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7 podiums improbables de Fernando Alonso

7 podiums improbables de Fernando Alonso

Depuis le Grand Prix de Hongrie en 2014, il aura fallu sept ans pour revoir Alonso sur un podium de Formule 1. Ce n'est cependant pas la première fois que l'Espagnol réalise ce type de performance inattendue. Motors Inside revient sur sept autres podiums que Fernando Alonso est allé chercher au forceps.
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L'Espagnol est monté 98 fois sur la boîte jusqu'à présent.
© Ferrari / L'Espagnol est monté 98 fois sur la boîte jusqu'à présent.
S’il y a bien une chose qui distingue Fernando Alonso, en tant que pilote, c'est sa capacité à aller chercher des résultats dont sa voiture n'est parfois pas capable.

Certes la crevaison de Valtteri Bottas, lors du récent Grand Prix du Qatar, ou la voiture de sécurité virtuelle qui est intervenue sur ce même Grand Prix, en fin d'épreuve, ont donné un vrai coup de pouce à Alonso pour lui permettre de renouer avec le podium. Il n'en reste pas moins que la course de l'Espagnol impose le respect. Le numéro 14 a pourtant fait encore mieux par le passé. Voici sept autres podiums qu'Alonso est allé chercher, en grande partie, grâce à son immense talent.

Grand Prix du Japon 2005



La course ayant été disputée à Suzuka en 2005 est devenue un classique de la Formule 1 suite à la victoire de Kimi Räikkönen, qui a pris le meilleur sur Giancarlo Fisichella dans le dernier tour alors qu'il s'élançait seulement 17ème. Une autre performance de premier ordre est pourtant passée au second plan ce jour-là. Il s'agit de la remontée de Fernando Alonso.

En cette saison, l'Espagnol vit un rêve éveillé au sein de l'écurie Renault, gérée par Flavio Briatore. Michael Schumacher et Ferrari sont en grande difficulté suite à la nouvelle règlementation pneumatique qui impose de couvrir un Grand Prix complet avec le même train de pneus. La McLaren Mercedes est cependant redoutable en 2005 mais sa fiabilité quasi inexistante ruine les espoirs de titre de Räikkönen. Alonso, qui ne souffre d'aucun de ces problèmes avec sa monture, arrive au Japon, avant-dernière course de l'année, déjà couronné.

L'Espagnol réalise pourtant sa pire qualification de la saison le samedi et ne parvient pas à se classer mieux que seizième, victime d'un torrent de pluie. Le lendemain, le champion du monde, fraîchement couronné, remonte ses adversaires les uns après les autres si bien qu'il occupe déjà la sixième position au 17ème tour, suivi de Räikkönen.

Trois boucles plus tard, Alonso effectue l'une de ses plus belles manœuvres en F1 en avalant Michael Schumacher, par l'extérieur, dans le terrible 130R. Après son arrêt aux stands, le pilote Renault chute dans la hiérarchie mais il reprend de nouveau son récital. Il se débarrasse de nouveau de Schumacher puis de Jenson Button et passera Mark Webber, à quatre tours du but, en mettant une roue dans l'herbe à près de 300km/h à l'amorce du premier virage. Alonso s'assure ainsi la troisième marche du podium, derrière son adversaire Räikkönen et son équipier Giancarlo Fisichella.

Grand Prix du Japon 2008



Trois années ont passé et l'image de Fernando Alonso, au sein du paddock et auprès des fans, s'est quelque peu ternie. Depuis 2005, l'Espagnol est, certes, redevenu champion du monde en 2006 mais son duel, ayant tourné au cauchemar, face au jeune Hamilton en 2007 et son retour forcé chez Renault ont fait sombrer sa réputation. Au volant de sa R28, peu performante, Alonso fait ce qu'il peut jusqu'au miracle du Grand Prix de Singapour dont le scandale ne sera révélé qu'un an plus tard.

Arrivé de nouveau au Japon, auréolé de sa 20ème victoire, le double champion du monde se qualifie à une étonnante quatrième place, signe que Renault a peut-être réglé la plupart de ses problèmes. A aucun instant la victoire, ni même le podium, ne sont envisagés et pourtant...

