Grosjean : l'enjeu absolu, la maîtrise des Pirelli, même à Monaco !

Grosjean : l'enjeu absolu, la maîtrise des Pirelli, même à Monaco !

Après son premier point de la saison à Barcelone, le Français arrive à pas feutrés à Monaco, un circuit qui ne réussit pas forcément à la Haas. Tout dépendra de la maîtrise de ses gommes !

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© Haas F1 Team - À Monaco, Romain Grosjean espère surtout dompter ses pneumatiques !
© Haas F1 Team - À Monaco, Romain Grosjean espère surtout dompter ses pneumatiques !
Romain Grosjean et Monaco, c’est avant tout une histoire de rendez-vous manqués. 7 Grands Prix et deux petites entrées dans les points : 8e en 2014 pour Lotus… et encore 8e en 2017 pour Haas. Voilà pour le positif, seulement ! Côté négatif, de nombreuses déceptions. Un symbole, sa dernière course monégasque en 2018, soldée par une 15e place en qualifications... et une 15e à l’arrivée. À l'époque, jamais la voiture américaine n'avait été dans le rythme, condamnant le Français à une course anonyme en fin de peloton.

Plus que jamais, une question de température

Pour le principal intéressé, il y a malheureusement « des chances » de revivre un week-end similaire à 2018. « On ne va pas partir pessimiste, mais si nous n’arrivons pas à exploiter les pneumatiques, je ne vois pas comment on pourrait aller vite ici », souligne le Français, souvent piégé par ses gommes depuis le début de la saison. L’exploitation des Pirelli, un problème général aux équipes de la grille mais encore plus fort du côté américain !

Et pour cause : si il connait désormais la bonne fenêtre de température, plus étroite que l’an passé, Romain Grosjean ne sait pas encore exactement comment l’atteindre ! Conséquence, à dix degrés près, la Haas performe... ou sous-performe !

Mais même après un début de saison compliqué (un seul petit point au compteur), le Franco-Suisse reste confiant sur la dynamique de son équipe : quand les pneumatiques fonctionnent, la Haas est une monoplace redoutable, la quatrième du plateau, presque capable d’aller chatouiller les Red Bull.

L’exemple le plus frappant est bien sûr le dernier Grand Prix en Espagne. Bardé de nouveautés aérodynamiques, les deux VF-19 sont toutes les deux entrées en Q3 et dans le top 10, une première pour l’équipe de Gene Haas cette saison. Alors, cette dynamique continuera-t-elle à Monaco ? Difficile à dire pour Grosjean, qui ne se veut se livrer à aucun pronostic. Tout juste note-t-il : « il faut que la voiture soit particulièrement bien réglée, il ne faut pas qu’elle talonne, ni qu’elle arrive en butée de suspension. Sinon c’est le tête à queue assuré. »

« J’ai eu des années où j’ai eu des bonnes sensations d’entrée, en 2012, comme en 2013. Mais aussi d’autres années où la voiture ne fonctionne pas : ça devient alors un Everest à chaque virage ! »


Situation apaisée avec Magnussen ?

Sur ce Grand Prix si particulier, on notera l’évolution de ses relations avec Kévin Magnussen, poussé hors de la piste par ce dernier à la relance post Safety Car en Espagne, après un dépassement osé du Danois. Sur cette passe d’armes, le Français l’a confirmé : une discussion a bien eu lieu avec Guenther Steiner et son coéquipier. Sans colère : « je suis resté calme, j’ai pris 5 minutes pour moi avant d’aller dans le carré d’interview à la fin. D’habitude je suis pourtant sanguin… peut-être que je viellis » note Grosjean avec malice. Tout en ajoutant dans un sourire : « la prochaine fois je fermerai la porte ! » Dés ce week-end entre les rails de la Principauté ?

« C’était la première opportunité pour les deux voitures de marquer des gros points et à la fin, personne n’était content dans le garage. On a perdu au moins trois points. À la fin de l’année, ça pourrait peser dans la balance ! »




De notre envoyé spécial à Monaco

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