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ePrix de Montréal : Présentation et enjeux

Tension maximale au Québec : le dénouement de la troisième saison de la Formule E est pour ce week-end ! Qui pour la couronne des pilotes ? Quelle équipe empochera celle des constructeurs ? Dans quel cadre se déroulera cette finale ? Pour ne rien louper, suivez le guide !

© FIA Formula E - Image trompeuse : la rivalité sera intense à l'occasion des deux dernières courses de la saison à Montréal !© FIA Formula E - Image trompeuse : la rivalité sera intense à l'occasion des deux dernières courses de la saison à Montréal !

Un duel dans le duel

Douze courses, neuf villes, cinq continents visités, presque mille kilomètres parcourus en piste. 293 jours après le coup d'envoi à Hong-Kong, voici venu le temps du verdict ! Pour faire l'affaire, le suspens sera resté intact : les deux titres se joueront autour de ce nouveau circuit dessiné dans les rues de Montréal, à l'occasion du troisième double meeting de la saison !

Pour la cité québécoise, le privilège est grand : succéder à Londres, théâtre des deux précédentes « finales » de la Formule E. Et parmi les candidats au graal, Sébastien Buemi et Lucas di Grassi, comme en 2015 et 2016.
Stars de la discipline pour leur régularité, le Suisse est le mieux placé. Avec six victoires à son actif sur huit engagements, l'ex-pilote Toro Rosso est de retour pour défendre son bien ! Sa saison est presque parfaite, même après avoir loupé le double événement de New York pour son engagement en WEC avec Toyota au Nürburgring. Le tenant du titre avait fait le nécessaire auparavant avec ses six podiums, tous synonymes de victoires !

Dix points le sépare encore de son principal challenger, qui n'est autre que di Grassi.
Troisième en 2015, deuxième en 2016, le Pauliste est prêt à franchir la dernière manche. Même si son bilan est moins flatteur avec une simple victoire acquise à Mexico, sa régularité épatante fait le reste. Excepté son abandon à Paris en avril dernier, chacune de ses courses s'est soldée par un top 5. Sa chance est assurément ces vingt deux points repris gratuitement sur le dos de son compagnon de route, qui lui offre une revanche, après un dénouement houleux l'an dernier.

Souvenez-vous : un point séparait alors les deux pilotes avant la double dernière manche de Londres. Dos au mur après la pole de Buemi lors de la course du dimanche, di Grassi craquait au départ et loupait le freinage du premier virage, emportant au passage son adversaire dans l'échappatoire.


Le titre à cette époque s'est ainsi joué... à l'obtention du meilleur tour, qui rapportait alors deux points.

Au souvenir de cet événement, Buemi a récemment allumé la mèche en lançant des piques à son adversaire :
« Je le respecte en tant que pilote mais j'ai encore en tête ce qui s'est passé l'an dernier » rappelait-il récemment aux médias.
« Au lieu de s'excuser, il a rapporté la faute sur moi, en m'accusant d'avoir freiné très tôt. Je n'ai pas du tout aimé. Vous pouvez attaquer un maximum, mais il y a une limite et ce jour là, il l'a dépassé. Je préfère perdre avec dignité que d'essayer de gagner de cette façon, sans pouvoir me regarder dans le miroir par la suite. »

Propos acerbes, la cause de la brouille est en fait plus profonde que cet incident. Dans le paddock, Lucas di Grassi serait surtout insistant en se vantant de ses performances à bord d'une voiture qu'il estime inférieure à la Renault e.dams.
Ambiance : «Il manque de confiance, c'est pourquoi il ressent le besoin de parler avant chaque course. Mais si je veux, je peux aussi crier sur tout les toits que je suis le seul gars à avoir régulièrement gagné dans une voiture Renault ! »

En écho, di Grassi a tout de même tenu à répondre, avec autant de fermeté :
« Sébastien a perdu le championnat lors de la première saison après une erreur lors de son tour de sortie. Vous pouvez donc voir qu'il a quelques soucis de ce côté-là. La pression est sur lui. Si il ne fait pas un bon week-end, je gagnerai le championnat. »

Et n'en déplaise à Buemi, sa stratégie paraît encore limpide. Tout pour l'attaque si les circonstances l'exigent :
« Je prendrai plus de risques que d'habitude, surtout si je suis à plus de dix points d'écart. J'ai peu à perdre et beaucoup à gagner. C'est mon approche, et qu'il en soit heureux ou pas, cela m'est égal ! »

Des hypothèses, une tendance

Comme à Berlin et New York, un total de 58 points est encore envisageable pour le pilote auteur du week-end parfait. Par conséquent, outre Buemi et di Grassi, Felix Rosenqvist et Sam Bird sont encore mathématiquement en lice.
Auréolés de trois victoires, Felix Rosenqvist (vainqueur à Berlin le dimanche) et Sam Bird (double vainqueur à New York) devront toutefois compter sur un miracle.

