Le DRS : Une aide de trop pour les dépassements?

F1. L'année dernière, les dépassements n'ont pas fait légion lors des courses sur le sec en Formule 1. Surtout avec le double diffuseur de plusieurs écuries qui compliquait la tache d'un poursuivant trop rapproché. D'où l'idée de la FIA de modifier le règlement pour aider au spectacle de la catégorie Reine.

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© Lat- Trop de dépassements cette année en F1? /

Depuis le début du championnat, les dépassements sont nombreux grâce aux nouvelles composantes de ce début de saison. Tout d'abord l'introduction d'un nouveau manufacturier de pneus, Pirelli, puis le KERS. Et dans le but totalement unique de faciliter les dépassements, le système DRS (Drag Reduction System), qui agit avec l'aileron arrière.

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Ce système qui, on le rappelle permet de gagner quelques km/h dans une ligne droite du circuit si le pilote se trouve assez proche de sa cible, réduit le niveau d'appui de la monoplace, et doit se désactiver au moindre freinage du pilote. Les pilotes ont ainsi la possibilité d'user de ce dispositif dès le troisième tour, s'ils sont à moins d'une seconde du pilote les précédant au début de la zone délimitée par la FIA. Cela contribue bien évidemment au nombre de dépassements dans un Grand Prix, mais ne les rends pas trop aisé, ce qui aurait bien entendu fait monter les pilotes au créneau.

Néanmoins, le système KERS dont l'utilisation est également limitée par tour, avec uniquement 6.6 secondes d'activation, mais à disposition entière du pilote, contribue également à l'augmentation de ses dépassements, surtout qu'il semble avoir la capacité de contrer le système DRS utilisé par un poursuivant, si celui-ci n'a plus de charge disponible dans sa batterie. Mark Webber en a été victime en Malaisie, peinant à dépasser sans l'appui des 80 chevaux supplémentaires apportés par le KERS. De plus, le système permet aussi d'attaquer dans certaines portions pour se rapprocher de ses adversaires, facilitant un éventuel dépassement.

Mais le changement qui influe le plus sur les dépassements est bien entendu l'arrivée du manufacturier Pirelli dans cette saison 2011. En effet, les écarts de performance constatés entre les pneus 'option' et les pneus 'prime' sont réellement importants, et permettent de rapidement revenir sur un adversaire. De plus, l'usure des pneus est importante, et la performance chute énormément, provoquant un énorme écart entre des pneus frais, et des pneus usés, ce qui permet de rattraper votre adversaire et de le doubler assez facilement si vos pneus sont bien plus frais que les siens, comme l'a prouvé Lewis Hamilton en Chine. Le pilote anglais, disposant alors de gommes fraiches est revenu comme une balle sur le leader de la course Sebastian Vettel dont les pneus étaient à l'agonie, avant de le dépasser en plein virage, témoignant d'une bien meilleure adhérence que son opposant.
De plus, le bannissement du double diffuseur a fait perdre beaucoup d'appuis aux monoplaces, ce qui a changé la donne lors de la poursuite d'une monoplace.

Dans ces conditions, avec l'utilisation du KERS et des pneus Pirelli qui tous deux aident aux dépassements, on peut se demander si l'ajout du système DRS était réellement nécessaire, et si cela ne rend pas les dépassements trop artificiels. De ce côté, les avis sont partagés, même au sein du paddock, où les avis s'opposent.
Nico Rosberg ose parler de la « meilleure idée introduite en F1 à ce jour », en parlant du système qui permettra sans doute de dépasser certaines monoplaces 'bouchons' sur certains circuits. Au contraire, Nick Heidfeld quand à lui avoue ne pas être un fan, trouvant que ces dépassements deviennent trop « artificiels ».

Ce système n'est également pas sans danger, comme l'ont prouvé plusieurs excursions hors piste de quelques pilotes en bout de ligne droite, quand l'aileron tarde à rétablir le niveau d'appui normal. Cela n'a eu aucune grave conséquence lors des trois premiers Grands Prix de la saison, mais la question sera à se poser lors de la tenue des courses sur des tracés qui ne comportent pas d'échappatoires. En particulier à Monaco, circuit dont les pilotes parlent déjà pour y interdire l'utilisation du DRS, jugée trop dangereuse.

Néanmoins, ce système remplit son office d'outil « spectacle » en permettant quelques beaux dépassements, ce qui était son premier objectif. Reste à voir, si cela fonctionnera sur d'autres circuits que celui de Malaisie ou de Chine, ou si le schéma vu à Melbourne se reproduira.

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