Ron Dennis quitte la présidence du groupe McLaren

Après 35 ans passés à la tête de la mythique écurie de Formule 1 McLaren, Ron Dennis s'est vu contraint par les actionnaires du groupe britannique de remettre sa démission du poste de président-directeur général.  Icon For Chat#6  21
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Ron Dennis poussé vers la sortie
© McLaren / Ron Dennis poussé vers la sortie
C'est la fin d'une époque pour le petit monde de la Formule 1. Dans un communiqué publié par Ron Dennis, âgé de 69 ans, celui-ci annonce son départ de la direction du McLaren Technology Group et fait part de toute sa « déception ». Il en profite également pour dénoncer des motifs de renvoi, évoqués par le conseil d'administration de McLaren, « totalement fallacieux » selon lui.

Dans sa déclaration, le patron anglais remet en cause la décision des actionnaires qui, toujours d'après lui, valide « les avertissements forts du reste de l'équipe sur les conséquences potentielles de leurs actions sur l'entreprise ».

Cela fait depuis un certain temps maintenant que les rumeurs concernant le départ de l'emblématique directeur d'équipe britannique courraient dans le paddock mais les évènements se sont précipités ces derniers jours : Ron Dennis s'était entouré de potentiels investisseurs chinois pour McLaren. Dennis espérait ainsi faire pencher le nouvel actionnariat du groupe en sa faveur pour se maintenir à la tête d'une société dont les personnages-clés lui étaient de plus en plus hostile. Actuellement, Dennis en détient toujours 25 % du capital contre 50 % pour le fonds souverain de Bahreïn et 25 % pour l'homme d'affaires franco-saoudien Mansour Ojjeh, une situation qui, si elle lui un préserve un siège au conseil d'administration, ne lui permet pas se placer plus longtemps encore au sommet de l'organigramme.

Le patron anglais évoque "l'après McLaren"

Dennis a pendant de nombreuses années incarné cette équipe McLaren, au point qu'aujourd'hui il ne puisse envisager son avenir au sein de la nouvelle structure : « En fin de compte, il est devenu clair pour moi, à travers ces méthodes, que ni TAG ni Mumtalakat (soit la holding d'Ojjeh et le fonds souverain bahreïnien ndlr) ne partagent ma vision de McLaren et son véritable potentiel de croissance. »

En outre, Dennis parle du lancement d'un énigmatique « fonds d'investissement technologique » qui deviendrait prochainement l'une de ses principales préoccupations une fois venue la fin de ses obligations contractuelles envers McLaren. De nouvelles « opportunités commerciales » qui, à terme, sonneront le glas de la collaboration entre l'entité dont il reste un des fondateurs et lui-même.


Dennis parmi les figures glorieuses de la Formule 1

Si sa position au sein de McLaren était décriée par les autres actionnaires au moment où l'écurie traverse une période très creuse sur le plan des résultats sportifs, elle ne pourra faire oublier les trois décennies couronnées de succès pour Dennis aux côtés de quelques uns des pilotes les plus mythiques de l'histoire de la F1 et dans des batailles légendaires : dans les années 1980, McLaren ne remporta pas moins de six titres de champion du monde des constructeurs et sept titres pilotes avec Niki Lauda, Alain Prost et Ayrton Senna. Tout le monde se souvient du titre mondial 1984 remporté par l'Autrichien sur le Français pour un demi point et bien sûr de la lutte au sommet entre Prost et la légende brésilienne "Magic Senna"... Soit autant d'égos à canaliser pour Dennis alors aux commandes de l'équipe sur les circuits.

Une expérience qui poursuit le flegmatique patron anglais jusqu'en 2007 avec pour duo de pilotes Fernando Alonso, alors double champion du monde en titre avec Renault, et le petit prodige de l'époque Lewis Hamilton. Une cohabitation animée qui n'a pas passée l'année.

C'est en 2009 que Ron Dennis céda enfin les rênes de l'équipe de Woking à Martin Whitmarsh pour se retirer progressivement des circuits de Formule 1 avant de revenir en 2014 dans un rôle plus politique au sein de McLaren.
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    AP01, 16 Nov. 2016, 6:35

    Une sacrée page de la F1 vient de se tourner ! Exit Ron Dennis, le patron d'écurie le plus emblématique des 40 35 dernières années avec Franck Williams et Enzo Ferrari. Certes, il n'était pas très sympathique au demeurant et avait pris parti pour Senna dans la "guerre" qui l'opposait à Prost, mais il a bâti un empire incroyable et ne peut être que respecté pour sa réussite, non pas financière, mais industrielle et sportive. Il manquera forcément un peu dans le paysage même si son arrogance et sa morgue le rendait assez détestable une fois encore. A noter que son recul entre 2009 et 2014 était lié à un accord avec Mosley suite au spygate. Autre info importante, son éjection serait la conséquence de sa conduite peu amicale pendant la grave maladie de Mansour 'Ojjeh qui lui aurait fait payer une fois revenu aux affaires. Enfin, c'est Mercedes, et non McLaren (comme je le croyais) qui a payé les 100M€d'amende suite au spygate ! Bye Bye Ron...


