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Bilan 2019 - Renault : Désillusion dans le camp tricolore

La fin d'année approche et il est temps d'analyser les performances des équipes en 2019. Motors Inside vous propose donc un regard en arrière sur la saison de l'écurie Renault, qui malgré l'arrivée du pilote de pointe Daniel Ricciardo, a connu une année de stagnation voire de régression.

© Bilan 2019 - Saison loin des attentes pour Renault© Bilan 2019 - Saison loin des attentes pour Renault

Si l'on en croit le tableau de marche de l'écurie Française à l'aube de son retour en 2016, 2019 devait signifier des podiums à la pelle voire d'éventuelles victoires avant de se battre pour le championnat aux alentours de 2020/2021.
Que ce temps semble loin au vu des performances assez médiocres réalisées cette saison par les Jaunes.

En effet, la trajectoire de Renault (bien que moins limpide qu'annoncé) était jusque là sur la bonne voie avec la 4ème place chez les constructeurs en 2018 synonyme de meilleur "des autres". La progression était également notable chez les pilotes avec la 7ème place au championnat de Nico Hülkenberg.

Avant le début de saison, Abiteboul fixait comme objectif de se rapprocher du top 3 Mercedes - Ferrari - Red Bull et de faire quelques podiums quand l'occasion se présenterait. Il n'en a rien été, bien au contraire.
A chaque fois que l'opportunité d'inscrire un podium s'est présentée (Allemagne, Brésil), les monoplaces jaunes et noires n'étaient nul part et c'est la petite écurie Toro Rosso et McLaren par Sainz qui ont récolté les fruits des faits de course.

Renault a donc perdu la 4ème place du championnat des constructeurs au profit de McLaren... leur propre client moteur ! Si cet aspect était auparavant la cible des critiques (notamment par Red Bull à l'époque), là est bien l'un des seuls points positifs de la saison de la marque au losange.


Un moteur bien meilleur mais un piètre châssis

Le moteur a été plutôt fiable et a nettement progressé au point que l'écurie a réalisé ses meilleurs performances sur des circuits typés "moteur" comme Montréal ou Monza.
Cette année le véritable problème était bien le châssis là où le concurrent direct McLaren a plutôt bien fonctionné. L'écurie n'a d'ailleurs pas hésité à remercier Nick Chester, présent depuis de nombreuses années, considéré comme l'un des responsable.

Renault a également tenu à "rafraîchir" son tandem de pilote en optant pour Esteban Ocon en remplacement de Nico Hülkenberg. L'Allemand paye son manque d'opportunisme sur la piste ainsi que sa probable lassitude dans ses retours qui ont poussé les dirigeants à se porter vers le jeune loup aux dents acérées qu'est Esteban Ocon.
En plus de ses performances déjà prouvées au cours de ses deux saisons en F1, Ocon est un jeune pilote Français ce qui fait du bien à l'image de la marque et le tandem avec Daniel Ricciardo promet déjà beaucoup.

La saison prochaine, forts de cette mauvaise expérience, Abiteboul et ses hommes se montrent beaucoup plus prudents et estiment que 2021 représente mieux l'espoir de revenir sur le devant de la scène. En espérant qu'il ne sacrifie pas déjà l'année 2020 !


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5 réactions sur cet article Donnez votre avis
Aifaim
Aifaim :
Renault, c'est lourd. A tort ou à raison, c'est l'image et le ressenti premiers qui me viennent à l'esprit lorsque je pense à l'entreprise française en sport automobile.

De méandres en méandres, de couloirs en couloirs, de chefs, de services, de responsables au tampon sine qua non pour avaliser une décision qui devra d'abord être passée au tamis de réunions établies, programmées, hiérarchisées et dont elle sortira diluée, aseptisée, peut-être déjà vieille voire obsolète mais surtout, surtout... inoffensive. Les compétences, elles sont là mais disséminées, éparpillées sinon pour mieux régner du moins pour se rengorger des miettes de la gloire et mieux étouffer les secousses des échecs.

Renault, c'est quoi en sport automobile ? Pas grand-chose en matière de résultats lorsque la firme ne s'associe pas à d'autres entreprises dont l'âme se nourrit de la compétition automobile.

Reprenons l'Histoire. L'épopée du rallye, c'est Jean Rédélé qui l'a bâtie avec Alpine. Du jour où Renault a tout pris sous son propre nom, sa propre organisation, les résultats se sont petit à petit étiolés. L'aventure du turbo a débuté en Endurance. Un seul adversaire de taille : Porsche mais une seule victoire au Mans en 1978. 1er et 4e, quand les Allemands terminent 2e et 3e (modèle 77). mais pas question d'accorder une revanche, direction la F1 ! Les techniciens étaient compétents, l'argent (ELF) abondait : on allait voir ce qu'on ... n'a pas vu : Une entreprise derrière son pilote, une nation derrière Alain Prost. Certes, c'était à deux doigts, un seul, une phalange, un ongle, un scrupule mais le titre ne vint pas.

