> > > > ePrix Paris : sept vainqueurs en sept courses, un début de saison imprévisible !

ePrix Paris : sept vainqueurs en sept courses, un début de saison imprévisible !

Historique saison en Formule E, avec un vainqueur différent à chaque ePrix... revenons ensemble sur les moments forts !

© Mahindra Racing - Vainqueur à Marrakech, Jérôme d'Ambrosio mène d'une courte tête le championnat des pilotes ! © Mahindra Racing - Vainqueur à Marrakech, Jérôme d'Ambrosio mène d'une courte tête le championnat des pilotes !

Du jamais-vu en cinq saisons ! Discipline plutôt hiérarchisée, surtout dominée par Audi Sport Abt et Renault e.Dams, le nouveau championnat a redistribué les cartes, notamment grâce à ces voitures de la "Gen 2", radicalement différentes de leurs devancières. Résultat : toutes les équipes sont reparties d'une feuille blanche ou presque, et personne n'a jamais vraiment pris le dessus sur le long terme.

“The Magnificent Seven”

Tout a commencé en Arabie Saoudite le 15 décembre 2018. Sur un circuit inédit, tracé dans les rues d’Ad Diriyah, António Félix da Costa (BMW Andretti) s’imposait, après avoir décroché la pole. Dépassé par Jean-Eric Vergne (DS Techeetah) dans le premier quart d’heure, le Portugais profitait d’un drive through penalty imposé au Français. Reparti 4e, l’ex pilote Toro Rosso en F1 faisait le show, remonté en deuxième place et incisif en fin de course, sans pour autant que da Costa ne craque !

Le vainqueur de la première course était également un acteur clé de la deuxième, à Marrakech, au Maroc. Parti 6e, da Costa remontait au troisième rang dés le premier tour, avant de doubler Alexander Sims (son équipier chez BMW Andretti) puis Sam Bird (Team Virgin), dés les dix premières minutes de course. En tête, da Costa s’accrochait ensuite avec Sims, ce dernier tentant un dépassement trop ambitieux. Abandon pour da Costa, Sims tombé au quatrième rang, Jérôme d’Ambrosio récupérait la timbale. Le pilote Mahindra Racing résistait à la pression de Robin Frijns, du Team Virgin, pour s’imposer à son tour !

Forcément déçu de sa quatrième place, l’heure de gloire de Sam Bird venait au troisième ePrix, dans les rues de Santiago du Chili. Le Britannique remportait la course, devant Pascal Wehrlein (Mahindra Racing) et Daniel Audi (Audi Sport). Les trois derniers champions de la discipline connaissaient ici une course catastrophique : Sébastien Buemi (Nissan e.dams), poleman et victime d’un choc contre un mur, Vergne, arrêté après un accrochage en début de course et Lucas di Grassi (Audi Sport), seulement 12e après une disqualification lors des qualifications.

Mais décidément, la roue tourne très vite en Formule E, di Grassi remportant à son tour un ePrix, celui de Mexico, là encore à l’issue d’un scénario hitchcockien ! En tête grâce à sa pole, malgré un drapeau rouge et un gros accrochage entre Nelson Piquet (Jaguar Racing) et Vergne, Pascal Wehrlein tombait en panne de batterie dans l’ultime accélération et cédait la victoire à di Grassi, qui passait tout juste le long du mur sous le drapeau à damiers pour s’imposer.


La manche suivante à Hong-Kong consacrait pour sa part un vainqueur sur tapis vert. Premier à l’arrivée, Sam Bird était déclassé, pour son implication dans un accrochage avec la DS Techeetah d’André Lotterer, alors leader. La victoire revenait à… Edoardo Mortara, pilote Suisse pour Venturi, l’écurie monégasque, qui célébrait son premier succès en Formule E depuis son arrivée..en 2014, dés les débuts de la discipline !

