Le paradoxe du Grand Prix d'Autriche

Une semaine après le Grand Prix de France, la Formule 1 a pris le chemin de la province rurale du Styria en Autriche. Isolée, elle n'en reste pas moins un endroit apprécié par le paddock.

Pendant tout le week-end au Paul Ricard, l'un des gros points noirs mis en avant fut les accès au circuit varois. En effet, situé dans l'arrière-pays provençal, le circuit ne dispose pas de sortie d'autoroute dédiée, ce qui a contraint de nombreux spectateurs à se contenter des commentaires radios dans leur voiture lors de la première séance d'essais libres. A l'époque où le Grand Prix de France se déroulait à Magny-Cours, de nombreux commentaires négatifs étaient formulés sur ce circuit situé "au milieu de nulle part".

Cependant lorsque la F1 se dirige vers l'Autriche, on ne peut lire aucun commentaire de ce genre. Pourtant, le circuit qui porte désormais le nom de Red Bull Ring est loin d'être en plein cœur d'une région dynamique. Situé à deux heures de route de Vienne, il offre une magnifique vue sur une campagne verdoyante et vallonnée et très peu densément peuplée. Les installations hôtelières sont ainsi loin d'être nombreuses et un grand nombre de membres du paddock, y compris les journalistes, sont souvent hébergés soit chez l'habitant, soit à des distances pouvant atteindre près de 50, voire 60 kilomètres.

Mais dans la refonte complète du circuit faisant suite à son rachat, Red Bull a décidé de tout mettre en place pour créer une atmosphère agréable pour tout le monde. Pour commencer, les accès routiers sont optimisés, avec de nombreux espaces de parking à proximité. Ainsi la salle de presse est vitrée des deux côtés et offre une vue magnifique sur toute la ligne droite des stands et même l'intérieur du circuit, grâce au relief prononcé du tracé.

A l'intérieur du paddock, des attentions spéciales ont également été prévues, comme un groupe de musique traditionnelle autrichienne et des animations culinaires. Des simulateurs ont également été installés pour que les plus fins commentateurs puissent se comparer aux temps réalisés sur la piste par les pilotes. Même l'énorme Energy Station, qui héberge traditionnellement Red Bull et Toro Rosso, adopte une livrée spéciale puisque le métal habituel laisse la place à une structure tout de bois vêtue.

Ce vendredi, en conférence de presse, Christian Horner a ainsi expliqué en quoi ce changement était lié aux contraintes logistiques imposées par les trois courses consécutives : « C'est clairement très cher, de faire bouger les voitures, les pièces de rechange, les personnes en si peu de temps. Nous avons une nouvelle structure d'hospitalité. Il n'aurait tout simplement pas été possible de compléter l'Energy Station habituelle. Il y a donc un coût associé. »

Tous ces éléments concourent à faire du Grand Prix d'Autriche une belle réussite pour les principaux acteurs, même si les spectateurs sont loin d'être aussi nombreux que sur d'autres événements. La principale communauté représentée est celle des Hollandais, faisant la route pour venir applaudir leur favori, Max Verstappen. Ils n'ont pas été oubliés par les organisateurs, qui ont également mis un ensemble d'activités afin de les divertir pendant tout le week-end.

Avec la participation de www.racingbusiness.fr

Publié le 03/07/2018 à 11:23:24.

Retrouvez l'article original sur : http://www.motorsinside.com/f1/2018/actualite/22813-Le-paradoxe-du-Grand-Prix-d\Autriche.html

Merci de l'interêt que vous portez à MotorsInside.com.