gommes. A raison !
Un des problèmes de l'écurie italienne, c'est de rester figée devant l'imprévu et l'inattendu. Wolff, il y a peu, a montré beaucoup plus d'audace avec les deux arrêts simultanés. Etonnant ! L'image d'Epinal veut que les Latins soient les rois de l'improvisation et les Germains alourdis par leur rigidité...
Il y a 1 mois
V6 Turbo
V6 Turbo :
@Aifaim
Très intéressant comment Vettel analyse la situation:"Je n'étais pas vraiment à l'aise et j'étais inconstant, et je n'ai pas trouvé la confiance en la voiture" . "Nous devons travailler plus fort et mieux. On fait notre maximum mais il faut reconnaître qu'ils réussissent phénoménalement bien (...) Nous avons une bonne voiture, nous ne parvenons juste pas toujours à l'amener au niveau où elle devrait être, donc il est difficile d'avoir la confiance et les sensations. Mais ça va venir. C'est comme un Rubik's cube qui faut terminer. Nous avons beaucoup de gens très intelligents qui peuvent le faire en quelques minutes mais là c'est un Rubik's Cube de très grande taille !"
Hier dans ma réflexion avec mon collègue ingé sur le pourquoi du delta entre essais et course, avant Vettel nous esquissions en creux le même diagnostic. La SF90 est une sacré bête de perf mais un peu diva quand la W10 est plus simple à comprendre.
C'est un vieux débat technique cette affaire. Attention ce n'est pas dit que la Ferrari est plus complexe que la Mercedes dans l'absolu, elle est juste plus complexe à comprendre. L'image du Rubik's cube (de très grande taille!!!!) de Vettel me parait excellente. Démonstration parfaite encore hier. Pour nous soit disant "scientifiques", le défi est toujours de comprendre pourquoi et comment ça marche... ou pas. Une fois modélisé, on applique le "truc qui marche" mais en compétition on veut toujours aussi en rajouter un ingrédient qui fera la différence sur la précédente trouvaille.c'est vrai que c'est tentant. C'est là que se trouve parfois le petit l'excès qui fait perdre la compréhension... et la course!
Il y a 1 mois
Marc Diskus
Marc Diskus :
Je partage un sentiment très proche de celui d'Aifaim@ et V6 Turbo@ sur la situation actuelle des 2 équipes de pointe de la F1 . Toutefois , je me permets d'inoculer quelques détails personnels .

La Scuderia a 2 bonnes raisons d'être déçue au lendemain de Bakou .
- A aucun moment ni en course , ni en qualif , les Ferrari étaient en mesure de rivaliser avec les Mercedes . La W10 est adaptable aux différents circuits comme un caméléon , fiable , rapide ,équilibrée . La SF90 n'a pas atteint ce niveau . On peut être sûr que Ferrari va mettre tous ses ( considérables ) moyens en oeuvre pour progresser . Le problème est que Mercedes en fera de même et que selon l'adage " le temps perdu ne se rattrape jamais " .
-La Scuderia s'est loupée dans sa stratégie pneumatique décalée , en voulant faire partir ses voitures en mediums pour la course , ce qui passait par une Q2 à fond en mediums , Vettel qui frôle la catastrophe et et Leclerc qui finit dans le mur . Bien sûr Leclerc démarre sa course en mediums , plutôt très bien mais en tendres , après son premier arrêt , ses pneus ne fonctionnaient absolument pas . Il a fallu qu'il s'arrache avec un 2ème train neuf de tendres pour faire le meilleur tour en course , peu devant Bottas qui avait réalisé son meilleur tour en mediums usés . On peut se poser la question de savoir si Leclerc , qui planait au-dessus des autres Samedi , en adoptant la stratégie pneus des autres , n'aurait pas gagné la course .

