États-Unis - Course : Le shérif, c'est toujours Hamilton !

Le Britannique a encore fait sa loi à Austin, en remportant son sixième Grand Prix des États-Unis. Ce succès permet à Mercedes de décrocher officiellement le titre des constructeurs ! Deuxième, Sebastian Vettel aura caressé l'espoir de victoire lors des premiers tours. Kimi Raikkonen monte sur la dernière marche suite à la pénalité reçue par Max Verstappen.  Icon For Chat#6  18
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Lewis Hamilton n'aura été menacé qu'en début de course par Sebastian Vettel
Lewis Hamilton n'aura été menacé qu'en début de course par Sebastian Vettel
Le show était inédit. Comme prévu, Liberty Media a mis les petits plats dans les grands à l'occasion du Grand Prix des Etats-Unis cuvée 2017. Une mise en valeur exceptionnelle des pilotes, façon présentation de boxe, par le célèbre speaker Michael Buffer. Le spectacle était de mise jusqu'au départ du tour de formation, donné par l'homme le plus rapide du monde, Usain Bolt.
Face à lui, 20 machines prêtes à en découdre. Lewis Hamilton emmenait la meute pour la 72e fois de sa carrière, devant Sebastian Vettel et Valtteri Bottas. Une perspective flottait au-dessus du circuit texan : le Britannique pouvait être sacré en cas d'une nouvelle victoire combinée à une place de son grand rival en dehors du top.
Derrière, foule de nouveautés avec en tête, la première de Carlos Sainz (7e sur la grille) chez Renault et la première tout court pour Brendon Hartley (19e) en Formule 1. Côté piste, le neuf était aussi de sortie, avec un goudron lavé par un orage matinal.

La palette des stratégies s'annonçait dés lors extrêmement indécise de l'aveu même de Cyril Abiteboul.
Le tour de chauffe était donc donné par la "Foudre" en personne. Deux minutes plus tard, les voitures revenaient sur la grille texane pour le départ d'une course en prime time, heure européenne.

Batailles au sommet, d'emblée !

En a-t-il trop fait ? Après avoir violemment ralenti vers la grille, Hamilton perdait la tête à l'envolée ! Sebastian Vettel passait en force dans la montée. 15 jorus après sa prestation japonaise, le bon départ était également pour Esteban Ocon, cinquième !

Tout les pilotes franchissaient le cap du premier tour. Juste après, Daniel Ricciardo tentait une manœuvre audacieuse sur Bottas, sans succès. L'Australien ne lâchait pas l'affaire et nous proposait un "dive bomb" (entendez un freinage tardif pour dépasser) de qualité !
Plus loin dans le peloton, Verstappen était passé de la 16e... à la 10e place. Adversaire potentiel, Nico Hulkenberg ne se sera pas dressé sur son chemin. L'Allemand rentrait au stand pour abandonner. C'est donc son quatrième abandon successif à Austin !

Mais il fallait revenir à la tête. Sixième boucle, deuxième secteur : Hamilton à l'attaque sur Vettel. La longue ligne droite était l'arme du crime. Au DRS, le pilote Mercedes récupérait son bien.
Maigre lot de consolation : Kimi Raikkonen avait dépassé Esteban Ocon pour la P5. Au 10e tour, les six premiers occupaient leur position de départ. Constat de courte durée, puisque le Français de chez Force India était maintenant passé par Max Verstappen, "de retour dans le match" selon son ingénieur.


Mercedes joue à se faire peur

Côté stratégie, Daniel Ricciardo exploitait une fenêtre agressive, en passant également aux stands dés le 13e passage. Menacé par Raikkonen, "The Honey Badger" était en délicatesse avec ses gommes après avoir assuré le spectacle en début de course. Il décidait à cet instant de passer les super-tendres.
Las, son moteur le lâchait dans le treizième virage du seizième tour ! Soit le troisième abandon du jour, après celui d'Hulkenberg et de Pascal Wehrlein, qui n'était pas allé plus loin que le quatrième passage.
Soit un prétendant de moins pour le podium. La course continuait et ses deux principaux protagonistes choisissaient une stratégie légèrement différente. Vettel empruntait la voie de son box au 17e tour. "Satisfait" Hamilton restait quelques tours de plus avec ses gommes du départ. Le triple champion du monde effectuait son premier arrêt au 20e tour. Il était plus que temps : le voici reparti juste devant l'Allemand !
Sa remise en action était occupée par un dépassement sur la Red Bull de Verstappen, éphémère leader de la course. Juste après, le 44 prenait également le meilleur tour, 1:39.233, en tendres. Après l'arrêt du Néerlandais, les dix premiers étaient en pneumatiques tendres, exception faite de Felipe Massa.

