Grand Prix d'Azerbaïdjan : le Top / Flop de la rédaction

Un Grand Prix de folie pure comme on les aime ! Cette année, Bakou nous a encore offert du très beau spectacle pour notre plus grand plaisir. Voici le Top / Flop de la rédaction de ce Grand Prix remporté par Sergio Pérez.
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Perez, Vettel et Gasly nous ont offert une course de haute facture ce dimanche
© Red Bull / Perez, Vettel et Gasly nous ont offert une course de haute facture ce dimanche

Le TOP 3 :



1. Une fin de course épique signée Michael Masi



MERCI ! Si l'on est souvent adepte de taper sur les doigts sur les décisions parfois douteuses de la FIA au niveau du règlement, il est également important de saluer leur rôle quand celui-ci est parfaitement bien tenu.

Dans un autre temps, le Grand Prix d'Azerbaïdjan se serait sans doute fini sous Safety car avec passage par la voie des stands et aurait eu une fin bien moins savoureuse que celle de ce dimanche.

Depuis sa prise de fonction, Michael Masi est passé maître dans cet aspect du spectacle avec notamment les départs arrêtés sous la pluie ou ceux à la reprise d'un drapeau rouge comme ce fut le cas ce week-end.

Masi s'est d'ailleurs exprimé sur son choix de relancer la course à deux tours du terme. Une décision appréciée par l'ensemble de la communauté F1 !

2. Une piste incroyable et un spectacle au rendez-vous : Bakou, quel pied !



Un peu décriée à son entrée au calendrier par son manque d'histoire en sport automobile, le Grand Prix d'Azerbaïdjan est devenu au fil des années l'un des moments phares de la Formule 1 moderne.

Avec une piste assez complète, mêlant partie sinueuse technique, virages à angle droits et lignes droites (dont l'impressionnante ligne droite de départ / arrivée), le circuit de Bakou est apprécié des pilotes et des fans, notamment pour son deuxième secteur au coeur de la vieille ville.

En plus d'être un superbe tracé, le spectacle y est souvent au rendez-vous et cette édition 2021 restera dans les annales. Bakou c'est fou !

3. Pérez, Vettel, Gasly : un podium rafraîchissant



Souvent habitués depuis un bon moment au traditionnel podium Hamilton -Verstappen-Bottas, qui est par ailleurs le trio le plus vue sur la boîte dans l'Histoire de la F1, ce dimanche aucun des trois protagonistes ne répond à l'appel !

Si Verstappen a cruellement joué de malchance ce dimanche, le constat chez Mercedes est tout autre comme nous l'analysons plus bas.

Les 3 hommes "out", c'est Sergio Pérez qui est allé cueillir son deuxième succès en catégorie reine. Le Mexicain a réalisé une course solide et permet à Red Bull de prendre de l'avance sur Mercedes au championnat Constructeurs. Checo a rempli parfaitement son rôle !

Derrière lui, Pierre Gasly a également réalisé une super prestation en résistant notamment aux assauts de Charles Leclerc lors de la relance pour aller chercher la 3ème place sur le podium, son 3ème en carrière.

Et que dire alors de Sebastian Vettel ? Le quadruple champion du monde semble ressuscité depuis deux Grand Prix et nous a prouvé que l'heure de la retraite n'était pas encore venue pour lui !

Parti 11ème, le quadruple champion du monde a réalisé une très belle stratégie en faisant tenir les pneus plus longtemps que ses adversaires et doubler bon nombre de ses concurrents. Il passe Pierre Gasly après son arrêt au stand et gagne encore une position sur Hamilton quand ce dernier se rate à la relance.

L'Allemand offre le premier podium de son histoire à Aston Martin avec cette deuxième place et remplit son capital confiance. De bonne augure pour la suite !

Le FLOP 3 :



1. Un spectacle assuré mais une image ternie : Pirelli où l'art du paradoxe



Il n'est pas forcément nécessaire de tirer à boulets rouges sur Pirelli mais ce Grand Prix est un vrai paradoxe pour le manufacturier italien.

En effet, en apportant la gamme la plus tendre de composés, Pirelli a contribué au spectacle en piste avec des stratégies décalées qui ne sont pas toujours monnaie courante sur d'autres tracés.

Néanmoins, les accidents successifs de Stroll et de Verstappen ont interpellé la communauté. Comment se fait-il qu'une gomme dite dure ne puisse pas excéder une grosse vingtaine de tours avant d'exploser ?

Pirelli est donc une nouvelle fois dans la tourmente pour la qualité de ses gommes, n'arrivant pas à trouver un juste milieu entre des pneus trop durs (coucou Portimão...) et des pneus trop tendres comme ce week-end.

S'il n'est pas exclu que des débris soient également en cause, prendre la même gamme qu'utilisée à Monaco sur un circuit où les charges sont beaucoup plus importantes était peut-être un peu trop ambitieux.

Il ne faudrait pas attendre qu'un accident grave arrive avant de réagir. Attendu au tournant sur les prochains Grand Prix.

2. Bottas de plus en plus gênant



D'accord, la Mercedes n'était peut être pas la monoplace dominatrice qu'elle eut été par le passé ce week-end à Bakou. Néanmoins, la performance de Bottas ce dimanche est un véritable désastre.

10ème seulement des qualifications alors que son coéquipier Hamilton se tenait une fois de plus en première ligne, premier couac.

Le lendemain allait être encore pire. Après un mauvais départ, le Finlandais ne remontait pas que ce soit sur la piste ou sur la stratégie. Pire : Bottas a été un temps sous la menace de son rival pour son baquet George Russell, pilotant une Williams bien moins véloce.

11ème à l'arrivée, l'impression laissée par Bottas et la communication avec Mercedes laisse vraiment présager que l'aventure avec le constructeur allemand touche à sa fin. A lui de nous faire mentir sur les prochaines courses... s'il en a les moyens !

3. Fébrile et sous tension : Hamilton méconnaissable



Depuis la fin de sa rivalité historique avec Nico Rosberg, on avait que rarement revu Lewis Hamilton sous tension. Depuis le début d'année en revanche, on sent que le septuple champion du monde est moins confiant qu'à son habitude.

Le Britannique se montre de plus en plus nerveux à la radio et cela se ressent également en piste où, après son erreur d'Imola bien rattrapée, Hamilton a de nouveau flanché ce week-end avec ce freinage raté au 1er virage à deux tours de la fin.

Ironie du sort, c'est après l'abandon de Verstappen, opportunité en or de reprendre la tête du championnat, que Sir Lewis a lancé un message radio disant que « la course était un marathon et pas un sprint », sous entendu de ne prendre aucun risque au départ.

Ayant malencontreusement touché un bouton lié au freinage sur son volant, le champion du monde en titre ne s'est pas montré aussi friable depuis bien longtemps !

Il est urgent de réagir chez Mercedes car Red Bull et Verstappen deviennent des rivaux de plus en plus crédible alors que la saison n'en est qu'à son quart !
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Grand Prix d'Azerbaidjan

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