Une surprise rouge à Budapest ?

La Formule 1 pose ses bagages à Budapest pour la 11e manche de la saison, sur les 23 prévues. Un circuit tortueux où l'efficacité aéro et châssis sera primordiale. Du pain béni pour Ferrari, là où la puissance moteur sera accessoire !
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Charles Leclerc a poussé sa Ferrari dans ses retranchements en Angleterre...qu'en sera t-il en Hongrie ?
© Scuderia Ferrari / Charles Leclerc a poussé sa Ferrari dans ses retranchements en Angleterre...qu'en sera t-il en Hongrie ?
Pour une écurie en mal de puissance, on peut dire que Ferrari réalise pour l'instant un très intéressant début de saison : deux podiums, une quatrième place provisoire chez les constructeurs et deux pole positions, acquises par Charles Leclerc.

Une voiture très efficace sur un tour



Les poles, parlons-en : Charles Leclerc a réussi cette prouesse sur ses terres, à Monaco, là où sa Ferrari s'est montrée terriblement efficace, avant de terminer dans le mur aux esses de la Piscine...

Mieux encore, en Azerbaïdjan : sur le circuit de Bakou, on ne donnait pas cher des chances de la Scuderia, avec la ligne droite de 2 kilomètres...sans puissance moteur, on perd des dixièmes par poignées. Cela n'a pas empêché le Petit Prince de signer le meilleur temps, bien aidé par son équipier Carlos Sainz et Yuki Tsunoda qui sont allés à la faute.

Somme toute, la SF21 se révèle être une bonne monture lorsqu'il s'agit de la performance pure, en qualifications.

Le tourniquet du Hungaroring a réussi par de nombreuses fois à Ferrari, dont la dernière victoire à Budapest remonte au doublé Vettel-Raikkonen en 2017.

L'efficacité de la Ferrari couplée aux caractéristiques du circuit donne une indication intéressante des chances de Maranello. Le circuit hongrois requiert une bonne dose d'appui aérodynamique, ce dont la voiture rouge ne manque pas. Il faut donc sacrifier la vitesse de pointe : bonne nouvelle pour la Rossa, dont le déficit de puissance se chiffre à près de 25 chevaux sur la concurrence. Et encore, c'est bien moins que l'an dernier.

En plus d'avoir une bonne voiture sur les circuits lents, la mythique écurie transalpine possède un duo de pilote alléchant : un Charles Leclerc audacieux, opportuniste et diablement doué en qualifications -comme en course si la voiture le lui permet- ;un Carlos Sainz parfaitement dans le coup lorsque l'occasion se présente. Exemple à Monaco, autre circuit lent, où Sainz aurait pu décrocher la pole avant le crash de Leclerc...une jolie seconde place à la clé le lendemain ceci dit.

On pourrait également citer la bonne prestation générale des Rouges à Silverstone : on aurait pu assister à un double podium avec Leclerc deuxième voire vainqueur, si seulement Ferrari ne s'était pas pris les pieds dans le tapis aux stands...Leclerc a longtemps résisté au retour diabolique de Lewis Hamilton, avec un rythme de course intéressant. Or, comme a pu le dire le Monégasque par le passé, « les points se gagnent le dimanche ».

Du mieux en rythme de course ?



Il est clair que la SF21 se comporte bien mieux sur un tour de qualifs que sur la durée d'une course.

Comme décrit plus haut, Charles Leclerc a mené le Grand Prix de Grande Bretagne dès le premier tour, suite à l'accrochage tant redouté entre Max Verstappen et Lewis Hamilton. Par la suite, en pneus mediums, Charles Leclerc a tenu tête à Lewis Hamilton lors du premier relais. On pourrait ainsi considérer que la Ferrari a su se trouver un petit boost lors de l'exercice dominical.

On peut toutefois noter que si le rythme en course peut être intéressant, voire très bon, le facteur pneumatique rentre en compte : la monoplace italienne se comporte plutôt bien avec les pneus tendres et mediums, mais se révèle être moins efficace en pneus durs.

L'équation est simple : moins le pneu est tendre, moins il accroche au sol : il fera donc aller la voiture plus vite en ligne droite, soit l'actuel talon d'Achille de la SF21.

Pour Silverstone, Pirelli avait apporté en toute logique sa gamme la plus dure, à savoir les C1, C2 et C3. Au Hungaroring, on descend un cran plus tendre, avec les C2, C3 et C4. Voilà qui pourrait quelque peu mieux convenir au Cheval Cabré !

Attention toutefois à ne pas oublier la Red Bull, elle aussi redoutable sur ce genre de tracé, à l'inverse de Mercedes un peu plus à la peine. Sans compter que McLaren pourrait ne pas non plus être aussi à l'aise, la Scuderia Ferrari est-elle capable d'une surprise ?

Réponse le dimache 1er août pour la course, et vendredi 30 juillet lors des premiers essais libres pour de premiers éléments de réponse... à suivre sur MotorsInside !
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Grand Prix de Hongrie

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