Mais au jeu des similitudes, le maître est Fernando Alonso, bien malgré lui. Comme à l'Indy 500, le Taureau des Asturies rencontrait un nouveau problème mécanique. Rentrant au pas à son box, il ne manquait pas d'exprimer sa frustration par radio.


16 pilotes étaient donc encore en lice au 30e tour. Parmi eux, les deux équipiers Force India roue dans roue. Bridé, Pérez restait calmement derrière Ocon (6e et 7e). Carlos Sainz en profitait pour revenir au contact. Le nouveau pensionnaire Renault n'attendait pas pour tenter un dépassement. Bingo après une belle manœuvre dans l'avant-dernier virage.

Vettel change son fusil d'épaule mais bénéficie de la course d'équipe

Revenons néanmoins à la tête. Lewis Hamilton ne faiblissait pas d'un iota, avec près de sept secondes au 35e tour. Mieux encore, Vettel se retrouvait à la merci de Bottas en troisième position, lui-même poursuivi par Kimi Raikkonen.Son équipier optait pour une stratégie alternative au 39e tour pour monter les pneumatiques super-tendres. Une façon de prévenir la potentielle menace Verstappen, qui était passé par son emplacement un tour avant.

Sur le podium provisoire, "Iceman" avalait Bottas au 42e tour, au freinage de la ligne droite principale. Au 45e tour, l'écart était de 10 secondes entre les deux hommes de tête. Le champion 2007 avait néanmoins trop tapé sur sa consommation d'essence et devait réduire son régime moteur.

Le principal enjeu à l'entame du 50e tour résidait en fait sur l'ordre du podium. Quatre pilotes se tenait en cinq secondes, dans cet ordre : Raikkonen, Bottas, Vettel et Verstappen. Juste derrière (au classement), Ocon avait de plus en plus de mal à contenir un brillant Carlos Sainz.
Dans le même temps, le chef de file était revenu sur Bottas et passait dés la première tentative, vers le premier virage, en passant également le retardataire Vandoorne ! Logiquement, Raikkonen lui cédait sa deuxième place dans l'optique du championnat du monde.

L'humiliation était réelle pour Bottas, passé en plus par Verstappen ! Mais cette bataille ne changeait pas la donne.

Lewis Hamilton empochait bel et bien la victoire sous le drapeau à damiers !
L'Anglais est bien l'as du Texas et même de façon générale aux Etats-Unis. Avec ce sixième succés, le voici qui laisse Ayrton Senna et Michael Schumacher, excusez du peu. Plus terre à terre, la neuvième victoire en 2017 conforte un peu plus son fauteuil de leader au championnat des pilotes. Deuxième à l'arrivée, Sebastian Vettel est désormais à 66 unités. Une cinquième place d'ici la fin de saison suffira désormais au quatrième sacre de l'ex-pilote Mclaren.

Troisième de la course, la surprise de quelques instants : Max Verstappen ! Kimi Raikkonen aura flanchi lors d'un ultime assaut, à trois virages de la fin. Mais le jeune pilote a effectué sa manœuvre les quatre roues en dehors de la piste ! Une pénalité de cinq secondes lui était imposée. Comme à Mexico en 2016, le Hollandais perd son strapontin. Bottas prend pour sa part le meilleur tour, après s'être arrêté en fin de course.




Et grâce à cette situation, Mercedes décroche sous le drapeau à damiers le titre des constructeurs version 2017 ! La firme de Brackley empoche son quatrième sacré consécutivement. Seuls des grands noms comme Ferrari, Mclaren et Red Bull ont réalisé une telle performance dans l'histoire de la Formule 1.






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    WimW, 22 Oct. 2017, 23:17

    @AP01 La réalité a rattrapé le rêveur. A moins que ton rêve ne soit devenu un cauchemar. Celui de voir (dixit Vettel il y a quelques secondes) que Ferrari n'a plus la meilleure monoplace et ce depuis plusieurs courses. vas tu nous dire que Vettel se trompe? Tu vas encore nous dire qu'Hamilton ne sera peut-être pas champion, à moins que ce ne soit dans tes rêves.


