Grand Prix d'Espagne : Le Tops/Flops de la rédaction

Une écurie autrichienne solide, des voitures italiennes qui voient rouges et deux champions du monde remontés. Comme après chaque Grand Prix, la rédaction de MotorsInside vous présente son Tops/Flops.
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Max Verstappen à la lutte avec George Russell lors du Grand Prix d'Espagne
© Red Bull / Max Verstappen à la lutte avec George Russell lors du Grand Prix d'Espagne
Les TOPS

Red Bull met la main sur les deux championnats

Grâce à ce deuxième doublé en six Grands Prix, Red Bull prend la tête du championnat constructeurs. Son pilote Néerlandais Max Verstappen en profite, lui, pour dépasser Charles Leclerc en tête du championnat pilotes. Partis en deuxième et cinquième position, les deux pilotes de l'écurie autrichienne ont dû cravacher pour aller chercher ce résultat.
Dominé en début de course par la Ferrari numéro 16, Verstappen est parti à la faute au virage 4, perdant deux places au profit de Russell et Pérez. Profitant de la porte ouverte généreusement par son coéquipier, le batave a livré une belle bataille avec la Mercedes du pilote britannique. Il a fini par prendre le dessus au jeu des arrêts aux stands pour remporter son quatrième Grand Prix de la saison. À chaque fois qu'il franchit la ligne d'arrivée en 2022, le champion du monde en titre gagne la course.

De son côté, Sergio Perez a une nouvelle fois montré qu'il était un coéquipier modèle. Laissant passé deux fois son leader pendant ce Grand Prix sur ordre de son équipe, il n'a pas voulu faire de vague, mais a toutefois indiqué qu'il trouvait la situation injuste. Avertissement sans frais pour Christian Horner qui doit veiller à ne pas frustrer son pilote. Pour sa deuxième saison à Milton Keynes, le Mexicain fait preuve d'une grande solidité dans ses performances et répond toujours présent lorsqu'il s'agit de faire le jeu de l'équipe

Mercedes, un retour en forme prometteur

Des Mercedes qui se battent avec des Red Bull et des Ferrari. Nous pensions que ces images étaient restées bloquer en 2021 mais elles sont bien actuelles. Que ce soit George Russell qui a passé sa course à lutter contre les Red Bull, ou Lewis Hamilton, auteur d'une folle remontée, luttant avec Carlos Sainz dans les derniers tours, les deux flèches d'argent ont animé ce Grand Prix d'Espagne.

Le plus jeune des deux pilotes anglais continue d'impressionner le paddock par sa régularité cette saison. Après cette sixième course de la saison, sa série de résultats est une suite parfaite (4, 5, 3, 4, 5, 3). En s'envolant depuis la quatrième position sur la grille, il a su profiter des erreurs de Verstappen et Sainz devant lui ainsi que de l'abandon de Leclerc pour mener un Grand Prix pour la deuxième fois de sa carrière après Sakhir en 2020. Quatrième du championnat à seulement onze points de Pérez, sa forme du moment et les évolutions apportées à sa monoplace pourraient bien en faire la surprise de ce championnat 2022.

Son coéquipier Lewis Hamilton a connu une course plus mouvementée. Parti en pneus médiums, il s'est vite retrouvé en difficulté face aux monoplaces en tendres et a fini par s'accrocher avec Magnussen dans le premier tour. Reparti en fond de peloton après un passage aux stands, le septuple champion du monde a cravaché avec un excellent rythme pour gagner quatorze positions et terminer cinquième. Les améliorations apportées en Espagne semblent fonctionner sur la W13. Cela s'est notamment vu avec l'impressionnante vitesse des monoplaces grises en ligne droite. Une prochaine bataille à trois écuries pour les premières places nous fait déjà saliver.

Alpine, une double entrée dans les points qui fait du bien

Avec aucune voiture en Q3 et un Alonso partant dernier à cause d'un changement de moteur, il était difficile d'imaginer une double entrée dans les points pour l'écurie française à Barcelone. Pourtant, les bleus ont assuré pendant la course. Auteur d'une course agressive mais tout en maîtrise, Esteban Ocon a terminé pour la cinquième fois dans les points en six Grands Prix cette saison. L'Alpine semble bien fonctionner entre les mains du pilote français. Grâce à plusieurs dépassements notamment en début de course, Ocon a une nouvelle fois montré qu'il était capable de retourner le dimanche, une situation rendue compliquée le samedi.

Fernando Alonso est lui de retour dans les points. Après quatre courses compliquées pour diverses raisons, le pilote espagnol marque des points pour la deuxième fois cette saison. Auteur d'un excellent départ depuis la dernière place, Alonso a réussi à gagner cinq positions dans le premier tour. Une bonne stratégie et une parfaite gestion des pneus ont fait le reste.
Une lutte est en train de se dessiner pour la quatrième place du championnat entre McLaren, Alfa Romeo et Alpine. L'écurie française est pour l'instant la seule à pouvoir compter sur deux pilotes dont le niveau est proche. Ce qui sera certainement un atout pour la suite de la saison.

