> > > > Monaco - Course : Hamilton dompte Verstappen !

Monaco - Course : Hamilton dompte Verstappen !

Le pilote Mercedes a géré au maximum ses pneumatiques médiums pour remporter le Grand Prix de Monaco 2019 ! La pression de Max Verstappen a été intense, le pilote Red Bull ayant tout tenté pour passer. Mais la deuxième place est pour Sebastian Vettel et la troisième pour Valtteri Bottas ! Quatrième, le Néerlandais a été pénalisé de cinq secondes pour une sortie des stands dangereuse au 9e tour.

© Mercedes - Hamilton s'impose de justesse à Monaco ! © Mercedes - Hamilton s'impose de justesse à Monaco !

Annoncée dans les prévisions météorologiques, la pluie ne s'est finalement pas invitée au moment de la mise en grille des pilotes. Une grille forcément sous le signe de l'émotion avec un hommage à Niki Lauda, marqué par une profusion de casquettes rouges, couvre-chef fétiche de l'Autrichien, disparu lundi soir. Une minute de silence est également respecté à 15 minutes du départ. Ému par sa mort, Hamilton présente même un casque inédit, aux couleurs du triple champion du monde.

À quelques minutes du départ, le ciel est donc nuageux au-dessus de Monaco. Grâce à une Q3 rondement menée, les deux Mercedes de Lewis Hamilton et Valtteri Bottas s'élancent de la première ligne, devant la Red Bull de Max Verstappen et la Ferrari de Sebastian Vettel. Régional de l'étape, Charles Leclerc, ne part que 15e après l'erreur stratégique de Ferrari en Q1 ce samedi.

Hamilton garde la main, Leclerc dans les mauvais coups

Au départ, les 20 acteurs sont très calmes et aucun accrochage n'est à déplorer ! Opportuniste, Daniel Ricciardo arrive à prendre la 5ème place à Kevin Magnussen tandis que les deux Alfa Romeo ratent leur départ. Antonio Giovinazzi se fait surprendre pas la Williams de Robert Kubica.

Bien élancé, Charles Leclerc a lui déjà gagné deux places et se fait pressant derrière la Haas de Grosjean. Le pilote Ferrari tente sa chance plusieurs fois à la Rascasse et finit pas trouver l'ouverture au 8e tour dans une manoeuvre musclée mais correcte. Le tour suivant, le Monégasque attaque au même endroit, face à Nico Hulkenberg : les choses se passent nettement moins bien ! La Ferrari touche l'arrière droit de la Renault et part en travers. Leclerc retombe derrière Romain Grosjean mais arrive à rester devant Carlos Sainz, de justesse.

Malheureusement, les deux monoplaces ne sortent pas indemne de cet accrochage. Hulkenberg et Leclerc doivent tous les deux faire face à une crevaison : La Ferrari perd même des débris en piste et son pilote s'arrête aux stands. À peine ressorti, le direction de course déploie la voiture de Sécurité pour nettoyer la piste et c'est un bal d'arrêts aux stands qui s'en suit chez les leaders, Hamilton et Bottas font un arrêt coup sur coup, comme Verstappen et Vettel. Les deux McLaren et les deux Toro Rosso ne prennent pas cette option et intègrent le Top 10.


Verstappen est relâché juste à coté de la Mercedes de Bottas. Les deux hommes s'accrochent, le Néerlandais passe en force, mais l'incident est placé sous investigation quelques tours plus tard par les commissaires. Le Finlandais doit repasser aux stands, avec un pneumatique crevé. Il enfile alors des gommes dures, pour tenter d'aller au bout de la course comme Vettel et Verstappen. Seul Hamilton a donc choisi de repartir en médiums !
Au 15e tour, ça chauffe de nouveau à la Rascasse, cette fois entre Robert Kubica et Antonio Giovinazzi. Les deux hommes, qui ne se quittent pas depuis le début de la course, s'accrochent et bloquent une partie du peloton derrière. Ils repartent finalement sans trop de dégâts sur leurs monoplaces respectives.
Le week-end cauchemardesque continue pour Leclerc, à qui l'on signale à la radio les nombreux dommages sur sa monoplace. Le Monégasque rentre aux stands pour passer en tendres, mais abandonne finalement au 8e tour, après une course décevante.

