Ferrari, entre espoir et déception

Première au classement des constructeurs, première au championnat des pilotes avec Charles Leclerc, Ferrari peut enfin rêver cette saison. Mais la saison est encore longue. Entre les bonnes performances et les erreurs individuelles, la Scuderia déçoit. À quelques jours du Grand Prix de Barcelone, Ferrari se doit de réagir.
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Ferrari, l'ombre et la lumière
© Ferrari / Ferrari, l'ombre et la lumière
La saison 2022 ne pouvait pas mieux commencer pour Ferrari. Avec un doublé inscrit à Bahreïn pour le premier Grand Prix, l'écurie italienne posait déjà ses ambitions. Il fallait remonter en 2019 pour voir le dernier doublé en date avec Sebastian Vettel et Charles Leclerc à Singapour. Après deux saisons catastrophiques, la Scuderia semble de retour et peut enfin rivaliser avec ses concurrents. Oui mais voilà, les erreurs des pilotes et de l'écurie elle-même peuvent coûter très cher. Après cinq Grand Prix, Ferrari dispose d'une maigre avance de six points face à Red Bull, tandis que Charles Leclerc voit son avance diminuer sur Max Verstappen avec seulement dix-neuf points. Il est temps de se réveiller avant d'avoir des premiers regrets.


Un manque de vitesse de pointe flagrant



Elle semble loin l'époque où Ferrari dominait aisément la Formule 1. Michael Schumacher régnait alors en maître à bord de sa très rapide monoplace rouge. Mais les temps changent et la F1 évolue également. Depuis, Red Bull puis Mercedes ont pris les commandes du paddock et Ferrari accusait un énorme retard sur ses concurrents principaux. Les podiums étaient donc rares. Un réel coup dur pour les tifosis. Aujourd'hui, la tendance s'inverse. Alors que Mercedes et Red Bull se livraient une bataille difficile pour les titres la saison dernière, Ferrari préparait déjà 2022 avec les nouvelles réglementations. Et le résultat semble être à la hauteur des attentes.

Charles Leclerc n'a pas pu résister face à Max Verstappen et sa monoplace très rapide.

Avec l'une des meilleures voitures de la grille, Ferrari peut enfin se battre pour le titre. Un titre qui leur manque depuis 2007 avec le sacre de Kimi Raïkkonen. C'est dire. Il reste toutefois quelques améliorations à effectuer avant d'avoir la voiture parfaite. Si les pilotes Ferrari sont heureux de leur monoplace, la vitesse de pointe en course n'est pas excellente. À Miami, Red Bull arrivait à atteindre 334 km/h pour défendre leur position, soit 8km/h plus rapides que la F1-75 sur la longue ligne droite. Charles Leclerc et Carlos Sainz pouvaient, quant à eux, compter sur un package avec un peu plus d'appui dans les secteurs 1 et 2 pour être plus rapides. Et ce, malgré le changement de l'aileron arrière. Max Verstappen a terminé premier, devant les deux pilotes de la Scuderia. Pour Ferrari, l'étau se resserre avec Red Bull. Il va falloir compter sur les améliorations prévues en Espagne. Encore faut-il ne pas réaliser des erreurs contraignantes…

Ferrari retombe dans ses travers



Dans ce début de saison passionnant, Ferrari montre deux visages. Lors des trois premiers Grand Prix, l'écurie italienne réalisait alors des arrêts aux stands très rapides, étonnant même les passionnés et les spécialistes. Comme si elle avait appris de ses erreurs. Elle pouvait aussi compter sur la grande forme. À bord de la F1-75, le pilote monégasque est arrivé trois fois sur le podium, dont deux fois à la première place. Mais depuis Imola, le constat est différent. Résultat, Red Bull se rapproche sérieusement aux classements. L'écart entre les deux écuries était considérable, d'autant plus que Max Verstappen a été contraint d'abandonner deux fois.

Charles Leclerc avait tout tenté à Imola. Il finit seulement à la 6ème position.

Entre les arrêts lents, les erreurs stratégiques et individuelles, il y a de quoi être déçu. En Italie, Charles Leclerc avait tapé le mur en tendant de doubler Sergio Perez. Le Monégasque avait alors fini à la sixième place, alors que le podium était assuré. À Miami, le manque de vitesse de pointe n'était pas le seul problème. Les erreurs effectuées tout au long du week-end ont laissé la porte grande ouverte au champion du monde en titre et à son écurie. À commencer par Carlos Sainz. Durant la deuxième séance d'essais libres, Carlos Sainz avait percuté le mur tout seul. Heureusement pour lui, il avait tout de même terminé la course à la troisième position en se plaçant deuxième sur la grille de départ. Mais l'Espagnol reste moins en forme que son coéquipier. Contraint à abandonner deux fois en cinq Grand Prix (à Imola, son abandon est causé par l'erreur de Ricciardo, ndlr.), Carlos Sainz vit un début de saison compliqué. Il est seulement à la cinquième position au classement des pilotes derrière George Russell et sa Mercedes. Charles Leclerc dispose d'une large avance de 51 points sur l'Espagnol. Tant de points importants de perdus dans ce début de saison, alors que les autres écuries sont à la peine.

Des améliorations prévues à Barcelone



Contrairement aux années précédentes, Ferrari est dans une très bonne posture. Première dans les championnats des pilotes et constructeurs, l'écurie arrive à Barcelone avec de la confiance. Des améliorations sont prévues pour la F1-75, notamment du côté de l'aérodynamisme. Mais elle devra toutefois faire attention au plafond budgétaire. Cette année, la FIA limite les champs d'action pour toutes les écuries en termes au niveau des performances. Il est passé à 140 millions de dollars pour cette saison. Et de ce côté, Mattia Binotto espère avoir l'avantage. « J'espère, parce qu'il y a un plafond budgétaire, qu'à un moment donné, Red Bull cessera de développer, sinon je ne comprendrais pas comment ils peuvent le faire. », a déclaré le directeur de l'écurie qui pense que le développement sera la clé de la victoire cette saison.

À Barcelone, les deux pilotes tenteront de reprendre leur place.

Avec ce plafond budgétaire, les écuries doivent choisir le bon moment pour ajouter les améliorations. Si Red Bull a rencontré des problèmes de fiabilités depuis le premier Grand Prix, l'écurie italienne n'a pas été épargnée par les accidents. Les ingénieurs n'ont pas chômé entre les différents accrochages et les erreurs individuelles. Binotto se veut tout de même rassurant pour la suite de la saison. « J'ai toujours dit que nous devions attendre cinq courses pour évaluer la compétitivité de la voiture. Ces cinq courses sont déjà passées et nous menons les deux championnats, nous ne devrions donc pas être déçus. », a-t-il expliqué. Reste à savoir si les améliorations promises seront bénéfiques ou non. Réponse, à Barcelone le 22 mai prochain.


Si la saison est encore longue, l'écart se resserre entre Ferrari et Red Bull. Désormais à 19 points au championnat des pilotes devant Max Verstappen, Charles Leclerc voit son rival revenir petit à petit. Pire, Ferrari dispose seulement de six petits points face à Red Bull. Ferrari est toutefois apparu quatre fois sur le podium, dont trois fois avec les deux pilotes. Le constat n'est pas alarmant, mais l'écurie italienne se doit de réagir rapidement. Et pourquoi pas par une victoire en Espagne, devant le public de Carlos Sainz.

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