Autriche : les tops et les flops de la rédaction

Autriche : les tops et les flops de la rédaction

Retour sur les 3 satisfactions et les 3 déceptions de ce premier Grand Prix de la saison 2020, disputé en Autriche, sur le tracé du Red Bull Ring !

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© Red Bull - Que retenir de ce premier week-end 2020 sur le Red Bull Ring ?
© Red Bull - Que retenir de ce premier week-end 2020 sur le Red Bull Ring ?
Très linéaire pendant 50 tours, le premier Grand Prix de la saison 2020 s’est emballé sur sa dernière partie, pour notre plus grand plaisir. La domination Mercedes était réelle (depuis le début du week-end) mais les nombreux rebondissements de la fin de course ont apporté une dose d'adrénaline, à l'image d'un Grand Prix d'Allemagne ou d’un Grand Prix du Brésil 2019.

Un grand plaisir après une période inédite de 7 mois sans F1 pour cause de pandémie mondiale de coronavirus. 217 jours d’attente, balayés par un scénario palpitant !

Le top 3



1. Lando Norris, sensationnel et autoritaire



Troisième à l’arrivée, Lando Norris est dans notre classement le premier nom de ce thriller d’ouverture ! Parti plus haut que Leclerc, le Britannique avait déjà réalisé une très belle qualification, en décrochant le 4e chrono, devant la Red Bull d’Albon ou la Racing Point de Pérez.

Parti 3e après la pénalité d’Hamilton, Norris a cédé sans résister en début de course face au sextuple champion du monde, et face à Albon. En 4e position lors du deuxième passage de la Safety Car, devant Pérez, Leclerc et Sainz, Norris a fait le bon arrêt au 51e tour, en mettant des médiums pour aller au bout du Grand Prix.
Dépassé par Leclerc, le pilote McLaren a contenu son équipier Carlos Sainz, venu toquer à sa porte au 66e tour. Surtout, Norris s’est offert Pérez trois boucles plus loin (le Mexician ne s’était pas arrêté une seconde fois), dans une manœuvre très musclée, presque 4 roues sur le vibreur en montée du deuxième virage : le pilote Racing Point lui avait fermé la porte, mais Norris est passé quand même !

Revenu quatrième sur la piste, le pilote McLaren a réalisé un dernier tour monstrueux (le meilleur au chrono) pour monter sur le podium, deux dixièmes devant Lewis Hamilton, pénalisé lors de son contact avec Alex Albon. A 20 ans et 235 jours, Lando Norris a donc décroché son premier top 3 en Formule 1. Soit le troisième plus jeune pilote sur un podium dans toute l’histoire, derrière Verstappen et Stroll. Et le plus jeune tout court dans la grande histoire de McLaren, devant Hamilton. La communauté Twitch n’en revient toujours pas !

2. Charles Leclerc, une deuxième place impensable



Deuxième en piste comme dans notre classement, le Monégasque a imité Fernando Alonso lors de ses grandes heures chez Ferrari : un exploit à bord d’une voiture plus que moyenne (nous y reviendrons un peu plus bas).
Nul part en qualifications, Charles Leclerc a contenu sa colère pour sortir une course pleine de sang-froid. 7e au départ, monté d’une place après l’abandon de Verstappen au 15e tour, la nouvelle star de Ferrari a lui aussi profité d’une fin de course débridée, avec des médiums neufs au 51e tour. Mais c’est bien lui qui a sauté sur les occasions, en dépassant l’autre McLaren, de Norris, au DRS et au 64e passage.

Puis cette attaque au forceps (lui aussi) sur Pérez, au deuxième virage du 66e tour. Ce virage même qui lui avait fait si mal en 2019, face à Verstappen. Cette fois, Leclerc était en position du chasseur : à l’intérieur, roues bloquées, à l’abordage de Pérez, un plongeon agressif mais courageux !

Troisième sur la piste, deuxième après la pénalité d’Hamilton, Leclerc a dépassé toutes les attentes d’une SF1000 qui ne méritait pas une aussi belle performance. Il faudra remettre ça dés dimanche sur le Red Bull Ring : la tâche s’annonce ardue !

3. Valtteri Bottas a surgi et a tenu bon



Une nouvelle course d’ouverture dans la besace de Bottas ! Après le Grand Prix d’Australie en 2019, le Finlandais a décroché la victoire du premier Grand Prix 2020, dans un contexte inédit post Covid-19, sans public, avec des masques, et la distanciation sociale de rigueur. Pourtant moins vite que Lewis Hamilton sur les trois séances libres, Valtteri Bottas a passé la vitesse supérieure à partir de la Q2 et surtout en Q3, avec le record du circuit, la pole position… et la petite provocation involontaire, en sortant de la piste sur son ultime essai, un drapeau jaune devant Hamilton, tel un Nico Rosberg en 2014 à Monaco.