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    V6 Turbo, 22 Oct. 2017, 23:48

    Quelle course! Du spectacle, du suspens, des dépassements, génial ce GP des Etats-Unis. Deux pilotes sortent du lot: Hamilton et Verstappen. D'abord Hamilton pour sa pôle, sa maîtrise absolue en course, son calme dans toutes les situations. Cette épreuve résume bien le niveau du pilote Mercedes, bien au dessus du lot, à mon sens le meilleur pilote de notre époque. Verstappen pour sa science exceptionnelle de l'attaque. A 20 ans il est l'avenir de la F1. Bravo à ces deux étoiles.


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    XX, 23 Oct. 2017, 0:05

    Deux ou trois tours de plus Max aurait mangé tout cru les deux Ferraris. Chapo les champions.


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    Peverell, 23 Oct. 2017, 1:30

    Le pilote du jour est évidemment Hamilton mais je vote symboliquement pour Max car il mérite le podium qui lui a été enlevé.


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    pignon, 23 Oct. 2017, 9:27

    heureusement pour vettel et ferrari qu' il y a une fois encore Raikonnen......Vettel lui rendra t'il la politesse....? J'en doute, il n'a pas la classe d'Hamilton....


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    casper, 23 Oct. 2017, 10:10

    Grand prix plus chouette que les deux derniers avec quelques jolis mouvements, et comme d'hab une super baston pour les places 7 à 10 où le vrai spectacle réside. ++ Mercedes : champion du monde * 4 avec une voiture nettement au dessus, avez vous vu la fluidité de lewis sur le record du tour dans les virages rapides, on aurait dit que la voiture collait à la piste ! magnifique travail. + Vettel : il s'est battu avec ses armes (inférieures) et a bien réussi à mettre quelques grains de sables devant Lewis, mais sa monture est clairement insuffisante, le seul à tenter le contrarier le futur champion + Hamilton : une qualif ou il n'a même pas besoin de signer le tour parfait pour être largement devant tout le monde, puis une course dans la maitrise, avec en plus des interviews raisonnables, bravo champion + Max : une course toute en attaque comme il adore couronnée d'une belle 4eme place. Lorsque je l'ai vu doubler raiko je me suis dit rhoo, il n'a même pas une roue sur la piste et puis je me suis aussi dit que de toutes façons tout le monde coupait cette piste allègrement dans tous les virages avec plus de la moitié de la voiture dehors, je me suis alors demandé si on avait le droit de couper tant qu'on doublait pas ce qui semble débile. Et puis la pénalité est vite arrivée. Qu'en penser, pour ma part c'est logique, mais pourquoi ne pas réprimander tous les pilotes parce que pendant les qualifs, il n'y en avait pas beaucoup qui dans certaines sorties de virage avaient même 1 roue sur la piste... La flexibilité des règles permet des comportements comme celui du père de max après la course totalement inacceptables. + Ocon : encore devant son équipier, propre, un beau départ, quel talent ! si on doit voir un francophone dans un top team c'est lui... - Perez : il fait le malin en demandant de passer ocon mais n'arrive pas à maintenir sainz derrière lui ce que réussit ocon... à mon sens n'a pas sa place dans un top team. - Haas pour sa course à domicile, ce fut la cata avec des perf inférieures aux manor, la 10 eme place de grosjean 2 tours avant la fin était un miracle qu'il n'a pas réussi à concrétiser - Bottas : triste pour lui d'être aussi transparent... Ils avaient mis les moyens nos amis ricain, que d'huiles étalées sur une piste c'est plutôt source d'accidents ;)


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    Ayenge, 23 Oct. 2017, 23:14

    Je vais me faire l avocat du diable mais tout le monde tire sur Perez mais pendant plusieurs tours il était plus rapide que Ocon alors, étant donné les clashs qu ils ont connu et qui ne doivent plus se reproduire.... la proposition de Perez n était pas dénuée de sens «le laisser passer» pour se défaire de Sainz et essayer de remonter la hierarchie et en cas d echec... rendre la place à Ocon. Plus que d entrer dans la rivalité Perez-Ocon moi je trouve q c plutôt le management de Force India qui dé.co.nne... car, vu leur refus... et si les pneus de Perez ne s étaient pas éffondrés, et qu il avait «attaqué» Ocon et que les deux voitures se retrouvent à nouveau sur le carreau (probabilité elevée étant donné qu aucun des deux ne fait de cadeaux à l autre dans leurs affrontements)...qu aurait-on encore dit ? Le management des pilotes chez FI laisse à désirer plus q le caractère des pilotes. Maintenant, Ocon fait du bon boulot mais Perez ne démérite pas ... les stats sont même largement en sa faveur (11-5 en qualifs et 10-4 en course avec 3 top 5 pour perez et 1 top 5 pour Ocon en tenant compte q Perez a connu 2 abandons et 0 pour Ocon). Championnat: 82-65 en faveur de Perez. Personnellement je trouve q ces deux pilotes sont fort proches autant en qualifs qu en course au niveau gap...


