Espagne: les tops et les flops de la rédaction

Vous connaissez la formule : débattons des principales satisfactions et déceptions de ce cinquième week-end de la saison 2019, disputé sur le circuit de Catalunya, en Espagne.

Le top 3 :



Encore et toujours... Mercedes !

217 points marqués sur 220 possibles, cinquième doublé consécutif… et nouveau top pour l’écurie allemande. La saison parfaite continue pour Mercedes : si l’on pouvait encore douter de la domination allemande en début de saison, celle-ci est désormais bien réelle. Une leçon du début à la fin du week-end !

Et si les innovations apportées sur les rétroviseurs ont finalement été mises de côté, toutes les autres nouveautés aperçues sur la W10 ont bien fonctionné à Barcelone, comme depuis le début de saison. Le contraste est saisissant par rapport aux essais hivernaux… Désormais, la voiture de Brackley est au-dessus du lot, surtout dans les virages serrés. Plus stable à l’avant, la monoplace ne souffre pas trop dans l’exploitation de ses gommes, ce qui la rend invincible en course face à Red Bull et Ferrari, ses adversaires, si l'on peut encore les appeler ainsi.

Le top vaut également pour ses pilotes, qui ont brillé chacun leur tour : Hamilton a mené une course excellente du début (fini les mauvais départs !) à la fin tandis que Bottas n’a pas démérité, solide tout le week-end, revenu en force en Q3 après sa petite bévue des essais libres. Avec autant d’avance sur le reste du plateau, la question actuelle est de savoir quel pilote va prendre le meilleur sur l’autre : on compte sur Bottas pour entretenir le suspens !

The moment @LewisHamilton led home a fifth consecutive 1-2 finish for @MercedesAMGF1 🏆

An all-time #F1 record equalled at the #SpanishGP 🇪🇸

And the champ goes back to the top of the standings 👀 pic.twitter.com/E87ulYa5U8

— Formula 1 (@F1) 12 mai 2019

Encore et toujours... Verstappen !

Troisième présence dans notre top 3 pour le Néerlandais en cinq courses ! 3e-4e-4e-4e-3e : Max Verstappen mériterait en fait un top 3 pour le début de sa saison, tant la régularité est au rendez-vous. Comme à Melbourne, le pilote #33 est monté sur le podium, en se payant les deux Ferrari. Au départ, le vainqueur de la course 2016 a profité du blocage de roue de Vettel pour monter en troisième place dés le deuxième virage. Mais Verstappen a tenu le choc sur toute la durée de la course, jamais vraiment inquiété par les monoplaces italiennes.

Et même si Pierre Gasly progresse, il reste le leader incontestable du Red Bull Racing, exemple avec ces 12 secondes collées à son équipier sur les 13 derniers tours de course, même si le Français a lutté avec la Ferrari de Leclerc. Au général, Verstappen reprend la troisième place du classement des pilotes, deux points devant Vettel. Une belle prouesse, à deux semaines de Monaco, un rendez-vous qui avantage souvent la Red Bull. Et si cette troisième place au général était un vrai objectif ?

Max Verstappen depuis le GP de Belgique 2018 :

2018
🇧🇪 :🥉
🇮🇹 : 5
🇸🇬 :🥈
🇷🇺 : 5
🇯🇵 :🥉
🇺🇸 :🥈
🇲🇽 :🥇
🇧🇷 :🥈
🇦🇪 :🥉

2019
🇦🇺 :🥉
🇧🇭 : 4
🇨🇳 : 4
🇦🇿 : 4
🇪🇸 :🥉

👉 Sur ces 14 courses, le néerlandais est toujours rentré dans le top 5 et a signé 9 podiums !
Belle constance 👏#F1 pic.twitter.com/UDriPzpCJX

— Secteur F1 🏎🇫🇷 (@Secteur_F1) 12 mai 2019

Le patient Haas est-il guéri ?

Évitons un constat définitif mais en Espagne, la Haas a bien soigné ses problèmes de pneumatiques ! En essais libres, en qualifications, en course : la VF-19 a bien fonctionné tout le week-end, débloquant son potentiel en performance pure, aidée par une flopée d’innovations.

Résultat : une belle séance qualificative, deux dixièmes tout juste derrière la Red Bull de Gasly et surtout une belle course, quand même ternie par la chute de performance de Romain Grosjean en fin de Grand Prix, après la Safety Car. Le Français a perdu trois positions, sans expliquer la raison de cette méforme. Dommage pour lui, car à l’opposé Kévin Magnussen, a mené une fin de course tonitruante, en lui ravissant la septième place, et en titillant la Red Bull de Gasly sur la relance. "K-Mag" l’opportuniste a rajouté 6 points à son compteur, il couvre actuellement 90% du total de points de l’écurie. Attention quand même à l’ambiance en interne : la bataille musclée entre Magnussen et Grosjean a conduit Günther Steiner a faire une réunion interne juste après le Grand Prix, histoire de "mettre les choses à plat". Grosjean devra sortir le grand jeu à Monaco, sans trop en faire : Haas revient dans la course à la quatrième place des constructeurs !

