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L'erreur de trop pour Vettel ?

Décidément, Monza ne réussit pas à Sebastian Vettel. L'Allemand a fait pour la deuxième fois consécutive un tête-à-queue devant les milliers de tifosi. Une petite erreur aux grosses conséquences.

© Fia - Encore une erreur pour Vettel qui ne fait pas bonne figure chez Ferrari© Fia - Encore une erreur pour Vettel qui ne fait pas bonne figure chez Ferrari

Qualifié 4ème, à cause d'une séance de qualifications chaotique, Sebastian Vettel se devait de remonter au classement. D'autant plus que son coéquipier, Charles Leclerc commençait en pole position. Se faisant dépasser par Nico Hulkenberg au départ, le pilote allemand s'empressait de redépasser son compatriote pour retrouver le groupe des leaders : « Malgré mon bon départ, j’ai perdu une place face à Hülkenberg mais je l’ai vite reprise. J'étais bloqué et avais nulle part où aller. Après ça je suis bien remonté sur les Mercedes. »

C'est au 7ème tour que les choses se gâtent sérieusement pour le quadruple champion du monde. À la chicane Ascari, il perd le contrôle de sa Ferrari. Entraîné en tête-à-queue, il revient très dangereusement sur la piste et percute Lance Stroll, l'envoyant lui aussi en pirouettes. Le Canadien suit le même schéma que celui qui l'a touché, en se mettant en plein milieu de la trajectoire, forçant Pierre Gasly à passer par le gravier.

En plus de casser son aileron avant, Sebastian Vettel écope d'un stop-and-go de 10 secondes pour retour dangereux en piste. Sa course est alors totalement ruinée. Il finit à une lointaine 13ème place alors que Charles Leclerc remporte sa deuxième course d'affilée, en récoltant la reconnaissance éternelle des tifosi : « Mais j’ai perdu l’arrière de ma SF90 à un moment et je ne pouvais pas la rattraper. Après ça, c’était fini pour ma course. J’ai eu un peu de mal à relancer ma voiture qui était un peu sur les vibreurs et je ne l’ai pas vu arriver, vraiment. Je suis désolé. »

Après ce Grand Prix d'Italie, Sebastian Vettel a clairement perdu l'ascendant sur Charles Leclerc. À cause de cette grosse contre-performance, l'Allemand perd sa quatrième place au constructeur. Il concède 13 points à son voisin de garage. Il n'est clairement plus le favori chez la Scuderia. L'écurie au cheval cabré a sûrement déjà commencé à se focaliser pleinement sur son pilote monégasque.


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11 réactions sur cet article Donnez votre avis
Clim Jark
Clim Jark :
Perte du Mojo

Ou retour Karmique pour Weber
(pas cher par rapport à certains triple ou septuple CDM)

The birth and rise of a second driver
Il y a 1 mois
Aifaim
Aifaim :
Montoya parle d'un problème technique et non mental. Vettel ne parvient pas à adapter son style de pilotage à sa voiture et à sa monte pneumatique.

Rien que pour cette saison-ci, c'est le problème rencontré par Gasly sur la RedBull. Il est toujours facile de se référer à une "faiblesse" du pilote vis-à-vis d'une difficulté que son statut devrait lui permettre de surmonter.

Des pilotes subissant une saison de passage à vide et renaissant de leurs cendres l'année suivante, cela s'est produit et se reproduira en fonction des paramètres de la conception des monoplaces.

Que ces situations engendrent des phases plus difficiles sur le plan de la sénérité et de l'approche des courses, c'est certain mais il s'agit d'une conséquence et non d'une cause.
Il ne faut pas perdre de vue qu'on parle ici d'une poignée de dixièmes de seconde sur un tour. Dans la configuration de la Formule 1, cela prend des allures de cataclysme et les jugements de valeur sont à l'avenant.
Il y a 1 mois
Marc Diskus
Marc Diskus :
Aifaim@
Le sujet que vous abordez d'une saison de monoplace réussie ou perdue en fonction des paramètres de conception de la voiture , semble à première vue assez évident . C'est à mon avis , ce qui arrive à Ricciardo cette année . Mais on ne peut dissocier une série de mauvais résultats , de l'impact qu'elle aura sur le mental du pilote . Daniel , au sourire perpétuel , dévoilant sa déception par un visage fermé à double tour , c'est arrivé quelques fois cette saison .

Une dynamique d'échecs se traduit dans tous les domaines par une remise en question de ses qualités professionnelles , de son savoir faire .......de son avenir parfois . Ainsi pour moi , mauvaise voiture = mauvais résultats = mauvais moral = spirale descendante .

