Niki Lauda, l'homme qui a remis Ferrari dans le droit chemin

Après 11 années de disette, la Scuderia est parvenue à regagner un titre, notamment grâce à Niki Lauda.
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Il a permis à la Scuderia de remporter le titre 11 ans après John Surtees
© Ferrari / Il a permis à la Scuderia de remporter le titre 11 ans après John Surtees
Légendaire, mythique, machine à gagner. Depuis sa création, Ferrari est l'une des écuries qui fait le plus rêver et qui possède l'un des plus gros palmarès de l'histoire. Dès les années 50 et la création du championnat, la Scuderia glane des titres pilotes avec Alberto Ascari (1952 et 1953), Juan Manuel Fangio (1956), Mike Hawthorn (1958), Phil Hill (1961) et enfin avec John Surtees (1964). Et par la même occasion, la marque au cheval cabré remporte les championnats constructeurs en même temps que les deux dernières couronnes pour les pilotes.

Mais, après le sacre de Surtees, Ferrari stagne et même si elle reste compétitive et se présente comme un client pour le titre, une longue période de disette s'installe. À Maranello, la vitrine où les trophées sont exposés ne se remplit plus aussi rapidement.

Un ultimatum qui s'avère payant



Pendant que Ferrari court après les titres, un jeune autrichien rejoint le monde de la Formule 1 par la petite porte, en payant son volant. Il s'agit de Niki Lauda. Si ses premières courses ne laissent pas une forte impression, un coup de génie au Grand Prix de Monaco 1973 va attirer tous les regards sur la BRM floquée du numéro 21. Pendant de nombreux tours, il lutte pour le podium avec Jacky Ickx et tape dans l'oeil d'Enzo Ferrari, qui le recrute pour la saison suivante.

Le Commendatore ne le sait pas encore, mais il réalise un beau coup. Dès son arrivée au sein de l'écurie de Maranello en 1974, Lauda va tout faire pour ramener Ferrari vers le titre. Et sa mission commence dès les essais de pré-saison. L'Autrichien peste contre les performances de la célèbre voiture rouge et estime qu'il n'est pas normal de produire une monoplace pareille avec les installations que possède la marque.

Piqué au vif, Enzo Ferrari est clair avec son nouveau pilote. Il doit gagner deux secondes au tour, sinon il est viré. Une semaine plus tard, de nouveaux essais sont organisés et Lauda tient parole. Sa 312 B3 est métamorphosée.

11 ans après



Au cours de la saison, les performances de sa nouvelle machine lui permettent même d'être un concurrent sérieux pour le titre, mais malchance et erreurs de débutant compromettent ses chances. Mais l'Autrichien remet cela dès l'année suivante.

Malgré un début de saison discret, "l'ordinateur" se réveille à Monaco et remporte trois succès de suite, avant que sa série ne soit stoppée à Zandvoort par James Hunt. L'Autrichien remet ensuite la marche avant et engrange un nouveau succès en France, pulvérise le record sur le Nürburgring, en moins de 7 minutes, avant de remporter le titre devant les tifosi à Monza. Pour conclure la saison en beauté, Niki Lauda s'en va gagner la der à Watkins Glen, avant d'augmenter le niveau en 1976.

"Ma première priorité était de remettre Reutemann à sa place et d’assurer la place de numéro 1 de l’équipe. À la troisième course de la saison, c’était plus ou moins fait."


Lors de cet exercice, il va assoir un peu plus sa domination. Sur les neuf premiers Grand Prix de la saison, l'Autrichien s'impose à cinq reprises, et avant le Grand Prix d'Allemagne - le tournant de la saison - il compte 23 points d'avance sur James Hunt, son adversaire direct. Alors absent en raison de son accident, il ne revient qu'à Monza, où un certain Carlos Reutemann, que Lauda juge « de bon pilote mais rien d’exceptionnel », est présent en tant que troisième pilote.

Dès lors, les relations avec Enzo Ferrari se tendent et Lauda n'est plus considéré comme le pilote numéro 1. L'abandon volontaire à Fuji n'arrange pas la situation et le volant de l'Autrichien n'est plus assuré pour 1977. Mais il finit par le conserver. « J’ai été rappelé et ils m’ont dit que je pourrais rester, mais Reutemann serait le numéro 1 de l’équipe », explique-t-il dans son autobiographie.

Remonté, "l'ordinateur" n'a qu'une mission en tête. « Ma première priorité était de remettre Reutemann à sa place et d’assurer la place de numéro 1 de l’équipe. À la troisième course de la saison, c’était plus ou moins fait. »

Mais au fil de la saison, il ne supporte plus la manière dont est gérée l'écurie et signe pour Brabham à Zanvoort (Pays-Bas). Il claque la porte de la Scuderia dès le titre obtenu, à Monza. « J’étais content que mon départ soit comme une gifle pour Enzo Ferrari. J’ai été très court, très cassant et je n’ai pas donné d’explication "je ne veux pas rester ici". » L'histoire d'amour n'a duré que quatre petites années, mais la relation a permis à Ferrari de regagner trois titres constructeurs et deux pilotes.

Fâché, Enzo Ferrari lance « quelques remarques de choix » à son ancien pilote et ne lui adresse plus la parole, avant des essais à Imola, en 1982.

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