Allemagne : les tops et les flops de la rédaction

Il est désormais l'heure de débattre des principales satisfactions et déceptions de ce week-end à Hockenheim !

Le top 3



Lewis Hamilton, le panache des plus grands !

La révolte d'un champion. Accablé par un nouveau coup du sort le samedi, le samedi, le vainqueur de la course a ressuscité le dimanche. Toujours aussi déterminé, il a appliqué une remontée chirurgicale pour revenir avec les gros bras après quinze tours de course. Et dire qu'il avait déclaré "ne pas pouvoir dépasser facilement" sur cette piste ! Son pari le plus courageux aura été de rester le plus longtemps en piste avec ses tendres du départ, jusqu'au 42e tour précisément, tout en gardant un rythme soutenu. Le quadruple champion du monde a parfaitement contrôlé alors même que son rival terminait sa course dans le mur.

Alors évidemment, sa victoire est aussi due à la stratégie de son écurie, qui a handicapé son équipier. Mais le "momentum" a basculé du côté de Lewis Hamilton, aux émotions visibles en dehors de sa voiture. Sa détresse en qualifications et son soulagement sur le podium montrent à quel point il est impliqué dans cette course au titre exigeante face à Vettel. Et le voici à son tour avec un petit matelas de sécurité en tête du championnat. Il ne reste plus qu'à tenir au Hungaroring pour partir en vacances en solide leader.

“That was the drive of my life. It was a trying day. The greatest day...”

An emotional @LewisHamilton signs off after a roller-coaster #GermanGP 🇩🇪 weekend! pic.twitter.com/cbz5Ftn5G8

— Mercedes-AMG F1 (@MercedesAMGF1) 22 juillet 2018

Nico Hulkenberg, l'importance d'être constant

Un train qui arrive très souvent à l'heure. Huitième entrée dans les points pour l'incroyable "Hulk" en 2018. Quand Hulkenberg termine cette saison, c'est à chaque fois dans les points : La régularité incarnée. Le pilote allemand décroche devant ses supporters une magnifique cinquième place, son plus beau résultat à la maison et son meilleur score cette saison. Opportuniste à souhait, il a aussi profité d'une bagarre Ericsson/Ocon pour gagner deux positions. Quand ses petits camarades du milieu de peloton s'écharpaient sous la pluie, le #27 assurait sa belle place, malgré un premier arrêt dès le 20e tour. Son travail permet à Renault de s'ancrer à la quatrième place des constructeurs. Ce pilote mérite définitivement un podium pour l'ensemble de son oeuvre !

📻 @HulkHulkenberg "Thank you very much"#GermanGP 🇩🇪 #F1 pic.twitter.com/F97gWOLdBF

— Formula 1 (@F1) 22 juillet 2018



Romain Grosjean, la fusée de la fin de course !

Battu en qualifications par son équipier mais quand même sixième, le Français nous a offert une fin de course exceptionnelle, malheureusement éclipsé par Lewis Hamilton. Sa première partie de course avait été plus compliquée, retombé en huitième place à la fin de son premier relais, terminé au tour 21. Galvanisé par des ultra-tendres neufs en fin de course, le Genevois s'est "amusé" dans les derniers tours et on veut bien le croire ! Trois voitures passées et un nouveau bon résultat, de quoi atténuer la déception de Silverstone. Jamais Romain Grosjean ne semble avoir été aussi heureux dans le paddock en 2018. Son réveil intervient au meilleur des moments, juste avant la négociation d'un nouveau contrat en 2019. Il faut poursuivre en Hongrie !

Those last laps were fun 🤙🏎🇩🇪

— Romain Grosjean (@RGrosjean) 22 juillet 2018



Le flop 3



Sebastian Vettel : un si bel effort brisé en un virage

Une qualification phénoménale. Sur ses terres, le quadruple champion du monde paraissait intouchable, jusqu'à ce que la pluie ne s'en mêle. Un peu plus difficile à conduire sous le mouillé, Vettel a perdu le contrôle de la SF71H sur une petite faute, un freinage légèrement en retard. Son erreur n'est pas grossière mais à cet endroit, elle était impardonnable. Et dire que l'Allemand a joué de sa crédibilité en intimant à son équipe que Raikkonen le laisse passer. Il faut dire que ce championnat ne doit laisse rien au hasard.

Paradoxalement, c'est au moment où Seabastian Vettel pouvait frapper le plus fort qu'il perd le plus gros, du moins depuis Melbourne. L'avenir nous dira si cette erreur lui coûte le titre. Mais l'Allemand semble désormais avoir la meilleure voiture du plateau : même le clan Mercedes l'admet dans ses propos d'après-course. Pour être champion du monde en fin de saison, il ne faudra toutefois plus recommencer un tel dimanche.

🎙VETTEL

"Ce n'était pas une énorme erreur, mais il y a eu un énorme impact sur la course évidemment. C'est mon erreur, je m'excuse auprès de l'équipe qui a tout fait, petite erreur et grande déception. Les pneus n'étaient pas frais, mais c'était glissant pour tout le monde" pic.twitter.com/YUNKy2hR8d

— Secteur F1 🏎🇫🇷 (@Secteur_F1) 22 juillet 2018



Carlos Sainz : trop souvent un ton en-dessous

Encore malmené par Hulkenberg en qualifs et en course, l'Espagnol n'est jamais revenu à hauteur de son équipier. Pire, le Madrilène a même commis une erreur incompréhensible sous régime de Safety Car, en dépassant la Sauber de Leclerc. L'art de se tirer une balle dans le pied en quelque sorte. Cela fait désormais trois courses de suite que l'Ibère n'a pas inscrit de point au championnat du monde. Jusqu'à preuve du contraire, cette faute sous neutralisation est la sienne. Carlos Sainz vit pourtant des heures cruciales et doit prouver sa place chez Renault ou Mclaren, sous peine de retourner chez Toro Rosso en fin de saison.

[INFO] 🇪🇸 Carlos Sainz termina duodécimo en el Gran Premio de Alemania, relegado por una sanción 👉https://t.co/C4wGOhELYF

🇬🇧 Carlos Sainz finishes twelfth at the #GermanGP demoted by a penalty 👉https://t.co/DuMCERKUra#F1 #carlo55ainz #carlossainz55 pic.twitter.com/pid7jWjvhN

— Carlos Sainz (@Carlossainz55) 22 juillet 2018



Charles Leclerc : assez rare pour être souligné

Étonnant de mettre dans les flops un pilote qualifié 9e, à bord d'une des voitures les moins performantes du plateau, quoi que les récentes évolutions nous incitent à penser le contraire. Vandoorne ou l'équipe Williams aurait (encore) pu facilement prétendre à cette place. Mais pour une fois que le Monégasque ne nous sert pas de caviar, il faut le préciser. Après avoir décroché sa troisième Q3 le samedi (la troisième en 2018), sa course est à oublier. Leclerc n'a pas pu tenir la comparaison face aux autres pilotes du milieu de grille. Premier en FP3 sous la pluie, le pilote a cette fois fait tapis avec un arrêt aux stands au 45e tour pour monter les gommes intermédiaires. Un changement de gommes trop tôt, qui a démoli son résultat : 15e à l'arrivée. Et pour parachever le tout, un 360 sans conséquence et une excursion au-delà de la piste. En face, Ericsson a accroché une entrée dans les points. Allez, on passe la main pour cette fois !

Top marks for the pirouette @Charles_Leclerc 💯#GermanGP pic.twitter.com/HVRh7NJMT8

— Formula 1 (@F1) 22 juillet 2018


Publié le 23/07/2018 à 09:07:46.

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