Raikkonen recordman : Les grands moments de sa carrière - 2ème partie

Raikkonen recordman : Les grands moments de sa carrière - 2ème partie

Kimi Räikkönen va devenir ce dimanche au Nürburgring le pilote avec le plus de départs en Formule 1. Dossier spécial "Iceman" sur la deuxième partie de sa carrière F1, entre 2010 et 2020 !

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© Alfa Romeo - Kimi Räikkönen va devenir le pilote le plus expérimenté avec un 324e départ
© Alfa Romeo - Kimi Räikkönen va devenir le pilote le plus expérimenté avec un 324e départ
La première partie de notre dossier est accessible ici : Raikkonen, les grands moments de sa carrière : Partie 1.

2010-2011 : L'exil en WRC


L’engagement de Kimi Räikkönen en rallye se fait avec Citroën, et le soutien financier de Red Bull. Des débuts compliqués en 2010, un bon nombre d’erreurs, et un manque de constance qui se paye cash. Sur 13 courses, Räikkönen en termine 8, dont 5 dans les points. Sa première campagne se solde par une dixième place au championnat et 25 points glanés.

Pour 2011, la donne est différente : Citroën lui fournit sa nouvelle auto, la DS3 WRC. Engagé sur neuf des douze manches, le début de saison est plus régulier mais Räikkönen termine une nouvelle fois dixième du championnat des pilotes, avec 34 unités.

La Formule 1 revient toutefois dans la carrière de Räikkönen . Après des premiers contacts en 2010, il répond à l’appel du pied de Renault fin 2011 pour un retour sur le devant de la scène dès la saison 2012. Il est ainsi engagé par Lotus, le nouveau propriétaire de l’usine d’Enstone.

Retrouvez la caméra embarquée dans la Citroën C4 WRC de Räikkönen pour la spéciale 13 du rallye de Turquie 2010.



2012-2013 : un retour en Formule 1 comme porte-drapeau de Lotus !


Malgré une qualification difficile en Australie (17e) pour sa première course depuis 2009, Räikkönen se remet vite en selle. Sur les vingt courses de la saison 2012, il ne manque les points qu’une seule fois. Un retour, marqué par une très belle victoire sur la tracé d’Abu Dhabi. 15 jours après avoir reconduit son contrat chez Lotus pour la saison 2013, le Finlandais est monté sur la plus haute marche du podium, au terme d’une fin de course stressante, avec la grosse pression de Fernando Alonso sur sa Ferrari.

Sur les vingt courses de la saison 2012, il ne manque les points qu’une seule fois !


Pas perturbé, Räikkönen a résisté, en lâchant à son ingénieur le célèbre « Leave me alone, i know what i’m doing » (“Laisse-moi tranquille, je sais ce que je fais”).
Il termine ainsi 3ème du championnat 2012, plus du double de points devant son jeune équipier français, Romain Grosjean...207 contre 96 !

Pour 2013, Räikkönen débute la saison comme en 2007, par une victoire en Australie dès l’entame de la saison, grâce à une stratégie pneumatique décalée. Le début d’une belle saison, avec 7 autres podiums, dont 6 deuxièmes places ! Il est même en lice pour conserver sa troisième place au championnat.

Mais tout se complique en fin d’année, avec les difficultés financières de Lotus, qui ne peut plus le payer. Malgré l’arrivée d’un consortium financier, Räikkönen préfère quitter l’équipe à deux Grand Prix de la fin de saison. Un départ définitif et un retour... chez Ferrari.

Retrouvez le résumé vidéo de sa victoire à Abu Dhabi en 2012 !



2014-2018 : Un rôle de second couteau chez Ferrari


La fin de saison 2009 est oubliée : Räikkönen retrouve Ferrari en 2014, au début de l’ère V6 turbo hybride. Son voisin de garage est un double champion du monde : Alonso, bien installé chez la Scuderia depuis 2010.

2014 est une année à oublier pour le pilote finlandais. Räikkönen n’a pas réussi à s’adapter aussi rapidement que son équipier à la nouvelle réglementation technique. Régulièrement en difficulté avec le nouveau système de freinage, Räikkönen se classe 12ème du championnat avec 55 points, bien loin d’Alonso 6ème et ses 161 points.

