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Shanghaï : les enjeux par catégorie

Intouchable jusqu'ici, Toyota est encore ralentie par le sucess ballast pour ce rendez-vous de Shanghaï. Dans les autres catégories, tout est ouvert y compris pour Ferrari, maudite en Chine.

© AF Corse - Ferrari veut enfin gagner à Shanghaï en WEC© AF Corse - Ferrari veut enfin gagner à Shanghaï en WEC

LMP1 : Toyota chatouillé ?

Peut-on battre Toyota ? La question revient inlassablement depuis deux ans et le retrait de Porsche du championnat du monde d'endurance (WEC). Depuis deux ans, la réponse est non. Hormis à Silverstone 2018 sur disqualification, personne n'a pu dominer les Japonais. On serait tenté de dire que cela va continuer à Shanghai. Mais cette année, la donne change. Les LMP1 intègrent le success handicap, qui ralentit les vainqueurs de course et les mieux placés au championnat. Dès la deuxième manche, à Fuji, le dispositif à fait que Toyota a eu du mal à se débarrasser de la Rebellion de Bruno Senna, Gustavo Menezes et Norman Nato. Il a fallu attendre l'arrivée du trafic pour que les Japonaises se détachent.

A Shanghai, le handicap va être plus important. Devant au championnat à égalité, la Toyota n°7 (Kamui Kobayashi, Mike Conway et Jose Maria Lopez) et la n°8 (Sébastien Buemi, Kazuki Nakajima et Brendon Hartley) perdent 1,85 seconde au tour sur l'unique Rebellion, 2,09 secondes sur la Ginetta du team LNT n°5 (Charlie Robertson, Michael Simpson, Guy Smith) et 2,74 secondes sur la Ginetta n°6 (Jordan King, Ben Hanley, Egor Orudzhev).
En conséquence, le début de course devrait être passionnant entre Toyota et Rebellion, surtout que Shanghai dispose d'une longue ligne droite favorable à la voiture suisse. Pour une fois, les jeux sont ouverts. Les Ginetta en revanche devraient rester en retrait à cause d'un équipage hétérogène.

PilotesNuméroVoiturePoints
1Conway/Kobayashi/Lopezn°7Toyota44
2Buemi/Nakajima/Hartleyn°8Toyota44
3Robertsonn°6Ginetta Team LNT17
4Menezes/Nato/Sennan°1Rebellion17
5Hanley/Orudzhev n°5Ginetta Team LNT15.5

LMP2 : plus que jamais ouvert

Rien ne va plus, les jeux sont faits. La saison promettait d'être ouverte et passionnante, elle l'est. Les rookies du Cool Racing ont gagné la première manche à Silverstone et le Racing Team Nederland a empoché sa première victoire en WEC à Fuji.

Mais où sont les favoris ? Tenant du titre LMP2, Signatech Alpine (Thomas Laurent, Pierre Ragues, André Negrao) semble retrouver ses vieux démons de début de saison. L'équipe française reste sur une cinquième place décevante. Le prodige annoncé Thomas Laurent est également moins en vue que chez Rebellion. Les Bleus vont tenter de se relancer à Shanghaï où leur dernière victoire date de 2015.

L'autre favori du début de saison, l'équipe chinoise Jackie Chan DC Racing (Ho-Pin Tung, Gabriel Aubry, Will Stevens) est en embuscade à la troisième place du championnat avec un podium à son actif. Elle arrive à domicile avec l'objectif de l'emporter, sur une terre qui lui réussi bien, puisqu'elle s'est imposée l'an dernier.

A moins que United Autosport (Philip Hanson, Filipe Albuquerque, Paul Di Resta), très en vue en European Le Mans series depuis son passage à l'Oreca 07, ne se réveille en WEC. Les Anglais n'ont pu faire mieux qu'une quatrième place pour l'instant mais peuvent viser la victoire.

EquipenumérovoiturePoints
1Racing Team Nederland29Oreca 0741
2Cool Racing 42Oreca 0735
3Jackie Chan DC Racing37Oreca 0731
4Signatech Alpine36Oreca 0726
5High Class Racing33Oreca 0718
6United Autosport 22Oreca 0715
7Cetilar Racing 47Dallara P21714
8Jota38Oreca 0710

GTE-Pro : Ferrari contre le signe indien ?

