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Bilan 2019 - Charles Leclerc : une saison pleine de promesses

La fin d'année approche et il est temps d'analyser les performances des pilotes en 2019. Motors Inside vous propose donc un regard en arrière sur la saison de Charles Leclerc. Le jeune monégasque connait une ascension fulgurante, passé de la F3 à une place de titulaire chez Ferrari en l’espace de 4 ans et une chose est sûre : il semble ne pas vouloir s’arrêter là.

© Ferrari - Charles Leclerc poleman en Belgique© Ferrari - Charles Leclerc poleman en Belgique

Le parcours de Charles Leclerc ne finit pas d’étonner, pur produit de la Ferrari Driver Academy, il n’a cessé de prouver que Ferrari a misé sur le bon cheval. En effet en intégrant le baquet de la SF90, il devenait le plus jeune pilote à piloter pour l’écurie au cheval cabré. Les attentes de son équipe combinée à la pression des tifosis n’ont pas empêché Charles Leclerc de briller et de s’épanouir, tel un vieux briscard, au volant d’une monoplace appartenant aux top teams.

Certains observateurs ont pensé que l’arrivée du pilote Monégasque était prématurée, qu’il n’aurait pas les épaules pour assurer sa place chez les Rouges et qu’il aurait mieux fallu laisser Kimi Räikkönen au volant de la Ferrari. Mais force est de constater que Charles Leclerc a réussi à faire disparaitre ces interrogations.

Ferrari avait établi un ordre de priorité entre ses pilotes, Leclerc tenait une place de pilote numéro deux face à son coéquipier allemand. Le pilote monégasque devait, si la situation s’y prêtait, s’effacer au profit de Sebastian Vettel. Si cette consigne a été pour le moins respectée à Melbourne, il en fut toute autre chose lors du Grand Prix de Bahreïn.

Auteur de sa première pole position en Formule 1, le jeune monégasque vise une victoire dès sa seconde course avec Ferrari. Il se fait dépasser dès le départ par son coéquipier et c’est là que pour la première fois de la saison, Charles Leclerc montre à son équipe et a son équipier qu’il ne se restreindra pas à un rôle de second. Malgré la consigne passée par son équipe Leclerc attaque Vettel et le passe au premier virage. Coupé dans son élan par un problème moteur, il devra se contenter d’une belle troisième place sur le podium. L’épisode de Sakhir sera le premier d’une longue liste, ou emporté par sa jeunesse et sa fougue, le jeune promu ira désobéir aux consignes de la Scuderia Ferrari.

Sa première partie de saison fut pour le moins une réussite, malgré une grosse erreur, à Baku, à mettre peut-être sur le compte de la jeunesse, Charles Leclerc à montrer l’étendue de ses qualités auprès des pontes de la Scuderia mais aussi auprès des Tifosis. Si sa première victoire en F1 s’est fait attendre, c’est aussi et surtout la faute à une Scuderia Ferrari incapable de fournir une monoplace capable de rivaliser face une insatiable Mercedes.
Sa jeunesse et peut-être son insouciance lui ont fait perdre au moins une victoire, bousculé en Autriche par un Max Verstappen galvanisé par une marée orange, Leclerc laisse filer le Batave et doit se contenter de la seconde place sur le podium. Par ailleurs l’épisode autrichien à fait émerger une sorte de « jurisprudence Verstappen » et les commissaires de piste vont par la suite êtres plus conciliants lorsque des pilotes seront à la lutte. Si cette « jurisprudence » n’avait pas vraiment servi Leclerc lors de sa bataille avec Max Verstappen à Silverstone, elle lui serait largement favorable lors du Grand Prix d’Italie quelques mois plus tard. face à Lewis Hamilton.

Il aura donc fallu attendre le retour des vacances et le Grand Prix de Belgique pour voir une Scuderia Ferrari à même de concurrencer la Mercedes. Le regain de performance du cheval cabré combiné au tracé de Spa permet à Charles Leclerc de signer la pole position en qualifications. Placé dans les meilleures conditions pour la course, le pilote monégasque ne laisse cette fois-ci personne lui voler sa première victoire en F1. Galvanisé par ce succès il signe une performance remarquable à Monza en remportant le Grand Prix d’Italie d’une main de maitre. Porté par le public italien il tient tête, avec autorité au quintuple champion du monde Britannique Lewis Hamilton et marque de gros points au championnat, mais aussi dans le cœur des Tifosis.