L’année suivante marque l’arrivée de Sebastian Vettel, qui prend la place d’Alonso, parti chez McLaren. Dès le début de saison le ton est donné : Räikkönen doit ramener de gros points aux Rouges et aider son ami Vettel, qui gagne trois courses au volant d'une SF-15 en progression. Malgré quelques belles performances, Räikkönen manque de constance. 4ème au général, il finit avec un total de 150 points, soit 128 de moins que son équipier.

En 2016, la Scuderia Ferrari rentre dans le rang et offre à ses pilotes une monoplace moins performante que Mercedes ou Red Bull. Dans ce contexte, le pilote finlandais ne fait pas de miracles, avec seulement 4 podiums. Mais en 2017, la Ferrari progresse de nouveau ! Vettel joue les premiers rôles, et Räikkönen est aussi à l’aise : il décroche la pole position à Monaco et il se fait simplement battre à la stratégie par son voisin de garage.

Au final, si les retours techniques de Räikkönen sont précieux, ça n’est pas suffisant pour le titre des pilotes ou constructeurs. Mais 2018 est une version améliorée de 2017 ! Räikkönen enchaîne les podiums et les bons résultats, si bien que les rouges croient dur comme fer aux deux titres... avant le crash de Vettel à Hockenheim début juillet.

“Iceman” glane même une pole position devant les Tifosi à Monza… et une victoire fin octobre au Grand Prix des Etats-Unis ! Räikkönen résiste au retour de Lewis Hamilton, avec des pneumatiques pourtant moins frais.

En 2018, “Iceman” glane une pole position devant les Tifosi à Monza… et une victoire fin octobre au Grand Prix des Etats-Unis ! La dernière en F1 ?


Mais la direction de Ferrari ne l’entend plus de cette oreille. La relève de la Ferrari Driver Academy tape à la porte de la maison mère, avec un épatant Charles Leclerc au volant de la Sauber. Après six saisons d’affilée, Ferrari se sépare de Räikkönen , et fait monter le Monégasque pour 2019. Räikkönen lui fait le chemin inverse, direction Sauber, qui devient Alfa Romeo.

Retrouvez en vidéo les 10 faits marquants de la carrière de Kimi Räikkönen chez Ferrari.



2019-2020 : une fin de carrière sur la pente descendante chez Alfa Romeo


18 ans après ses débuts, Räikkönen trouve donc refuge au sein de l’écurie qui lui a donné sa chance.

Epaulé par un autre pilote de la Ferrari Driver Academy, l’Italien Antonio Giovinazzi, le début de saison est convaincant. Räikkönen termine six fois dans les points sur les 10 premières courses.

Mais la C38 évolue peu, notamment à cause du manque de budget. La fin de saison de Räikkönen chez Alfa Romeo est plus compliquée. Avec cette éclaircie au Brésil, pour l’avant dernière course de la saison : il termine aux portes du podium, à une très belle quatrième place, derrière le trio Verstappen-Gasly-Sainz.

L’ultime coup d’éclat jusque là du pilote finlandais : la saison 2020 est compliquée, avec une voiture qui manque clairement d’appuis, et souffre en plus d’un moteur Ferrari à la traine. Si Räikkönen a failli ramener un gros résultat de Monza (13e à l’arrivée), il rentre une seule fois dans les points, à l’issue d’une course chaotique au Mugello, pour le Grand Prix de Toscane.

17e pour l’instant au classement général des pilotes avec 2 petits points, Räikkönen est en lice pour une drôle de performance : sa plus mauvaise place au classement général des pilotes. Il n’a jamais fini plus bas que 12e, en 2014 et en 2019.

En 2020, Räikkönen est en lice pour une drôle de performance : sa plus mauvaise place au classement général des pilotes. Il n’a jamais fini plus bas que 12e.


Des performances en baisse donc, si l'on s'en tient au seul classement. Mais Räikkönen n'a pas dit son dernier mot :il est en passe de prolonger son contrat avec Alfa Romeo pour 2021. Histoire de prolonger le plaisir, à bientôt 41 ans, un anniversaire qu'il fêtera le 17 octobre prochain.

Avec Nicolas Lerooy


    Sur Grand Prix de l'Eifel

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