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    Aifaim, 16 Nov. 2016, 8:15

    Il est guère de "Grands Hommes" qui n'aient une part d'ombre, un tas d'immondices qui leur aura plus ou moins servi à se hisser vers les sommets. A chacun de se forger une mémoire, de privilégier la fin ou les moyens, l'opprobe ou l'admiration. L'oeuvre appartient-elle encore à son géniteur lorsqu'elle passe en d'autres mains, plus jeunes, moins sales ? L'oeuvre est innocente, tant mieux car elle va continuer son chemin avec ses amateurs et ses admirateurs.


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    Alinnhomaya, 16 Nov. 2016, 9:37

    Le départ de Ron Dennis confirme l'image actuelle de la f1, "ARGENT, ARGENT, BUSINESS BUSINESS"..... On le voit à tous les niveaux, "DES PILOTES PAYANTS" qui prennent les places des pilotes plus doués et talentueux sans valises et sans noms influents ( fils à papa etc...). Et voilà maintenant, même au niveau de l'organisation, on voit de type incognito, sans expérience de la f1 prendre la place des personnes historiques comme RON DENNIS, justement parce qu'ils pèsent plus financièrement et ont plus de pourcentage... L'image sportive de la f1 disparaît petit à petit sur et hors la piste.... On voit combien c'est difficile actuellement de voter des règles ayant plus l'intérêt sportif, parce que les grandes équipes et constructeurs bloquent et mettent leurs veto pour défendre juste leurs intérêts commerciaux.... Et surtout les pilotes sont réduits à des agents publicitaires pendant leurs interviews et ne peuvent rien dire en dehors de leurs discours préparés et monotones... C'est triste mais c'est la f1 que nous applaudissons chaque week-end de courses dans l'espoir que les choses changent positivement mais hélas!!!! Ron Dennis reste et restera toujours une grande figure dans ce sport pendant longtemps.... :)


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    Aifaim, 16 Nov. 2016, 14:14

    Alinnhomaya@, pourquoi précisez-vous "actuelle" ? Si autrefois on occultait la nécessité de trouver ou d'avoir les moyens de courir, ce n'était pas par pudeur mais parce que cela allait de soi. Il fût un temps, en F1, où les équipes louaient leur mulet pour la course à un pilote - souvent local - pour peu qu'il ait trouvé des sponsors pour la course. Cela arrondissait leurs finances, pas toujours de manière très honnête, la monoplace ne bénéficiant pas des soins prodigués à celles des titulaires. Certains pilotes disposaient des moyens nécessaires pour financer leur saison : Guy Ligier avec sa Cooper-Maserati puis une Brahbam arrachée des mains à un autre privé qui demandait des facilités de paiement à Jack Brahbam, Joe Bonnier, Hector Rebaque ou des équipes privées comme Rob Walker... Que ce duel de requins ait pour issue la disparition d'un des squales qui trempa allègrement dans ce système était inéluctable. Des dizaines de légendes de la Formule 1 ont quitté la scène et des remplaçants sont arrivés pour écrire d'autres histoires... C'est la vie... Avant la structuration à la mode Ecclestone, il n'y avait rien de honteux ni de scandaleux à trouver de l'argent pour courir. Aujourd'hui, avec les filières mises en place très très en amont par les équipes de F1 et Endurance, la détection de talents prometteurs dès le karting fait qu'un futur bon pilote ne peut quasiment plus échapper à leur sagacité. Il faut dire que les moyens technologiques (simulateur et autres) leur sont d'un apport précieux. Evidemment, il n'y a pas de place pour tout le monde mais, au moins, chacun est à même de se faire remarquer sinon de faire ses preuves


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    casper, 16 Nov. 2016, 18:50

    chute d'un monstre mais pas sacré pour moi. Effectivement il fait partie de la grande histoire de la F1, maintenant je ne regretterai pas certains des ses agissements. Bon manager employant les méthodes de son temps. temps révolu, point.


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    arno, 16 Nov. 2016, 20:25

    @AP01 Comment avez-vous pu passer sous silence le nom de celui qui a remporté 72GP 7 titres constrcuteurs et 6 titres pilotes et qui nous a quitté il y a 35 ans Colin Champan? Et puis comme autre patron d'écurie emblématique de ces 40 dernières années il y a celui de Brabham un certain Bernie Ecclestone.