A l'inverse , on ne peut franchement pas parler de mauvaise voiture pour Vettel et Gasly puisqu'ils ont ( ou avait pour Pierre ) la meilleure avec la W10 mais leurs résultats en piste ne correspondent pas aux attentes de leurs équipes . Alors , s'agit-il d'une inadaptation totale du style de leur pilotage aux caractéristiques de la voiture ? J'en doute un peu . Je parlerais plutôt d'excès de confiance pour Vettel et de grande retenue chez Gasly encore inexpérimenté .

Une très bonne voiture gagne et on l'a vu cette saison avec la Mercedes , la RedBull et la Ferrari . Mais une fois de plus , c'est le pilote qui est déterminant . Vettel et Gasly n'ont pas gagné .
Il y a 1 mois
Skunkoff
Skunkoff :
Les saison passées montrent de façon assez claire que Vettel a besoin d'une voiture "stable" bien adaptée à son pilotage pour être performant.
Mais il est vrai que lorsque c'est le cas, il est très performant !
Il y a 1 mois
Aifaim
Aifaim :
Marc Diskus@, nous exprimons la même idée lorsque je parle à propos de la psychologie du pilote, de conséquence et non de cause.

Par contre, le concept de "mauvaise" voiture ne me convient pas. Il s'agit d'une osmose entre monoplace et pilote. Que cette alchimie fonctionne et la performance sera présente alors qu'elle sera éventuellement en berne chez son équipier.

J'insiste sur le fait que la conséquence est infime au niveau de quelques centièmes de seconde à chaque difficulté (virage, freinage, accélération) qui, cumulés sur un tour de circuit, se traduisent en gros paquets de dixièmes. Ces mêmes poussières de temps font la différence entre un dépassement réussi ou non. C'est ainsi qu'un pilote plus rapide peut rester bloqué derrière une voiture plus lente pendant X tours quand son voisin de garage l'a dépassé sans coup férir.

C'est dans cette ordre des choses que la conception d'une voiture "construite autour" d'un pilote X ou Y prend tout son sens. La logique est évidente : lorsqu'à mi-saison le concepteur de la monoplace de la saison suivante se penche sur les datas et autres "retours", il s'appuie sur ce qui provient des ingénieurs et pilotes en place... Pas de la future recrue.

Dans les styles de pilotage, très très schématiquement, il y a ceux qui cherchent à se faire une alliée de leur monture et ceux qui la domptent.

Les tout meilleurs sont souvent dans la première catégorie (Clark, Stewart, Prost, Senna...) mais ceux de la seconde obtiendront de meilleurs résultats avec une monoplace rétive (Rindt, Keke Rosberg, Mansell, Schumacher Alonso et, aujourd'hui, Verstappen). La raison, un peu caricaturale, en est simple : pour ces derniers, les "traîtrises" de la voiture sont incluses dans la normalité du pilotage.
Evidemment, il n'y a rien de manichéen dans cette classification : chaque pilote met son curseur entre ces deux extrêmes.
Les pneumatiques à usure rapide tempèrent ce comportement avec une dégradation qui pèse sur leur longévité.

Cela implique un élément supplémentaire quant au recrutement d'un nouveau pilote : un "nom" n'est pas obligatoirement synonyme de réussite garantie. Alain Prost chez Ferrari, par exemple...
Il y a 1 mois
Marc Diskus
Marc Diskus :
Aifaim@
Merci de tempérer mes avis un peu ostentatoires sur le sujet de la qualité respective du pilote et de sa voiture dans la réussite d'une saison . Pourtant , le concept de voiture " construite " autour d'un pilote lamda me bloque complétement . Il me semble que la SF90 a été mise en chantier et affinée autour de Vettel alors que Leclerc ne faisait qu'apparaître à la Scuderia . Comment se fait-il que l'Allemand ait tant de mal à d'adapter à l'une des 3 meilleures F1 de la saison à laquelle il est intimement lié , alors que Leclerc en tire un usage phénoménal ? Sans être de mauvaise foi , le déroulement de la saison montre " qu'il n'y a pas photo " .
Il y a 1 mois
Aifaim
Aifaim :
Marc Diskus@, parce que ce n'est pas parce qu'une monoplace est cpnstruite en tenant compte des ressentis d'un pilote qu'elle lui conviendra. Les ingénieurs ont aussi leur mot à dire et 'il existe des éléments nouveaux que le pilote n'a pas véritablement eu en main. A commencer par les pneus et les modifications réglementaires (aérodynamique). Dans ce dernier domaine, Ferrari s'est probablement fourvoyé avec le nouveau dessin des ailerons avant en particulier.

