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Monaco : le circuit à la loupe

Prestigieux, historique, mythique... les synonymes ne manquent pas pour qualifier le Grand Prix de Monaco. Le tracé exigeant n'accepte aucun écart de trajectoire et impose une concentration extrême pour les pilotes pendant les qualifications, et les 78 tours de la course. Juste avant les qualifications, analysons chaque virage de ce circuit si particulier.

© - Renault - Monaco, un circuit sans marge d'erreur !© - Renault - Monaco, un circuit sans marge d'erreur !

N°1 Sainte-Dévote : 3e rapport engagé - vitesse de passage : 130 km/h
Du nom de la Sainte patronne de la principauté, Sainte Dévote est le premier virage du circuit, qui commande vers la montée de Beau Rivage. Par le passé, ce premier point chaud du circuit a été le témoin de dépassements héroïques et de crashs spectaculaires. Déterminant pour la suite de la course, ce goulet d'étranglement constitue un véritable défi au départ pour tous les pilotes.


N°2 Beau Rivage : 7e rapport engagé : vitesse de passage 280 km/h
La montée de Beau Rivage s'effectue à fond et mène sur une longue courbe à gauche qui se referme progressivement. Premier "pic" de vitesse pour les pilotes !

N°3 Massenet : 4e rapport engagé - vitesse de passage : 150 km/h
Garder la trajectoire idéale est ici un véritable défi, le freinage s'effectuant juste après la fin de la côte, presque à l'aveugle. La suite de la courbe, en descente, accroît considérablement le sous-virage. La vitesse et le freinage doivent-être parfaitement géré lors des sessions chrono. Tout écart est ici fatal pour la voiture, on pense par exemple au crash de Rubens Barrichello en course en 2010, à bord de sa Williams.

N°4 Casino : 3e rapport engagé - vitesse de passage : 130 km/h
Toujours en descente, le virage du Casino précède la fameuse bosse qui fait se déporter l'ensemble des monoplaces, soucieuses d'éviter tout délestage et survirage intempestif.

N°5 Mirabeau haut : 2e rapport engagé - vitesse de passage : 80 km/h
Après avoir repris la trajectoire extérieure idéale, les pilotes effectuent un gros freinage pour plonger à l'intérieur du virage de Mirabeau haut. Une petite opportunité de dépassement se crée pour les pilotes au freinage. Mais la place est mince et l'accrochage est inévitable si le pilote de devant décide de fermer la porte. Certains concurrents peuvent aussi tirer tout droit en qualifications, comme un certain Nico Rosberg en fin de Q3 en 2014, un événement qui avait provoqué la colère de Lewis Hamilton, son équipier chez Mercedes.

N°6 Fairmont (ex Loews) : 1er rapport engagé - vitesse de passage : 50 km/h
Mythique épingle du calendrier, ce virage est le plus lent de toute la saison. Dans l'histoire récente, nous retiendrons ici l'audacieuse manœuvre de Raikkonen sur Magnussen en 2014 qui bloqua les deux monoplaces en plein virage.


N°7 Mirabeau bas : 3e rapport engagé - vitesse de passage : 80 km/h
Reprise de vitesse en descente dans ce virage à gauche et sous-régime obligatoire pour éviter les pertes de contrôle. Le vibreur peut-être escaladé pour coller au mieux à la trajectoire !

N°8 Portier : 3e rapport engagé -vitesse de passage :90 km/h
Du nom de Paul Portier, ancien professeur de l'institut Océanographique de Monaco. Ce virage est dans la continuité de Mirabeau bas, avec un rythme relativement lent. La trajectoire et la motricité sont à gérer au mieux, ce virage constituant la prise d'élan vers le Tunnel et sa pointe de vitesse.

N°9 Tunnel : 8e rapport engagé - vitesse de passage : 280 km/h
Seul vrai tunnel de la saison, son virage et sa sortie sont épiques tant extérieurement qu'intérieurement. La prise de vitesse est considérable et le freinage au bout dantesque. Ce dernier contraint les pilotes, lancés à pleine charge en descente, de passer de près de 280 km/h à moins de 70 km/h en quelques mètres, sur une piste bosselée et toujours étroite.


N°10 & 11Nouvelle Chicane : 3e rapport engagé - vitesse de passage : 70 km/h
Modifiée à plusieurs reprises, la chicane est fréquemment la cause de nombreux accrochages et pénalités. Étroite et dotée d'épais vibreurs, la marge de manœuvre est très mince en course. Souvenez-vous de la Lotus de Raikkonen face à la McLaren de Pérez en 2013 !

N°12 Tabac : 5e rapport engagé - vitesse de passage : 150 km/h
Frôlant les barrières de quelques centimètres, la trajectoire est tendue et ne laisse pas de droit à l'erreur dans le virage du Tabac, dont le nom provient du magasin de vente de cigarettes tout proche, qui existe encore !

N° 13 & 14 Louis Chiron : 6e rapport engagé - vitesse de passage : 240 km/h
Rendant hommage au pilote monégasque d'avant-guerre, la chicane Louis Chiron s'effectue à pleine charge à plus de 240 km/h. Jonchant les vibreurs, des bons réglages de suspensions sont ici essentiels pour garder toute l'adhérence et la motricité.


N° 15/16 Piscine : 3e rapport engagé - vitesse de passage : 105 km/h
Les esses de la Piscine sont vénérés par les pilotes, qui s'amusent à passer au plus près des barrières pour garder la trajectoire optimum. Le vibreur musclé intérieur gauche surprend souvent les pilotes, qui se voient finir contre la barrière de l'autre côté de la chaussée. Demandez à Max Verstappen !
N° 17&18 Rascasse : 1er rapport engagé - vitesse de passage : 70 km/h
Tiré du nom du bar-discothèque à proximité, le virage de Rascasse s'apparente à une épingle après un léger gauche dont le freinage reste toujours délicat afin de négocier au mieux le virage serré en deux-temps. Véritable chance de dépassement en course, ce virage est régulièrement le témoin d'accrochages, provoqués par des pilotes tentant le tout pour le tout. Comme sur la course principale en Formule 2 ce vendredi entre Mick Schumacher et Tatiana Calderon. Certains ont eu plus de réussite, comme le regretté Jules Bianchi, qui nous avait offert un morceau de bravoure en course en 2014, au détriment de Kamui Kobayashi, sur sa Caterham.

N°19 Anthony Noghes : 3e rapport engagé - vitesse de passage : 125 km/h
Dernier virage du circuit, le virage Anthony Noghes porte le nom du fils de l'Automobile Club de Monaco qui dessina le circuit en 1929. La trajectoire d'entrée est essentielle tout comme la gestion de la motricité, le virage étant crucial dans la prise d'élan de la ligne droite de départ/arrivée, vers la seule zone DRS du circuit.


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