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    Flamaros, 24 Oct. 2017, 0:33

    @XX Je ne crois pas que Verstappen aurait pu doubler Vettel qui était sur la meme stratégie de pneus, ils avaient tous les deux exactement le meme rythme en fin de course. Je pense que la stratégie a 2 arrêts était bien la plus rapide, car a la fin Vettel a réduit son écart avec Hamilton par rapport au moment du deuxième changement. Red bull a vraiment joué une stratégie parfaite et Max l'a incroyablement bien appliquée, Ferrari a était parfait avec Vettel en alignant la stratégie alors que par le passe ils ont fait des erreurs a ce niveau. J'ai été surpris qu'ils ne fassent pas de meme avec Kimi. Mercedes a pris d?énorme risque en restant sur un arrêt unique car il y a déjà eu pas mal de courses ou les performances des pneumatiques se sont effondrées d'un coup (> 3s par tour). Hamilton menage sa monture parfaitement. On s'est vraiment pas ennuyé durant cette course en tout cas.


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    Ayenge, 24 Oct. 2017, 11:41

    @Flamaros: Je pense comme toi pour Max/Kimi... d ailleurs Ricciardo a buté sur lui et puis Kimi a réussi à s en défaire... La seule possibilité pour Max c était de prendre le pari de repasser en Ultra. D ailleurs si on regarde les temps au tour on s aperçoit que, á pneus équivalent, Kimi était le pilote le plus rapide derriere Lewis.... d ailleurs je pense que la décision de faire à nouveau piter Vettel tient à 2 facteurs: - avec les mêmes pneus, Bottas suivi de Kimi reviennent sur Vettel. L écart a fondu de près de 6 secs à 2,7 secs en 4-5 tours - Max ayant rechaussé les Ultra et avec les 2 autres qui revenaient sur Vettel... il y avait un risque qu il se fasse passer par tout ce beau monde...donc le pari est pris de le repasser en Ultra avec peut être l espoir q les pneus de Lewis s éffondrent mais cela ne s est pas produit. Honnêtement, sans ces stratégies différentes et pour autant qu on le laisse faire par Ferrari, Kimi pouvait viser la P2...et Vettel avait un risque de faire P4 ou P5. La perf de Lewis et Kimi avec ces pneus est vraiment à souligner...


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    V6 Turbo, 25 Oct. 2017, 10:21

    On voit bien que la nouvelle réglementation chassis/aéro cette saison a mis en évidence de nettes différences de niveau chez les pilotes.On distingue mieux les tops qui font la différence à eux seuls. Sans les citer tous, ils sont rarement dans la même équipe sauf chez RB où Verstappen et Ricciardo peuvent, chacun dans leur registre, venir potentiellement jouer la gagne, en tous cas le podium sur presque tous les circuits. Plus de fiabilité et ils auraient largement perturbé le duel Vettel/Hamilton. Pour leur part, les deux pilotes en tête du championnat ont montré combien ils méritaient leur position. Bottas, et dans une moindre mesure Raiko, n'ont que rarement pu se montrer à la hauteur de leurs leaders. C'est un comparatif flagrant et cruel. Je ne vais pas redire le bien que je pense d'Hamilton, pour moi un extraterrestre comme l'ont été très peu de pilotes dans l'histoire. Cette saison démontre à ceux qui n'e voulaient pas le voir, l'incroyable palette de talent de ce garçon hors normes. Vettel n'est pas complètement largué avec aussi une vélocité naturelle incontestable. Il s'est beaucoup amélioré dans son adaptabilité et la compréhension de la monoplace, qualité qu'il n'a pas toujours eu certaines saisons. De plus je le trouve trop friable mentalement. Mais face à Hamilton le challenge est très très difficile tellement le pilote Mercedes est fort dans sa tête et rapide dans toutes les circonstances. Hamilton, vu de notre écran TV, a des allures trompeuses de gosse immature en dehors de la piste. Attention c'est juste une impression, je pense que c'est tout le contraire au travail dans l'équipe. Je pense qu'avec plus de courses sous l'eau la différence aurait été encore plus flagrante tellement Lewis est fort dans ces circonstances aussi. Je crois qu'il a remporté les 10 dernières courses sous l'eau, c'est dire! J'ai plusieurs explications au différences de perf des pilotes cette saison: les réglages et l'adaptation des chassis/pneus aux tracés nécessite un feeling particulier indispensable pour faire la différence. on n'avait pas de datas exploitables pour nombre de configurations. Il faut sentir la monoplace rapidement dés EL1, en tous cas bien corriger le tir le vendredi si c'est délicat, sous peine de rester en retrait tout le week-end. Même en copiant les réglages de son coéquipier plus rapide, comme le souvent faisait Rosberg avec succès l'an dernier, ça ne marche plus. Et puis il y a l'évolution eu au cours de la saison. Les chassis des équipes de pointe ont considérablement changé entre chaque RDV pour pouvoir suivre la course à la perf. Sans essais, il faut avoir la capacité naturelle de sentir immédiatement la limite avec un package changeant et surtout hypersensible aux conditions. Sur la longueur de la saison, les quelques top pilotes ont mieux géré ces variables que leurs seconds. Enfin, il y a les jeunes, comme Gasly et surtout Occon. Je pourrais citer Stroll dans une moindre mesure car trop critiqué à ses débuts on a occulté certaines de ses qualités. Ces jeunes ont des qualités que n'ont pas tous leurs ainés. Au risque de me faire très critiquer par les tenants de "l'ancien régime", ces gars là ont tout compris et rapidement. Ils n'ont peut-être pas la vélocité d'un Max (assez incroyable ce Verstappen faut le dire, aussi très injustement critiqué parfois pour sa fougue te son inexpérience), mais déja une capacité de gérer les situations que leurs ainés réussissaient à acquérir souvent bien plus tard dans leur carrière. J'attends de voir Occon dans un top team, Mercedes par exemple. Je miserais bien quelques billets sur ce fil de fer à la tête si bien faite.