Blague à part, Bottas a aussi montré les muscles en course : son départ a été idéal, en prenant tout de suite deux secondes d’avance sur Max Verstappen, son premier rival sur la grille, lâché par sa Red Bull au 15e tour.
A bord de la meilleure voiture du peloton, le Finlandais a quand même eu de la réussite : avant les deux dernières interruptions Safety Car, il était sous la pression d’Hamilton, revenu sur ses talons.

Qui sait ce que Bottas serait devenu sans ces interruptions, avec ses problèmes de boite de vitesse, également rencontrés par Hamilton ? Aussi aidé par l’accrochage Hamilton-Albon, Bottas rafle une belle victoire, en ayant mené le Grand Prix de bout en bout, une première dans sa carrière. Le Finlandais a par contre ralenti en fin de course : était-ce pour empêcher Hamilton de monter sur le podium ? Un peu de pression psychologique ne fait pas de mal dans un championnat qui se jouera peut-être en 8 ou 10 courses !

Au second plan, notons aussi la course exemplaire de Pierre Gasly. L’Alpha Tauri est pour l’instant derrière McLaren, Racing Point ou encore Renault ? Pas de problème : le Français a quand même ramené les six points de la 7e place pour Alpha Tauri. Si il a bien sûr profité du chaos devant lui, Gasly n’a fait aucune erreur, comme au Brésil fin 2019.

Le flop 3



1. Scuderia Ferrari : les faiblesses de la SF1000



La magnifique deuxième place de Leclerc ne peut pas cacher la mise en piste ratée de la SF1000, qui a pris le bouillon : une seconde pleine en qualifications sur la Mercedes de Bottas ! La voiture italienne manque de tout : une puissance moteur étouffée (Leclerc dernier en vitesse de pointe samedi !) et des appuis aérodynamiques en défaut, notamment à l’avant, en atteste le survirage de Vettel, éliminé dés la Q2.

Alors oui le week-end se termine bien avec la deuxième place de Leclerc à l’arrivée du Grand Prix mais la communication du clan Ferrari l’a démontré : la mythique écurie italienne s’est fourvoyée dans le développement de la SF1000. En première ligne, Mattia Binotto endosse une lourde responsabilité. Le team principal était d’ailleurs "heureux" du podium, mais "triste" de la performance. Pour couronner le tout, il a été décrédibilisé par les propos de Vettel dans l’histoire de l’arrivée de Sainz en 2021. Le podium de Leclerc, un arbre qui cache la forêt !

2. Sans freins, KO technique pour Haas



L’écurie américaine n’aime décidément plus les entames de saison : après les roues mal-serrées en Australie en 2018 et 2019, place cette fois aux problèmes de freins. Des soucis qui ont empoisonné le week-end du Haas F1 Team, en particulier celui de Romain Grosjean, qui a déjà patienté vendredi matin avant de prendre la piste en FP1.

Pour boucler la boucle, le Français a abandonné en course (au 50e tour)... à cause d’une surchauffe des freins.
Même mésaventure pour Kévin Magnussen, qui a rendu les armes au 26e tour, en train de lutter avec Ocon pour la 11e place. Mais à côté des soucis de freins, la performance de la VF-20 pose question. Surtout en qualifications où Grosjean est à peine sorti de la Q1, au détriment de Magnussen. Le Danois était parti de la 5e place en 2019… Haas fait partie des équipes qui ont régressé avec Ferrari et Alfa Romeo. Le moteur n’est pas le seul coupable !

3. La déconvenue Red Bull à domicile



Là aussi la fiabilité pose question. Fière d’accueillir la F1 pour l'ouverture, dans le respect des gestes barrières, le Red Bull Racing a encaissé un premier coup le samedi avec la première ligne verrouillée par Mercedes. Désaveu, alors que Christian Horner et Max Verstappen clamaient que leur équipe arrivait en force cette saison.

Et il y a eu l’uppercut le dimanche : après la nouvelle réclamation demandée sur Hamilton (les drapeaux jaunes après le DAS le vendredi), Verstappen a abandonné au 15e tour sur un problème électrique lié au moteur Honda. Même issue pour Alexander Albon, dans la foulée de son accrochage avec le pilote #44 de Mercedes en fin de Grand Prix. Le Thailandais a également connu un problème électrique l’obligeant de s’arrêter sur le côté de la piste. . Inquiétant, (ce n’était jamais arrivé depuis le début de la collaboration Red Bull-Honda en 2019) dans un calendrier très resserré avec deux courses ces deux prochains week-ends.

On ne peut en revanche pas trop en vouloir aux pilotes : Albon a été offensif et nous a fait vibrer avec une tentative de dépassement audacieuse mais juste sur Hamilton. Le champion du monde parle d'un fait de course mais il est un peu plus fautif dans cette action. Verstappen lui n’a pas eu le temps de dérouler sa stratégie décalée. Toujours sur le Red Bull Ring, aura-t-il l’occasion de prendre sa revanche ce week-end, pour le Grand Prix de Styrie ? En attendant, le Red Bull Racing est toujours à zéro point au classement des constructeurs.


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