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    Profx, 16 Nov. 2016, 22:03

    CC celui qui a peutetre voir surement apporté le plus a la f1 moderne (chassis) le moteur arriere autoporteur , le sponsoring et tant d autre chose. ah l association lotus johnplayer ... et leur sublime voiture noir et or ...


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    V6 Turbo, 16 Nov. 2016, 22:14

    Ron Dennis est un des monstres de la F1. Des défauts il en a, mais il a été celui qui a choisi les Lauda, Prost, Senna, accumulé les titres de CDM pilotes et constructeur. Il a déniché et soutenu Hamilton, et ce n'est pas le moindre de ses succès même si deux des trois titres d'Hamilton ont la couleur de l'Etoile, ce qui est assez logique car Mercedes a toujours cherché à avoir Hamilton dans son giron, avant même la F3. RD est un monument de la F1 mais il a aussi fait de Mc Laren un vrai grand constructeur de GT et un groupe qui dispose d'autres atouts en disposant de nombreux brevets et une production de matériels technologiques très innovants. Quoi qu'il arrive, Ron Dennis restera dans l'histoire de la F1. Pas sûr d'ailleurs qu'il ait dit son dernier mot.


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    AP01, 17 Nov. 2016, 6:14

    @arno, C'est très simple : je parlais des managers d'écurie et Chapman était essentiellement un ingénieur de génie. Je ne crois pas qu'il soit considéré comme un manager d'exception et sa carrière fut tout de même moins longue que ceux que j'ai cité, non ? Je rappelle qu'il est mort fin 1982 à l'âge de 54 ans (il ya donc 34 ans et pas "35"... J'ajoute que je voulais surtout parlé des 35 dernières années, soit jusqu'à 1981, date à laquelle j'ai commencé à m'intéresser à la F1. Concernant Oncle Bernie, je ne crois pas non plus que ce fut un aussi brillant manager pour Brabham que Dennis pour McLaren , Williams ou Ferrari. De plus, le titre de 1983 est issu d'une tricherie. C'est drôle comme "Bernie" et "tricherie" riment bien ensemble... J'espère avoir répondu à votre question et que cela vous agrée ? Sinon je crains de passer une très mauvaise journée :-))


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    arno, 17 Nov. 2016, 10:47

    @V6turbo Celui qui a choisi Lauda c'est Montezemolo en 1973, avant ça c'était un pilote payant en F1 avec des résultats modestes et quelques coups d'éclats, il arrive chez McLaren en étant champion du monde. Prost débute sa carrière en F1 chez McLaren en 1980 mais Dennis n'y est pas encore, la première saison ou Dennis est à la tête de l'écurie McLaren c'est 1981 après que l'écurie en chute libre ait fusionné avec elle de Dennis Project Four Racing fin 1980. Ayrton Senna il a passé un test chez McLaren en 1983 et n'a pas été retenu il fera ses armes chez Lotus avant que Dennis ne daigne l'embaucher. @AP01 Chapman c'est lui qui a fondé la marque Lotus et il a été le manager de son écurie de F1 de sa création à sa mort.


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    Profx, 17 Nov. 2016, 11:47

    de plus il a ete e seul a penser deja au risque de proces a l epoque en cas d accident et a donc separe juridiquement lotus f1 de lotus voiture de route. c est sur qu il n aas rien de commun par exemple entre un colin et un briatore ...


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    Waddle, 17 Nov. 2016, 21:51

    A propos de Lotus et Chapman : Pour ceux que ça intéresse : Colin Chapman, L'épopée Lotus en Formule 1 par Gérard Crombac, éditeur PUF . Passionnant..Dommage qu'il nous ait quitté trop tôt lui aussi comme son pilote iconique Jim Clark.


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    dahou ouabou, 18 Nov. 2016, 7:37

    Ron dennis viré , reste seul la maison williams comme mouvement scolastique reliant passion et business. @alinnhomaya logique implacable le "blé" c'est tout une histoire. Le mur c'est pour bientôt , moi je prédis dans quelque temps que ferrari va retirer son activité en f1. RON DENNIS UN GRAND MONSIEUR DE LA F1. ET MERCI.


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    Aifaim, 18 Nov. 2016, 7:58

    Waddle@, il ne faut pas tout prendre au pied de la lettre dans ce livre : Gérard Crombac était un ami de Colin Chapman, un fanatique de la marque mais aussi, tout journaliste qu'il était - créateur de Sport Auto - un acteur habilement influent (intrigant ?) dans le sport automobile à l'époque. Certains pilotes, par exemple, lui doivent un coup de pouce dans l'évolution de leur carrière, pouce levé ou ... tourné vers le bas. La précaution du recul prise, cela reste un livre tout à fait intéressant à lire, surtout pour ceux qui n'ont pas baigné dans cette époque.


