Les quatre zones de DRS donnent un style "Moto GP" au Grand Prix pour Horner

L'apparition d'une quatrième zone de DRS sur le circuit de Melbourne divise le paddock. Christian Horner, le patron de Red Bull, craint des dépassements trop faciles et une course style "Moto GP".
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La roublardise était de mise à Djeddah entre Leclerc et Verstappen pour avoir le DRS, un ascendant très puissant sur l'autre.
© Red Bull / La roublardise était de mise à Djeddah entre Leclerc et Verstappen pour avoir le DRS, un ascendant très puissant sur l'autre.
Le tracé de Melbourne a été modifié depuis la dernière venue de la Formule 1, en 2019. L'apparition de quatre zones de DRS a interpellé les observateurs.

D'autant plus après les évènements de Djeddah où Charles Lerclerc et Max Verstappen, en lutte pour la victoire, avaient joué avec les règles pour obtenir le si précieux DRS au détriment de l'adversaire. Ces freinages anticipés avaient fait beaucoup parler sur le placement des zones la puissance de cette aileron arrière qui s'ouvre.

La suppression de la chicane des virages 9 et 10 à donné lieu à une portion pied au plancher entre les virages 6 et 11, avec deux zones de DRS. Un avantage clair pour le pilote suiveur, surtout avec la révolution règlementaire qui permet aux monoplaces de se suivre de plus près qu'auparavant.

L'apparition de la quatrième zone de DRS a divisé le paddock. Pour Kévin Magnussen, « un dépassement trop facile peut aussi être mauvais, ça met juste plus ou moins tout le monde à la même place en termes de rythme. ».

Le Danois soulève un point intéressant, puisque de nombreux dépassements pourraient être favorisés par le DRS et il sera sans doute plus difficile pour les pilotes de s'échapper.

Christian Horner, lui, reste un peu sceptique. « Ce qui sera intéressant ici, ce sont les quatre zones de DRS. C'est à peu près tout le tour passé derrière un concurrent. Ce que vous ne voulez pas c'est que le DRS soit trop puissant et que ce soit juste un dépassement simple. Il doit permettre de donner plus d'aspiration et ça doit être une chasse sans dépassements trop faciles.

Cela pourrait ressembler à une course de MotoGP en ayant deux ou trois changements de position par tour. »


Quatre zones : une fausse bonne idée ?



Alors que la Formule 1 veut clairement favoriser les batailles en piste cette saison, par la nouvelle règlementation ou par la modification des tracés comme à Melbourne, un certain équilibre doit être trouvé.

Il ne faut pas tomber dans le piège d'avoir des courses avec des dépassements nombreux mais trop facilités par l'immense différence de vitesse de pointe offerte par le DRS « S'il est trop facile de doubler, alors ce n'est pas bon.» assène Christian Horner.

Le tracé d'Australie ne comporte que deux zones de détection, une avant le virage 13 qui sert pour les zones 1 et 2 et une à la sortie du virage 6, valant pour les zones 3 et 4.

Cette disposition pourrait permettre soit au pilote suiveur d'avoir deux opportunités de dépassement, soit en cas de dépassement dès la première zone, de se mettre à l'abri de son concurrent en disposant encore du DRS dans la seconde zone.

D'autres pilotes comme Daniel Ricciardo doutent qu'il y ait plus de dépassements
malgré les modifications, et il faudra attendre dimanche (7h00) pour savoir ce que le tracé réserve en course.
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