F1 - Les grosses écuries ne veulent pas faire de sacrifices sur leurs revenus

F1 - Les grosses écuries ne veulent pas faire de sacrifices sur leurs revenus

La F1 connaît une crise financière sans précédent ces dernières années et alors que Bernie Ecclestone a proposé un meilleur partage des revenus, les grandes équipes qui reçoivent le plus se montrent réticentes à une revision de la répartition.      11 réactions

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© Mercedes - Les équipes de tête, les plus riches de la F1, ne veulent pas voir les revenus diminuer !
© Mercedes - Les équipes de tête, les plus riches de la F1, ne veulent pas voir les revenus diminuer !
Alors que plusieurs équipes de F1 connaissent des difficultés financières en ce moment - à commencer par Caterham et Marussia qui sont en redressement judiciaire et qui ont manqué le Grand Prix des Etats-Unis et devraient manquer celui du Brésil, les plus grandes équipes rechignent à offrir un partage plus équitable des revenus.

Si Bernie Ecclestone a déclaré que les équipes de pointe devraient faire des sacrifices financiers afin d'aider celles disposant de moins de moyens, cela ne semble pas aisé à réaliser.

Interrogé par Autosport, Christian Horner estime qu'un meilleur partage des revenus ne changerait pas grand chose : « C'est très gentil de la part de Bernie de suggérer cela. Chaque équipe a négocié son contrat avec le détenteur des droits commerciaux et je pense que c'est un problème qui doit lui être posé sur la question de la distribution de l'argent. Nous avons signé des accords, et je ne suis pas convaincu que même si vous doublez l'argent de Caterham et Marussia cela va résoudre leurs problèmes. »

Le directeur de l'écurie Red Bull Racing estime que le propriétaire de la F1, CVC, devrait être mis à contribution pour aider les petites équipes en donnant une plus grand part de ses profits : « Nous avons d'énormes pressions budgétaires, et je dois gérer les choses dans la limite de notre budget. Si le détenteur des droits commerciaux veut donner plus d'argent aux petites équipes alors c'est leur choix et leur responsabilité. Les équipes sont là pour concourir, pas se sponsoriser entre elles. »

Le directeur de la Scuderia Ferrari, Marco Mattiacci, a quant à lui une vision assez similaire. Pour lui, il ne faut pas changer la répartition des revenus mais simplement travailler à augmenter les revenus : « Ferrari est très concentrée à rendre le gâteau plus gros et ne pas changer la manière dont on coupe le gâteau. Nous ne devons pas sur-réagir. Nous avons besoin d'étudier comment augmenter les revenus, c'est la priorité numéro un. La deuxième est de s'assurer que ceux qui arrivent en F1 sont conscients du défi de la F1. Ce sport est [basé sur] l'innovation, et l'innovation coûte de l'argent, beaucoup d'investissements, un investissement sur le long terme. »

Le responsable de la compétition chez Mercedes, Toto Wolff, estime tout de même que Bernie Ecclestone a sa part de responsabilité : « Nous savons pourquoi nous en sommes arrivés là. Il était important pour Bernie de signer avec les équipes de pointe, qui sont les principaux acteurs de la Formule 1. Aujourd'hui, nous nous retrouvons dans une situation qui n'est pas bonne car deux des nouvelles petites équipes sont parties et certaines autres souffrent. »

Mais l'Autrichien estime que les plus grosses équipes de F1 devraient écouter les propositions du patron de la FOM s'il pense pouvoir changer les choses : « C'est un problème pour les équipes dont il faut discuter avec Bernie. C'est lui qui a lancé les choses et si les équipes de pointe veulent faire quelque chose alors je pense que nous devrions nous asseoir à une table et discuter de cela. En tant que Mercedes, nous ne pensons pas être la cible privilégié parce que nous sommes loin de ce que certaines équipes reçoivent, donc nous verrons ce que Bernie apportera. »

Ce week-end à Austin, trois équipes - Lotus, Force India et Sauber - ont menacé de boycotter la course mais elle ont finalement décidé de prendre part à la course après la promesse du cofondateur de CVC, Donald MacKenzie de résoudre le problème, avec ou sans l'aide de Bernie Ecclestone.

MacKenzie reconnaît qu'il est peu probable que les plus grandes équipes se montrent favorables à une diminution de leurs revenus pour aider les plus petites équipes. Mais il pense avoir une solution car il se montre favorable à donner une faible part des revenus de la F1 destinés à CVC pour la redistribuer entre les petites équipes. Même si cela peut paraître étonnant comme démarche, il est dans l'intérêt de CVC de conserver une F1 avec un certain nombre d'équipes, de monoplaces sur la grille afin de maintenir la valeur de la F1 si une vente devait intervenir, comme cela semble être sur les rails depuis quelques temps maintenant.

Selon The F1 Times, les trois équipes précédemment citées pour être tentées de mettre à exécution leur menace de boycott à Abu Dhabi pour la dernière manche de la saison si aucun accord n'est trouvé avant le GP du Brésil ce week-end.


     11 réactions

    Monsters in the Para, 4 Nov. 2014, 9:26

    P***** mais rasez tout, coulez une dalle et c'est reparti


    darkmika31, 4 Nov. 2014, 10:06

    @Monsters in the Para : ^^ ^^ ^^ C'est pas sympa, vous me faites penser qu'il faut que je m'occupe de la mienne !! Ah il pleut, mince alors... :) :)


    pignon, 4 Nov. 2014, 11:35

    C'est bien connu, on ne prête qu'aux riches...et Bernie n'est pas pauvre !


