Liberty Media affine son plan de développement de la F1

Nombre de Grands Prix, revenus publicitaires, expositions dans les médias...les sujets sur la table des patrons de Liberty Media, nouveau propriétaire de la Formule 1, sont nombreux. Greg Maffei, directeur exécutif du groupe américain fait le point.  Icon For Chat#6  6
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Un nouveau jour se lève sur la Formule 1 moderne
© Mercedes / Un nouveau jour se lève sur la Formule 1 moderne
Liberty Media commence son apprentissage de la Formule 1 en douceur. Chase Carey, l'homme qui a été désigné pour être la nouvelle figure emblématique de la discipline par le groupe américain, nouvel acquéreur, s'est déjà fait longuement voir lors du Grand Prix de Singapour, lâchant ça et là quelques mots, tout en restant assez évasif.

Le directeur exécutif de Liberty, Greg Maffei, s'est quant à lui livré un peu plus en profondeur sur le développement à venir de la Formule 1. Il justifie en premier lieu le choix de Carey pour diriger les opérations : « Il y a pas mal d’opportunités pour faire grandir le business. En commençant par les revenues liés à la diffusions télé, qui est la plus grande source de revenu. Chase Carey est plutôt expérimenté dans ce domaine et il est difficile de penser à quelqu'un d'autre alors qu'il a eu l'occasion de gérer des entités sportives et médiatiques, et à la frontière entre les deux. »

La couverture médiatique et la gestion du sponsoring seront donc au coeur de l'action de Carey dans les mois à venir : « Je crois qu'il y a une opportunité de faire croître la diffusion. Une grande partie est passée de la télévision gratuite à des services payants, comme cela s'est passé par exemple en Grande-Bretagne lorsque Sky a racheté les droits ». précise Maffei.

« Nous avons 17 sponsors et seulement 3 personnes qui travaillent dessus en Formule 1. » poursuit Maffei. « Au contraire, avec la Major League Baseball, un secteur que nous connaissons bien, il y a 75 sponsors, rien qu'aux États-Unis. Je crois donc qu'il y a une opportunité d'aller plus loin, d'investir dans un management pour le sponsoring, et d'augmenter les sponsors. »

L'éternel débat du nombre de courses par saison ne risque pas de se refermer. Et une augmentation des Grands Prix au calendrier à l'avenir semble inéluctable : « Pour le moment, nous avons 21 rendez-vous. Je pense qu'il y a une opportunité d'augmenter cela au fil du temps, particulièrement en maximisant dans le même temps certaines de ces courses avec des frais d'entrée plus élevés. Je crois qu'il y a une chance d'augmenter le nombre de lieux qui sont potentiellement plus attractifs à long terme en matière de revenus de diffusion et de sponsoring. Le but serait d'aller un petit plus loin en Asie, et dans une moindre mesure en Amérique Latine et en Amérique du Nord, où nous sommes sous-exposé, sous-monétisé et sous-évalué. »

L'avenir passe également par le numérique, et Liberty Media est un expert en la matière : « Ce qui est étonnant, c'est que moins de 1% des revenus proviennent du numérique, ils n'ont vraiment pas mis en place d'effort numérique alors qu'il y a un flux énorme de vidéos et de données des courses, que nous n'utilisons absolument pas pour les fans, ou pour des opportunités comme les paris en ligne. Il existe différentes manières dans lesquelles le digital peut apporter quelque chose dans ce domaine. Cela deviendra assurément une part importante des bénéfices futurs. Mais bien entendu, tout cela ne se fera pas en une semaine. C'est un travail sur le long terme. » assure Maffei.

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    Sull, 26 Sep. 2016, 18:23

    Au moins c'est clair qu'ils ne pensent qu'au pognon. C'est définitivement foutu pour nous je pense ...


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    Claude, 26 Sep. 2016, 23:18

    Ils n'ont rien compris,c'est la course au pognon qui tue la f1 à petit feu et les nouveaux proprio à quoi pensent ils...à en gagner encore plus .qu'ils n'oublient pas une chose.. ce sont les fans qui font la F1 et non pas les VIP pleins aux as qui viennent juste se montrer une coupe de champagne à la main,sans rien payer.


