Spectacle en F1 : le DRS, les pneus Pirelli mais pas que ...

F1. La saison 2012 est probablement l'une des saisons les plus indécises depuis de nombreuses années. Elle offre également un beau spectacle en piste, spectacle que beaucoup jugent lié aux pneumatiques Pirelli. Mais dans les faits, même si ces derniers jouent un rôle, d'autres éléments permettent ce spectacle en F1.

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© Sutton / HRT /

Pirelli fournit des gommes qui se dégradent plus vite que celles de son prédécesseur, Bridgestone, offrant ainsi plus d'arrêts et plus d'action en piste entre des pilotes qui ont des pneumatiques frais et ceux qui luttent avec leurs gommes pour tenter un coup de stratégie.

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Cette différence de performance entre deux types de gommes s'est particulièrement vue le week-end dernier lors du Grand Prix d'Europe disputé à Valence, qui a probablement été l'une des courses les plus spectaculaires et passionnantes à vivre cette saison. Mais si les pneumatiques Pirelli ont joué un rôle, que certains jugent important, ils ne sont pas la seule clé de cette nouvelle équation spectacle en F1.

Le DRS, système de réduction de traînée, mis en place par la FIA participe également au spectacle dont tous les fans de Formule 1 peuvent profiter. Ce système permet d'avoir des dépassements plus fréquents que lors des années précédentes, il y a en eu 58 à Valence, deuxième "meilleure performance" de la saison sur ce point derrière Shanghai.

Les problèmes de fiabilité ont également joué un rôle pour le spectacle à Valence, avec les abandons de Sebastian Vettel et Romain Grosjean, qui étaient tous les deux dans le top 3 lors de leurs abandons.

On pourrait aussi citer le KERS comme ingrédient du spectacle actuel en Formule 1, mais le système de récupération d'énergie cinétique ne dispose pas d'un rôle prépondérant comme l'ont les pneumatiques Pirelli ou le DRS.

Un autre point qui permet un tel spectacle en course, c'est le resserrement des performances entre les grandes équipes et les équipes de milieu de peloton. Alors même si d'un point de vue du classement du championnat constructeurs, cela ne semble pas évident car on retrouve les cinq top teams - Red Bull, McLaren, Ferrari, Lotus et Mercedes - aux cinq premières places du classement 2012, comme en 2011, et les autres équipes derrière, dans les faits, les choses ont changé.

Pastor Maldonado a su tirer son épingle du jeu à Barcelone pour offrir une victoire à Williams, la première depuis 2004. L'écurie Sauber a également déjà signé deux podiums grâce à Sergio Pérez cette année, ce qui ne lui était jamais arrivé en tant qu'écurie indépendante - elle avait signé 11 podiums dont une victoire en 2008 mais c'était à l'époque où elle disposait du soutien de BMW.

Outre ces deux équipes, Sahara Force India est également présente, même si l'écurie de Silverstone n'a pas encore signé de podium, mais la double arrivée dans les points de ses deux pilotes à Valence, pour la première fois de l'année, lui laisse des espoirs. Vijay Mallya, le patron de l'écurie indienne, a confié au site officiel de la Formule 1 que décrocher podium était un objectif atteignable selon lui, dès ce week-end à domicile sur le circuit de Silverstone.

Si certains estiment que la fenêtre de fonctionnement des pneumatiques joue un rôle encore plus important cette année, d'autres considèrent que c'est le changement de règlement de la FIA, avec l'interdiction du diffuseur soufflé et les restrictions sur la flexibilité des ailerons avant, qui a permis d'avoir un tel resserrement des performances et donc plus de spectacle en piste.

Pour illustrer ce resserrement, on peut prendre comme exemple le Grand Prix d'Europe, où 14 pilotes se tenaient en moins d'une seconde lors des essais libres 3, nombre qui a même atteint 15 lors de Q1 et lors de Q2 pendant les qualifications. 15 pilotes en 1 seconde, la moindre erreur se paie donc cash pour les têtes de séries, comme Ferrari à Valence, Alonso et Massa ayant été éliminés dès Q2.

Outre d'éventuelles erreurs, la compréhension du fonctionnement des pneumatiques au travers des réglages joue un rôle important et les équipes qui s'adaptent mieux au Pirelli, comme Sauber par exemple, peuvent ainsi être performantes et jouer en quelque sorte les troubles-fêtes lors de certains week-end.

Car si certains pilotes ou responsables d'équipe se sont plaints de voir la Formule 1 devenir "une loterie", force est de constater que ce n'est pas le cas, car on retrouve les mêmes équipes en tête du championnat constructeurs. La hiérarchie est, certes, bouleversée par quelques coups d'éclats, mais qui parmi ceux qui suivent la Formule 1 peuvent se plaindre de vivre une saison aussi excitante ?

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