Pénalité pour Verstappen, bataille intense en milieu de tableau !

Après quelques tours d'accalmie, la sanction tombe au 23e tour pour Verstappen : une pénalité de 5 secondes lors de son prochain arrêt au stand pour avoir été relâché de manière dangereuse par son équipe. Le pilote Red Bull est pourtant un vrai challenger pour Hamilton puisqu'il ne lui laisse pas plus d'une seconde d'avance. Juste derrière, un Vettel opportuniste met la pression sur la Red Bull et Bottas ferme ce petit train de quatre voitures qui ont pris le large.

En 5e position provisoire, Pierre Gasly a profité d'un arrêt exécuté dans le bon timing, au 28e tour, pour devancer Carlos Sainz, les deux Toro Rosso de Daniil Kvyat et Alexander Albon.
Pas encore passé aux stands, Romain Grosjean et Lando Norris complètent le Top 10, ces deux derniers ne s'étant pas encore arrêtés. L'Espagnol stoppé finalement au 30e tour, quelques boucles après Pierre Gasly. Les deux hommes repartent respectivement en 9e et 8e position pour aller jusqu'au bout en médiums. Sur ses gommes fraîches, Sainz se paye même le luxe de réaliser le meilleur tour en course au 33ème tour. Gasly lui retrouve la 5e place, en passant également Kyvat et Albon, puis Grosjean après leur changement de gomme.



En tête, Hamilton est toujours mis sous pression par Verstappen. Le pilote Red Bull a toujours une pénalité de 5 secondes en attente qui sera ajoutée à son temps de course s'il ne s'arrête pas de nouveau. Il peut quand même viser un podium en distançant le plus possible Bottas qui est déjà à 3 secondes et 7 dixième du Néerlandais. Un écart qui se stabilise après le passage de la mi-course.

Pour ces leaders, le trafic est une vraie plaie : sur sa Racing Point, Lance Stroll fait perdre du temps à Bottas en s'écartant seulement trois virages plus loin. Les quatre premiers se tiennent en moins de quatre secondes au 50e tour. Le moment choisi par Romain Grosjean, qui se débarrasse (enfin !) de ses tendres du départ. Le Français repart en 9e position et fait clairement une bonne affaire. Tout le contraire pour Ricciardo, 10e et Magnussen 12e, qui étaient mieux placés avant la Safety Car.

Hamilton sur un fil face à Verstappen, jusqu'au bout !

Les tours défilent mais Hamilton est encore un leader précaire, avec des pneumatiques médiums, face à Verstappen sur ses pneumatiques durs. Toute l'inquiétude de l'Anglais se concentre sur l'état de ses gommes, n'ayant pas d'espoir qu'il puisse rejoindre l'arrivée avec ces gommes ! Lui aussi en médiums, Gasly fait le choix de repasser par les stands au 63e tour. Il chausse les pneumatiques tendres, pour aller chercher le point du meilleur tour. Dans un no man's land, le Français repart derrière Bottas et devant Sainz, 6e.


Derrière ce duo monopolisant l'attention, pas de rebondissement mais une pénalité pour Romain Grosjean, qui a coupé la ligne blanche à la sortie des stands. Heureusement pour le Français, 9e, le pilote suivant, Daniel Ricciardo est à 13 secondes !

Toujours en souffrance avec ses gommes médiums, Hamilton gère la pression tant bien que mal face à Verstappen.
Au 70e tour, le Néerlandais se décale au Portier ; un spot impossible pour dépasser mais un véritable avertissement pour le Britannique. Un tour plus tard, le pilote Red Bull perd l'avant de sa voiture dans les esses de la Piscine et tire dans l'échappatoire, sans dégâts et sans avantage de gagné. Mais le pilote de la #33 retourne au charbon et essaie de nouveau sa chance : au Portier et à la sortie du Tunnel. Ce second spot est celui qu'utilise Verstappen au 76e tour : à l'intérieur à la sortie du Tunnel, le jeune pilote de 21 ans plonge... et touche la roue arrière gauche d'Hamilton !


