Transferts : vers un retour d'Alonso chez Renault pour 2021 ?

Transferts : vers un retour d'Alonso chez Renault pour 2021 ?

Sans volant en F1 depuis la fin de saison 2018, Fernando Alonso est dans la course pour succéder à Daniel Ricciardo chez Renault la saison prochaine !      2 réactions

Logo Mi Redaction
Rédigé par
© McLaren - Fernando Alonso, proche d'un retour en F1 avec Renault pour 2021 ?
© McLaren - Fernando Alonso, proche d'un retour en F1 avec Renault pour 2021 ?
Ferrari, McLaren… et désormais Renault ! Dans le flou sur son avenir, l’écurie française est au centre des attentions sur le marché des transferts F1, après l’annonce ce jeudi du départ de Daniel Ricciardo à la fin de la saison 2020. Le pilote australien a décidé de rejoindre McLaren, pour remplacer Carlos Sainz, le pilote espagnol prenant lui-même la place de Sebastian Vettel chez Ferrari, à partir de 2021.

Revenu en Formule 1 il y a quatre ans en tant que constructeur, le Renault F1 Team a toujours l’ambition de retrouver le chemin de la victoire, si l’on s’en réfère à son team principal Cyril Abiteboul. Maintenant, qui pour épauler Esteban Ocon l’an prochain ? Un pilote semble avoir une longueur d’avance...

Des négociations déjà bien avancées entre Alonso et Renault ?



La possibilité d’un troisième passage de Fernando Alonso chez Renault est réelle ! Double champion du monde 2005-2006 à l’issue de son premier cycle, repassé pour deux saisons en 2008 et 2009, le ”Taureau des Asturies” a suffisamment clamé ces derniers mois qu’il voulait « revenir en Formule 1 », après son départ de McLaren fin 2018.

Selon le journal allemand Bild, les négociations entre l’Espagnol et l’écurie française seraient en tout cas « déjà bien avancées » et « proches d’un accord » ! Bild, un média plutôt bien renseigné cette semaine, qui avait annoncé dès lundi soir le départ de Vettel de chez Ferrari. Les discussions sont confirmées en Espagne par le quotidien Marca qui avait aussi anticipé l’arrivée de Carlos Sainz Jr chez Ferrari.

Malgré son âge (40 ans en 2021 !), l’arrivée de Fernando Alonso serait logique : elle représenterait un joli coup de communication pour Renault, qui a besoin d’une nouvelle star pour légitimer son projet, après le départ brutal de Daniel Ricciardo.

Mais l’écurie d’Enstone a-t-elle les moyens financiers de s’offrir Alonso ? Le salaire de l’Espagnol chez Mclaren fin 2018 était de 22 millions d’euros par an, hors primes. En 2019, un salaire de 55 millions de dollars sur deux ans (environ 51 millions d’euros, soit 25,5 millions d’euros par an) avait filtré pour Ricciardo. Nul doute qu’au cœur des négociations en cours, l’Espagnol acceptera une baisse de salaire pour revenir dans la discipline reine.

Alonso comme Renault ont en tout cas ce point commun : un état d’esprit revanchard et s’imposer de nouveau en Formule 1. Avant la folle semaine que nous vivons, Alonso avait indiqué qu’une annonce était prévue “bientôt” pour son programme 2021. Connaissait-il déjà le contexte des transferts de Ricciardo et Sainz ? Un échange de tweet entre l’écurie française et le pilote ce mercredi alimente en tout cas l’hypothèse du come-back !





A côté de la piste Alonso, d'autres noms circulent ou sont envisageables pour remplacer Ricciardo en 2021. Des pistes toutefois plus lointaines à l'heure actuelle...

Vettel, juste une illusion ?



Il faudra un changement de philosophie du quadruple champion du monde pour une arrivée chez Renault. Également sollicité par McLaren, Sebastian Vettel aurait refusé ce mardi l’idée d’un plan en trois ans pour faire gagner l’écurie de Woking.

Nul doute que Renault a aussi tenté sa chance mais pourquoi accepterait-il alors un projet quasi identique, sans parler d’un salaire forcément réduit (Vettel touchait entre 41 et 45 millions de dollars par an chez Ferrari) ?

Très attaché à l’histoire de la Formule 1, Vettel connaît la place de Renault en tant que constructeur d’usine. Mais à 32 ans, et après les galères de l’époque Ferrari, l’Allemand se dirige vers la retraite ou Mercedes… si le constructeur allemand prend le pari de l’aligner dans un duo de champions du monde avec Hamilton !

La rédemption d'Hülkenberg ?



Mis sur la touche pour faire de la place à Esteban Ocon cette année, l’Allemand est le candidat le plus crédible : trois saisons chez Renault entre 2017 et 2019. Naturellement, Nico Hülkenberg connaît les ingénieurs et les mécaniciens de l’écurie. Libre, ses prétentions salariales sont aussi certainement moins gourmandes qu’un Alonso ou un Vettel.

Si les égos sont mis de côté, Cyril Abiteboul se rappellera que c’est avec “le Hulk” que Renault a effectué sa belle remontée au classement lors des saisons 2017 et 2018, avec une sixième et surtout une quatrième place chez les constructeurs. L’ancien pilote Williams/Force India est l’un des principaux artisans du premier cycle de Renault.

Problème : en rappelant Hülkenberg, l’écurie française ferait le désaveu de sa politique lancée avec Ricciardo, celle d’attirer un vainqueur de Grand Prix pour crédibiliser le projet. Qu’à cela ne tienne, l’Allemand lui l’a répété dans une récente interview : il a toujours “faim” de piloter !

