Grand Prix du Mexique - L'impact de l'altitude sur les monoplaces

Comme chaque année depuis son retour au calendrier de la Formule 1, une interrogation revient perpétuellement ;comment faire rouler une F1 à une telle altitude ? Motors Inside tente de vous expliquer ce qui n'est pas visible.
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L'autodrome Hermanos Rodríguez, un défis d'ingénierie
© Mercedes / L'autodrome Hermanos Rodríguez, un défis d'ingénierie
Tous les ans, les ingénieurs se creusent la tête en arrivant à Mexico : l’altitude et la raréfaction de l'air déstabilisent et perturbent pilotes et monoplaces. Étant à plus de 2200 mètres au-dessus du niveau de la mer, c'est près de 25 % d'air en moins que sur le circuit de Sotchi en Russie.

À Mexico, les unités de puissance souffrent plus qu'a la normale, avec un air plus « fin » et moins d'oxygène entrant dans le moteur c'est moins de puissance au final. Cependant pour pallier ce manque de puissance, le turbo entre en jeu. Si en règle générale un turbo de Formule 1 tourne à plus de 100 000 tours par minute, au Mexique il aurait dû tourner en moyenne 10% plus vite pour rattraper cette perte de puissance. Malheureusement les ingénieurs on du faire en sorte de ne pas surmener leurs turbos, de peur de mettre à mal leur fiabilité.

Les freins ont également été mis à rude épreuve ce week-end : avec moins d'air, les disques peinent à se refroidir, d'où l'apparition de poudre de carbone sur certains freinages. Si les écuries ont opté pour des écopes de freins plus imposantes afin de pouvoir faire entrer un maximum d'air frais sur les freins, les températures en bout de ligne droite ont tout de même atteint plus de 1200°C.

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Le dégagement de carbone sur la Red Bull de Max Verstappen


Autre point sensible : le manque d'appui aérodynamique. Avec moins d'air, les monoplaces ont perdu en appui, les rendant plus survireuses sur la piste de l'autodrome Hermanos Rodriguez. Point positif, les 20 monoplaces sont allées bien plus vite qu'a la normale. Si Monza est réputé comme étant le temple de la vitesse, dans les faits c'est au Mexique que les pilotes ont atteint les plus hautes pointes de vitesse de la saison ( plus de 350 Km/H). Cela s'explique par une plus faible traînée sur les monoplaces, car moins de particules d'air à déplacer et donc moins de résistance.

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Charles Leclerc dans un enchaînement de virages
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Grand Prix du Mexique

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