Renault a compris qu'il fallait de l'autonomie à l'équipe. On rachète Benetton mais il y a des risques, celui de confier les clés à un voyou. Pas vu, pas pris ! Sauf que Briatore s'est fait prendre...

Quand Renault a racheté Lotus, l'expérience aidant, les précautions ont été prises mais avec les méthodes citées supra : sur le papier, c'est parfait mais les grands prix ne se disputent pas sur du papier...

Renault est un grand constructeur à la technologie concurrentielle. Mais la F1 est-elle faite pour elle ?
Il y a 1 mois
AP01
AP01 :
"Une entreprise derrière son pilote, une nation derrière Alain Prost. Certes, c'était à deux doigts, un seul, une phalange, un ongle, un scrupule mais le titre ne vint pas." Si RNO et Alain Prost n'ont pas été CDM en 1983 c'est à cause de la tricherie de l'écuire Brabham-BMW et de son carburant illégal et du refus de RNO de porter réclamation ?! Quand on sait qui dirigeait Brabham à l'époque (un certain Ecclestone...) il est drôle de voir Briatore être traité de "voyou"...
Il y a 1 mois
Aifaim
Aifaim :
Le terme de "scrupule" était une allusion à cette tricherie de 1983. En tant que patron de Brabham, Bernie Ecclestone en est responsable. Coupable au premier chef, c'est à voir... Castrol et - surtout - BMW sont à pointer du doigt...

Briatore ? Vous savez comme moi sa culpabilité dans LES "crasgates" de Singapour 2008 mais aussi l'Australie 1994 et l'anti-patinage (illégal) la même année...

Des tricheurs, il y en a toujours eu mais ce n'est pas parce qu'il n'est pas mon propos de les nommer tous que je dois censurer celui-là...
Il y a 1 mois
AP01
AP01 :
J'avais bien saisi à quoi "scrupule" faisait allusion, mais probablement pas tout le monde...

Compte-tenu des faits d'armes d'oncle Bernie, il était très probablement au courant de tout et l'a validé (mais je suis d'accord avec vous sur le fait qu'il n'a sans doute pas modifié lui-même la chimie du carburant...).
Briatore n'est pas un Saint mais sa culpabilité n'est apparemment pas si évidente pour 2008 : www.lexpress.fr/actualite/sport/la-victime-de-l-affaire-renault-en-serait-elle-le-cerveau_789884.html

Pour le crashgate de 1994, je crois que MSC n'avait besoin de personne pour mettre Hill dans le décor, comme il l'a prouvé à plusieurs reprises avec son pilotage agressif et sans scrupule (demandez donc à Barrichello qui a failli se prendre le muret des stands en Hongrie en 2010, et ce n'est pas Briatore qui dirigeait Mercedes à ce moment-là...).

Oui, des tricheurs, il y en a toujours eu et le monde de la F1 est sans doute l'un des pires moralement parlant. La preuve, l'un des 2 condamnés du crashgate de 2008 et actuellement "directeur technique de la F1" ?! C'est pourtant un "voyou" selon vos termes, non ? Quitte à ne pas les dénoncer tous, je pense que Pat Symonds aurait du être pointé du doigt dans votre post initial puisqu'il est (au moins autant, si ce n'est bien plus, impliqué que Braitore dans les évènements de Singapour 2008).
Il y a 1 mois
Aifaim
Aifaim :
AP01@, il existe au moins un point plus que douteux qui saute aux yeux dans l'article que vous mentionnez : Piquet aurait proposé de sortir de la piste pour se faire pardonner sa mauvaise qualification...
Lui, le "rookie", s'est qualifié 16e tandis que son chef de file, candidat au titre de champion du monde était à la ... 15e place sur la grille ! Il n'avait donc rien à se faire pardonner en la matière...
L'autre souci, c'est qu'avoir obéi à une telle injonction sans que le patron (Briatore)en soit à l'origine me semble inconcevable. Car cette sortie de route aurait immanquablement été reprochée au pilote, plus véhémentement que sa 16e position au départ surtout si ses prestations antérieures n'étaient pas considérées comme probantes...
Mon opinion est que cette version est un contre-feu. Quant à Briatore, il faudrait croire qu'il a vraiment une malchance tenace qui le pousse à se trouver là où les mauvais coups sont fomentés.

Petite anecdote toute personnelle : En voyant Alonso reprendre la piste, seul à avoir ravitaillé en carburant, je m'étais dit qu'une safety-car à ce moment serait une aubaine pour lui. L'instant d'après, je le croyais dans le mur avant d'apprendre qu'il s'agissait de Piquet.

Pour ceux qui n'ont pas le souvenir de la course, l'Espagnol, 12e avant le passage au stand en était ressorti 18e (sur 20). La plupart se précipita dans le stand, trop parfois (Massa, Kubica...)qui se prirent un stop and go. Alonso vit ainsi la file se dégarnir devant lui jusqu'à se retrouver 3e derrière Trulli et Fisichella qui étaient sur une stratégie à un seul arrêt.
Il y a 1 mois
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