Grand Prix de Belgique - Le Top/Flop de la rédaction

Nous avons vécu un dimanche inédit. Cependant, jusqu'à la course de belles sessions et bagarres face au chrono ont eu lieu. Certains pilotes ont su se démarquer des autres dans ces conditions si particulières. La rédaction vous présente son Top/Flop pour ce week-end Belge.
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Un dimanche pluvieux aura eu raison du départ du Grand Prix de Belgique 2021...
© Red Bull / Un dimanche pluvieux aura eu raison du départ du Grand Prix de Belgique 2021...
La fête a été gâchée ce dimanche. La faute à une météo des plus capricieuses, un règlement qui n'a pas prévu une course aussi particulière et a des monoplaces de plus en plus pointues à piloter.
Cependant, vendredi et samedi nous avons vécu quatre belles sessions. Certes, la course n'a pas eu lieu mais la rédaction retient que deux pilotes se sont illustrés.

Les TOP du week-end



1/ Lando Norris en mode full attaque

Pour le meilleur comme pour le pire, l'Anglais a animé la séance de qualifications.
Dès la Q1, il a réussi a prendre les commandes sur l'exercice du tour chronométré. En confiance dans sa Mclaren, il relègue Max Verstappen à quatre dixièmes. Pour Q2, il réédite l'exploit de devancer les leader du championnat. Cette fois c'est Lewis Hamilton qui échoue à deux dixièmes de son compatriote.
Alors que beaucoup pensent que la session va être stoppée en attendant que la pluie soit moins forte, Lando Norris décide de s'attaquer au tracé Spadois. Galvanisé par ses résultats en Q1 et Q2 il se sent capable d'aller conquérir la pole position. Malheureusement, dès le début de son tour lancé, il perd sa monoplace au beau milieu du raidillon.
Son accident est impressionnant. Lorsque l'on s'attarde sur les restes de sa Mclaren, on se dit qu'il aurait pu être catastrophique.
Ce que nous retenons, c'est qu'il a réussi à dompter un circuit extrêmement compliqué et dangereux. A deux reprises il a prouvé l'étendue de son talent, sa maîtrise et sa vitesse de pointe.

Le raidillon du circuit de Spa
Le raidillon au centre de toutes les discussions ce week-end !


2/ George Russell intraitable

L'autre britannique en forme a réussi un exploit encore plus grand en se qualifiant deuxième avec sa modeste Williams.
Certes, les conditions climatiques peuvent jouer en sa faveur car une piste humide nivelle les performances des monoplaces. Mais contrairement à un vainqueur de Grand Prix qui peut bénéficier de circonstances très favorables pour l'emporter, la bataille face à chronomètre sur un seul tour lancé ne laisse aucune place à la chance. Et surtout pas dans des conditions d'adhérence et de visibilité aussi précaires.
C'est uniquement grâce à son talent que l'Anglais a réussi un exploit digne d'un futur champion.
Seul Max Verstappen a réussi à le devancer à ce moment de la séance qualificative où le tour parfait détermine la grille de départ du lendemain.
Et même s'il n'y a pas eu de course dimanche, il permet à Williams de glaner une nouvelle fois de gros point et surtout de monter sur la seconde marche du podium.
Récompense amplement méritée pour celui qui, avec Lando Norris, représente sans l'ombre d'un doute le futur en F1.

Les Flop du week-end



1/ Des monoplaces qui ne peuvent pas rouler sous la pluie...

La Formule 1 est sensée représenter le summum du sport-auto au niveau mondial. Tout ce qui se fait de mieux dans les domaines du châssis, du moteur et du pilotage se retrouvent dans cette catégorie.
Ici tout est optimisé à son maximum. Les technologies de pointe permettent à ces monoplaces de quasiment défier les loi de la gravité. Les vitesses de passage en courbe démentielles sont là pour en témoigner.
Oui, mais tout ceci n'est valable que sur le sec, ou piste légèrement humide.

Dès qu'il pleut, le spectateur jubile. Il se met à rêver à des course âprement disputées. Il pense qu'il verra enfin du spectacle, plutôt qu'une procession de machines hautement technologiques.

Mais la F1 moderne ne peut rouler dans ces conditions aussi extrêmes. Aussi bizarre que cela puisse paraitre, ce sport se qui déroule en extérieur ne peut proposer de course s'il se met à pleuvoir.

Il parait donc urgent de revoir le règlement technique d'une monoplace de formule 1 afin qu'elle puisse prendre part à un Grand Prix malgré la pluie. Tant que les courses ne se dérouleront pas dans des stades protégés des intempéries (chose que nous ne souhaitons pas voir), il parait nécessaire d'envisager toute les situations durant lesquelles une course pourrait avoir lieu.

2/ Nouvelle mascarade en F1

Tous les spectateurs, qu'ils soient présent sur la piste où derrière leur écran paye pour profiter de leur passion. Celle des émotions procurées par le sport-auto, et dans le cas de ce Grand Prix de Belgique pour les émotions propres à une course où ce qui se fait de mieux dans ce sport se livre une bataille acharnée durant trois jours.

Ce dimanche, la course ne pouvait avoir lieu (cf 1er flop). En tous cas, pas entre 15h00 et 19h00. Cela sautait aux yeux, la pluie n'a jamais perdu son rythme, et l'épais brouillard ne s'est jamais dissipé. Les projections météo ont été claires dès le dimanche matin.
Alors pourquoi avoir fait trainer la décision de ne pas courir jusqu'à 18h45 ?

La FIA s'est enlisée dans des décisions incompréhensibles à coup d'interminables reports.
Le mot d'ordre est la sécurité des pilotes, et heureusement que la course n'a jamais démarré. En ce point, la FIA mérite un TOP.

Mais pourquoi avoir choisi sur faires ces quelques tours sous régime de voiture de sécurité afin de parcourir les deux tours permettant d'entériner un résultat de course ?

La course n'a pas eu lieu. Les protagonistes ne se sont pas livré bataille.
Pourtant, il y a bien un vainqueur, un podium, un meilleur tour en course.
Est-ce que Max Verstappen mérite cette victoire, sous prétexte qu'il a été le plus rapide la veille sur un tour chronométré ?
Si les pilotes avaient été lâchés ne serait-ce que pour trois tours, au moins il se seraient exprimés, et surtout ils se seraient battu pour ce qu'ils viennent tous conquérir : le trophée de la victoire. Rien de tout cela ne s'est passé dimanche.

Evidemment cela n'était clairement pas possible. Nous avons tous en tête l'effroyable accident de Jules Bianchi, sous la pluie.
Mais également, l'accident de Lando Norris ainsi que celui qui a émaillé la W-Series.
Sans évoquer l'hommage annuel effectué par certains pilotes à Anthoine Hubert dès le jeudi.

La FIA aurait du prendre la décision courageuse d'annuler (ou reporter) la course, les conditions météorologiques ne permettant pas la tenue d'une compétition ce dimanche.
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