Pointant à 57 points, Sam Bird devra d'abord réaliser le scénario ideal : les deux courses et les deux poles en jeu, ainsi qu'au moins un meilleur tour, pendant que Buemi ne marque aucun point. La situation est à peine différente pour Rosenqvist, qui pourra s'épargner de réaliser les meilleurs tours, tout en assurant les victoires et les poles du samedi et du dimanche. En réalité, les probabilités sont quasi-nulles. Dans l'histoire de la Formule E, seul un pilote (Buemi à Pékin lors de la saison 2), a réalisé un hat-trick. Et ici, il faudra à la fois réaliser l'exploit le samedi et le dimanche.

Le match principal sera donc selon toute vraisemblance entre Buemi et di Grassi. Pour le Brésilien, il s'agira de reprendre 11 points, car en cas d'égalité, le Suisse aurait largement l'avantage en nombre de victoires (6 à 1 actuellement).
En revanche, le score idéal de 58 points permettrait à di Grassi de s'emparer la couronne, peu importe le score de Buemi.

Et une fois encore, les statistiques donnent raison au pilote Renault e.dams. Avec une moyenne de 19,6 points inscrits par course contre 14,7 en face, le natif du canton de Vaud en Suisse peut voir venir. Buemi a en fait une balle de match dans la raquette : une victoire le samedi associée à une sixième place de di Grassi lui permettrait de régler pour de bon la situaiton, avant même le dimanche ! Le cap des vingt points marqués semble en tout cas suffisant pour le tire
D'autres scénarios sont bien sûr envisageables, mais pour le premier cité, il suffit en fait de suivre di Grassi, sauf si celui-ci vient s'adjuger la victoire.

PiloteEquipeTotalNombre de victoires
1S. BuemiRenault e.Dams1576
2L. di GrassiABT Schaeffler Audi Sport1471
3F. RosenqvistMahindra Racing1041
4S. BirdDS Virgin Racing1002

Mais toutes ces prévisions peuvent rapidement être balayées d'un revers de main : à l'image des deux dernières éditions, nous ne sommes pas encore au bout nos surprises ! D'autant que le reste du plateau n'a lui pas d'autre mission que d'assurer le spectacle et décrocher la meilleure performance possible. Tous les contrats ne sont en effet pas bouclés pour la quatrième saison, qui débutera seulement début décembre.
Une dernière fois, nous retrouverons donc José Maria Lopez, qui récupére le baquet laissé à Alex Lynn pour New York, et Maro Engel, qui a remporté sa première victoire en DTM le week-end dernier, sur la piste du Moscow Raceway.

Chez les constructeurs, l'affaire est en revanche plus simple. Renault e.dams paraît la plus à même... de se succéder. Grâce à Buemi mais aussi à Nico Prost (cinquième du classement général avec 84 points) et l'intérimaire Pierre Gasly (septième et quatrième à New York), le team de Jean Paul Driot a marqué des points à chacune des courses. Si l'aventure va au bout, ce serait par conséquent le troisième titre des Français, en autant de saisons ! Et puisque le diable se cache dans les détails, Renault a recrée la piste du tracé de Montréal, en version grandeur nature. La base aérienne de Dreux a ainsi été essayée pour éprouver les derniers réglages de l'année

Peut-être moins perfectionniste, l'équipe Abt Schaeffler Audi Sport vendra chèrement sa peau. Tout passera notamment par deux bonnes séances qualificatives, le talon d'Achille de l'écurie il y a quinze jours aux Etats-Unis.

EquipeTotalNombre de victoires
1Renault e.Dams2596
2Abt Schaeffler Audi Sport1941

Le circuit
Placé au cœur de l'arrondissement historique de Ville-Marie, du nom de l'établissement colonial installé sur l'île de Montréal dés 1642 ; le tracé se décompose de quatorze virages, pour un total de 2,745 kilomètres. Dessiné autour de la Maison Radio-Canada, le circuit offrira un beau challenge. De nombreux pièges seront disséminés tout autour du tracé : il faudra composer avec des virages tantôt larges, tantôt étroits ; et plus surprenant encore, avec une belle variation de dénivelé. Un petit toboggan en somme qui jouera avec les nerfs des pilotes, surtout à un tel moment de la saison !

Pour corser le tout, la course du dimanche sera quelque peu différente de celle du samedi. 35 boucles attendent les pilotes le premier jour, 37 le dimanche.



Le programme TV :

Détenteur des droits, le groupe Canal+ vous fera vivre ce dernier ePrix de la saison. Les deux courses seront diffusées en direct sur Canal+ Sport.
Pour la première course, rendez-vous le samedi à 21h50, quelques minutes avant le départ. La toute dernière course de la saison sera quant à elle diffusée dans les mêmes conditions, le dimanche avec là encore une prise d'antenne vers 21h50, heure française.

Et pour patienter d'ici là, savourez les meilleurs moments de la saison 3 !


Sondage : Sébastien Buemi va t-il résister à la pression et conserver le titre des pilotes ?




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2 réactions sur cet article Donnez votre avis
Aifaim
Aifaim :
Petite faute de frappe : le patron de DAMS s'appelle Jean-Paul Driot et non Droit.
Il y a 4 mois
Alexandre Lepère @Mo
Alexandre Lepère @Mo :
Merci @Aifaim pour cette correction et pour cette lecture attentive par conséquent :) !
Il y a 4 mois
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