Contrairement à Alonso, aucune négociation Renault-Hülkenberg n’a néanmoins filtré à l’heure actuelle.

Bottas et les Français Gasly-Grosjean en outsiders ?



L’actuel pilote Mercedes ne revient pas parmi les favoris mais pourquoi pas ? Sous contrat jusqu’à la fin de la saison 2020, Valtteri Bottas a déjà montré sa solidité, en remportant 7 victoires avec les Flèches d’Argent depuis 2017. Sa connaissance de l’écurie quadruple championne du monde est un atout, alors même que son baquet est convoité par un certain Sebastian Vettel. Si Renault temporise, Valtteri Bottas pourrait très bien se retrouver sur le marché. Mais le constructeur français va-t-il prendre le risque d'attendre que la situation se débloque chez Mercedes ?

A côté d’Esteban Ocon, Renault peut aussi prendre le pari d’un autre pilote français ! Pierre Gasly ou Romain Grosjean présentent des profils différents. Grosjean a une bonne connaissance d’Enstone, avec un an chez Renault en 2009 et quatre saisons chez Lotus entre 2012 et 2015.

De son côté, Pierre Gasly a démontré l’an dernier au Brésil qu’il pouvait tirer son épingle du jeu, en décrochant une deuxième place spectaculaire. Une façon de dire que le Normand n’a rien perdu de sa vitesse, malgré sa première partie de saison très compliquée en 2019, qui lui a coûté sa place chez Red Bull.

Gasly comme Grosjean auraient aussi cet avantage de ne pas demander un gros salaire à Renault... si d’aventure une offre leur est proposée !

Les jeunes de la Renault Sport Academy ont-ils une chance ?



Option nettement moins onéreuse, l’écurie française peut aussi piocher dans sa filière de la Renault Sport Academy, comme l'a confirmé Cyril Abiteboul à Sky Sports F1 : « le but de notre académie est d'amener un de nos talents vers la Formule 1 en 2021. » En haut de la liste, le Chinois Guanyu Zhou, actuel pilote d’essais du Renault F1 Team. Le pilote âgé de 20 ans reste sur une saison entière en Formule 2 avec l’équipe UNI-Virtuosi, marquée par une pole position, 5 podiums et un titre honorifique de meilleur rookie.

Autre pari, celui de Christian Lundgaard (19 ans). Le Danois arrive en Formule 2 en 2020, après une saison en Formule 3 terminée à la sixième place (une victoire).

Mais avant de croire à une éventuelle titularisation : les deux espoirs devront déjà faire des bons résultats dans leurs championnats pour obtenir la Super Licence. Dans cette liste, difficile de ne pas penser à Anthoine Hubert, qui aurait pu tout à fait être candidat au baquet de la deuxième Renault à compter de la saison 2021.


     2 réactions

    Aifaim, 15 May. 2020, 11:27

    Renault a un atout et ce, quel que soit le pilote, c'est la durée du contrat. Un pilote "très" expérimenté a le "défaut" d'être un sportif plus âgé. Dans ceux qui sont cités dans l'article, il y a Alonso (312 GP), Hülkenberg (177) et Grosjean (164). Tout dépend ce que Renault recherche mais la logique voudrait que le contrat ne soit que d'un an, renouvelable. Le comportement en course est évidemment important mais les compétences de travail avec le staff technique, l'expertise pour faire évoluer la voiture sont tout aussi fondamentaux. Renault sait ce que vaut Hülkenberg dans ce domaine et côtoie les deux autres depuis suffisamment longtemps pour les apprécier à leur juste valeur. Il ne faut pas occulter l'opinion d'Alain Prost...


    AP01, 24 May. 2020, 9:58

    Malheureusement, Alonso ne signera pas chez RNO. L'ex-Régie va se retirer, en fin de saison au plus tard. Tirer jusqu'à fin 2021 et le changement de réglementation relèverait de l'exploit et n'aurait guère de sens au regard de la situation actuelle du constructeur et de ses résultats depuis des années. Mercedes devrait suivre, là aussi fin 2021 au plus tard. Que les accords Concorde (qui ont expirés à ma connaissance) n'aient pas encore été renouvelés me laissent songeur quant au timing de la survenue du virus qui semble, en 2 mois seulement, avoir placé au bord de la faillite une entreprise de la taille de RNO... C'est à se demander si tout cela n'est pas un prétexte et une belle opération de manipulation des masses... Quoi qu'il en soit, je pense que la F1 pourrait ne pas survivre, dans sa forme actuelle, bien longtemps ! PS : je voudrais bien savoir comment les actionnaires de RNO qui justifiaient les émoluments (salaires + actions gratuites + intéressement) à hauteur de 15M€, par son talent et sa vision unique, irremplaçable, quasi divine... vont assumer ? Cela prouve bien que ces gens-là ne méritent absolument pas tout cet argent (contrairement aux neuneus aux cerveaux bouillis par la propagande médiatique et l'argent-roi qui le justifient)et que les grandes entreprises pourraient payer 50 fois moins leurs dirigeants et 2 fois plus leurs ouvriers et salariés...


Sur Alonso

La marque F1 est protégée. Motorsinside.com n'est associé, par aucun moyen, avec les entreprises du Formula One Group et le contenu que nous proposons n'est pas le contenu officiel.
Icon For Arrow-up