Clairement , les tendres étaient adaptés à la qualif et les mediums à la course . Clairement , la W10 est un félin apprivoisé et la SF90 , un félin sauvage .
Il y a 1 mois
V6 Turbo
V6 Turbo :
@Marc Diskus
L'analyse est bonne. Et assez probable que Leclerc aurait au moins fait un podium avec une stratégie inversée. Toutefois, ses chronos canons de début de course ne sont pas liés qu'aux médiums. Il a profité de beaucoup d'aspi et de DRS à chaque tour, ensuite (SC+tendres, etc...) les choses se sont calmées. Reste que c'est un pilote hyper rapide. J'attends de le voir sous l'eau et sous pression. En tous cas c'est une pépite qui à l'air très bien "neuronée." Ce qui m'inquiète, ce n'est pas Charles Leclerc mais bien plutôt le niveau moyen (toutes proportions gardées) de Vettel. Cela risque bien de devenir un vrai problème pour Ferrari si l'ex CDM ne remonte pas la pente. Je ne le trouve pas du tout à l'aise dans sa monoplace, en perte de confiance. Il l'exprime d'ailleurs très bien depuis plusieurs courses. Une situation qui perdure depuis la mi saison dernière. Serait-ce dû à la philosophie globale qui a prévalu à la conception (ou l'évolution) des deux dernières SF?
Il y a 1 mois
Aifaim
Aifaim :
En ce qui concerne Vettel, je me demande s'il n'est pas en train de revivre la saison 2014 chez RedBull. La monoplace, cette année-là, lui convenait mal et il n'a jamais pu s'y habituer de manière efficace au point d'être mis en difficulté par un Ricciardo frais émoulu de l'école Toro Rosso.
Comparaison n'est pas raison mais je me demande s'il n'existe pas des configurations auxquelles son style de pilotage l'empêche de s'adapter pour aller chercher les derniers centièmes.

De manière plus générale, il n'est pas le seul à éprouver des difficultés à "fusionner" avec la voiture. Il y en a chaque année ! Qu'ils le clament ou le taisent, le chrono et les résultats sont implacables.
Il y a 1 mois
AP01
AP01 :
Il fut des époques où la Ferrari gâchait le talent des pilotes et d'autres ou les pilotes gâchaient la performance de la Ferrari. Vettel se place sans aucun doute dans la seconde époque. Le titre est probablement à oublier sauf renversement de situation miraculeux. La capacité de Binotto à, enfin, laisser ses pilotes se battre à la loyale pourrait sauver la mise à Ferrari pour 2020. Leclerc à un bel avenir devant lui et pourrait ramener le titre chez les rouges, sauf si la politique débile qui existe à la scuderia depuis des décennies perdure. A croire que certains n'apprennent jamais de leurs erreurs...

Un duo Hamilton/Leclerc chez Ferrari serait sans doute le seul à pouvoir battre Mercedes.
Il y a 1 mois
V6 Turbo
V6 Turbo :
J'essaye de comprendre les vraies raisons de l'installation d'un nouveau PU dés ce week-end dans la SF90. Le communiqué de presse annonce "plus de puissance" et"une nouvelle formule de lubrifiant". OK. Cela me parait un peu light comme explication, en tous cas les raisons de ce choix prématuré (initialement c'était à Montréal) sont à mon sens plus complexes.
Seulement trois PU pour 21 week-ends, un changement dés le la cinquième course pose des questions. Le règlement est formel, les équipes peuvent introduire leur nouveau PU quand elles le souhaitent, mais à chaque fois le nouveau bloc est plombé , donc impossibilité de l'ouvrir ou de le modifier pour la suite. On peut, en revanche, réutiliser à loisir un bloc déjà utilisé. La gestion des PU est très sensible car les pénalités de départ en fond de grille, surtout quand on vise le titre, sont de très lourds handicaps.
Je pense simplement que Ferrari a d'autres intentions. Leur actuel PU ne manque pas de puissance, il l'a prouvé à chaque fois qu'il est sorti des pits que ce soit en EL ou en qualif. En course aussi. Le handicap vient plutôt de l'aéro et/ou du chassis. Alors pourquoi le changer si tôt?
Pour moi deux hypothèses majeures: soit il y a un problème d'usure prématurée (risque de perte de puissance et de casse potentielle ), soit le nouveau PU est beaucoup plus performant. Dans le deuxième cas, c'est un peu comme aux cartes, on sort son atout pour renverser le jeu. Peut-être aussi que les deux hypothèses sont aussi imbriquées. Imaginons une double casse en course à Barcelone: un scénario catastrophe pour la suite de la saison. En revanche un beau doublé serait tellement porteur d'espoirs.
D'autres éléments sont à prendre en compte. Certains tracés à venir sont très gourmands en terme de PU. Je pense entre autres au Canada, au Paul Ricard, et surtout Spa. En revanche Monaco peut se courir avec un PU moins performant. Ce sera l'occasion de ressortir le matériel un peu moins puissant.
Ce qui me surprend dans le choix de Ferrari, c'est que la course au titre face à Mercedes se joue aussi beaucoup sur l'évolutivité des PU. Des centaines d'ingés planchent tous les jours et parfois la nuit pour améliorer leur PU. Il y a un facteur temps dans cette course en coulisses. Plus on dispose de temps, plus on peut valider des specs innovantes. A chaque nouvelle étude prometteuse , on passe par la case fabrication (sous-traitants, transports, vérif conformité, etc), les tests de validation au banc (comparaisons perf, métrologie fatigue/usure, conso, tempet de fonctionnement, etc). Conséquence, comme dans une saison on dispose que de deux nouvelles cartes par rapport au PU de départ, il faut en principe les jouer le plus tard possible afin d'apporter les specs les plus abouties tant sur le plan perf que fiabilité.
Bilan, à mon sens , Ferrari sans le dire officiellement , joue un forme de va tout dans ce choix prématuré. La Scuderia compte sûrement profiter des circonstances nombreuses et variées dans une saison pour utiliser un quatrième PU "magique" à l'occasion d'un ou deux couacs toujours possibles cet été (par exemple un crash en qualif...).
Alors opportunisme bienvenu ou aveu prématuré d'impuissance? L'histoire le dira bientôt. En tous cas à Barcelone, ce n'est pas les watts qui devraient leur faire défaut.
D'autre part, je suis très curieux de voir leur comportement chassis. A Bakou ils avaient apporté des modifs visibles sur les pontons, les ailerons et les bords de fond plat. Avec le retour en Europe, la journée de vendredi sera déterminante pour la suite car il y aura de quoi se rincer l'oeil en terme de nouveautés aéro. Et Ferrari joue là peut-être encore plus gros que pour son PU. Sera-t-elle à la hauteur de ce qu'elle à montré ici en essais?


