Hamilton-Verstappen : le duel de titans tant attendu
Les deux leaders ne se sont pas lâchés de la course...quel régal !
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Hamilton-Verstappen : le duel de titans tant attendu

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Les deux leaders ne se sont pas lâchés de la course...quel régal !

Ce début de championnat est passionnant ! Max Verstappen et Lewis Hamilton se livrent une bataille somptueuse et seuls 12 points les séparent au championnat après 7 courses. Un duel de pilotes et d'équipes.

Disons-le : qu'il nous avait manqué, ce frisson !

Il n'y aura bien eu que Monaco et l'Azerbaïdjan qui n'auront pas vu Hamilton et Verstappen se dépasser en piste. Sur toutes les autres manches, chaque fois les deux hommes se sont attaqués.

Force est de reconnaître qu'il faut remonter au duel Hamilton-Rosberg de 2014 à 2016 pour retrouver pareille intensité dans la lutte au championnat. Plus loin encore dans le passé lorsque, non pas une, mais deux équipes se disputaient la consécration ultime, par exemple Ferrari face à McLaren jusqu'en 2008, à l'exception de l'hégémonie Renault.

La lutte de cette année partage quelques points communs avec la confrontation Alonso-Schumacher, en 2006 notamment : un septuple champion du Monde, invincible pendant des années, face à une étoile montante enfin dotée d'un matériel gagnant. On pourrait penser que l'Histoire souhaite se répéter.

Après des années de règne pour Mercedes et Hamilton, Red Bull et Max Verstappen vont-ils renverser le régime en place ?

Deux clans en guerre : comme au bon vieux temps !



Si Ferrari avait proposé un challenge éphémère aux Flèches d'Argent en 2017 et 2018, avec Red Bull ce devrait être une toute autre paire de manches.

Mine de rien, ce n'est pas pour déplaire au staff de l'écurie allemande ! Lewis Hamilton, au sortir du Grand Prix du Portugal, s'était exprimé en ces termes suite à sa lutte pour la gagne :

"C'est très différent de lutter contre [un] pilote aussi talentueux, un sentiment fantastique. C'est ce que je veux et ce que les fans veulent."
L'Anglais faisait évidemment allusion à un manque criant de concurrence ces dernières années.

Sebastian Vettel avait fait figure d'épouvantail, mais jamais sur toute la durée d'une saison. Or, avec Verstappen, il faudra se secouer les puces : le jeune Néerlandais a appris à canaliser sa fougue pour jouer la carte de la gestion du championnat. Cela fonctionne, puisqu'il est aujourd'hui en tête du championnat !

Après le Grand Prix de France, Lewis Hamilton chiffre sa réussite à trois victoires pour le moment : Bahreïn à l'ouverture du championnat, Portimao et Barcelone. Même score pour Verstappen, à Imola, Monaco et au Castellet.

C'est cependant au nombre de bévues que Lewis Hamilton mène, à défaut d'être en tête du championnat : une erreur quasi fatale en Emilie-Romagne, un loupé stratégique à Monaco et son incroyable erreur de Bakou au restart. Ce sont dans ces rues que Verstappen a essuyé son seul revers de l'année pour le moment. Et encore, il avait été chirurgical avant l'explosion de son pneu.

Chez Mercedes, on pourrait jouer la carte maîtresse de la stratégie, ayant mis plus d'une fois à l'amende tout impertinent souhaitant chiper une victoire à Brackley.

Red Bull semble toutefois avoir compris que pour battre les champions du monde, il fallait retourner leur propre force contre eux.

Il faut dire qu'à Barcelone, la leçon était particulièrement sévère : Hamilton, en balles neuves, a pu remonter comme une torpille sur un Verstappen sans défense en pneus usés. Alors, en France, les Autrichiens ont décidé de donner une gifle en revers, à leurs risques et périls.

Jusqu'à l'an dernier, Verstappen devait parfois lutter seul contre deux machines à gagner. Cette année, on constate que Sergio Pérez est bel et bien une excellente pioche pour Milton Keynes !

Le n°33 est un bagarreur né, tandis que son équipier n°11 est un fantastique gestionnaire des pneus. Si bien que si Valtteri Bottas saute, Hamilton peut se retrouver seul face aux machines bleues. Ce fut le cas en Azerbaïdjan, mais même quand l'une abandonne, encore faut-il sauter la deuxième.

Le match chez les constructeurs est bien lancé ! Retenons tout de même les paroles du directeur technique de Red Bull, Christian Horner :

Si on peut battre Mercedes [au Castellet], nous pouvons les battre partout
. Les hommes en noir sont prévenus !

Roue contre roue : des batailles entre deux authentiques champions



Sept courses, cinq combats au corps à corps :

- à Bahreïn dans le virage 4.

- au virage de Tamburello sous la pluie au départ d'Imola.

- dans la ligne droite de Portimao en début de course, d'abord Verstappen sur Hamilton, puis l'inverse.

- au premier virage de Barcelone, au forceps par Max Verstappen ;puis par la stratégie en fin de course, dépassement de Lewis Hamilton

- et enfin, les duels du Castellet, en sortie des stands puis à deux tours du but, à la chicane nord du Mistral.

Jamais un seul accrochage, même si certaines manœuvres ont été viriles. Cela rend ce choc titanesque d'autant plus agréable à suivre. Comment ne pas s'émerveiller en voyant deux gladiateurs s'affronter avec hargne, mais dans le respect le plus sportif qui soit ?

On pourrait même les placer à niveau égal de performance : Hamilton comme Verstappen sont capables d'une fantastique pointe de vitesse et d'un stupéfiant sens de la tactique. Impossible de réellement départager les deux hommes : douze points d'écart au championnat, après 7 courses sur 23...c'est peu ! Mais le Batave a gagné en ambition et sait que cette année peut enfin être la fin de la monarchie absolue Mercedes :

« Lewis a presque toujours battu son coéquipier et c’est pourquoi je suis d’accord pour dire qu’il est l’un des meilleurs pilotes de tous les temps en F1. Mercedes a tant dominé ces dernières années qu’il n’a pas eu d’autres rivaux que son propre coéquipier. J’espère que ce sera l’une de ces rares saisons où la bataille durera jusqu’au terme de la saison. Nous pouvons gagner le titre avec Red Bull et c’est pourquoi je cours. »
avait-il déclaré après sa victoire monégasque.

On l'espère aussi ! On doit l'admettre, ce duel nous donne des frissons. La dernière fois qu'un titre s'est joué à la dernière manche, entre deux pilotes de différents clans remonte au Brésil 2012, là où Alonso a de nouveau échoué de peu face à Vettel, devenu ce jour-là triple champion du monde.

Cap sur les Alpes autrichiennes !



Ce week-end sera celui du Grand Prix de Styrie, sur le circuit de Spielberg. Le tracé autrichien accueillera, comme l'an passé, deux courses, mais cette fois dans l'ordre Styrie-Autriche.

Mercedes aura fort à faire sur les terres de son rival Red Bull, qui joue à domicile. On peut toutefois compter sur les deux hommes forts du championnat pour nous offrir un fantastique duel, dans ce huitième acte de leur combat.

Rendez-vous dès vendredi matin pour suivre, avec nous sur MotorsInside, ce huitième Grand Prix de la saison 2021 !
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