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    Goedesiac, 19 Nov. 2016, 14:50

    @Arno Je ne comprends pas ta logique. Tu continue à ne voir que du négatif chez Ron Dennis sous le seul prétexte inavoué qu'il n'était pas ferrariste. Il a travaillé avec de très grands pilotes. Dennis est l'une des figures mythiques incontournables qui a construit la F1 moderne. Parfois tu tentes de réécrire l'histoire comme elle t'arrange.


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    arno, 19 Nov. 2016, 19:29

    @Goedesiac Qu'ai je dit de négatif sur Ron Dennis?


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    Geodesiac, 19 Nov. 2016, 21:40

    @Arno Début des années 1980, Dennis engage John Barnard qui construit la première F1 en composite. C'est encore Dennis qui ramène Mc Laren à la victoire avec des champions du monde qui s'appellent Lauda en 84, Prost en 85,86 et 89, Senna en 88, 90 et 91, Hakkinen en 98 et 99 puis Hamilton en 2008. A te lire on pourrait croire que le hasard a juste bien fait les choses! Tu dis que finalement Dennis a daigné embaucher Senna tardivement. Son palmarès chez Mc Laren plaide pour le contraire. Je ne peux croire que Ron Dennis aurait ainsi hérité "par hasard" de ces pilotes. Il doit bien y avoir été aussi pour quelque chose durant toutes ces saisons. Les grands patrons d'équipes sont parfois contestés mais Dennis a toujours su ce qu'était un super pilote. En choisissant Hamilton au berceau il ne s'est pas trompé, une fois de plus.


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    Profx, 20 Nov. 2016, 4:23

    geo tu sais que lauda par exemple n as pas eu son premier titre chez mc laren ? mais sur ferrari en 75 ?


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    Aifaim, 20 Nov. 2016, 9:01

    Les débuts de Senna en F1 sont liés à plusieurs facteurs, les voitures mais surtout les moteurs en lice. En 1984, il se révèle au volant de la Toleman-Hart. Même s'il est intéressé, Ron Dennis ne peut le prendre pour 1985 puisqu'il dispose de Lauda, champion du monde d'extrême justesse devant son équipier très prometteur, Alain Prost. Pour l'année 1986, McLaren est sur le papier moins intéressant face au moteur Honda. De fait, Prost ne remporte le championnat que par miracle. Pas de place chez Williams, autant rester avec son complice et ami Gérard Ducarouge et une Lotus qui lui permettra d'obtenir huit pole positions et deux victoires Pour 1987, c'est sûr, la McLaren Tag-Porsche sera dépassée. Lotus décroche le moteur Honda ce qui ne peut que séduire Senna. Il a raison puisque, derrière les intouchables Williams, il bat Prost pour la 3e place du podium. Arrive 1988 : McLaren va équiper son bon châssis du moteur Honda, l'Histoire peut s'écrire... Dans ces années-là, tout le monde ou presque (Williams ?) voulait Senna. Ferrari était encore plus gourmand puisqu'il voulait le duo Senna-Ducarouge...


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    Waddle, 20 Nov. 2016, 14:55

    A Aifaim, Je connais bien G Crombac puisque j'ai acheté régulièrement Sport-Auto -en plus d'Auto-Hebdo- à partir de 1984 et pendant 15 à 20 ans. Je me souviens d'une époque où Lotus ayant des résultats navrants, il se faisait chambrer par ses collègues de la rédaction-José Rosinski peut-être- qui disaient qu'il avait dû entrer dans la clandestinité et qu'il envoyait ses comptes rendus de Grand Prix à Sport-Auto par la poste ou un autre moyen indirect... J'adorais des "carnets de route" dans lesquels avec son style concis, il donnait un maximum d'infos en un minimum de lignes (peut-être dû à sa maitrise de l'Anglais ? Il a d'abord écrit son livre sur Chapman dans cette langue).Il l'a ainsi fait découvrir le Tokay à l'occasion du GP de Hongrie 1986, vin dont je n'avais jamais entendu parler... J'ai aussi ses mémoires d'où je te sors cette phrase consacrée à Ecclestone, apprenti pilote : il compris que son courage était supérieur à son talent, situation fort dangereuse dans le sport automobile, et il abandonna le volant...


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    Aifaim, 20 Nov. 2016, 16:17

    Waddle@, J'achetais Sport-Auto dans les années 60/70. Croyez-moi, se plonger aujourd'hui dans ces revues d'époque est une jouissance rare...


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