Orphelin de Ford et BMW cette saison, le GTE-pro n'en reste pas moins une belle foire d'empoigne entre Porsche, Aston Martin et Ferrari. Les deux premiers cités ont gagné chacun leur course, à Silverstone et Shanghai. La logique voudrait donc que le Cheval cabré suive le rythme. Mais les Italiens semblent être maudits à Shanghaï. Présente depuis 2012 et cinq fois champion du monde, Ferrari n'a jamais gagné en Chine ! Derniers du championnat pilotes et contructeurs, les Rouges feraient bien de vaincre le signe indien s'ils veulent rester au contact.

Aston Martin aurait espéré de son côté un signe du ciel. L'écurie anglaise s'était imposée l'an dernier avec le duo Marco Sorensen et Nicki Thiim en étant intouchable sous la pluie. Mais le soleil devrait briller ce week-end. Sur le sec, Aston Martin a tout de même remporté deux fois la course.

Même total pour Porsche, qui n'a cependant plus gagné depuis 2015 en Chine. Les Allemands seront à coup sûr présents, eux qui ne sont pas descendus du podium depuis une éternité en WEC.

PilotesNuméroVoiturePoints
1Estre/Christensen92Porsche36
2Sorensen/Thiim95Aston Martin35
3Bruni/Lietz91Porsche34
4Lynn/Martin97Aston Martin30
5Pier Guidi/Calado51Ferrari25
6Rigon/Molina71Ferrari10


GTE - Am : un rêve français

Catégorie la plus fournie cette saison avec douze autos, le GTE-Am n'en finit plus d'augmenter son niveau. François Perrodo, de retour après avoir passé deux années en LMP2, l'a d'ailleurs évoqué dans sa chronique sur le site Endurance-info. Avant la course de Silverstone "notre ingénieur est inquiet : les gars, on est plus en 2016 là, il y a du gros niveau partout, les Bronze ont progressé, les Gold sont des pilotes d’usine et les Silver sont tous des faux Silver." En effet, la catégorie sert de pépinière aux usines du GTE-Pro. Et pourtant. Le gentleman driver français et son compère de toujours Emmanuel Collard, réunis cette année dans la Ferrari d'AF Corse n°83, sont en tête du championnat après deux courses, dont une victorieuse. Ils sont accompagnés il est vrai d'un jeune pilote couvé par l'usine Ferrari, Nicklas Nielsen.

Leur rêve va-t-il se poursuivre ? Pas sûr car derrière, les autres ont les crocs. L'Aston Martin de TF Sport (Salih Yoluc Charles Eastwood, Jonathan Adam) a remporté Fuji. L'ogre de la catégorie, Aston Martin Racing (Paul Dalla Lana Darren Turner, Ross Gunn) , a jusqu'ici été en retrait et veut se rattraper. Et les tenant du titre Project One n'ont toujours pas gagné avec leurs deux Porsche. Shanghaï pourrait être la bonne pour eux, si l'on en croit le podium de l'an dernier.

EquipeNuméroVoiturePoints
1AF Corse#83Ferrari43
2TF Sport #90Aston Martin33
3MR Racing #70Ferrari27
4Dempsey Proton Racing#77Porsche20
5Aston Martin Racing#98Aston Martin18.5
6Team Project One#57Porsche16
7Gulf Racing#86Porsche16
8Team Project One#56Porsche14
9AF Corse#54Ferrari10
10Red River Sport#62Ferrari5
11Dempsey Proton Racing#88Porsche2.5
12Proton Compétition #78Porsche0


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1 réaction sur cet article Donnez votre avis
Aifaim
Aifaim :
Le principal avantage de Toyota sur les Rebellion et Ginetta, c'est sa motricité. Comme ses adversaires, c'est une traction arrière mais l'énergie électrique agit sur l'avant. En cas d'adhérence précaire, c'est bien sûr un atout incomparable. Mais la Toyota y puise également profit au freinage et en accélération. C'est donc en partie pourquoi elle perd moins de temps que les autres LMP1 dans le trafic.
Il existe aussi un avantage insoupçonné lorsqu'elle rattrape une LMP2. La forme et les couleurs de la Japonaise permettent de les identitfier d'un coup d'oeil, infiniment mieux en tout cas que les autres LMP1. Même si, désormais, c'est au plus rapide de se frayer un chemin et non au dépassé de céder le passage, il y a souvent là quelques dixièmes "offerts" toujours bons à prendre...
Il y a 10 jours
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