Il y a 1 mois
Aifaim
Aifaim :
V6turbo@, je pense que Ferrari a prévu d'utiliser un 4e PU cette saison en profitant de cette règle de les utiliser "librement". Si c'est le cas, cela pourrait se produire sur les circuits "faciles" en ce qui concerne les dépassements. L'idéal étant autour de la mi-saison (Spa/Monza).
Il existe peut-être une amélioration à tester au plus vite pour en faire bénéficier - ou non - les PU de l'année mais - pourquoi pas ?- ceux de l'année prochaine. Je m'interroge sur l'influence de la méthode Honda de l'an passé sur les autres motoristes. Sans imiter leur collègue japonais qui créa une orgie de propulseurs en snobant l'intérêt sportif à court terme, les trois autres seront éventuellement tenté de se doter d'un zeste de risque.
Autre sujet : apporter plus de puissance à une monoplace manquant d'homogénéité, de nos jours, c'est surprenant. Par contre, historiquement, c'était le credo du Commendatore. Une voiture, c'était avant tout un - beau - moteur. Qu'importe si les châssis se tordaient - de douleur, pas de rire - pour encaisser des puissances monstrueuses.
C'est ainsi qu'il opposait à son statut de constructeur de F1, celui "d'assembleurs" pour les équipes britanniques (Lotus, Brahbam...) qui lui taillaient des croupières.
Il y a 1 mois
V6 Turbo
V6 Turbo :
@Aifaim
L'histoire des sports méca est pavée de ces anecdotes concernant les moteurs et leurs puissances. Si elles ont berçé nos jeunes années et nos passions mécaniques elles sont aussi paradoxales. Une bonne auto (moto, etc...) c'est toujours un tout. Même un dragster est plus en quête de grip que de chevaux. Combien d'histoires toutes aussi délirantes sur ce thème du nombre des chevaux réels ou imaginés...
Allez, on va revenir à la raison et au chrono. Je reviens à mes précédents posts. A Barcelone il faut un très bon chassis avec une monoplace constante capable de faire à la fois P1 samedi et d'aligner de gros chronos de bout en bout dimanche avec les deux composés. Le pilote n'est pas en option. Equation à résoudre maintenant. Vous avez deux heures...
Il y a 1 mois
Aifaim
Aifaim :
V6 turbo@, Tout à fait d'accord... Forghieri aussi à l'époque qui n'arrivait pas à obtenir gain de cause de son patron. Autre anecdote d'alors : Il n'arrivait pas à avaler que les gros V8 assez "rustiques" de conception dans les Ford MKIV soient plus puissants et rapides que les petits bijoux V12 hypersophistiqués (pour l'époque...)des Ferrari P4 !
Il y a 1 mois
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