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Première réussie pour Fernando Alonso chez Toyota à Spa

Fernando Alonso a connu un début de Super Saison idéale puisqu'il a signé la pole position et a remporté sa première victoire au sein de la Toyota n°8. Le constructeur signe le doublé, devant Rebellion.

© Toyota - Début de saison idéale pour Toyota et Fernando Alonso© Toyota - Début de saison idéale pour Toyota et Fernando Alonso

Toyota ne pouvait rêver meilleur début de saison, même si le déroulé du week-end a une nouvelle fois qu'un petit grain de sable pouvait rapidement entraver la marche en avant vers la victoire, notamment aux 24 heures du Mans, l'objectif principal de la saison.

Ainsi vendredi, c'est la n°7 qui avait signé le meilleur temps moyen lors des qualifications. Pourtant, ce samedi, c'est de la voie des stands qu'elle s'élança après avoir été disqualifiée des qualifications. La raison ? Une simple erreur administrative qui affichait la mauvais numéro de série sur le débitmètre d'essence. C'est donc la n°8 qui s'élançait en tête, aux côtés de la Rebellion n°1.

Dans ce contexte, la voie était royale pour que Fernando Alonso retrouve le chemin de la victoire. Mais il était écrit que rien ne serait simple. Ainsi dès la fin de la première heure, la voiture de sécurité faisait son entrée pour réparer les dégâts provoqués par la violente sortie de piste d'une Ford dans le Raidillon d'Eau Rouge. Cela avait le don d’annihiler tous les écarts alors que Mike Conway était déjà parvenu à remonter en sixième position.

Avec une intervention durant près d'une demi-heure, les équipes en ont profité pour effectuer leur premier remplacement de pilote, Fernando Alonso prenant la suite de Sébastien Buemi. Le champion du monde de F1 ne connut pas d'événements majeurs au cours de ce relais, ce qui ne fut pas le cas du troisième pilote de l'équipage. En effet, Kazuki Nakajima a été contraint de rentrer aux stands dès la fin de son premier tour afin de réajuster des ceintures de sécurité particulièrement inconfortables. Quelques temps plus tard, il commettait une petite erreur, qui le faisait partir en tête-à-queue à l'épingle de la Source. Heureusement, ces deux incidents furent sans incidence sur le résultat final.

Pourtant, on assista à un nouveau rebondissement à l'approche de la dernière heure lorsque la LMP1 n°7 de SMP Racing sortit très fort à la fin du Raidilon. Cela est d'autant plus regrettable que l'équipage était en lutte avec la Rebellion n°1 pour lad dernière place sur le podium. Cette nouvelle voiture de sécurité permit à Mike Conway de se retrouver dans les échappements de sa voiture-soeur. S'il tenta l'undercut à une vingtaine de minutes de la fin, il fut décidé en interne de geler le résultat et de ne pas prendre de risques supplémentaires.

Cela permet donc à Fernando Alonso de remporter sa première victoire à Spa-Francorchamps depuis sa victoire en F3000 en 2000 et de retrouver le goût de la victoire, qui lui échappe depuis le Grand Prix d'Espagne 2013 ! Pour Toyota, cela permet de signer une quatrième victoire consécutive, si l'on compte les trois triomphes en fin de saison dernière.

Si sous le drapeau à damiers, c'était la Rebellion n°1 de Lotterer-Jani-Senna qui a pu savourer le champagne, ce ne fut que de courte durée. En effet, alors que la voiture avait déjà perdu du temps en cours de course pour remplacer un transpondeur de la FIA récalcitrant, elle fut finalement déclassée au profit de sa voiture-soeur, pour cause d'usure trop prononcée du fond plat de la voiture.

Reste maintenant à savoir si la FIA et l'ACO vont revoir la balance des performances d'ici aux 24 heures du Mans afin de resserrer les écarts dans la catégorie-reine puisque la Toyota n°7 a retrouvé la seconde place dès la mi-course et que les Rebellion ont terminé à deux tours de la tête.