Oh, to be a fly on the wall in Guenther’s office…#SpanishGP 🇪🇸 #F1 pic.twitter.com/L2uXCE9pg4

— Formula 1 (@F1) 13 mai 2019

Le flop 3 :



Ferrari ne s’en sort toujours pas !

Qu’ils sont loin les essais hivernaux du mois de Mars ! Sur cette même piste, la SF90 était la référence, devant une écurie Mercedes dans le doute. Depuis ce week-end, le constat est limpide : la Scuderia est larguée, dépassée par la compétitivité de sa rivale, et surtout empêtrée avec ses propres soucis de réglages.

Pire, les innovations arrivées à Barcelone se sont révélées “satisfaisantes”, selon Mattia Binotto en personne. Le problème est donc toujours sur la monoplace italienne, certainement au niveau de l’appui à l’avant, au vu de l’instabilité de la voiture dans les longues courbes rapides. La Ferrari 2019 va donc retourner à Maranello pour être ausculté...

En attendant l’écart est colossal sur la piste : sur un tracé révélateur, Vettel a concédé huit dixièmes à Bottas, le poleman des qualifications. En course, l’Allemand a surtout bataillé pour rester devant… Charles Leclerc son équipier. Désormais, la Scuderia est bien larguée dans la course aux deux titres, et du côté de l’équipe, on avoue déjà travailler pour refaire son retard… lors de la deuxième partie de saison ! D’ici là, la vraie question sera certainement de savoir comment l’équipe va gérer le rapport de force entre Vettel et Leclerc, le Monégasque soufflant dans le cou du quadruple champion du monde.

#SpanishGP 🇪🇸 | T 35/66

VET "On est sur des stratégies différentes ?"

À VET : "Oui"

VET : "Qu'est-ce qu'on est en train de faire alors ?!"#F1 pic.twitter.com/kqtWEe6AFZ

— Secteur F1 🏎🇫🇷 (@Secteur_F1) 12 mai 2019

Renault, une situation tout aussi préoccupante

Un autre constructeur dans le dur ! L’écurie d’usine s’enfonce elle aussi dans une crise de résultats, avec ce zéro pointé en Catalogne, le troisième en cinq courses cette saison : triste image que cet affrontement entre Ricciardo et Hulkenberg, pour passer en Q2 le samedi après-midi, même si l’Australien a fait le job ensuite pour rejoindre la Q3. Président de Renault Sport Racing, Jérôme Stoll avait promis "des progrès" pour ce week-end de course : Ricciardo termine à une modeste 12e place, juste devant Hulkenberg. Oui, le circuit catalan est peu propice aux dépassements mais cela n’excuse pas tout.

Ici, les problèmes semblent encore plus divers : si l’efficacité aérodynamique de la R.S 19 pose question, il y a aussi un souci dans le développement moteur, le Renault étant passé derrière Honda en performance pure. Dans le clan de Cyril Abiteboul, si on préfère encore "ne pas céder à la panique", on dit quand même avoir posé “un genou à terre”. Les essais privés de la semaine seront importants afin de mettre (enfin) le doigt sur le mal qui ronge la voiture française. Quatrième du classement en 2018 à la même époque avec 41 pts, Renault est désormais huitième avec 12 points marqués. La comparaison est douloureuse !

🎙 « Le peloton est très serré et tout écart peut mener à de spectaculaires variations. Néanmoins, le résultat est clair même si quelques points étaient possibles sans la voiture de sécurité. »
Retrouvez notre compte rendu du #SpanishGP.
👉 https://t.co/t4WwzeyaeY#RSspirit pic.twitter.com/2Cmzx2VrvF

— Renault F1 Team (@RenaultF1Team) 12 mai 2019

Alfa Romeo régresse !

Si Barcelone est un juge de paix, il faut aussi souligner la contre-performance de l’équipe Alfa Romeo. Un peu comme sa grande sœur Ferrari, la C38 a eu du mal avec l’exploitation des pneumatiques, piégée par la hausse des températures. Aucune des deux voitures n’a atteint la Q3 en Catalogne, et de loin, Kimi Raikkonen, ayant été repoussé à six dixièmes de la dixième place de Ricciardo.

La course n’a pas changée grand chose, “Iceman” ayant en plus tout perdu au départ avec un passage dans les graviers du quatrième virage. 16e à l’arrivée, dernier pilote classé avant les deux Williams, Antonio Giovinazzi était un ton en dessous, en difficulté avec ses freins. Pour l’équipe de Fredéric Vasseur, la performance diminue au fur et à mesure des courses : l’été sera-t-il aussi beau que l’an dernier ?

#SpanishGP 🇪🇸 | T 1/66 [REPLAY]

Kimi dans les graviers au virage 4 lors du premier tour#F1 pic.twitter.com/f2m4gNmFy3

— Secteur F1 🏎🇫🇷 (@Secteur_F1) 12 mai 2019

Publié le 13/05/2019 à 13:38:27.

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