Chassez les habitudes, elles reviennent au galop … lors du Grand Prix de Singapour, Ferrai décide de privilégier un Vettel en manque de vitesse et surtout de moral, face à un Leclerc en pleine ascension. Le choix de faire passer Vettel devant Leclerc au jeu des arrêts aux stands a été décidé par Ferrari afin de remettre en selle son leader. Charles Leclerc réalisait pourtant un weekend de course quasi parfait à Marina Bay, l’un des jardins préférés de Sebastian Vettel.

Un coup d’épée dans l’eau puisque le pilote allemand n’a pas réussi à se servir de cette victoire pour concurrencer sur la longueur son voisin de garage. Après ces trois victoires Ferrari, le reste de la saison a été marqué en grande partie par cette lutte Vettel-Leclerc, et force est de constater qu’elle a tournée à l’avantage du Monégasque. Si Mattia Binotto n’a cessé d’assurer que ses deux pilotes s’entendaient et collaboraient dans l’intérêt de l’équipe, force est de constater que Charles Leclerc ne compte pas rester longtemps dans l’ombre de son homologue allemand. De nombreux échanges radio ont permis de remarquer l’impatiente et l’envie du Monégasque d’aller se battre en piste avec son équipier. L’incident d’Interlagos vient illustrer l’ensemble de la saison des deux pilotes Ferrari. Il vient aussi prévenir les dirigeants de Maranello qu’il va falloir mieux les gérer afin d’éviter que ce genre d’incident se produise à nouveau.

Le bilan de Charles Leclerc cette première année a été pour le moins une réussite. En effet du haut de ces sept pôles position il apparait comme étant le pilote le plus rapide de la saison. A ces exploits en qualification il faut rajouter deux victoires en course et dix podiums. Afin de récompenser cette première année la Scuderia a décidé de proposer un contrat de 5 ans au jeune monégasque, une manière peut-être pour eux de montrer la confiance qu’ils lui accordent pour son futur au sein de l’écurie italienne.


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4 réactions sur cet article Donnez votre avis
Aifaim
Aifaim :
"La fin d'année approche"... C'est vrai, ça ! Il ne nous reste que 363 jours...
Il y a 23 jours
charles.F1
charles.F1 :
Oui, c'est vrai.
Un peu de relecture ne ferait pas de mal. Mais arrêtons de chercher la petite bête dans chaque publication.
MororsInside n'est pas Motorsport... et c'est aussi pour cela que nous l'aimons!
Il y a 23 jours
charles.F1
charles.F1 :
D'ailleurs c'est MotorsInside et non pas Mororsinside!
Mea culpa. Mea maxima culpa!
Il y a 23 jours
Aifaim
Aifaim :
charles.F1@, quitte à répondre en latin : qui bene amat bene castigat...

La petite bête, d'accord mais pas les grosses. Ecrire par passion, envie de la partager, de la relater, de l'expliquer, d'en faire un jour son métier, toutes les motivations sont légitimes. Publier un article, c'est exposer une sculpture, un tableau, enregistrer un disque, jouer au théâtre etc... C'est une responsabilité vis-à-vis du site et du reste de sa rédaction, un respect dû à ceux qui liront. Les deux sont liés puisque c'est de cette qualité que découle le nombre de lecteurs, de leur satisfaction et de leur fidélité. Débutants ? Bénévoles ? Le bénévolat où qu'il se pratique n'a jamais été l'alibi de la médiocrité. Débutants ? Oui. La tolérance leur est acquise mais ne pas relire ce qu'on vient d'écrire en vue d'être lu, ce n'est pas un crime, pire, c'est une faute (Talleyrand).

J'apprécie énormément MotorsInside depuis l'époque Fans F1 même si la longévité n'ouvre heureusement aucun passe-droit. J'y vois trois voies d'amélioration : l'orthographe et l'usage de la grammaire qui n'est souvent pas au niveau du collège. Le manque de vocabulaire et le peu de recours aux synonymes, d'où des répétitions lassantes.
Sur le fond, c'est l'irrégularité du traitement des autres thèmes que la Formule 1. Si certains ambitionnent une carrière professionnelle parmi les rédacteurs, ils ne doivent pas s'illusionner : c'est un métier où il faut se frotter à des sujets qui ne passionnent pas obligatoirement voire qu'on maîtrise peu ou mal. Dans tous les cas, cela se travaille. C'est tout.
Il y a 22 jours
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