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28 réactions sur cet article Donnez votre avis
freddy
freddy :
yes dommage que pour l instant c est pas la même chose en f1
Il y a 3 mois
renard442
renard442 :
le plus important pour un pilote c'est de gagner,bravo encore a Alonzo .j'aime ce pilote et le voir heureux comme ça sur le podium fait plaisir a voir .la saison va etre longue pour lui,mais cette victoire lui donne raison dans son choix .Même s'il ne retrouve plus les podiums en formule 1 il aura prouver a tout le monde qu'il faudra compter avec lui a l'avenir
Il y a 3 mois
Casper
Casper :
Sympa pour lui, je reste néanmoins surpris que le tapis rouge lui soit à ce point déroulé.

pas mal de point m'ont étonné, d'une part l'autre voiture qui a une pièce non conforme et qui part à un tour alors qu'elle était en pole, ensuite le fait que ce soit alonso qui finisse la course, ensuite la seconde est beaucoup plus rapide qu?Alonzo au volant, et le rejoint, immédiatement elle doit rentrer et changer le capot qui n'a pourtant aucune trace, du coup alonzo rentre tranquille, ne change pas le capot et repart devant pour le dernier relai ou les postions sont figées.... Alors certes l'équipe prime et voir les deux s'affronter n'aurait pas été du gout de la marque. Mais perso j'ai eu plus l'impression qu'il fallait servir sur un plateau sa première victoire à alonzo.

et pourtant quand alonzo s'écarte deux fois après le restart pour que la seconde voiture puisse récupérer son tour de retard j'avais trouvé çà sportif, car c'était probale qu'une seconde voiture vienne alors réduire l'écart à néant.

Bref le spectacle n'est pas dans cette catégorie (par contre dans les autres, quel équilibre des perf, le duel porsche ford était incroyable)
Il y a 3 mois
Aifaim
Aifaim :
Journée-test 24 Heures du Mans : Alonso devant, mais...

Dimanche, Alonso a propulsé la Toyota n°8 en haut de la fiche des temps pour cette journée d'essais ouverte aux concurrents des 24 Heures du Mans, les 16 et 17 Juin.

Alonso devant, oui mais. Le néophyte espagnol a énormément roulé, ce qui est logique puisqu'il n'a jamais couru au Mans. Même s'il s'est bien débrouillé à Spa, Il n'est pas familiarisé à la Toyota comme peuvent l'être Buemi et Nakajima qui ont assuré la victoire en Belgique. La firme japonaise n'était pas là pour chercher une pole sans intérêt à quinze jours du départ. Alonso meilleur temps, s'il ne doit ses 3'19"066 à personne, personne n'est allé les lui contester.
Rebellion ? Ah oui... Mathias Beche est venu tout près avec ses 3'19"680, confirmant ainsi que la LMP1 construite spécialement par Oreca s'annonce comme le meilleur challenger des Privés. La BR à l'aérodynamique retouchée depuis l'envol de Spa signe un très bon 3'21"603 devant une ByKollès en progrès (3'23"644) grâce au Français Tom Dillman.
La déception, un peu attendue, vient des Ginetta de chez Manor, privée de Spa, faute d'argent. En 3'27"748, la meilleure fait moins bien que les LMP2 de tête.

Sur l'Oreca LMP2 Dragonspeed, c'est un Français qui décroche le pompon, Nathanael Berthon, en 3'27"288. Son équipier, Maldonado s'est contenté de... sortir de la piste en provoquant un drapeau rouge à quelques minutes de la fin des essais. Les Oreca se taillent la part du Lion aux cinq premières places de la catégorie. La première Ligier est en 3'29"281 , Dallara doit se contenter d'un 3'29"968. Petite surprise, chez les héros de l'an passé, le team Jackie Chan, aucune des deux Oreca et des deux Ligier ne sont passées sous la barre des 3'30".

En GTE-pro, les Porsche s'offrent un doublé honorifique emmené par un autre Français, Patrick Pilet (3'52"551). Ford place ses quatre voitures derrière. BMW, Ferrari et Chevrolet Corvette sont un ton en-dessous. Si Aston-Martin s'est mis en vedette, c'est par la spectaculaire sortie de route de Marco Sorensen suite à un accrochage avec Harrison Newey (Dallara), le fils d'Adrian. Sorensen est indemne mais la voiture est à reconstruire. Cette nouvelle déclinaison de la Vantage, débutante au Mans, n'avait pas besoin de ce handicap pour affiner une mise au point apparemment difficile.

Quitte à passer pour chauvain, c'est - encore ! - un pilote tricolore qui signe le meilleur chrono GT chez les amateurs. Julien Andlauer, un pur produit de la Porsche Carrera Cup France, signe un 3'55"970 pour le compte du Dempsey-Proton team devant la Ferrari d'un certain Fisichella.

