Une évolution nécessaire du calendrier de la F1
© Mercedes - Le Nürburgring a accueilli la F1 avec plaisir cette année

Une évolution nécessaire du calendrier de la F1

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© Mercedes - Le Nürburgring a accueilli la F1 avec plaisir cette année

La Formule 1 n’échappe pas à la critique. Souvent mis en cause, l’ennui que procure certaines courses et qui trouve souvent son origine dans le peu d’intérêt des circuits modernes.

En effet, ces pistes, estampillées « Tilke » du nom du principal architecte des circuits modernes, Hermann Tilke, ne sont guère appréciées par les pilotes qui pointent du doigt leurs larges dégagements asphaltés et leurs manques de virages sélectifs. En quelque sorte, des parkings aménagés comme la piste de Sotchi en Russie a été qualifiée par Romain Grosjean.

Le retour des pistes historiques


La crise sanitaire qui a touché le monde cette année aura au moins eu pour effet bénéfique sur la Formule 1 d’abandonner les traditionnelles visites dans des pays exotiques fortement touchés par l’épidémie pour se recentrer vers ses origines européennes et ses circuits mythiques.

Le Mugello, le Nürburgring, Imola, sont autant de noms qui font vibrer les passionnés de Formule 1 et force est de constater que les courses qui s’y sont déroulées cette année ont été à la hauteur des attentes. Sans parler de Portimao, ancien circuit mais qui a accueilli pour la première fois la discipline cette année avec succès.

Les pilotes unanimes


Les pilotes eux-mêmes ont été ravis de pouvoir se mesurer à des pistes à l’ancienne avec des bacs à gravier qui condamnent la moindre erreur et des virages où le physique des pilotes est sollicité.

De la jeune génération représentée par Lando Norris à la plus ancienne, dont le président du GPDA, Romain Grosjean, en est le représentant légitime, tous sont unanimes quant au plaisir qu’ils ont pris à courir sur ces pistes. Les spectateurs et téléspectateurs n’ont pas non plus boudé leur plaisir de voir le spectacle en piste.

Du coup, on pourrait penser que la FIA et Liberty Media retiendraient la leçon et proposeraient pour les saisons à venir des calendriers incorporant quelques une des ces pistes mythiques.

Que nenni ! Si l’on en croit les fuites du calendrier provisoire prévu pour 2021, on peut aisément constater que les (mauvaises ?) habitudes ont déjà repris leurs droits…

Un statu quo financier ?


Certes, en dehors de l’aspect purement sportif, le volet financier reste d’une importance primordiale, surtout au sortir d’une crise sanitaire et économique d’une ampleur inédite. Les contrats doivent être respectés et les pays hôtes qui se sont vu privés de Formule 1 en 2020 sont légitimes à retrouver une place dans le calendrier 2021.

Mais alors pourquoi ne pas envisager une alternance entre un calendrier traditionnel et un autre plus fou, avec des circuits qui n’ont plus l’habitude d’accueillir la discipline ? Romain Grosjean avait d’ailleurs soufflé cette idée plutôt séduisante.

En admettant que tous les acteurs engagés dans l’organisation d’un Grand Prix arrivent à faire des concessions tout en conservant leurs intérêts, ce type d’alternance pourrait voir le jour. Le monde d’après est à portée de main.
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