Au départ, c'est le champion en titre, Kimi Räikkönen, qui prend le meilleur sur le poleman, Lewis Hamilton. Mais pressé de reprendre son bien, le jeune Hamilton tente un freinage suicide sur le Finlandais qui évite la manœuvre. Les deux favoris à la victoire se retrouvent désormais englués dans le peloton tandis qu'Alonso profite de ce départ pour pointer en deuxième position derrière Robert Kubica.

Au 18ème tour, le Taureau des Asturies effectue son premier arrêt, deux tours après celui de Kubica. La stratégie de Renault s'avère décisive et Alonso ressort devant la BMW du Polonais. "Nando" ne sera plus jamais inquiété de la course. Au volant d'une monoplace pourtant nettement inférieure à ses rivales, l'actuel sociétaire d'Alpine va réaliser un vrai tour de force pour signer le 35ème et dernier succès d'une équipe Renault en Formule 1. L'Espagnol fêtera sa victoire accompagnée de Kubica et de Räikkönen, finalement remonté jusqu'au podium.

Grand Prix de Singapour 2009



Un grand changement de règlementation va bouleverser l'équilibre des forces en présence, en 2009. Les Mastodontes du championnat, McLaren, Ferrari, BMW et Renault (qui est pourtant la seule écurie à avoir fait évoluer son moteur durant l'intersaison) sont dominés par les Red Bull, les Toyota ou par les surprenantes BrawnGP.

Les grandes écuries comptent désormais sur leurs pilotes pour faire la différence, à l'image d'un Lewis Hamilton chez McLaren ou de Kimi Räikkönen chez Ferrari. Fernando Alonso va sublimer sa R29. Pourtant, arrivé à Singapour, 14ème épreuve du championnat, Renault n'a toujours pas inscrit le moindre podium, Alonso ne pouvant compenser le manque de rythme de sa monture à ce point.

Sur le tracé de Marina Bay, Fernando s'installe en 3ème ligne le dimanche après une qualification réussie. Dès le départ, le pilote Renault s'empare de la quatrième place avant d'être dépassé par Timo Glock. L'Espagnol embarque, cependant, beaucoup d'essence et va s'arrêter aux stands 10 tours plus tard que ses adversaires directs.

Aidé par une pénalité touchant Nico Rosberg, Alonso va tout de même faire étalage de tout son talent pour mener sa voiture, qui n'avait normalement aucune raison de se retrouver si haut placée dans la hiérarchie, jusqu'au podium.

Grand Prix de Malaisie 2012



Ayant rejoint la Scuderia Ferrari en 2010, l'Espagnol pilote deux ans plus tard, sa pire monture depuis la Renault R29. Arrivé en Malaisie après une manche d'ouverture, à Melbourne, qui ne laisse rien présager de bon pour le reste de la saison des rouges, Alonso ne s'attend à rien de la part de sa F2012 à Sepang.

Initialement qualifié neuvième, l'Espagnol profite d'une pénalité infligée à Räikkönen pour s'élancer huitième. Au départ, sous une piste détrempée, Alonso tire profit d'un accrochage entre Romain Grosjean et Michael Schumacher pour pointer au cinquième rang avant que la course ne soit neutralisée quelques boucles plus tard, sous drapeau rouge, la pluie ayant redoublée de force.

A la reprise, Alonso ne perd pas de temps pour passer aux gommes intermédiaires et repasse immédiatement en tête en se débarrassant de Sergio Pérez, ce qui le propulse en tête de la course. A quelques tours de la fin, le surprenant Checo revient comme un avion au volant de sa Sauber mais part à la faute : la victoire d'Alonso est scellée. L'Espagnol remporte son septième succès avec Ferrari et se hisse en tête du championnat du monde, une chose impensable avant le départ de ce Grand Prix.

Grand Prix d'Europe 2012



Le Grand Prix d'Europe, qui se tenait à Valence en 2012, est peut-être à ce jour, la plus belle course de la carrière de Fernando Alonso.