Les deux protagonistes évitent finalement l'accrochage de justesse, et vont jusqu'au bout du Grand Prix. La victoire est donc pour Lewis Hamilton, qui dédie immédiatement ce succès à Niki Lauda avec son ingénieur et Toto Wolff via la radio. En revanche, l'écurie Mercedes perd sa série de cinq doublés consécutifs, avec la 2e place de Sebastian Vettel. Valtteri Bottas se contente de la troisième place tandis que Max Verstappen n'est pas récompensé de sa fougue avec une modeste quatrième place, lésé par ses cinq secondes de pénalité.
Derrière, le classement n'a pas bougé, de la cinquième à la huitième place : Romain Grosjean perd sa neuvième place pour un dixième face à Daniel Ricciardo après sa pénalité.

Nouvelle distinction au passage pour Pierre Gasly, qui glane le point du meilleur tour après celui déjà obtenu en Chine.

Voici le classement de ce Grand Prix de Monaco 2019


Pour précision, l'incident entre Lewis Hamilton et Max Verstappen à la sortie du Tunnel au 77e tour est placé sous investigation par les commissaires, mais a finalement été jugé comme un fait de course. Les deux pilotes gardent leurs places !

De nos envoyés spéciaux à Monaco


Sondage : Quel est VOTRE pilote du jour à l'arrivée de ce Grand Prix de Monaco 2019 ?




Course, Hamilton et Monaco Suivant Précédent Imprimer l'article Envoyer l'article par e-mail à un ami




9 réactions sur cet article Donnez votre avis
LH#44
LH#44 :
Leclerc à touché la barrière à la Rascasse c'est ce qui l'a poussé dans la Renault, à causé sa crevaison et la destruction de son fond plat.