Lorsqu'interviennent les essais d'avant saison, c'est quasiment déjà trop tard car la succession des Grands Prix est devenue telle que trop d'épreuves sont passées avant que de réelles avancées influent sur les performances. Et, lorsqu'on y arrive enfin, il est temps de se pencher sur la monoplace future !
Ce qui m'étonne aujourd'hui, c'est que l'écart entre les premiers et les derniers soient si réduits et non l'inverse.
Il y a 1 mois
AP01
AP01 :
" Il me semble que la SF90 a été mise en chantier et affinée autour de Vettel alors que Leclerc ne faisait qu'apparaître à la Scuderia ."Pour une fois que Diskus écrit un truc sensé, je me dois de le faire remarquer ! Cela change des poncifs perpétuels et de ses posts sans intérêt... Qui plus est cela vient battre en brèche l'argumentaire d'Aifaim qui écrit, en substance, que quand un pilote performe c'est que la voiture a été conçue pour lui et que cela explique que son coéquipier soit derrière (ex Verstappen/Gasly), mais qu'il se peut aussi que la voiture conçue pour lui ne lui convienne pas finalement ! Bref; c'est du grand n'importe quoi et on explique tout et son contraire avec ce type d'arguments.
Il y a une vérité et une seule : un très bon pilote peut ne pas être devant à cause de sa de sa monoplace mais il ne peut être derrière son coéquipier car c'est justement le talent des top-drivers : ils battent leurs coéquipier à la régulière et ne se retrouvent pas largués en qualifs et en courses par celui qui partage la même voiture !
Il y a 1 mois
Aifaim
Aifaim :
AP01@, si je n'avais garde de vous plagier, je vous conseillerais d'apprendre à lire. Lorsque j'écris "autour" je n'écris pas "pour"... ce n'est même pas une nuance.

"Autour", c'est en tenant compte des ressentis du pilote en place qui s'ajoutent aux constatations des ingénieurs. Ensuite, il faut composer avec les nouveautés plus ou moins importantes de la nouvelle saison. Ce sont elles qui influent le plus sur le comportement de la voiture. Reste qu'être déjà dans la maison constitue toujours un avantage et c'est plutôt tant mieux qu'il ne soit pas déterminant.
Il y a 1 mois
AP01
AP01 :
Trop drôle, Aifaim ! Comment ? Une F1 n'est pas construite uniquement selon les desiderata d'un pilote ?!!! Je pense que chacun ici vous sera gré de vos connaissances immenses que vous nous faite le plaisir de partager ici, gratuitement, alors que toutes les écuries de F1 devraient s'arracher vos services.
Bon dieu, quelle nouvelle ! Ma journée va en être toute chamboulée...
Il y a 1 mois
Alinnhomaya
Alinnhomaya :
Mon Dieu !!! Vettel a eu son mot à dire dans la construction de la monoplace 2019, bien entendu, pas en tant qu'ingénieur mais pilote... En gros, les ingénieurs et la Ferrari connaissent mieux que tout le monde ce que Vettel veut ou voulait en tant que pilote nr.1 ... Si la voiture ne correspond pas à 100% à son style de pilotage, cela ne peut pas justifier toute sa faiblesse qu'il accuse maintenant.... S'il fait partie de grands pilotes, il doit trouver impérativement le moyen pour combler ce déficit comme l'on fait d'autres grands pilotes comme Alonso, Schumacher, Lewis et j'en passe, pour ne fus que battre ou être au niveau de son coéquipier... Certes, la f1 se cherche aussi de nouvelles stars, car chaque après 2 courses, on met régulièrement un jeune loup à la une, parfois d'une manière exagérée parce que la génération de Lewis doit dégager d'ici 3 ou 4 ans.... Du point de vue marketing, ça semble marcher, car avant la trêve, c'était Max à la une et maintenant, c'est Charles et demain, pourquoi pas Albon ou même Norris... Certes, Charles a gagné ses deux courses tout en bénéficiant à SPA de l'aide de ce même Vettel critiqué aujourd'hui et de la clémence de la FIA et des commissaires en Italie sur la terre des Tifosi. Certains commentaires et éloges sur Charles ne tiennent pas ou plus compte de tout ça, chose qui prouve que le monde de f1 pousse les jeunes loups à tout prix en avant... Si Lewis ou un autre pilote expérimenté avait gagné à la manière de Charles à Monza face à un jeune loup, on aurait lu jusqu'à ce jour que d'articles très négatifs sur le pilote, peut-être même des appels... ^^

A nous revoir à Singapour !!
Il y a 1 mois
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