Les FLOPS

Ferrari, la fiabilité plombe la performance

Aurait-on assister à un tournant du championnat sur les terres de Ferrari à Imola le mois dernier ? Depuis la course en Emilie-Romagne, Red Bull et Verstappen monopolisent la première place du podium. De plus, grâce à son doublé à Barcelone, l'écurie autrichienne et le pilote néerlandais ont pris place en tête de leur championnat respectif. En vitesse pure, la Ferrari F1-75 n'a rien à envier à la Red Bull RB18. Avec une quatrième pole en six qualifications cette saison, Leclerc a une nouvelle fois montré que Ferrari était dans le match en termes de performances. C'est la fiabilité qui a pêché en Catalogne. Un problème de turbo sur la monoplace du Monégasque a anéanti ses chances de victoire alors que celle-ci lui semblait promise. Les équipes continuent leur apprentissage de la nouvelle réglementation technique. Ce premier abandon pour la Ferrari n°16 est une nouvelle preuve que personne n'est à l'abri d'un problème avec ces nouvelles monoplaces.

La course de la n°55 a été tout autre. Après un mauvais envol qui lui a fait perdre deux places, Sainz a commis une erreur au virage 4 qui l'a condamné à effectuer une remontée dans le peloton. De retour en quatrième position, il aurait même pu finir une place plus loin si Mercedes n'avait pas demander à Hamilton de lever le pied en fin de course. Les erreurs de Sainz coûtent chères à Ferrari. Le pilote espagnol en commet au moins une à chaque week-end de course depuis Melbourne. Pour lutter face à Red Bull dans la course aux titres, les deux voitures doivent être solides et performantes lors de chaque Grand Prix, ce qui n'est pas le cas depuis le début de la saison. La Scuderia doit vite réagir si elle ne veut pas voir ses espoirs de lauriers s'envoler aussi vite qu'ils ne sont arrivés.

Aston Martin rend copie blanche (ou plutôt verte)

L'écurie de Lawrence Stroll a fait l'actualité tout au long du week-end espagnol. Lors des vérifications techniques du vendredi matin, Aston Martin a présenté une AMR22 évoluée très proche de la Red Bull RB18. Les réseaux sociaux n'ont alors pas tardé à comparer les photos des deux monoplaces et il est vrai que les ressemblances sont frappantes. La direction technique de l'écurie basée à Silverstone s'est défendue en affirmant que la monoplace avait été conçue l'hiver dernier, avant la présentation des nouvelles F1. La FIA, après avoir effectuée des vérifications, a considéré que la voiture était légale. Circulez, il n'y a rien à voir.

Sur la piste, il était donc légitime de s'attendre à de bons résultats. Avec une double élimination en Q1 pour Vettel et Stroll, il était évident qu'il allait falloir du temps aux ingénieurs d'Aston Martin pour trouver de la performance dans leur nouvel engin. Après la course, le quadruple champion du monde a même comparé son rythme à celui d'une Formule 2. Classés respectivement 11ème et 15ème, Vettel et Stroll ont vécu une course anonyme. Le Canadien s'étant seulement signalé par son accrochage avec Pierre Gasly. Espérons pour l'écurie de la vénérable marque anglaise, que les prochaines courses verront ses monoplaces terminer à de meilleures positions, à défaut de partir en haut de la grille.

Haas, l'occasion manquée

Avec ses deux monoplaces en Q3, Günther Steiner pouvait espérer de gros points pour son écurie. Le dirigeant italien a malheureusement vite déchanté. Trop optimiste lors d'un dépassement sur Lewis Hamilton au premier tour, Kevin Magnussen a ruiné sa course en s'accrochant avec le pilote Mercedes. Ne parvenant pas à trouver du rythme à bord d'une monoplace endommagée, le Danois a mis fin à son calvaire à la 17ème place. Son écurie en a au moins profité pour faire des essais grandeur nature, puisqu'elle lui a chaussé des pneus durs pendant la course alors que les tendres et les médiums étaient la norme à Barcelone.

Mick Schumacher aurait pu être la bonne surprise de ce Grand Prix d'Espagne. Parti dixième (sa première Q3 en carrière, ndlr), il était classé sixième à la fin du premier tour. En manque de rythme, ne parvenant pas à faire tenir ses pneus dans la chaleur catalane et pâtissant d'une mauvaise stratégie à deux arrêts, le fils de Michael a dégringolé au classement pour échouer à une quatorzième place finale. La Haas était l'une des seules monoplaces à ne pas recevoir d'évolutions ce week-end. Les performances en qualifications ont une nouvelle fois prouvé que la VF-22 était bien née. Lorsque les planètes s'aligneront, il faudra tout de même compter sur l'écurie américaine pour jouer les points à la régulière.


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