La F2012 a bien évolué depuis la Malaisie mais elle ne tient la comparaison face aux Red Bull, McLaren, Mercedes, pas plus face aux Lotus, seulement grâce à l'Espagnol. Lors d'une qualification insensée où les douze premières voitures se tiennent en moins de trois dixièmes, Alonso échoue en onzième position.

La course ne laisse rien présager de bon pour la Scuderia, le tracé de Valence ayant été peu propice aux dépassements depuis son arrivée au calendrier, en 2008. Le lendemain pourtant, le pilote Ferrari a le couteau entre les dents. Alonso gagne trois places dès le départ et au fil de la course, remonte à une invraisemblable deuxième place, impressionnant son monde, notamment après deux manœuvres spectaculaires réalisés sur Mark Webber et Romain Grosjean dans le premier virage.

Devant, l'alternateur de Sebastian Vettel casse, alors qu'il était en tête. Romain Grosjean subit le même sort et Lewis Hamilton retient Räikkönen (qui représente l'ultime menace pour la victoire) assez longtemps pour qu'Alonso creuse un écart suffisant.

L'Espagnol s'impose devant son public, non sans prendre un tour à son coéquipier Felipe Massa, et est rapidement submergé par l'émotion. Devant une foule en délire, Alonso, qui ne peut retenir ses larmes, fête sa victoire aux côtés des deux pilotes l'ayant précédé chez Ferrari : Kimi Räikkönen et Michael Schumacher.

Grand Prix de Belgique 2013



Malgré un début de campagne prometteur, Alonso signant deux victoires lors des cinq premières courses, Ferrari perd rapidement du terrain face à Red Bull, une fois de plus. Pire encore, le pilote de la Scuderia arrive à Spa également devancé par la Lotus de Räikkönen, au championnat.

Dimanche, l'Espagnol prend le départ depuis une médiocre neuvième place mais dès la fin du premier tour, il s'installe au cinquième rang en ayant avalé les Lotus, la McLaren de Jenson Button et la Force India de Paul Di Resta.

Alonso poursuit son récital en se débarrassant des Mercedes et de Mark Webber en début d'épreuve et s'installe au deuxième rang après les premiers changements de pneus. Le leader des rouges ne quittera plus cette position et terminera son Grand Prix derrière Sebastian Vettel, comme bien souvent durant son passage chez Ferrari.

Grand Prix de Hongrie 2014



Certaines écuries se sont mal adaptées aux nouveaux V6 Turbo hybrides, instaurés en 2014.

Durant l'intersaison, Ferrari fait pourtant rêver. Alonso, désabusé par les échecs de la Scuderia va devoir gérer, dorénavant, la présence de Kimi Räikkönen en interne, le Finlandais ayant été recruté, pour la deuxième fois, par la marque du cheval cabré. Toute la communauté de la F1 s'enflamme : lequel de ces deux champions hors normes sortira vainqueur de ce duel ?

La Scuderia va rapidement balayer les espoirs des spécialistes et des fans, la F14-T étant l'une des pires Ferrari jamais conçue. Alonso se démène tant bien que mal tandis que le champion du monde 2007 semble complètement perdu, à quelques exceptions près, au volant de cette monoplace.

Arrivée en Hongrie, Ferrari semble en forme lors des essais libres, les deux pilotes parvenant à se hisser dans le top 3 à plusieurs reprises. Malheureusement, la qualification ne donne pas le résultat escompté. Les stratèges de la Scuderia provoquent l'élimination de Räikkönen en Q1, et Alonso, bien que qualifié cinquième, ne fait finalement pas mieux que d'habitude.

Le dimanche, pourtant, Alonso va faire parler tout son talent. Quatrième dès le départ, l'Espagnol gère sa course, disputée sous des conditions changeantes, d'une main de maître et se retrouve en tête à quinze tours de la fin. Menacé par la Red Bull de Daniel Ricciardo et par la Mercedes de Lewis Hamilton, l'Espagnol ne cèdera que face à l'Australien et signera un podium venu d'ailleurs (son deuxième de la saison) au volant d'une monture pourtant pas taillée pour de telles performances.

Qui aurait cru que l'on ne reverrait plus "Papy Fernand" sur un podium de Formule 1 durant sept longues années ?

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