Bottas n'as pas "profité" de repasser aux stand, Verstappen lui à crevé un pneu avec son Unsafe Release.
Il y a 24 jours
Aifaim
Aifaim :
Albon ! Meilleur des débutants, aucune faute et a fait jeu égal avec Kvyat, le 3e meilleur chrono en course, le tout couronné par sa 8e place. Du très beau travail !
Il y a 24 jours
Aifaim
Aifaim :
Verstappen a été relâché par son stand d'une manière "unsafe" + un comportement brutal pour forcer le passage qui a provoqué une crevaison pour Bottas... Jean-Eric Vergne a été surpris de la clémence du verdict quand il s'attendait à un drive-through.
Il a fait le spectacle derrière un Hamilton qui, s'il ne crevait pas, était certain de rester devant.
Il y a 24 jours
Aifaim
Aifaim :
Une mention spéciale pour un autre débutant : Russell. Sa Williams censée rendre 2" au tour à ses adversaires termine assez près de la Renault de Hülkenberg et laisse derrière lui Stroll et les deux Alfa-Roméo. Son résultat ne doit rien à des événements particulièrement heureux puisqu'il n'y a eu qu'une safety-car en début de course, ni à une cascade d'abandons puisque seul Leclerc n'a pas franchi la ligne d'arrivée.
Il y a 24 jours
Aifaim
Aifaim :
Un ou deux arrêts ? On peut s'interroger quand on regarde la performance de Gasly qui termine la course à moins de 10" de Hamilton;
Bottas aussi s'est, contraint et forcé, arrêté deux fois et il est sur le podium.
Bien sûr, l'un et l'autre ont bénéficié d'un arrêt (presque) gratuit mais l'écart final reste faible.
Il y a 24 jours
Milano
Milano :
Mercedes roi de la stratégie, entre bottes qui ralenti pour ne pas perdre de temps sous sc et Hamilton qui ralenti la meute pour permettre à bottas de ne pas perdre trop de son 2ème arrêt cetait bien vu , par contre grosse frustration sur ce grand prix dit pilote ou Clairement le moteur Mercedes a tout fait ... verstappen aurait eu 1000 tours qu'il ne serait jamais passer , il freinait déjà incroyablement tard mais ça na pas suffit son déficit en ligne droite était très très important, très frustrant ce gp
Il y a 24 jours
Aifaim
Aifaim :
Chez les motoristes, Honda affiche un fort beau résultat d'ensemble avec ses quatre monoplaces dans les points.
Renault en place deux sur quatre, Ferrari et Mercedes deux sur six !
Sur ce circuit peu éprouvant pour les propulseurs, l'unique abandon est accidentel donc la fiabilité du plateau est de 100%.
Il y a 24 jours
Aifaim
Aifaim :
Milano@, il faut tenir compte aussi du fait que le Néerlandais était chaussé en gommes dures et Hamilton en Medium. L'adhérence en courbe et en motricité en sortie de virage était à l'avantage de la Mercedes.
Que Verstappen se montre au freinage, c'est assez logique. Il a le talent pour et n'avait guère de solution autre pour rester dans la seconde.
Il y a 24 jours
V6 Turbo
V6 Turbo :
@Aifaim
La dureté de la gomme est un paramètre de base. Effectivement, sur le papier tu es dans le vrai, un médium est plus performant qu'un hard. Après c'est l'exploitation du pneu qui change la donne. Des éléments tels que le graining, l'usure, la tempet , la charge, le couple (et bien d'autres comme la géométrie) viennent modifier la perf. A première vue je raisonne comme toi sur le choix du pneu mais on voit bien que les fenêtres d'exploitation sont très variables et que tout le monde y perd son latin. Entre le choix et le résultat, il y a un delta important.
Le pilote est finalement celui qui a une grande partie des cartes en main. A bien regarder entre Hamilton et Verstappen, les pilotages étaient mus par des impératifs complètement opposés. Lewis avait de la motricité et du grip derrière, un PU probablement plus souple, Max un PU beaucoup plus"pointu" qui le handicapait à chaque accel. Sa carto n'a pas été adaptée à ce style de combat. Quand les chevaux arrivaient, c'était "too late" pour réussir sa manoeuvre de dépassement. Il l'a bien expliqué à l'arrivée. Il n'y a qu'aux pits qu'il pouvait modifier la gamme des modes, et il ne l'ont pas fait lors du seul passage aux stands( il y a les modes de carto et la gamme. Chaque numéro correspond à un mode modifiable sur le volant. Mais la gamme est modifiable uniquement aux pits lors d'un ravito via un transpondeur spécial ) La course aurait été différente dans le cas où RB aurait pu effectuer cette modif lors du pit stop ou avant le départ. Et le capital usure de Max était un peu supérieur, gommes hard oblige.
Quant à Lewis, outre les fermetures de porte, il s'est appliqué à tenter de faire pivoter sa monoplace qui passait son temps à sous virer. Et son objectif était de faire près de 60 tours avec ces gommes avant sans les détruire. D'où ces traj un peu bizarres et sa tension extrême devant la "montagne" que représentent ces tours.
Vettel avait probablement les même soucis que Lewis, il s'est appliqué à conserver ses gommes, "intelligemment" je dirais. On voit bien que Lewis était trop limite dans la fenêtre d'exploitation. Pour faire fonctionner ses gommes avant il lui fallait du rythme, mais là en roulant plus fort il hypothéquait son capital usure. Un compromis très compliqué qui lui a causé de nombreuses alertes, et le stress qui va avec. En plus il fallait à tout prix éviter le cramer l'enveloppe sur un freinage appuyé. Un art très fin que tout grand pilote connait bien, surtout dans la F1 moderne.
Il y a 24 jours
Laisser votre avis
Conditions d'utilisation
  • Les commentaires n'engagent que son auteur,
  • Le site ne peut être tenu responsable lors de conflit ayant pour origine un commentaire publié sur le site,
  • Les commentaires irrespecteux ou insultants seront supprimés,
  • Le site se réserve un droit de modération et de suppression.
Optimisation





Ce site internet est non officiel et n'est associé, par aucun moyen, avec les entreprises du Formula One Group. Plus d'information dans nos mentions légales.