La joie de Haas qui rapporte leurs premiers points depuis plus de deux ans
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Quand Konbini ridiculise la F1

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© Haas / La joie de Haas qui rapporte leurs premiers points depuis plus de deux ans

La F1 est de plus en plus populaire et désormais chaque media se doit d'en parler pour toucher son audience. Konbini n'a pas manqué à l'appel, on vous explique pourquoi.

C'est un fait, la F1 se popularise. Avec une audience en hausse et des Grand Prix de plus en plus regardés à travers le monde, la Formule 1 doit fidéliser un public moins passionné par les machines que par les à-côtés de la F1.

Konbini, mais ce n'est pas le seul, réserve à la F1 un traitement relativement dur. Ce traitement humoristique est en fait une bonne manière de démontrer que la F1 se popularise.

Revenons sur la définition de "Populariser" : « Faire connaître quelque chose au plus large public » d'après le Larousse. Par conséquent, plus l'audience est large, moins elle est spécialisée.

D'un public amateur de mécaniques, d'innovations technologiques et de débats sur ce qui est autorisé ou non en course lorsqu'on dépasse son adversaire, les discussions tournent désormais aussi sur les coups de colères des patrons d'écurie ou les actions hors piste de certains pilotes pour défendre des causes.

Chacun est libre de traiter du sujet de la manière dont il l'entend. Le fait que la F1 se trouve traitée de manière si variée désormais est lui tout récent. Outre la signature d'un contrat avec Netflix qui a permis de suivre la Formule 1 autrement, d'autres media comme Twitch (gaming) ont aussi permis à de nouvelles cibles de faire partie de l'audience de la F1.

La F1 est un divertissement



Diffusée sur des chaines gratuites dans le passé et accessible au plus grand nombre, la stratégie de Bernie Ecclestone a toujours été de faire de la F1 un contenu payant, afin de proposer le meilleur niveau de diffusion possible.

Si avant l'ère Canal+, les fans de F1 pouvait suivre un minimum de Formule 1 à la TV et suivre les avancées technologiques des équipes et des monoplaces, il faut désormais payer depuis 2012. Pour la dixième année désormais diffusée sur Canal+, la Formule 1 en France est donc réservée aux passionnés qui en ont les moyens - aux fans qui sont prêts à s'engager sur plusieurs mois pour suivre les courses de F1 en payant sur une chaine payante. Ce changement de philosophie a conduit les media ses dernières années à oublier la F1. Petit à petit, la F1 s'est enfermée sur son audience principal : les fans de sport automobile. Exit l'esprit familial des repas du dimanche.

La F1 est cependant un divertissement et les réseaux sociaux ont permis de lui rendre l'appareil. En détournant, caricaturant ou par viralité, les Tweets, Reddit ou autre comptes parodiques, ont rendu à la F1 une popularité perdue. Mais c'est bel et bien Netflix ses dernières années qui a contribué à cette envolée populaire.

La F1 se consomme aujourd'hui comme une série TV. Plutôt que de consacrer tous ses weekends de l'année, certains vont jusqu'à attendre la prochaine saison de Drive to Survive pour comprendre ce qu'il s'est passé. Si par le passé la F1 avait tendance à lutter contre ses diffusions non contrôlées, Liberty Media lâche du leste. Désormais, même les pilotes sont autorisés à créer leur propre contenu dans l'enceinte des circuits - ce qui était alors impossible quelques années plus tôt.

Ce lâché prise de la F1 permet à ceux qui n'ont pas les chaînes payantes de tout de même s'intéresser à la F1 pour autre chose que seulement ce qui se passe en piste. Si pour prendre au sérieux la F1, il faut connaître les tenants et les aboutissants, Twitter, Netflix, Twitch, etc. sont désormais des portes d'entrées à une audience large, moins spécialisée et là pour se divertir.

Donner du crédit à la Formule 1



Si la F1 est un divertissement, c'est un championnat qui est pris au sérieux par beaucoup de monde : les équipes elles-mêmes et leurs employés, l'industrie automobile liée directement ou indirectement à la production des pièces et des matières premières et surtout les sponsors. C'est tout un écosystème qui emploi directement ou indirectement des centaines de milliers de personnes à travers le monde.

Chaque année des milliers de personnes à la FIA (Fédération Internationale de l'Automobile), FOM, F1 ou bien encore à l'intérieur de chacune des équipes de F1, déploient toute leur énergie pour transformer quelques pièces de carbones, d'essence ou de caoutchouc en un véritable spectacle diffusé à travers le monde comme l'un des évènements les plus médiatisé de la planète.

L'enjeu est tel que chaque point gagné est en réalité un accomplissement en soit. La réaction de Haas et Gunther Steiner en est un exemple très concret lors du Grand Prix de Bahreïn 2022 après 24 mois de disette sans marquer le moindre point.