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    Aifaim, 25 Oct. 2017, 11:09

    V6 turbo@, il est un élément pour ou fondamental sur lequel vous n'écrivez que rarement, c'est l'entourage technique du pilote, son ingénieur attaché à sa voiture, l'interlocuteur privilégié, celui par qui transite toute la primeur des informations émanant de la voiture et/ou du pilote. Certains de ces binômes sont ou ont été tellement complices voire fusionnels que le succès en mériterait le partage du mérite. Il existe là un plus qui crée une meilleure symbiose pilote/monoplace et permet d'aller chercher ces centièmes au-delà de la mise en commun de tous les datas dans l'équipe. En ce qui concerne les compétences des tout jeunes vis-à-vis de leurs aînés, j'abonde tout à fait dans votre sens via des explications logiques. Leur apprentissage est de plus en plus professionnel dans l'approche, dès le GP3 sinon avant, en eurocup pour certains. La technologie évolue sans arrêt, ils en bénéficient d'emblée, en même temps que les titulaires avec, de surcroît, cette fabuleuse adaptabilité, faculté inhérente à cette jeunesse friande de technologie. Clairement, cette jeune génération est aussi expérimentée que les vieux routiers qui n'ont que leurs ficelles apprises en piste pour conserver un avantage que je chiffre entre 6 mois et un an. VanDoorne, Ocon et Stroll l'ont illustré cette saison.


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    Tat, 25 Oct. 2017, 11:51

    @V6 Turbo "Hamilton, vu de notre écran TV, a des allures trompeuses de gosse immature en dehors de la piste. Attention c'est juste une impression, " Bien d'accord avec toi ;c'est seulement vu de notre écran TV! Jamais pilote, dans l'histoire de la F1, n' a fait l'objet d'autant de détestation et de bashing de la part de la presse française. Je me rappelle leur jubilation au GP de chine 2007, leur bonheur quand il a perdu le titre... Les sarcasmes et quolibets qui ont accompagné sa décision de rejoindre Mercedes en 2012, la certitude qu'on était enfin débarrassé de cet importun surdoué qu'on ne voulait surtout pas voir... Les campagnes de presse en 2014 et 2014 pour suggérer qu'il apportait le conflit et la zizanie dans l'équipe, contre Rosberg et qu'il fallait le virer et le remplacer par Alonso... Bref tout ce qui touche à l'image médiatique de Hamilton est fabriqué de toutes pièces par cette presse : il est inintelligent, agressif, bling-bling, immature, j'en passe et des meilleurs. Beaucoup de gens, influencés par cette presse haineuse, ne l'apprécient pas sans même comprendre pourquoi. Peut-être, cela changera-t-il désormais...