Après Spa, cette journée-test confirme - discrètement - la suprématie de Toyota, la montée en puissance des LMP1 privées qui, si elles se montrent fiables, domineront les LMP2 en cas d'une nième catastrophe nippone.
Tant en LMP2 qu'en GTE pro et am, les écarts sont faibles et la promesse d'une course aussi indécise qu'acharnée est assurée.
Il y a 2 mois
Aifaim
Aifaim :
Désolé de prendre cet article comme support pour les 24 Heures du Mans, mais c'est le seul qui soit encore accessible concernant l'Endurance. D'aucuns y trouveront un goût de "revenez-y" car il reprend les éléments fournis l'an passé et remis à la page 2018.

PRESENTATION DE LA COURSE

Le Mans se répartit en deux catégories de protos (LMP1 et LMP2) et de GT (GTE-pro et GTE-am)

LMP1. Deux types de motorisation : Hybride pour les constructeurs et libre pour les "privés". Toyota est le seul survivant de la catégorie Hybride. ByKollès (1 voiture), solitaire l'an passé en "privé", a vu arriver Rebellion (2), BR (3) et Ginetta (2)

LMP2. 4 constructeurs de châssis au choix (Oreca, Ligier, Dallara et Riley). Cette dernière n'aura aucun représentant. Motorisation unique : Gibson.
Ce sont obligatoirement des écuries privées comptant au moins un pilote amateur au sein de l'équipage.

GTE-pro. Ce sont des voitures d'usine dont la philosophie est d'être très pointues en performances sous des carrosserie de voitures en vente.
Pour niveler les valeurs, une réglementation (BOP) impose des restrictions à chaque type de voitures.
Mettez trois pilotes professionnels dans des Ferrari, Ford, Porsche, Chevrolet Corvette, Aston-Martin rejoints cette année par BMW avec des performances similaires et vous aurez une course haletante pendant 24 heures. L'an passé, la victoire s'est jouée dans les tout derniers tours.

La BOP est souple dans son application. Ainsi, elle a été réajustée hier en jouant surtout sur le poids des voitures : Les Porsche et Ford ayant un peu trop fait la différence. A noter qu'un petit malin qui aurait caché son jeu pourrait être pénalisé pendant la course.

GTE-am. Selon le même principe que les "pro", une BOP régit les performances de cette catégorie qui n'a le droit d'utiliser des voitures d'au moins un an de production. C'est pourquoi la nouvelle Aston-Martin et les BMW sont absentes.
Comme en LMP2, ce sont des équipes privées dotées, là encore, d'au moins un pilote amateur.

Au fil des années, ces derniers, à l'origine souvent propriétaires de la voiture, apportent quasiment tout le budget de l'équipe. Mais les teams les plus véloces, outre les services (payés) d'un ou deux pilotes professionnels, tentent de s'adjoindre un amateur réputé très adroit au volant car c'est souvent sur ce "maillon faible" que se dessine le résultat final.
Si bien que, paradoxalement, on en arrive à trouver des amateurs sans budget - voire rémunérés - quand des professionnels sont priés d'apporter un budget...

Evidemment, le règlement prévoit un minimum de temps passé au volant pour les amateurs. Une astuce très payante consiste à les remettre au volant dès qu'une période longue sous safety-car s'annonce. Au cas où cette situation se présente, nombre d'équipes amateur (LMP2 et GT-am) passeront d'emblée par les stands... vous saurez pourquoi !

Il y a 2 mois
Aifaim
Aifaim :
QUI VA GAGNER ?

Cette année l'histoire semble déjà écrite pour la première place au classement général : Toyota a 9 atouts sur 10.

LMP1. A priori, la Toyota ne peut pas perdre. L'expérience et la performance sont de son côté. Le troisième volet du tryptique , le facteur chance, snobe l'écurie japonaise depuis près de 40 ans.
Les adversaires sont compétents mais leurs voitures n'affichent qu'une course de 6 heures comme expérience. Ce sont des privés au budget et aux compétences d'ingénieurs infiniment moindres. De plus, le règlement ne les favorisent pas avec des ravitaillements qui les contraindront à plus d'arrêts que la Toyota. En cas de pluie, cette dernière bénéficiera d'un bel avantage avec sa puissance électrique qui entraîne ses roues avant, quatre roues motrices en quelque sorte.

Celles qui attendent (espèrent ?) des défaillances, ce sont les LMP2. Dans la foire d'empoigne qui règne dans cette catégorie pléthorique (20 voitures), les châssis Orecai auront la faveur du pronostic devant les Ligier. Les Dallara n'en seront pas loin. Même si leur déficit de performance s'est réduit par rapport à 2017, les Oreca se sont montrées impitoyables en qualification en trustant les premières places.

En GT, c'est pire pour les raisons déjà annoncées. chez les pros, c'est un record d engagés (17 !) peuvent tous l'emporter et la décision se fera certainement au stand.