    Aifaim, 4 Nov. 2014, 15:14

    Mais tout va bien puisque finalement, tout le monde est d'accord sur un point : C'est aux autres de payer !


    Nicolas, 4 Nov. 2014, 17:57

    Le signal qu'envoient inconsciemment les directeurs sportifs interrogés (à part Toto Wolf), s'il est facilement compréhensible, est plutôt mauvais pour deux raisons principales: 1 c'est tout simplement ne pas être fair play de refuser aux autres équipes de ne pas accéder à un meilleur partage des revenus et donc à l'égalité des chances. On peut évoluer dans un milieu hyper concurrentiel sans se comporter en rapace. 2 c'est présenter une porte fermée aux investisseurs potentiels qui pourraient soutenir les petites équipes. Pour un sponsor, un milieu qui fait montre d'une telle hostilité ne peut pas être attirant fût-il prestigieux. Le comble est de dire que donner plus de revenus aux petites équipes ne les aidera pas ! Ça ne leur fera certainement pas de mal en tout cas et le meilleur partage des revenus, aussi bien de la part des équipes que de FOM/CVC est le seul signe d'ouverture possible pour maintenir les conditions souhaitables pour la compétition avec le nombre d'équipes et de voitures qui va bien. Je comprends bien que personne ne veut voir diminuer ses revenus, mais une alternative serait de plafonner les budgets au niveau de celui des petites équipes et on verra si les grandes continueront à tenir le même discours. Ce qui doit faire peur aux grandes équipes, c'est qu'avec un peu plus de moyens les petites pourraient sortir des coups d'éclat comme Brawn GP qui venue de nulle part leur a collé la pâtée toute une saison. Là c'était divertissant ! On a besoin d'outsiders pour créer la surprise et casser la routine des courses à deux vitesses et des championnats gagnés à mi-saison.


    Profx, 4 Nov. 2014, 18:38

    brawn venu de nul part ? c etait pas honda juste l annee d avant ? elle n as ete developpee avec principalement les fond honda ? faut pas pousser non plus ;)


    Nicolas, 4 Nov. 2014, 18:59

    En attendant, personne ne l'avait vu venir celle-là... Brawn a prouvé de manière éclatante que l'on pouvait constituer une équipe à partir d'une autre et rafler la mise. Rien n'interdit de croire que cela puisse se reproduire si des circonstances favorables se réunissaient à nouveau. Cette probabilité est relativement faible mais pas négligeable puisque bien avérée. La réticence des écuries comporte dans doute une part de crainte que le "phénomène Brawn" se reproduise. Si un investisseur rachetait Marussia ou Caterham et parvenait à en faire une équipe qui gagne, sûr que beaucoup regretteraient d'avoir laissé l'écurie s'en sortir. Comme le proverbe dit mieux vaut avoir des remords que des regrets...


    Profx, 4 Nov. 2014, 19:56

    enfin ni caterham , ni marusia ne sont comparable a brawn gp l annee d avant ;) le budget de l annee sert a faire vivre l ecurie pendant l annee mais aussi a preparer la prochaine voiture ...je crains que pour l une comme pour l autre , le budget de cette annee diriger vers la prochaine saison soit tres tres minuscule


    kal, 5 Nov. 2014, 0:12

    Quel gestionnaire pourra se présenter devant son conseil d'administration et dire " eh ben, j'ai défendu que nos rentrées financières soient révisées à la baisse" ?


    Nicolas, 5 Nov. 2014, 5:40

    "ni caterham , ni marusia ne sont comparable a brawn gp l annee d avant" En l'état, c'est sûr ! Mais la position d'outsider n'est pas une fatalité et on ne peut pas exclure désormais qu'une équipe entrante puisse faire des étincelle grâce à une combinaison de compétence, de talent et de chance. Si la situation économique ambiante est défavorable actuellement, l'environnement de la F1 a tout intérêt à s'adapter. Laisser s'installer un climat délétère de la part des conseils d'administration fera regarder les sponsors à deux fois avant de s'engager. Le jour où un sponsor majeur décidera de se retirer, ça fera des vagues dans les grosses écuries et là, il n'y aura plus personne pour les aider. Si la FOM veut garder un semblant de spectacle avec assez de voitures différentes en piste, elle ne peut ?uvrer que dans le sens d'une évolution de l'écosystème de la F1. Après il faut savoir présenter les choses à long terme. Ne regarder que le profit immédiat et oublier l'avenir n'est pas une bonne gestion, que l'on soit en difficulté ou pas. Les intérêts à être dans ce sport ne sont pas que financiers et si on prend l'exemple d'une banque sponsor dont l'équipe se comporte en sale requin, l'association de ce comportement à celui de la banque donnerait une image plutôt négative. Qui ferait appel à une banque qui sacrifie ses clients à la moindre difficulté ? Que les grandes équipes aient la décence de faire un geste envers les autres est un moindre mal en temps de crise où il vaut mieux s'entraider que s'entretuer. D'ailleurs, quelle aurait été leur position si les écuries menacées avaient été leurs clientes ? Vaut-il mieux faire un effort et étaler une dette ou se présenter devant son CA et dire "eh ben, j'ai défendu qu'on perde un client" ?


    Profx, 5 Nov. 2014, 5:50

    ben la c est apparement le cas de ferrari ;) marusia et sauber sont les clients de ferrari si les deux se retirent , ferrari pourra se concentrer sur sa propre ecurie ... mais fini les $ des clients au fait le probleme de crise mondiale actuelle , de chomage de plus en plus dificilement controlable viens justement du fait qu aujourd hui aucune entreprise pratiquement ne se gere a plus de 3 mois ... ( 3 mois c est le temps entre deux "rapport" sur le benef de la boite)


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