Les budgets des écuries sont capés cette saison à 140 millions d'Euro (hors Marketing et les trois plus gros salaires de l'équipe) et incitent à faire des choix. Les écuries ne développent plus à tout va mais sélectionne en amont ce qui devra leur permettre de gagner les dixièmes nécessaire pour remporter des points ou une course. Cette philosophie représente parfaitement la F1 : la recherche de l'efficacité.

Alors que les moteurs V12 pourraient permettre de rouler toujours plus vite, les puissances ont été peu à peu réduites pour permettre de gagner autrement. Ces technologies sont ainsi mises en pratique par différents acteurs de l'industrie automobile et la F1 se prône alors en laboratoire.

Un laboratoire qui n'est pas un jeu mais bel et bien une réalité dangereuse. Jules Bianchi a perdu la vie des suites d'un accident dramatique. Anthoine Hubert en est une autre victime. La FIA après étude de ces accidents a mis en place différentes mesures pour ne plus qu'ils se reproduisent dans une recherche constance d'amélioration de progrès. Mais la F1 reste un sport dangereux et quiconque le pratique en accepte les risques. Tous les divertissements ne peuvent pas en dire autant.

Sauver des vies d'ailleurs, la F1 a permis de démontrer ses capacités sur le sujet à plusieurs reprises ses dernières années. Des équipes conjointes de McLaren et de l'Oxford Medical School ont ainsi mis en place un programme pour aider les hôpitaux londoniens à réduire leur temps d'intervention lorsque des patients pédiatriques sont en urgences vitales. D'autres solutions ont notamment permis de mettre en place des moyens de mesurer très précisément le déplacement non volontaire du poigné du chirurgien pour déterminer de potentiels risques lors d'une opération. Tout cela indirectement grâce aux ravitaillement en F1 et la recherche de l'efficacité.

Plus récemment, pendant la pandémie de la COVID-19 et le manque de masque ou d'appareil respiratoire, les équipes de F1 ont utilisées leur capacités de production et d'innovation pour mettre à disposition des appareils respiratoires ou des machines à intuber de substitut pour les hôpitaux londoniens notamment.

Voici des arguments en faveur de la F1. Mais attention à ne pas donner du grain à moudre à ses détracteurs.

Des jeux de pouvoirs géopolitique



Dans une période marquée par l'invasion russe en Ukraine et les problèmes rencontrés en Arabie Saoudite, la Formule 1 est elle aussi dans un engrenage géopolitique. Côté en bourse aux USA par le biais de Liberty Media, il n'y a rien de tout cela qui est réellement intéressant dans un "divertissement" ou dans le cadre purement "sportif". Un fan de F1 ne s'intéresse pas à la F1 pour la géopolitique mais bel et bien pour le spectacle en piste.

Et que dire du spectacle donné aux fans de F1 quand il s'agit d'accueillir un Grand Prix en Arabie Saoudite et que celui-ci vient menacer la sécurité du paddock entier pendant des essais libres ? La F1 peut parfois offrir un spectacle autrement que sportif et mérite donc son lot de ridicule. Cet aspect géopolitique incite les gens à parler de F1 pour autre chose que le côté sportif. C'est le revers de la médaille. Plus vous êtes exposés, plus vous prenez des risques.

Certains aspects de la F1 peuvent donc être traité en ridicule mais d'autres pour autant doivent être considérés. C'est un sport avant-tout et finalement on peut faire abstraction du côté géopolitique mais dans ce cas, il faut comprendre le sport dans son ensemble. Complexe, cela demande un minimum d'investissement en temps pour le maitriser.

Un sport complexe



Si il est important de connaître la règle du hors-jeu pour comprendre le foot, l'en-avant au Rugby ou le marché au Handball, la F1 a aussi ses caractéristiques qui lui sont propres et qui en font un sport très complexe.

Chaque année et même plusieurs fois par an parfois, la FIA met à jour ses règlements. Ils sont au nombre de trois : le règlement sportif contient 100 pages, le règlement technique en contient 178 et enfin depuis que le budget capé, le règlement financier a été ajouté à la liste.

Les règlements et les situations imprévisibles sont si complexes parfois que même le directeur de course de la FIA, Michael Masi, a des difficultés à appliquer le règlement. Ces personnes sont pourtant des professionnels et c'est leur métier. Ils ont donc une obligation de faire leur maximum dans la réussite de leurs objectifs, sous peine de perdre leur travail. Vulgariser n'est pas péjoratif. Il permet de rendre accessible au plus grand nombre une information trop complexe.

« Action de mettre à la portée du plus grand nombre, des non-spécialistes des connaissances techniques et scientifiques. » d'après le Larousse.

Les media de pop-culture comme Konbini sont donc là aussi pour traiter du sujet différemment. Et si vous ne faisiez plus seulement semblant de vous intéresser à la F1 ?

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