Chez les amateurs,C'est à nouveau la bouteille à l'encre. Les Porsche semblent en forme, les Ferrari stagnent et l'Aston-Martin vieillit. La lutte est telle néanmoins que des ex-pilotes d'usine ne négligent pas une catégorie où ils sont plutôt bien payés pour aider dans tous les sens du terme des amateurs au niveau hétérogène. La dernière recrue en date, c'est Fisichella... Mais il faut reconnaître que c'est parmi ces pilotes amateurs que se retrouvent ceux qui - pas forcément par leur faute, d'ailleurs - alimentent la chronique des incidents de course.
Il y a 2 mois
Aifaim
Aifaim :
WARM-UP et RYTHME EN COURSE

Une fois n'est pas coutume, les 45 mn du warm-up n'ont pas provoqué de problème sérieux. L'enseignement à tirer de ce rodage d'avant-course, c'est le rythme choisi par les équipes. Toyota est la seule à prévoir de boucler ses tours en moins de 3'20". Les LMP1 privées, selon leurs pilotes et le besoin de ménager des mécaniques peu éprouvées oscilleront entre 3'22" et 3'30" c'est-à-dire juste devant des LMP2 lorsqu'elles auront des relais pilotés par des professionnels.

En GTEpro, la fourchette sera de 3'50" à 3'55" mais la bagarre pourrait bien faire sauter les limites du prévu.

Les GTEam, plus anciennes, plus lourdes viendront, du moins en début de course si un pro est au volant, s'accrocheront aux basques de ce peloton pour un temps. Est-ce bien raisonnable ? Rappelons que c'est avec une motivation de ce type d'exploit que le pauvre Allan Simonsen s'est tué en 2013.
Il y a 2 mois
Aifaim
Aifaim :
TOYOTA TROP SEULE ? MAIS IL Y A DE QUOI S'ENTHOUSIASMER

Toyota tournera peut-être autour de ses adversaires pendant 24 Heures mais rien est moins sûr et l'écurie nippone, réduite cette année à deux voitures craint ces deux tours d'horloge et les multiples péripéties qui pourraient survenir. Assurer ? Pas tant que ça pour deux raisons : la voiture est hybride et doit se fournir en énergie de récupération ce qui ne se fera qu'à un certain rythme. Et puis, si elles présentent tous les inconvénients de la jeunesse, les BR et les Rebellion sont à la fois véloces et bien pilotées. En signant son 3'15"377 en qualifications, Nakajima n'est pas loin des 3'14"791 deKobayashi l'an passé. L'unique référence en LMP privée, c'est la ByKollès qui a troqué son 3'24"170 de 2017 pour un 3'22"505 qui la laisse néanmoins derrière cinq autres privés.

Bien que Rebellion, Manor (sur Ginetta) et Dragonspeed (BR privée) aient déserté le LMP2, cette catégorie qui faillit bien remporter la course l'an passé a encore progressé. Le 3'25"352 de l'Oreca de Lynn ne serait que 5e sur la grille de la catégorie tout à l'heure à 15h.

Si Toyota ne s'est pas débarrassée de sa glue de malchance mancelle, le scénario - réussi, cette fois ! - d'une LMP2 vainqueur n'est absolument pas invraisemblable.

En GTEpro, la foire d'empoigne reprend encore plus vite : 3'47"504 pour la Porsche en pole, c'est bien loin des 3'50"837 de l'Aston-Martin de Turner, l'année dernière. Lestée de 10 kg, la Porsche sera - un peu - moins véloce en course, mais c'est tout le peloton de la catégorie qui a relevé son niveau.

La proportion est quasiment la même en GTEam : 3'50"728 pour la Porsche du team Proton-Dempsey en qualification, là aussi, elles sont quatre à avoir battu le chrono de la Corvette de Rees (3'52"843) un an plus tôt.
Un autre chiffre est tout aussi révélateur : 3'54"961, c'est le chrono réalisé par la 60e et dernière qualifiée. Elle aurait laissé cinq concurrents derrière elle, l'an passé.
Il y a 2 mois
Aifaim
Aifaim :
Formule 1 et Endurance : 24 pilotes au départ.

Certains vous seront peut-être mé-ou inconnus parce que leur carrière en F1 fût éphémère ou lointaine, pour d'autres, c'est tout frais !