La Formula E restait en Asie du sud-Est, avec une manche inédite couru dans la ville de Sanya, en Chine. Une édition marquée par le retour aux affaires du champion en titre, Jean-Eric Vergne ! Un gros accident frappait encore la course, celui du Britannique Sims, et aussi une grosse collision entre Frijns et di Grassi, juste avant l’arrivée. Le peloton termina au ralenti, sous régime de drapeaux jaunes, avec un trio Vergne-Oliver Rowland (pilote Nissan e.Dams, son premier podium dans la discipline) et da Costa.

Enfin, le dernier ePrix en date a été disputé il y a deux semaines, dans les rues de Rome ! Le début d’une tournée européenne de quatre courses, qui bénéficia à l’écurie Jaguar. Le célébré constructeur britannique remportait son premier succès en sport automobile depuis les 24 heures du Mans 1990. À bord de la voiture gagnante, Mitch Evans : le Néo-Zélandais était récompensé après avoir trouvé la faille sur Lotterer, longtemps leader. Un dépassement au chausse-pied mais légal et un premier succès également en Formule E pour le pilote, managé par Mark Webber. Cette course italienne a aussi été interrompu par un drapeau rouge dans le premier tour, une dizaine de voitures restant coincé dans un virage après le crash de la Dragon Racing de José Maria Lopez devant eux.

Vous l'avez compris, chaque ePrix a donc apporté son lot de rebondissement, jusqu'au bout du bout. Un chiffre pour illustrer ce constat : cinq, comme le nombre de courses où le deuxième termine dans la même seconde que le vainqueur ! Le plus gros écart ? Six secondes et quatre dixièmes, un "gouffre", entre Sam Bird, vainqueur à Santiago du Chili devant Pascal Wehrlein.

ePrixVainqueurDeuxièmeEcart
1Ad DiriyahA-F. da Costa (BMW Andretti)J-E. Vergne (DS Techeetah)+0.462
2MarrakechJ. d'Ambrosio (Mahindra Racing)R. Frijns (Envision Virgin Racing)+0.143
3Santiago S. Bird (Envision Virgin Racing)P. Wehrlein (Mahindra Racing)+6.489
4MexicoL. di Grassi (Audi Sport)A-F. da Costa (BMW Andretti)+0.436
5Hong-KongE. Mortara (Venturi)L. di Grassi (Audi Sport)+0.988
6SanyaJ-E. Vergne (DS Techeetah)O. Rowland (Nissan e.Dams)+1.762
7Rome M. Evans (Jaguar Racing)A. Lotterer (DS Techeetah)+0.979

Le point au championnat des pilotes : d’Ambrosio leader, neuf pilotes en 11 points !

"Seulement" monté sur le podium à deux reprises, Jérôme d'Ambrosio est quand même le leader du classement général, avec 65 points. Plus étonnant encore, le pilote Mahindra Racing a pris les commandes, grâce à une simple huitième place à Rome ! Aussi, son faible total est à mettre en lumière avec les 130 points de Jean-Eric Vergne, leader à la même époque en 2018.

Mais cette année, le peloton est extrêmement dense : neuf pilotes peuvent actuellement convoiter la première place du championnat. Du Belge à Edoardo Mortara, neuvième avec 52 points, tout est ouvert. Dans ce lot de pilotes, on compte notamment Antonio Felix da Costa, seul pilote à être monté trois fois sur le podium, Mitch Evans, seul pilote à avoir marqué des points à chaque course, ou encore les deux pilotes DS Techeetah, André Lotterer et Jean-Eric Vergne. Le champion en titre a certes grillé quelques jokers à cause de plusieurs accrochages, mais oui, une victoire à Paris pourrait lui permettre de prendre les rênes de cette saison complètement indécise !

Le point au championnat des constructeurs : DS Techeetah mène la danse avant Paris !

Situation à peine plus lisible : la présence de Lotterer et Vergne dans ce fameux peloton de tête confère à DS Techeetah la première place du classement des constructeurs, avec 116 points. L'alliance franco-chinoise devance de 7 points Envision Virgin. Bien placés également, Mahindra et Audi Sport Abt, ex-aequo en troisième place, 102 points au compteur. A noter enfin que toutes les équipes ont eu leur part du gâteau : la dernière écurie, Dragon, 11e, a inscrit deux points au Chili, grâce à José Maria Lopez




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