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    V6 Turbo, 25 Oct. 2017, 12:28

    @Tat Bien d'accord avec vous. La dernière fois que j'ai rencontré Hamilton c'était fin août à Spa le vendredi lors de la journée d'EL. Même si il était très occupé et très entouré ce jour là, à ma vue il est tout de suite venu me serrer la main avec l'oeil pétillant qui le caractérise. Du monde il en voit, mais tout de suite il s'est souvenu. Cela faisait au moins trois ans que l'on ne s'était plus vus directement. A chaque fois il garde un souvenir intact de l'aventure F3 Euroséries en 2005. On a pu discuter une minute des séances en cours, de sa forme et j'avais l'impression d'avoir le même personnage en face de moi, toujours aussi simple, nature. Franchement à chaque fois que j'ai croisé Lewis ces dix dernières années j'ai toujours eu l'impression que, ce que je lisais ou entendais dans la presse, était l'histoire d'un autre personnage que celui que j'avais devant moi. Et je ne suis pas le seul à le penser, ses proches disent tous la même chose. Incroyable ce miroir déformant des médias. @Aifaim Excellente remarque de votre part. On ne parle pas assez de la relation entre ingé-piste et pilote.Il faudrait qu'un jour je prenne le temps de traiter de ce sujet ô combien important dans le comportement du pilote. Si avec l'arrivée des PU hybrides les choses ont beaucoup changé depuis 2014 (une montagne de datas à digérer très rapidement, faire le tri et ne sortir que l'essentiel dans un laps de temps très court et sans se tromper!), la confiance, voire la complicité sont toujours essentiels entre les deux. Juste un truc, attention aux messages semi-live via la radio dont on ne reçoit que des brides un peu différées. Ils ne reflètent que très rarement la réalité bien plus complexe de chaque situation.


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    Tat, 25 Oct. 2017, 12:40

    @V6 Turbo Pardon pour le tutoiement ;quand je parle des rapports Hamilton - presse française, je suis hors de moi!


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    V6 Turbo, 25 Oct. 2017, 13:01

    @Tat Tu... Vous... ailleurs c'est You... Aucun a priori de ma part et surtout pas d'excuses. A+


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    XX, 25 Oct. 2017, 14:05

    "Tout ce qui nous est arrivé dernièrement n'était pas à cause de la malchance ou des autres. Faut admettre que tout dépendait de nous": parole de Vettel recueillie par Auto-Hebdo dimanche soir à l'issue du GP d'Austin. Voilà une autocritique en forme de capitulation.


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    Marc Diskus, 26 Oct. 2017, 0:36

    L'intérêt de cette saison 2017 ne s'est pas arrêté à Austin . Sur les 75 points en 3 courses qui sont encore à prendre , avec 66 points de retard de Sebastian Vettel sur Lewis Hamilton , il faudrait que Sebastian gagne les 3 grands prix , que Lewis abandonne 2 fois et ne fasse pas moins bien que 5° sur une des 3 courses . Scénario étrange au vu des dernières courses même si l'arithmétique le rend possible . Malgré une résignation exprimée par Vettel , il se battra jusqu'au dernier mètre de course , comme le fera Hamilton car ils ont tous les deux un mental et un talent pour défendre une image de combattant prestigieux . Bien-sûr 2 équipes qui dominent le championnat en nous tenant en haleine les 2/3 de la saison , leur donnent l'outil de la victoire mais pour le faire et le savoir-faire c'est l'affaire des champions . Hamilton par toutes ses qualités sera CDM mais avec une classe de seigneur en ouvrant la 3° place à Bottas à Bakou . Que dire si la Scuderia ne demandera pas une fois de plus à Kimi de se faire dépasser comme à la parade par son coéquipier ? A ce propos , Kimi le CDM , ne deviendrait-il pas le champion de Ferrari pour défendre leurs causes perdues ?


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    Fatkr, 26 Oct. 2017, 9:42

    On a une page de l'histoire de la F1 qui s'écrit cette semaine. Hamilton sacré champion devant un public tout acquis à sa cause, ce sera grandiose pour tous les amoureux de la F1. En plus si il pouvait y avoir un beau duel en piste entre Hamilton et Vettel on se régalerait bien. Pour Hamilton c'est un titre complètement mérité car il est de loin le meilleur pilote du moment sur tout le championnat. Même quand sa monoplace n'était pas en forme il s'est toujours battu pour la gagne sans faire d'erreurs ou d'abandons de sa faute. Vettel est moins constant et a commis quelques grosses erreurs.


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