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Bilan 2019 - McLaren : la rédemption tant attendue

La fin d'année approche et il est temps d'analyser les performances des équipes en 2019. Motors Inside vous propose donc un regard en arrière sur la saison de l'écurie McLaren, qui se flatte d'une saison en constante progression après sept années de traversée du désert.

©McLaren -  La McLaren MCL34 en bonne progression en 2019©McLaren - La McLaren MCL34 en bonne progression en 2019

La saison 2019 s’annonçait sous un certain renouveau chez McLaren et ce, depuis le printemps dernier. En effet, après le départ de Fernando Alonso, et déplorant des difficultés récurrentes en 2018, Zak Brown a décidé de repartir sur des bases neuves. Malgré un budget confortable, l’écurie de Woking n’arrivait pas à décoller du fond de grille depuis de nombreuses saisons. Après la douche froide liée à l’épisode de la collaboration avec Honda et de l’excès de confiance des Anglais en leur châssis, ces derniers n’ont pu constater qu’une maigre progression durant la saison 2018. Aux mains de Stoffel Vandoorne et Fernando Alonso, l’équipe de Zak Brown termina 6è, à présent dotée du moteur Renault. Le directeur exécutif ne pouvait se contenter de garder comme objectif d'espérer le top 10 à chaque course et décida de se doter de talents reconnus pour aborder la saison 2019.

Dès janvier, McLaren officialisa l’arrivée d’Andreas Seidl puis de James Key, dès le mois de mars. Tous deux dotés d’un solide bagage en sport automobile, l’un en endurance chez Porsche, l’autre chez Toro Rosso, ils sont couplés à un tout nouveau duo de jeunes pilotes, Carlos Sainz et le rookie Lando Norris.
Après avoir prit le risque de modifier considérablement la moelle épinière de la structure britannique, Zak Brown peut à cette heure-ci se féliciter de ses choix effectués. La progression constatée durant cette saison 2019 est flagrante et l’équipe de Woking peut se flatter de son incontestable 4è place au classement constructeurs synonyme de « meilleure des autres. »


Un faux départ vite corrigé


Si le début de saison a clairement mal commencé en Australie avec un zéro pointé en nombre de points à l’issu de la première course, l’équipe Anglaise n’a pas mis longtemps à réagir en emmenant leur rookie Lando Norris à la 6è position à Barhein. Ce dernier s’est montré solide dès ses premières prestations en course et prouve à McLaren qu’ils ne se sont pas trompés dans leur choix. Après deux abandons pour ses deux premières courses, Carlos Sainz a rapidement rétabli l’ordre de marche et s’est joint à son équipier pour lancer la superbe saison de la structure de Zak Brown. Profitant des irrégularités de performances des autres équipes, l’équipe McLaren s’est adjugée la 4è position des constructeurs dès Bakou, 4è rendez-vous de la saison, pour ne plus jamais la lâcher.

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Le Top 3 inaccessible, l’équipe Anglaise s’était fixée comme objectif de garder cette 4è place et a vu à mesure de la saison Carlos Sainz enchaîner les belles performances en course. Dominé au jeu des duels en qualifications par le rapide Lando Norris par 10-11, l’Espagnol a su faire parler son expérience et sa gestion pneumatique de manière constante en enchainant les belles performances.
Dynamisés par la redoutable paire de jeunes pilotes et l’expertise du nouveau staff mené par Seidl et Key, McLaren s’offre le retour tant attendu dans le Top 4 constructeurs, en attente depuis 2012. Ce retour aux affaires est également lié à la fiabilisation et à l’amélioration du bloc moteur Renault. Rappelons que McLaren, équipe cliente, s’est offert par la même occasion le luxe de battre son fournisseur moteur au terme d’une bataille à distance qui n’a cependant duré qu’un temps.


Objectif top 3


En s’adjugeant la 4è place constructeur dès le 4è GP de la saison, McLaren a su combiner une constance dans les résultats tout en progressant sur le plan de la performance pure. Les stratégies ont souvent porté leurs fruits, à l’image de la superbe 3è place de Carlos Sainz au Brésil, acquise alors même que le pilote espagnol s’élançait de la dernière place au départ. Profitant des différents faits de course, il faut saluer la stratégie risquée de l’équipe qui a misé sur un arrêt unique.
L’ancien pilote Renault souligne le pas en avant constaté cette saison, quantifiant celui-ci à une seconde et demie.

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L’évolution des points acquis en cours de saison montre clairement que la bataille entre McLaren et le reste des équipes du peloton fut de courte durée. La constance des résultats de l’équipe de Woking tranche avec les écarts de performances de la part des autres structures, notamment de la part de Renault, pourtant au coude à coude au premier tiers de la saison, mais qui n’a pas su maintenir sa compétitivité à mesure de l’avancée de la saison. Ceci révèle qu’au-delà du moteur commun avec Renault, un gros travail a été effectué sur le châssis de la monoplace anglaise, qui a permis de fournir aux deux jeunes pilotes une monture apte à chasser de gros points.
Le choix du duo de pilote est lui aussi une réussite, profitant de l’expérience et de la solidité en course de Carlos Sainz et sur la rapidité d’un Norris, redoutable en performance pure lors des qualifications. Si ce dernier a déploré quelques malchances en cours de saison (casse moteur au dernier tour à Spa), son avenir au sein de l’équipe est prometteur au vu de sa vitesse de pointe synonyme de gros potentiel.

Prenant la décision de quitter Renault dès 2021 pour choisir le retour à Mercedes comme motoriste, McLaren est placée idéalement pour préparer sa dernière saison en collaboration avec la structure de Viry-Châtillon et pourra sans nul doute donner du fil à retordre aux trois meilleures équipes dès 2020, à condition que leur courbe de progression continue de la même manière qu’en 2019.


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Bilan, 2019 et McLaren




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Aifaim
Aifaim :
La monoplace était bien née mais, surtout, son évolution tout au long de la saison n'a été entachée d'aucun égarement - ou presque. La performance et la régularité ont fini le travail dans l'ambiance sereine d'une équipe aux résultats probants. Dans ce genre de situation, tout "paraît" plus facile... surtout quand le motoriste joue franc-jeu en livrant à son client des propulseurs réellement identiques aux siens.
Il y a 5 mois
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