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Sébastien Bourdais, le retour du "héros"

La domination de Bourdais en IndyCar à Milwaukee enthousiaste ceux qui y voient le retour du "Sea Bass" de l'époque Champ Car, mais également une partie du public américain supporteur du "pilotage à l'Américaine".

© IndyCar/S.Gritzmacher - Sébastien Bourdais, un goût de Champ Car à Milwaukee© IndyCar/S.Gritzmacher - Sébastien Bourdais, un goût de Champ Car à Milwaukee

La victoire de Sébastien Bourdais sur le plus vieil ovale des États-Unis a un retentissement bien plus important que celle de Detroit fin mai : « Sur ce type d'ovale vous pouvez passer de héros à zéro et redevenir un héros de nouveau » déclare le Français. Les fans et les journalistes ne tarissent pas d'éloge pour le pilote KVSH Racing, qui a eu jusqu'à un tour d'avance sur tous ses concurrents avant le dernier drapeau jaune. Le style du Français est même qualifié de "pilotage à l'américaine".

Sébastien Bourdais est resté un homme simple, sans artifices. Ses 4 titres de Champ Car, ses 34 victoires en monoplace nord-Américaine et ses places d'honneurs en endurance n'ont pas altéré son jugement, même à l'issu d'une course qu'il a dominé : « Vous êtes aussi bon que l'est votre voiture et vous pouvez dominer autant que vous le permet la concurrence. »
Le Français ne joue pas un rôle, il reste lui même. Malgré la grande médiatisation dont il a fait l'attention en Champ Car, en endurance et en F1, Sea Bass reste toujours aussi timide devant les caméras de télévision. Cela tranche avec les pilotes américains comme Graham Rahal ou Marco Andretti, avec leur coté show man lorsqu'ils côtoient stars d'Hollywood et starlettes du show business. Bourdais est resté un "simple" pilote passionné par son métier, qui aime parler technique aux journalistes.

Un "pilote à l'américaine"

Cette simplicité et cette sincérité font partie du personnage qu'apprécie les Américains. Car lorsqu'il fait le show après une victoire c'est pour le plaisir des spectateurs : « S'arrêter prendre le drapeau à damier dans le cockpit. Faire quelques doughnuts. Effectuer un tour d'honneur. C'est la définition du mythique "pilote à l'américaine". L'IndyCar en a un. » s'exclame Race x dans un commentaire sur Racer.com. « Génial de voir enfin un pilote à l'américaine gagner un ovale et conduire avec un bon vieux style à l'américaine. » rajoute Vucky.

Le renommé Robin Miller, journaliste pour Racer Magazine et NBC Sports va jusqu'à comparer la domination du Français à celle qu'exerçait Michael Andretti. Les titres des articles de journaux sont élogieux, autant que les commentaires des autres pilotes : « Bourdais ? Le gars n'est pas champion 4 fois par chance » déclare Helio Castroneves. « J'ai été coéquipier avec lui et j'ai vu toutes ses facettes » indique Graham Rahal, « quand c'est son jour, il est sacrément dur à battre. C'est un fait. »

Paul Tracy, son meilleur ennemi

Tout le monde souligne la supériorité de Sébastien Bourdais sur cette vieille course de Milwaukee, icône des circuits nord-Américains, y compris son grand ennemi du Champ Car Paul Tracy, maintenant commentateur pour NBC Sports : « J'ai peine à le dire mais c'est la meilleure course que j'ai jamais vu dans la carrière de Sébastien Bourdais. Il n'y a rien de plus impressionnant. »

Les vidéos des bagarres entre Sébastien Bourdais et Paul Tracy, roues contre roues en course ou points contre points en bord de piste, font encore la joie des internautes. Mais la grande rivalité du Français et du Canadien n'a jamais effacé un certain respect mutuel : « C'est marrant, c'est quand la rivalité est terminée que vous pouvez réellement vous rendre compte du respect qu'il y a entre deux pilotes et j'ai une tonne de respect sur ses capacités et ce qu'il a fait dans sa carrière. » déclare Bourdais à propos de son adversaire.

De la lucidité

Sea Bass n'oublie pas pour autant qu'il n'a pas la meilleure voiture du plateau et que la concurrence est plus rude qu'à l'époque du Champ Car : « J'ai dominé la discipline et les saisons quand il n'y avait que 5 ou 6 voitures qui pouvait réellement me donner du fil à retordre. Maintenant il y a bien 15 voitures qui peuvent gagner à chaque course. » souligne le Français, « C'est beaucoup plus difficile de gagner, particulièrement quand vous n'êtes plus avec une grosse équipe et je crois que nous faisons un excellent boulot. »

Avec cette victoire, la deuxième de la saison, Sébastien Bourdais est remonté à la sixième place du championnat IndyCar, avec 343 points. En tête du classement général, Juan Pablo Montoya compte 439 points. Jusqu'à présent il y a 8 vainqueurs différents cette année et aucun pilote n'a décroché plus de 2 victoires.

En partenariat avec www.indycar.fr


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