Fernando Alonso, Jenson Button, Sebastien Buemi, Kamui Kobayashi, Kasuki Nakajima, Vitali Petrov, Bruno Senna, Stéphane Sarrazin, André Lotterer, Paul di Resta, Jean-Eric Vergne, Felipe Nasr, Pastor Maldonado, Will Stevens, Juan-Pablo Montoya, Giedo Van der Garde, Jan Lammers, Sébastien Bourdais, Gianmaria Bruni, Jan Magnussen, Antonio Giovinazzi, Pedro Lamy, Giancarlo Fisichella, Olivier Beretta.
Il y a 2 mois
Marc Diskus
Marc Diskus :
Alfaim@
Commentaires tout simplement enthousiasmants de précisions dans la présentation des équipes , la réglementation , le profil que pourrait avoir la course et l'évocation du ......facteur chance . Merci Alfaim@ .
Il y a 2 mois
Aifaim
Aifaim :
Marc Diskus@, sauf que ce n'est pas notre rôle de commentateurs d'écrire ces textes de présentation. Je le dis avec toute l'affection que je ressens pour ce site, il est anormal de snober les 500 miles d'Indianapolis et les 24 Heures du Mans quand on a la prétention de disposer de rubriques "Indycar" et "Endurance". Il était très facile pour quiconque suit un peu le sport automobile de les rédiger, y compris en partant de ce que j'avais écrit l'an passé. la "présentation de la course" ne demandait ni grosses recherches ni réactivité particulière. En clair, il pouvait être conçu depuis au moins 15 jours.
Pour mieux apprécier la Formule 1, il faut se pencher sur les autres disciplines. Ce qui est tant reproché à la F1, le manque de dépassements, les passages spectaculaires de voitures qui "bougent", on l'a en Endurance... et il y a 60 voitures à suivre. Le régal de spectacle, de suspens, d'inattendu, c'est là !
Il y a 2 mois
Aifaim
Aifaim :
LE MANS 6e heure : Toyota creuse l'écart
Pas de surprise en LMP1, les deux Toyota se passent et se repassent au gré des ravitaillements tout en accumulant les tours d'avance sur les LMP1 privées qui auront connu des fortunes diverses. Si une BR (N°17) et une Rebellion (N°3) restent à proximité (2 tours), leurs équipiers respectifs ont eu bien des malheurs : Dès la courbr Dunlop, au départ, Lotterer s'est offert une figure - et un capot - tout en envoyant la BR Dragonspeed (N°10) en tête-à-queue. Elle a perdu un tour dans l'affaire, écart qu'elle maintient avec ses rivales en 5e position devant la BR Dragonspeed, discrète mais constante et régulière. Pour la BR N°11, celle de Button, un capteur moteur défectueux et très difficile à atteindre lui a coûté la bagatelle de 49 tours de retard. Tout est perdu for l'honneur et Button tourne actuellement en 3'22. Les Manor enchaînent les problèmes de jeunesse et n'arrivent pas à s'extraire du peloton des LMP2. Finalement, la seule vraie malchanceuse, c'est la Bykollès, très honorable 7e jusqu'à ce qu'une touchette dans le trafic avec une GTEam l'envoie dans le décor pour le compte; C'est le seul abandon de la course au quart de la course.

En LMP2, Jean-Eric Vergne a placé l'Oreca G-Drive N°26 sur orbite. Elle mène quasiment depuis le début mais de peu devant - et c'est une belle surprise - la LIgier du Panis-Barthès Compétition N°23. Juste derrière, c'est un trio de furieux, l'Alpine N°36, les Oreca Idec N°48 et TDS N°28. Héroïque l'an passé, les voitures de Jackie Chan auront du mal à rééditer leur exploit tant elles accumulent les crevaisons et autres incidents bien difficiles à combler quand les leaders de la catégorie tournent en moins de 3'30" !

En GTEpro, c'est actuellement une grosse bagarre entre les Porsche, les Ford et - surprise - les BMW. Les Ferrari sont distancées, les Aston-Martin à la traîne et les Corvette réduites à une unité, la N°64 ayant cumulé beaucoup de temps au stand. Mais dans cette catégorie, les meilleurs chronos en course de chacune des 17 voitures sont regroupés en moins d'une seconde.
En GTEam, Porsche fait la course en tête, à portée de fusil des meilleures Ferrari.
Il y a 2 mois
Aifaim
Aifaim :
MI-COURSE AU MANS : Dégâts chez les nouveaux !