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    Nicolas, 27 Sep. 2016, 6:48

    Leur raisonnement se tient tant qu'il y a des gens prêts à payer. Mais quand on voit la baisse de fréquentation et d'audience quand les tickets d'entrée des circuits sont trop chers ou que la diffusion passe en TV payante, on peut se dire que le flop n'est pas loin. En témoignent les circuits en difficulté, et en particulier Silverstone qui a eu un sursaut en baissant ses prix. Du côté du numérique, il y a effectivement de la marge. Il y a bien eu une tentative avec le live-timing, malheureusement, la période d'essai a été bien trop brève et c'est devenu payant alors que le système n'était pas fiable. Vue l'installation au moins bi-écran que cela implique, ça ne sera pas pour tout le monde de toute façon, sans compter la difficulté à tout suivre simultanément. Autre problème: commencer à parler de développement géographique pour augmenter la visibilité et le chiffre alors que le système est déjà à la peine avec son audience historique. Commencer par assainir le fonctionnement actuel semble un préalable indispensable pour ne pas débarquer sur des nouveaux marchés avec une image imparfaite. Et bon courage à Moustache pour fourguer la F1 dans des pays où l'immense majorité de la population n'aura jamais les moyens d''y assister même à la télé ! Quant aux sponsors, augmenter leur nombre reviendra à diluer leur exposition, donc à diminuer la valeur de leur présence. Ça va se négocier à la baisse pour ceux déjà en place. Et à l'inverse, pour les nouveaux, être noyés parmi les "habituels" que plus personne ne regarde ne sera probablement pas aussi attractif. J'attends de voir les innovations de Liberty dans le domaine... Reste à savoir quelle influence tout cela risque d'avoir sur les équipes. Le business modèle est déjà assez précaire pour une bonne partie du plateau, des piranhas en plus des requins, risquent de faire des dégâts.


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    Lambertov, 27 Sep. 2016, 9:13

    Ne pas croire que la f1 est un championnat d'autos sportives mondial, c'est le spectacle (le stade achevé du capitalisme) de la marchandise afin de maintenir la reproduction du pouvoir et de l?aliénation.


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    arno, 27 Sep. 2016, 19:56

    Si le business modèle des écuries est en péril ce n'est pas du côté de la FOM qu'il faut chercher le coupable car les montants versés aux écuries n'ont cessé de croître. Le problème c'est que les coûts ont cru plus vite que les ressources grâce aux prodigieux règlement de la FIA. Evidemment que Liberty Media est là pour faire du fric puisqu'en gestionnaire de la commercialisation de la F1 c'est leur rôle et comme la stratégie mise en place par Bernie est bonne ils vont la poursuivre tout en développement le grand absent qu'est le numérique mais les recettes de la FOM resteront pour la très grande part issu des redevances des circuits et des droits télés. De plus je rappelle que plus d'argent il y aura de généré par la FOM plus les écuries en auront. Le problème de la F1 ce n'est pas la FOM mais la FIA qui pond des règlements minables depuis 2009 espérons que le règlement 2017 soit à la hauteur de la discipline mais j'en doute.


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    Nicolas, 28 Sep. 2016, 5:59

    @Arno: La FOM est aussi vérolée que la FIA. Autant cette dernière est truffée d'incompétents hors de la réalité, autant la première dégouline de cupidité. Il est plus qu'évident que la FIA est à la botte de la FOM qui réclame plus de ceci, moins de cela. Mais ces deux là ne travaillent pas ensemble, comme dans une boîte qui va mal où le commercial et la production s'opposent sur des points sans importance là où la cohésion ferait toute la différence. Si encore les deux allaient dans le même sens, on apprécierait ou pas l'orientation mais ce serait plus efficace. Au lieu de cela, on ne voit que des antagonismes grotesques et indignes de ce qui se prétend l'élite. Il serait grand temps que certaines personnes ouvrent un peu les yeux: les financiers sont biaisés par une croyance d'économiste qui voudrait que la croissance est extensible à l'infini. Les "technocrates" pensent de leur côté qu'il faut tout réglementer et en oublient d'avoir une vue d'ensemble de l'efficacité de ce qu'ils font. Pire, financiers et technocrates ne sont pas capables d'accorder leurs stratégies pour on seulement viser, mais atteindre des objectifs précis. Résultat, tous ceux qui gravitent autour en pâtissent. Et comme personne ne bouge le petit doigt, y-compris ceux qui dérouillent le plus, ça ne risque pas de s'améliorer. La seule chose qu'on puisse espérer, c'est que Liberty Media ait une influence positive sur l'organisation du fait d'avoir une stratégie de développement globale à long terme qui ne pourra fonctionner que si tous les acteurs s'accordent. On est peut-être dans un milieu ultra-compétitif et fortement individualiste à l'échelle des équipes, il va falloir un peu de "collectif" un jour ou l'autre pour débloquer la situation, ce que les intérêts à court terme, toujours eux, rendent peu probable. D'un autre côté, les propos de Greg Maffei ne sont pas particulièrement rassurants. Exprimés de la sorte, ils font craindre que l'objectif soit juste de vampiriser la discipline au maximum sans prendre soin de réformer la gouvernance.


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