Les Toyota roulent toujours comme des horloges à la moitié du parcours mais au rythme soutenu de 3'20". Le suspens actuel, c'est Alonso qui le détient en grignotant le retard de sa N°8 sur la N°7, en partie généré par une pénalité incombant à Buemi. Derrière, à 5 tours, les Rebellion limitent les écarts même si elles sont définitivement débarrassées des autres LMP1 privées : la BR N°17 qui les tenait en respect est sortie de la route, pilotée par le jeune Isaakyan au cours de la 7e heure. L'autre BR/SMP de Button roule au même rythme mais elle ne rattrapera jamais les près de 4h perdues par la faute d'un capteur. Elles aussi dans les profondeurs du classement, les Manor/Ginetta sont hors jeu : la N°6 a abandonné sur le circuit sur panne électrique et la N°5 navigue entre la 45e et la 50e place. Bien retardée également, la BR/Dragonspeed rattrape les dernières des LMP2.

Celles-ci font preuve d'une fiabilité remarquable puisqu'elles sont toutes là à mi-course. L'Oreca G-Drive de Vergne mène depuis le départ, devant l'Alpine en bagarre avec la surprenante Ligier du Panis-Barthèz Compétition. Les Oreca françaises Idec, TDS et Graff complètent le top dix.

Porsche domine le GTEpro avec la N°92 "cochon rose" devant sa soeur n°91 et la meilleure Ford, celle de Bourdais. Victime de problèmes de freins, la BMW est rentrée dans le rang avec les Aston-Martin mais derrière les Ferrari et Corvette, nettement dominées pour l'instant. A noter, la suspension cassée sur la Porsche de Romain Dumas, contrainte de renoncer.

Le 5e abandon - seulement ! - est au passif de l'Aston-Martin de Paul Dalla Lana : Le champion WEC GTEam 2017 a écrasé le nez de sa voiture dans les pneus des virages Porsche. De toute façon, elle ne pouvait pas grand-chose contre la Porsche Dempsey-Proton que tente de prendre en défaut la Ferrari n°84 de Griffin, MacWeil et Segal.

On n'a pas revu de safety-car et les slow-zones sont rares. En l'absence de pluie, la cadence n'est pas perturbée et la course file au rythme du record de 2010...
Il y a 2 mois
Marc Diskus
Marc Diskus :
Alfaim@
Magnifique compte-rendu à mi-course !
Avez-vous pris un peu de repos cette nuit ?
Il y a 2 mois
Aifaim
Aifaim :
Marc Diskus@... Non ! Deux "live-texts", ça tient compagnie...
Il y a 2 mois
Aifaim
Aifaim :
LE MANS : Pour Toyota, la chevauchée continue !

Aux 3/4 de la course, ceux qui menaient à mi-parcours sont toujours là. Au classement général, les deux Toyota, la N°8 devant la N°7 désormais, roulent sans se soucier des Rebellion désormais reléguées à 10 tours.
Toujours aussi constantes les meilleures LMP2 suivent : l'Oreca G-Drive n° 26 qui n'a jamais perdu la première place acquise dès le début de l'épreuve par Jean-Eric Vergne. Derrière, la Ligier du Panis-Barthez tient sa place de dauphin que l'Alpine-Signatech ne désespère pas de lui reprendre. L'Oreca Idec suit juste derrière.

En GTEpro, les Porsche maintiennent la mainmise sur le classement, la 92 devant la 91. Bourdais s'est accroché, tout près, mais sans les déloger. Corvette et Ferrari n'ont plus vraiment d'espoir à la régulière. Aston-Martin n'a jamais été dans le coup contraorement à l'autre nouveauté, la BMW que des soucis de jeunesse a ralenti pour la n°81, l'autre ayant fini dans le rail.

En GTEam, même topo avec la Porsche Dempsey-Proton n°77 qui a mené toute la nuit. Pour l'instant, deux Ferrari l'accompagneraient sur le podium.
Il y a 2 mois
Marc Diskus
Marc Diskus :
Malgré les fines bouches qui penseraient que la victoire de Toyota était une formalité , une victoire dans un fauteuil , Le Mans de l'avis de nombres de spectateurs et de pilotes est LA course automobile la plus exigeante en énergie humaine et matérielle .

Gagner au Mans est à chaque fois un exploit . L'affaire n'était pas pliée à l'avance quand on a vu Kobayashi à 1h15 de l'arrivée rouler à 80 km/h . Le suspens était entier . Alonso , le bougre , réalise son souhait formidable mais après avoir fait des efforts pour piloter ces machines hi-tech .

Les LMP2 sont étonnantes de fiabilité et les GTEpro ont donné un spectacle quasi- continu . C'est bien au Mans que se passe le spectacle comme nous l'avait dit Alfaim@ .
Il y a 2 mois
Casper
Casper :
Je me suis pris au jeu et sans me rendre compte ai regardé plus de 3 heures finalement...

Je lis beaucoup de commentaires moqueurs sur la concurrence aux toyota. Même s'il faut bien admettre que les seuls adversaires de Toyota étaient eux même, la perf réalisée avec des tours à 3.20 réguliers comme une horloge n'est pas à minimiser à mon sens. Donc bravo à eux et à ceux qui ont commis le moins d'erreur. cette course m'a semblé moins téléguidée que celle de SPA ou il fallait que la N°8 gagne.

En revanche maintenant que c'est fait, il faudrait des équilibres de performance permettant aux non hybryde d'être plus proches, ce ne serait pas franchement un contre publicité pour l'hybride car pour arriver à ce rythme, je pense qu'il va falloir brûler du pétrole à grosse dose. Donc allez un effort pour que les toyota ne soient pas autant à l'aise pour la prochaine édition...

Et aux grincheux qui bavent sur Alonso, je ne suis pas un grand fan du bonhomme, mais allez jeter un oeil sur le inboard de nuit du bonhomme, regardez le même de Lopez ensuite, si vous ne voyez que du favoritisme non sportif, changez de lunettes !
Pour les autres catégories, bravo Vergne et ses coéquipiers, sans faute, un coucou à panis barthez qui étaient longtemps très bien placés !
Côté GTE, Porsche montre qu'ils sont vraiment au dessus du lot, outre le cavalier seul de la jolie rose, le reste est solide, la passe d'arme avec la ford de bourdais fut la plus belle de tout le Week end. et même en amateur ils étaient là.
Au final pas tant d'abandons ou d'erreurs, des épisodes cocasses quand les pilotes veulent à tout prix rentrer aux stand pour continuer qui a vouloir défaire le capot avec les mains (je ne me souviens plus qui!) quelle passion autour de cette course !
Il y a 2 mois
Aifaim
Aifaim :
Concernant Alonso, il faut être très clair. A Spa, il était le 3e pilote et le moins bon du trio. Il en était conscient. Ce qui m'a le plus épaté, alors qu'il avait beaucoup de travail et d'investissement à fournir en F1, il a travaillé d'arrache-pied, limant - la journée d'essais du début du mois - la piste mancelle, passant des heures et des heures en simulateur et s'est humblement soumis aux conseils de ses deux coéquipiers.
Chez Toyota, les confrontations des pilotes sont homogènes et Alonso s'est retrouvé face à Lopez, le 3e homme de la N°7. Le déficit d'expérience de pilotage en gros trafic de nuit, Alonso a su l'apprivoiser même si c'est parfois d'extrême justesse. Alonso a gagné son succès grâce à son travail et son talent a fait le reste.
Il y a 2 mois
Aifaim
Aifaim :
casper@, la concurrence privée - il ne faut pas l'oublier - essuie les plâtres des débutants avec des voitures conçues en quelques mois et n'ayant qu'une course d'Endurance dans les roues (6 heures à Spa). La meilleure équipe - et la plus prudente côté motorisation - Rebellion réussit l'exploit d'amener ses deux voitures à l'arrivée, devant les LMP2.
Les BR (team SMP), n'ont pas démérité. La voiture de Button a été arrêtée en début d'épreuve pour changer un capteur quasiment inaccessible sans déposer le moteur : 48 tours dans la vue, d'emblée. Il n'empêche qu'ensuite, dans les tréfonds du classement, elle a tourné plus vite que les Rebellion. Et je ne parle pas de la N°17, devant les deux protos suisses et malheureusement pulvérisée par le jeune Isaakyan.

Pendant que j'y suis, la ByKollès était un cran en-dessous mais devant les LMP2. Elle a été détruite dans un accrochage lors du dépassement d'une GTEam.

Les Ginetta/Manor. Sans la course de Spa, dotées d'un moteur AER inédit, elles ont cumulé les problèmes mais se sont sportivement bien comportées compte-tenu des circonstances et d'une situation financière plus que délicate.

Faut-il revoir l'équivalence ? Probablement. Mais le législateur a des circonstances atténuantes de par l'absence de références tangibles quant aux performances de LMP1 quasi-débutantes et en cours d'évolution.
Il y a 2 mois
Aifaim
Aifaim :
Pardon : ce n'est pas un moteur AER mais le français Mécachrome sur les Manor.
Ce sont des problèmes électriques malheureusement survenus en piste qui ont éliminé la N°6. La N°5 a eu aussi quelques soucis mineurs mais chronophages. Une panne d'alternateur a bien failli contraindre Button à laisser sa voiture dans l'herbe mais un dernier effort a permis de rejoindre le stand. Le remplacement des batteries a permis de franchir la ligne d'arrivée et de se classer.
Il y a 2 mois
Aifaim
Aifaim :
casper@, vous faites allusion aux abandons : 17 sur 60 partants, dont 8 sur sortie de route. 43 voitures classées, une LMP2 arrivée mais non classée, le bilan chiffré est inférieur à l'an passé où 48 voitures avaient été classées.
Il y a 2 mois
casper
casper :
Effectivement fausse impression du coup, j'avais l'impression de beaucoup plus d'abandon dans le passé. Sinon déclassement de Vergne et c'est l'alpine qui réucpère la victoire en LMP2, pour une histoire de débit d'essence, si comme le dit le patron d'alpine ils gagnaient 6-8 secondes par ravitaillement, çà fait un paquet de temps sur 24 h ! Dommage qu'on en arrive à connaitre le vainqueur qu'après la course... c'est volontaire peut il y avoir plus de pénalités pour l'écruie sans sactionner les pilotes ?
Il y a 2 mois
casper
casper :
et un peu étrange de mettre un temps minimum de ravitaillement pour tout le monde sauf les LMP2 ! en tous cas gros gâchis pour 2 teams qui ont voulu jouer (GDrive et TDS) et pour les 6 pilotes qui se sont battus pendant 24 h et ont ramené la voiture pour tout perdre sur tapis vert
Il y a 2 mois
Aifaim
Aifaim :
Oui, c'est un énorme gâchis, le plus triste étant que le podium est faux et en prive les équipages qui devraient s'y trouver. Si cette règle, comme la bop, n'existe pas en LMP2, c'est que les voitures ont d'autres contraintes égalitaires à commencer par un propulseur unique.
Il y a 2 mois
Aifaim
Aifaim :
SILVERSTONE : Les Toyota disqualifiées
Comme prévu, les Toyota ont archi-dominé les 6 Heures de Silverstone pour la reprise du championnat WEC après leur triomphe manceau.
Mais une mauvaise surprise les attendait après l'arrivée : la flexibilité des fonds plats n'était pas conforme. la firme nippone invoque les aléas de la course qui a pu détériorer la pièce mais les commissaires ont estimé que la conception des pièces doit en tenir compte. Il est peu probable que Toyota fasse appel. C'est Rebellion qui s'offre ainsi le doublé sur tapis vert.
Alonso perd une victoire qu'il n'aurait pas logiquement savouré. Toyota voulait "compenser" Le Mans en favorisant l'autre équipage mais un souci technique (tenue de route) lui a fait perdre du terrain, offrant donc la victoire à Buemi, Alonso et Nakajima qui n'en auront pas profité longtemps.
Il y a 1 jour
Marc Diskus
Marc Diskus :
Ah oui ? Depuis quand le WEC s'intéresse-t-il à la flexibilité des fonds plats ? S'il s'agit d'une tricherie , il est normal que les Toyota soient disqualifiées . Mais franchement , Toyota a-t-elle besoin de tels stratagèmes pour gagner des courses ?

De toutes façons , ces histoires de réglementations et de tapis vert sont une véritable injustice pour les pilotes qui se sont donnés pendant 6 heures , pour rien . S'il y a un défaut illégal dans la construction de la Gazoo Toyota , l'équipe pourra faire des excuses à ses pilotes .
Il y a 1 jour
Aifaim
Aifaim :
Marc Diskus@, c'est assez surprenant en effet surtout que ce problème n'est jamais apparu ces dernières saisons. Chez Toyota - présent, évidemment, lors du contrôle, on est encore plus perplexe qu'embarrassé car personne ne se permet de les accuser de quoi que ce soit.
Il est plus probable qu'il s'agit là d'un défaut de fabrication pour ces pièces neuves. Dura lex sed lex. Cette disqualification n'aura pas de répercussion a priori sur l'issue du championnat, constituant ainsi un moindre mal. D'autres disqualifications ont paru aussi cruelles dans le passé. Ainsi, au Mans en 2017, une Oreca-Rebellion fût exclue du classement - et du podium LMP2 - pour avoir percé un trou dans le capot arrière pour faciliter le remplissage du carburant suite à un choc. En European Le Mans Séries (ELMS), une Oreca a été déclassée de sa pole position pour avoir scotché des pièces qui vibraient. C'est intransigeant mais chacun est traité avec la même rigueur.
Il y a 12 heures
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